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festival international du premier film d'annonay

  • ET PENDANT CE TEMPS...

    le Festival International du Premier Film d'Annonay À Annonay... bat son plein, fête ses trente ans et j'en suis malade. Pour la première fois depuis 2005 SANS MOI.

    Comme ces gens que je croyais être des amis sont des sadiques... ils m'envoient ce genre de choses !!! Et du coup, le bleu devient ma nouvelle couleur préférée !

    Pour les incultes, ce garçon c'est POUPOUPIDOU, MOBILE HOME, JIMMY RIVIERE, ET SOUDAIN TOUT LE MONDE ME MANQUE, mais aussi HORS LES MURS que je n'ai hélas pas vu...

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    Message personnel : Gaël, il faut absolument (ton image de Directeur artistique est en jeu) que tu prennes des leçons de "comment mettre son écharpe à la cool façon GQ".

  • A LA RECHERCHE DU MENOCHET PERDU !!!

    FESTIVAL INTERNATIONAL DU PREMIER FILM D'ANNONAY

    Je vais tenter de vous résumer ces deux premiers jours de folie.

    Mais à cette heure, grave ! Je suis inconsolable ! Denis Menochet n'a pas pris son train. Le billet qui a été remis à son attention n'a pas été retiré et son portable reste désespérément silencieux. Toutes les filles ont pris le voile, et les garçons aussi !

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    Néanmoins, que s'est-il passé en si peu de temps ? Plein de choses justement car ici, comme chaque année, le temps n'a plus la même fonction, le même rythme. Et puis, l'amnésie salutaire, bienfaisante et providentielle est de retour. Finis les emmerdes, les soucis, tous les bernies et autres petites contrariétés qui pourrissent le temps de vie disponible. Bref, ici, TOUT VA BIEN !

    D'abord il y a eu la soirée d'ouverture avec la projection du film de Cyril Mennegun "Louise Wimmer" dans le beau théâtre qui affichait complet.

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    Et ce n'est pas l'image insolite et sans doute peu rassurante d'un vaisseau pirate planté dans sa façade qui a arrêté les festivaliers.

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    Si vous n'avez pas encore vu ce film sorti le 4 janvier, précipitez-vous en salle, sinon c'est inutile de continuer à me parler. La soirée en compagnie de l'actrice Masiero fut à la hauteur de mes espérances. Cette grande fille folle et libre, est belle, gentille, drôle, intéressante. Elle vous regarde droit dans les yeux quand elle vous parle, elle vous appelle "min tiot" et elle écoute. C'est, avec Café de Flore, mon premier coup de coeur de 2012.

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    Samedi matin, projection du très beau film de Jean-Pierre Améris "La joie de vivre" tiré d'un roman étonnant d'Emile Zola en présence de l'actrice principale Anaïs Demoustier. Une jeune femme très simple, très belle et passionnée. Je reparlerai du film, magnifique dès que possible.

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    L'après midi, qui vous savez a voulu voir ce film qu'il avait raté et dont le titre l'interpelle, en présence de l'acteur énergique voire explosif Pierre Niney. Cette rencontre en plus de faire la connaissance d'un acteur charmant à tout point de vue permet d'éclairer le spectateur sur le job étrange que fait Primo (son personnage dans le film).

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    Il faudra également que je vous parle de cette exposition de motos mythiques du cinéma mondial qui ont été refaites à l'identique par un passionné italien de motos et de cinéma Costantino Frontalini.

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    Une Fan éplorée :

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    Une Fan qui se console :

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    à suivre...

  • UNE ACCRÉDITATION À GAGNER

    pour le Festival International du Premier Film d'Annonay (entrée à tous les films) qui aura lieu du 27 janvier au 6 février 2012.

    Vous savez à quel point ce Festival me tient à coeur pour de multiples raisons que je ne vais pas une nouvelle fois vous relater (reportez-vous à la rubrique "Festivals" un peu plus bas sur la gauche de ce blog).

    Aujourd'hui, j'ai le plaisir de vous proposer une accréditation pour toute la durée du festival (ou moins selon vos convenances). Le programme n'est pas encore révélé, mais le thème de cette année "l'Aventure" peut permettre de laisser libre court à l'imagination car ce Festival ne propose pas seulement une compétition de 8 premiers films internationaux mais aussi la possibilité de revivre tout un pan de sa cinéphilie au travers du thème proposé.

