mardi, 09 février 2010
FESTIVAL INTERNATIONAL DU PREMIER FILM D'ANNONAY 2010 - FIN
Avant de vous permettre de reprendre le cours normal des programmes de votre Blog/Route préféré (et de vous faire gagner de nouvelles places de cinéma avec des jeux splendides, intellectuels et ophtalmologiques), laissez-moi vous conter en images et quelques mots la dernière journée de cette semaine de folie douce.
Ah pis, j'ai oublié. Chaque jour du Festival, l'équipe de rédacteurs publie une "Feuille de nuit" relatant la journée de la veille. Et bien dans la Feuille N° 10, Fabienne Responsable de la Comm' a décidé de faire paraître ma prose (cherchez là) alors que de mauvaises langues comme un gars avec une cravate rose à rayures prétendent que je m'incruste à Annonay
12:55 Publié dans FESTIVAL INTERNATIONAL DU PREMIER FILM D'ANNONAY | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : festival international du premier film d'annonay 2010, cinéma
lundi, 08 février 2010
PALMARES du FESTIVAL INTERNATIONAL DU PREMIER FILM D'ANNONAY
GRAND PRIX DU JURY
THE STRENGTH OF WATER de Armagan Ballantyne
Nouvelle Zélande

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PRIX SPECIAL DU JURY
A L'OUEST DE PLUTON de Henry Bernadet et Myriam Verrault
Québec

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PRIX DU PUBLIC
LES DEUX VIES DE ANDRES RABADAN
Espagne
l
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PRIX DES LYCEENS
NOTHING PERSONAL de Ursula Antoniak
Pays-Bas

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PRIX DE LA MEILLEURE MUSIQUE
A L'OUEST DE PLUTON de Henry Bernadet et Myriam Verrault
Québec

