THE GOOD SISTER
de Sarah Miro Fisher *(*)
ALLEMAGNE
avec Marie Bloching, Anton Weil
Lorsque Rose est mise dehors par sa compagne elle se retrouve à la rue et se précipite chez son grand frère adoré Samuel qui l'accueille sans difficultés.
Quelques moments joyeux démontrent que ces deux là s'entendent admirablement et s'adorent. Jusqu'au jour où Rose reçoit une convocation. Elle doit témoigner dans le cadre d'une enquête. Sam, le frère admiré, doit répondre d'une plainte contre viol.
Le spectateur est placé dans la même situation que Rose. Lorsque Sam ramène une jeune femme chez lui, Rose tente de s'endormir et comme nous, entend des sons qui ne laissent aucun doute sur ce qui est en train de se passer. Il n'y a ni cris ni signes de lutte mais la jeune femme quitte l'appartement précipitamment après avoir croisé le regard de Rose. La vie reprend son cours jusqu'à l'interrogatoire au commissariat où Rose ment ou en tout cas transforme la réalité.
Je ne m'étendrai pas davantage. Je n'ai pas compris où la réalisatrice voulait en venir. Comme les flics, le spectateur se "réjouit" (le mot est mal choisi) que pour une fois un viol ait un témoin même indirect, que la victime et le témoin soient deux femmes et que le "sujet" soit traité en profondeur. Hélas, au lieu de s'intéresser à la victime que nous apercevrons deux fois (une jeune femme plutôt antipathique), la réalisatrice se concentre quasi exclusivement sur la soeur du violeur (un brave garçon qui pleure quand il s'imagine qu'on va le considérer comme un monstre ; pauvre ptit chou, mais sa petite soeur le lave de ses péchés dans un bain (pouah)).
Passé le moment de sidération : "non mon grand frère chéri n'a pu commettre cette horreur", les réactions de Rose sont particulièrement étranges. Elle va se faire épiler le maillot chez la victime (sans nom et esthéticienne de son état) qui prend un malin plaisir à faire souffrir sa cliente (la victime est une méchante personne). Elle couche avec le premier venu qui lui fait les yeux doux (alors qu'elle est clairement homosexuelle). Elle pose nue dans le cours de dessin qu'elle fréquente, dans des positions très suggestives voire humiliantes... Bref je n'ai rien compris à cette fille et à son revirement et je ne vois pas ce que cette sister à de good.

Commentaires
Tu enchaînes les sujets lourds. Cela pourrait être mon cas aussi.
Je n'ai toutefois pas vu ce film et pense le laisser filer.
"Good sister" (ironique) parce qu'elle va dans le sens de son frère ?
Elle va dans le sens du frère et puis plus.
La volte face est radicale.
Je n'ai rien compris à cette nana.
Le film se focalise sur la soeur, j'ai trouvé ça intéressant car pour c'est assez inédit vu le sujet, et oui, un enquêteur sera ravi si il y a un témoin ou un vidéo, ça coule de source toujours mieux avec des preuves ! Par contre oui effectivement certains actions ou réactions de la soeur laisse perplexe...
Perplexe, c'est le moins que l'on puisse dire. Qu'est ce que c'est que ces réactions ???
Un frère et une soeur, encore. Et sans chabada... Sujet lourd en effet, pas spécialement attirant. Et effectivement très douteux quant au point de vue choisi. Qu'en pense la France Inter cette fois ?
Je ne sais ce qu'en a pensé la France inter, elle fait grève.