    Chaque année donc, un thème différent et chaque année aussi une parution quotidienne qui permet de revivre au jour le jour au travers de différentes rubriques (le devant de la scène, Regards sur un artiste, les coulisses, les échos, un coup de projecteur, des articles, des photos, des potins...) tout ce qui s'est passé la veille. C'est savoureux, instructif et tous les festivaliers se jettent sur cette "feuille". Croyez-moi j'ai assisté aux émeutes !

    Je vous propose donc, pour gagner cette accréditation, de trouver le titre du "journal" de l'édition 2012 sachant que la seule contrainte est qu'il y ait le mot "feuille" dans ce titre.
    Je m'explique : l'année où le thème était le "Cinéma des Trois Chine" le quotidien s'est appelé "La Feuille de chou chinois", l'année du thème "Rêves et cauchemars" : la "Feuille de nuit", l'année de la Femme à l'écran : "L'effeuillée", l'année des artistes : "la feuille blanche" etc.

    Laissez donc libre court à votre imagination et à votre fantaisie et trouvez comment pourrait s'appeler la feuille de cette année de "l'aventure"! La personne qui aura trouvé ce titre remportera donc une accréditation.

    Je vous écoute...

    J'ai oublié de préciser : UNE REPONSE à la fois, merci.

    Et n'oubliez pas que vous pouvez toujours jusqu'au 15 décembre, tenter d'être un des 8 élus qui pourraient être membre du jury de ce festival (allez voir Ici ou ).

     

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    Et puis, il y a toujours un jeu à terminer ici.

  • BEYOND THE STEPPES de Vanja d'Alcantara ***

    Festival International du Premier Film d'Annonay 2011

    Film en compétition - Belgique/Pologne

    Synopsis : Beyond the Steppes » raconte le voyage forcé d’une femme au fin fond des steppes de l’Asie Centrale. Nina, jeune femme polonaise, est déportée avec son bébé par l’armée soviétique en 1940, aux confins des terres hostiles de l’URSS. Elle y travaille dans un sovkhoze, sous la surveillance de la police politique russe. Lorsque son enfant tombe malade, elle part en quête de médicaments, accompagnée d’une bande de nomades kazakhs… Le film retrace le vécu intime et personnel de cette femme, contrainte à vivre l’exil, et forcée à combattre les conditions extrêmes de cette terre inhumaine.

    Je tâcherai de revenir vous parler de ce beau film emporté par une actrice sublime : Agnieszka Grochowska

  • BEYOND de Pernilla August **

    Festival International du Premier Film d'Annonay 2011

    Film en compétition - Suède

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    Leena semble heureuse avec son mari et ses deux filles jusqu'au jour où par un coup de téléphone elle apprend que sa mère mourante dans un hôpital à 600 kms de là souhaite revoir sa fille avant de mourir. Ni le mari ni les enfants de Leena n'étaient au courant de l'existence de cette mère qui refait surface brusquement. Poussée par son mari, elle entreprend avec sa famille le voyage qui la ramène vers cette mère qu'elle avait choisi d'écarter de sa vie. Sur la route, tout le passé et surtout l'enfance de Leena ressurgissent. Elle se souvient de chaque détail dont aucun ne nous est épargné également.

    Emigrés de Finlande en Suède les parents de Leena n'ont jamais réellement réussi à s'intégrer. Surtout le père qui peine à trouver du travail, à apprendre la langue et sombre peu à peu dans l'alcoolisme et la violence, rendant la vie pour Leena, sa mère qui elle aussi se met à boire, et son petit frère parfaitement infernale. La petite fille est un véritable petit soldat increvable, contrainte de relever ses parents qui parfois baignent dans leur merde ou leur vomis, poussée à devenir une championne de natation pour faire plaisir à papa et maman, mais surtout obligée de protéger son fragile petit frère dont elle est le seul rempart face à la violence croissante. Les subterfuges qu'elle utilise pour tenter de l'isoler des cris et des coups sont admirables. On ne cesse de trembler deux heures durant pour ces deux enfants, pétrifiés d'attendre quand la violence va finir par finalement se retourner contre eux... mais on a du mal à comprendre l'intérêt et le but d'un tel film, d'une telle histoire, sorte de Ken Loach misérabiliste puissance 10 (pour vous donner une idée).

    La petite fille Tehilla Blad, port de reine sur un corps de fillette, saisissante de bout en bout, porte ce film très très lourd sur ces délicates épaules. Elle est LA raison essentielle de se pencher vertigineusement sur ce "Beyond".