La suite demain, en photos,
mais là...
dodo.
RENCONTRE ENTRE LES REALISATEURS ET LE PUBLIC
Jorge Gurvich est né en Argentine en 1957, il s'installe en Israël en 1978. Il étudie le cinéma à l'Université de Tel-Aviv et enseigne plus tard la réalisation. Producteur, réalisateur et directeur de la photographie. Il a déjà réalisé de nombreux courts-métrages.
Mrs. Moskowitz & the Cats traduit en France par "Le chat de Mme Moskowitz" est son premier long métrage de fiction. Il a bénéficié d'un budget de 400 000 euros pour un tournage de 21 jours. Il n'est pas encore distribué en Israël car les distributeurs sont plutôt frileux à l'idée de présenter un film qui parle de personnes âgées...
La compétition est rude au sein même de la production israëlienne en pleine explosion mais Jorge est déjà connu et reconnu en tant que directeur de la photographie.
Pour son film le choix des deux acteurs était essentiel. Toutes les actrices âgées israëliennes souhaitaient le faire mais il a choisi la seule qui vit à Hollywood depuis 30 ans. Quant à l'acteur, il fut plus difficile à convaincre car il ne souhaitait pas interpréter un personnage âgé qui meurt.
Il souhaitait que la sensation de claustrophobie et d'enfermement soit très forte dans son film et que la seule scène à l'extérieur ait lieu à la toute fin du film.
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Hakki Kurtulus : Né à Istanbul, en 1980, il a étudié la communication et le cinéma à l'Université francophone de Galatasaray d'Istanbul. En 2002, il part étudier le cinéma à l'Université Lyon 2. Pendant ses études, il réalise deux documentaires et travaille sur les œuvres d'Ingmar Bergman, Claude Sautet, Jacques Tati, Bruno Dumont, Völker Schlondorff.
Melik Saraçoglu : Né en 1984 à Istanbul. Après son diplôme au Lycée francophone de Galatasaray, il part pour Lyon étudier le cinéma et les lettres modernes à l'Université Lumière Lyon 2. À dix-sept ans, il réalise un moyen-métrage, JAJAMBO. Il réalise deux courts-métrages sélectionnés au festival de courts-métrages d'Istanbul. Il est également critique pour des revues cinématographiques turques.
Ces deux passionnés, fans d'Ingmar Bergman à propos de qui ils sont en train de réaliser un documentaire, sont assez dépités que leur film qui est sorti en Turquie n'ait fait que 2 000 entrées après plusieurs semaines d'exploitation. Le cinéma turc est en pleine effervescence. Une dizaine de films par an étaient produits il y a encore quelques années. Aujourd'hui il y en a 72 dont 40 sont des premiers films. La concurrence est rude.
Les cinéastes turcs dont le chef de file est Nuri Bilge Ceylan ont coutume d'employer des acteurs amateurs au jeu minimaliste, mais eux ont choisi des acteurs professionnels très populaires dans leur pays.
Ils considèrent l'île où se passe la seconde partie de leur film "Là-bas" comme une planète étrangère où les personnages peuvent enfin parler et se dire la vérité.
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Armagan Ballantyne : Originaire de Nouvelle Zélande, elle a d’abord étudié le cinéma à Prague à la FAMU puis à l’école de Cinéma de Sydney, l’Australian Film Television and Radio School. The strength of water est son premier long métrage après les courts Tripple word score (1999), Little echo lost (1999) et le segment Lily and Ra de Stories on human rights (2008).
Elle est littéralement tombée amoureuse du cinéma vers 19 ans. Pour elle, aller voir des films c'est voyager, rencontrer d'autres cultures et apprendre la vie. Elle est très attirée par les films d'Europe de l'Est qui selon elle ont plus de coeur et d'émotion que les autres.
Les 2 millions d'euros qui ont été alloués à son film lui ont permis d'indemniser correctement la communauté Maori qui a travaillé avec elle. Son film est sorti en Australie et en Nouvelle Zélande et a rencontré son public. Mais elle a des difficultés à trouver des distributeurs hors de Nouvelle Zélande.
Le jeune garçon qui joue le rôle principal du film a été "casté" par hasard alors qu'il courait sur une plage.
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Henry Bernadet : Après avoir remporté le concours Vidéaste Recherché avec son premier film en 1999, il réalise une dizaine de courts métrages, pour la plupart des comédies. Il réalise aussi près d'une centaine de portraits et de reportages pour la télévision et Internet.
Il avait 8 000 euros pour le tournage de son film. Comme il n'y a aucune star les québécois l'ont boudé. Il a d'ailleurs davantage été vu dans le monde que dans son propre pays. Ce n'est qu'avec la sortie de ce film "A l'Ouest de Pluton" en DVD que les québécois en ont été curieux.
Les adultes du film sont des professionnels mais pas les ados qui se sont particulièrement impliqués dans le tournage.
Pour Henri, la direction des acteurs est précieuse pour atteindre la vérité d'un film. Quant au choix des lieux de tournage il est essentiel et il passe beaucoup de temps à les choisir mais ils doivent l'inspirer.
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Ventura Durall : Né en 1974, il est diplômé (département scénario) de l’École Supérieure de Cinéma et d’Audiovisuel de Catalogne. Il réalise ensuite de nombreux documentaires dont un sur l’affaire Andrés Rabadan qui lui a inspiré son premier long métrage.
Il tourne actuellement son deuxième long à propos d'un résistant du temps de Franco (si j'ai bien compris).
"Les deux vies d'Andrès Rabadan" est sorti récemment en Espagne et commence à bien marcher. Il n'a pu obtenir les autorisations pour tourner en prison. Il a donc dû la reconstituer en décors. Mais il tenait à tourner en lumière naturelle et surtout à ce qu'il y ait une fenètre qui soit la seule ouverture du prisonnier vers l'extérieur.
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Lotte Verbeeke a 28 ans. Elle a fait des études de danse puis le conservatoire et du théâtre. Elle a fréquenté des stages de théâtre à Paris. Le film "Nothing personal" dans lequel elle fait une prestation remarquable et impressionnante remporte pas mal de succès aux Pays-Bas.
Pour le tournage, la réalisatrice ne l'a pas fait répéter. Elles ont partagé plusieurs repas en tête à tête et c'est ainsi qu'elles ont découvert qu'elles étaient sur la même longueur d'ondes ce qui leur a permis de prendre des risques, d'improviser. Elles sont enchantées d'avoir pu tourner dans la maison de chasse d'Oscar Wilde.
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Margaret Corkery : Née en 1976 à Dublin, Margaret Corkery est diplômée de la Scottish Film School (Napier University). Elle a réalisé deux courts-métrages, Killing the afternoon et Joyride. Killing the afternoon est en compétition à la Berlinale en 2005 et lauréat du prix du meilleur court-métrage irlandais au Cork Film Festival. Il est aussi diffusé au Festival de courts-métrages de Clermont Ferrand, tout comme Joyride. Margaret Corkery signe avec Eamon son premier long métrage.
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Xabi Molia : Auteur, Xabi Molia a notamment été scénariste sur Les grandes personnes d'Anna Novion présenté l'année dernière au Festival d’Annonay. Huit fois debout, son premier long métrage, est un développement de son court-métrage S’éloigner du rivage (2008) qui a valu à Julie Gayet le Swann d'Or de la Meilleure Actrice - section courts-métrages au Festival du Film romantique de Cabourg.
Il dit avec humour que sa "méthode" pour travailler avec les acteurs est de leur mentir car ils sont tous des artistes qui ont une méthode de travail.
Par ailleurs, il faut que les lieux où il tourne aient une force qui s'impose à lui. Il a besoin d'aimer un lieu avant d'y tourner et préfère tourner en décor naturel que de les reconstituer.
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Ainsi que l'a fait remarquer Gaël, le point commun entre tous ces films sont une direction d'acteurs et une interprétation absolument exceptionnelles qui nous ont permis de découvrir des acteurs vraiment impressionnants. Deux tendances dominaient également, une sensation de claustrophie et d'enfermement pour certains films et de grands espaces dans d'autres.
En tout cas, une fois de plus, la sélection de haut niveau était prodigieuse et passionnante... et pas que...
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dimanche, 07 février 2010
Festival International de Premier Film d'Annonay
En attendant le verdict, et j'espère que le jury a bien travaillé sinon je risque de m'énerver... j'ai une grande et excellente nouvelle à vous annoncer.
Vous vous souvenez que l'année dernière, j'avais un peu fait ma groupie auprès du réalisateur Mika Soini
ça y est, ça vous revient ? En plus de tout ce que vous pouvez voir, il avait eu la très bonne idée de faire le plus beau film de la sélection (et l'un des plus beaux que j'ai vus en 2009) "Thomas" qui va sans doute sortir à l'automne prochain...
Bon. Cette année c'est certain, tout le monde n'a d'yeux et de coeur que pour Lotte Verbeek qui le mérite à tous points de vue :
L'affaire est entendue.
Mais je suis heureuse de vous annoncer que j'ai trouvé "mon" Mika de l'année. Il n'est arrivé qu'aujourd'hui et il s'appelle Ventura Durall. Exotique non ? Attention les filles, ça peut faire très mal :

Je ne peux vous montrer les photos que j'ai prises (de lui) ce matin car je me suis embarquée sans mon machin pour les charger sur mon truc... mais bon, vous verrez demain. Alors, ce garçon ne se contente pas de très très bien prendre la lumière, il parle un français impeccable avec l'accent délicieux qui va avec. Et c'est tant mieux parce que j'aurais vite été à court avec mes "ola... tapas... quétal... ramblas y sagrada...".
La cerise sur le clafoutis est qu'il a en plus réalisé le film de la compétition que j'ai le plus apprécié avec celui de la demoiselle au-dessus. Il s'agit de "Les deux vies d'Andres Rabadan". Alors tout va bien dans le meilleur de mon monde moi je dis.
ça n'a pas grande valeur ni grand intérêt mais j'ai quand même envie de le faire avant la remise des prix... Voici donc mon palmarès à moi rien qu'à moi.


Suivent de près "The Strenght of water" et "Le chat de Mme Moskovitz".
18:30 Publié dans FESTIVAL INTERNATIONAL DU PREMIER FILM D'ANNONAY | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : festival international de premier film d'annonay
Sixième jour : Festival International du Premier Film d'Annonay 2010
Alors voici pour votre petit déjeuner,
le mien (et je peux vous assurer qu'on n'en laisse pas une miette) :


00:54 Publié dans FESTIVAL INTERNATIONAL DU PREMIER FILM D'ANNONAY | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : festival international du premier film d'annonay 2010, cinéma
samedi, 06 février 2010
Festival International de Premier Film d'Annonay - LES MEMBRES DU JURY
Comme chaque année, et c'est l'une des nombreuses singularités de ce festival, le jury est constitué de 8 cinéphiles sélectionnés sur candidature dans toute la France, sous la Présidence d'un réalisateur. Vous savez que j'ai participé à cette inoubliable expérience en 2005 et que depuis je "squatte" Annonay pendant au minimum quatre jours. Y être toute une semaine cette année est encore bien plus exaltant. J'ai déjà vu 11 films, et si tout se passe bien j'en verrai encore 3 ou 4. Evidemment je ne comptabilise pas et je ne souhaite pas entrer dans les records (j'entends d'ailleurs que certaines personnes en voient 4 ou 5 par jour) car ici tout se fait tranquillement au rythme des séances. Même si jusqu'ici le grand vertige provient de "Nothing Personal" (avant même que je rencontre sa prodigieuse actrice), tous ces premiers films ont quelque chose en plus que les autres n'ont pas.
Lors de la 1ère rencontre entre les réalisateurs présents et le public qui a eu lieu ce matin (la seconde se tiendra dimanche matin) et dont je vous parlerai demain sans doute, Henri Bernardet (le réalisateur québecois) a dit cette chose que j'ai trouvée particulièrement profonde et sensée : "les festivals sont une véritable "vitrine" pour les films d'auteur et les cinéphiles peuvent y voir autre chose que les films qu'on leur impose".
J'en reviens aux membres du jury. Les voici, regardez comme ils sont beaux :
Cette année, la Présidente est la cinéaste Aurélia Georges qui est accompagnée par :
- Saleha ("Intégrité" en arabe) qui a 50 ans et vient de Montauban. Elle est éducatrice en pédiatrie néo-natale.
Ses films cultes sont "Allemagne année zéro" de Rossellini qui traite de la souffrance du peuple allemand après la guerre et "Soleil vert" de Richard Fletscher. Le dernier film qu'elle a vu en salle est "Invictus" et elle a aimé. Donc, si elle veut elle peut être ma copine.
Cinquième jour : Festival International du Premier Film d'Annonay 2010
Voici quelques clichés du coin :


vendredi, 05 février 2010
Quatrième jour - Festival International du Premier Film d'Annonay
à l'hôtel... qui n'est pas en plein centre ville :

jeudi, 04 février 2010
CINE CONCERT : DUEL de Steven Spielberg/Antiquarks

Expérience totalement inédite et tout à fait enthousiasmante pour moi que ce ciné-concert. Revoir le deuxième film de Steven Spielberg d'abord dans une belle salle archi comble
C'est l'histoire plutôt traumatisante d'un type qui part au travail. La journée devrait être ordinaire, mais il se trouve pris en chasse par un routier dont on ne verra jamais le visage et dont on ne comprendra jamais les motivations. Sous le soleil implacable et la poussière de cette route californienne, l'angoisse monte.
C'est l'excellent groupe lyonnais Antiquarks qui assure l'accompagnement sur scène. "Pour cette création originale, le groupe propose un voyage dans le "melting pot" musical impressionniste du cinéma de l'Amérique des années 70 : thriller, western, film noir, chronique sociale et fiction".
Atelier Création Sonore et Cinéma d'Animation
Festival International du Premier Film d'Annonay.
Pour diversifier un peu les plaisirs, j'ai choisi de participer à ce passionnant atelier dirigé de façon très ludique par François Liguier du studio de films d'animation FOLIMAGE. Vous pouvez en retrouver toute la magie et surtout des explications beaucoup plus documentées que les miennes en cliquant ici. François Liguier fait plus précisément partie de l'Equipée et intervient en général et plus particulièrement dans le milieu scolaire, ce qui explique sans doute l'aspect hautement pédagogique de son atelier.
C'est autour du film de Jacques-Rémy Girerd

que nous allons re-découvrir que depuis les années 30 un film c'est autant du son que de l'image. On nous propose donc, non pas de voir et de regarder mais d'ENTENDRE un dessin animé !
Pour comprendre l'ambiance sonore générale du début du film, on distingue très nettement le vent, des oiseaux de forêt exotiques (perroquets, singes), des insectes, une espèce de grincement métallique... En décodant ces éléments on comprend que la scène se situe à l'extérieur, un soir d'été dans un pays d'Amérique du sud (les grillons ne "chantent" que le soir quand il faut chaud) et les "couinements" entendus, ce sont les grues du chantier où l'action se déroule au début. On peut même préciser que nous sommes en montagne puisque l'amplitude provoque une sorte d'écho qu'on ne retrouve pas en plaine...

Lorsque le vent devient plus fort, tous les animaux se taisent sauf les grillons qui accentuent leurs crissements car ils sont stressés. Une tempête se prépare. Après qu'elle soit passée, tout redevient calme.
François nous présente différentes ambiances et nous les fait deviner : le tic tac d'une horloge associé au bruit de la mer, au bouillenement d'une marmite, au crépitement d'un feu de cheminée nous indiquent que nous sommes dans une maison le soir au bord d'une plage et que la fenêtre est ouverte.
Un son particulier peut être associé à un personnage. Par exemple ici, le Migou, sorte de monstre qui n'existe pas. Des sons peuvent aussi être "fabriqués", inventés pour provoquer la peur. Une ambiance de jungle + des grognements font naître l'inquiétude.
L'ambiance désigne l'endroit où se situe l'action.
Les effets sonores accompagnent l'action. Il s'agit de sons réels enregistrés dans la nature ou des endroits très précis.
Les bruitages par contre sont liés à une action et naissent d'objets lorsque le film est fini. François créera des sons directement devant nous : le pas ou le galop du cheval, le crissement des pas dans la neige (de la maïzena dans un sac de coton), le dérapage d'une voiture (grâce à une bouillotte)... tout un univers de sons obtenus à partir d'objets très quotidiens.
On peut également ajouter des sons qu'on ne "voit" pas à l'image ce qui donne l'illusion que le décor est plus grand que ce qui est montré à l'écran. Pour chaque aspect du travail un exemple concret nous est montré. Pour les sons qui se prolongent par exemple, on voit un petit copain de Mia qui jette une casserole. On entend et on voit la casserole tomber par terre. Puisque l'action se situe près d'une rivière qu'on ne voit pas, la casserole tombe dans l'eau. On entend donc un "plouf" alors qu'on ne voit pas la casserole dans l'eau.

Vous l'avez compris, il est difficile pour moi de décrire cet atelier qui était en grande partie sonore et un peu visuel. Mais c'était passionnant et je suis persuadée que je ne verrai plus les films de la même façon à présent. Tous les sens doivent être en éveil au cinéma.
En plus des images, d'une histoire... un film c'est donc une ambiance, des effets sonores, des bruitages, mais aussi des voix (dans les films d'animation elles sont enregistrées avant le film) et évidemment la musique.
Pour terminer, nous sommes conviés à faire virtuellement tomber la pluie aidés de sacs plastiques et de nos mains, François, chef de ce curieux orchestre dirige l'intensité de l'averse jusqu'à ce que le calme redevienne complet en un goutte à goutte intermittent.
François Liguier rend le son fascinant.






























