    Ci-dessous mes photos et vidéos de la rencontre qui a suivi la projection en présence de la petite Tehilla mais aussi de l'actrice suédoise Outi Mäenpää (sans oublier le show de Monsieur et Madame Zi Artistik (la meilleure traductrice que le festival ait portée)) :

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  • WHEN WE LEAVE de Feo Aladag ***

    Festival International du Premier Film d'Annonay 2011

    Film en compétition - AllemandWHEN WE LEAVE de Feo Aladag , festival international du premier film d'annonayWHEN WE LEAVE de Feo Aladag , festival international du premier film d'annonay

    Umay est mariée à Kemal qui est de plus en plus violent avec elle et leur petit garçon. Elle vit en Turquie dans sa belle-famille et ne reçoit de soutien que d'une belle soeur. Pour se protéger et protéger son fils elle rejoint sa famille en Allemagne. Dans un premier temps, ses parents, ses frères et sa soeur sont ravis de la retrouver. Quand ils comprennent qu'Umay a quitté son mari et n'a aucune intention de retourner auprès de lui en Turquie, le déshonneur s'abat sur la famille qui rejette Umay et tente de toutes les façons possibles de lui enlever son fils...

    C'est le combat perdu d'avance d'une femme seule contre tous, contre les traditions religieuses et familiales complètement archaïques qui entendent maintenir la femme dans un rôle silencieux et si possible d'ignorance et de soumission totales. Umay ne rêve que d'être heureuse, de travailler, d'élever son enfant et si possible un jour de choisir un homme qu'elle aime. L'état d'esprit moyen-âgeux dans lequel les croyances et les pratiques ont enfermé cette famille régie par les lois des hommes faites pour les hommes sont en totale contradiction avec les illusions de la jeune femme. Sans cesse persuadée à tort que l'amour des siens les ramènera enfin à la raison, elle reviendra frapper à la porte, demander pardon (de quoi ?), supplier... s'exposant chaque fois un peu plus à la colère et à l'agressivité croissantes de son père et de ses frères.

    Nul doute que ces pratiques régies par les certitudes religieuses inébranlables existent et qu'elles provoquent les mêmes dégâts irréparables tels que ceux que l'on voit se dérouler devant nos yeux stupéfaits. Deux heures d'obstination et d'acharnement minutieux et mais aussi de se jeter constamment dans la gueule du loup sont parfois éprouvants pour le spectateur.

    L'actrice Sibel Kekilli (qui porte admirablement bien son prénom) est remarquable.

  • C'ETAIT UN PIEGE

    je prêchais le faux pour connaître le vrai... mais "ON" m'a confirmé que c'étaient mes reportages photos qui étaient les plus intéressants. Je suppose que ça tient à la qualité des photos. Tiens, et si j'ouvrais un blog photos ??? Bon j'y réfléchirai plus tard. Dans l'immédiat voici quelques clichés :

    Le warrior avant qu'il n'aille traîner "en ville" (c'est vous dire s'il va bien... les "scores" de jeudi étaient EXCELLENTS !) pendant que je chargeais péniblement les photos pour vous :

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    Les photos suivantes sont du Warrior himself, puisque je vous dis que j'étais restée enfermée à l'hôtel pour vous mettre en joie et vous donner envie de venir passer vos prochaines vacances à Nonnay :

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    Annonay est une ville jeune, dynamique et toujours ensoleillée :

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    Et voici donc les membres du jury de cinéphiles sélectionnés dans toute la France après qu'ils aient envoyé une lettre de candidature motivée :

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    Au premier rang en partant de la gauche : Gaëtan vient de Dignes les Bains (il a de jolies rouflaquettes), Zlata vit entre Prague et Epinal (je ne sais comment elle fait, mais les membres sont des êtres de lumière), Brigitte vient de Fontenay sous Bois (et assortit toujours son bonnet à son écharpe), Bénédicte de Paris (mais n'est pas noble pour autant). Deuxième rang en partant de la gauche : Michel arrive tout droit de Chaussan dans le Rhône (et ses lunettes se teintent avec le soleil), Léonard habite Paris mais est marseillais (et sur la photo il est plié en deux car il mesure 3m20), Anna vient de Bordeaux (et n'en a pas amené) et François d'Annecy (mais personne ne lui en veut).

    Vous voyez ils ont tous des têtes à peu près "normales", j'espère que ça vous incitera à tenter votre chance l'année prochaine. Je tiens d'ailleurs à préciser que Léo et Anna ont découvert le Festival grâce à ce modeste blog !

    Gaël Zi Artistik qui n'est pas rancunier et sa meuf Turtle rider (parce qu'elle chevauche les tortues) pour se faire pardonner ont offert ceci au Warrrior :

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    C'est le livre dont est tiré le beau film de Frédéric Pelle que nous avons vu l'autre jour "La tête ailleurs".

    Et Joël un vieux de la vieille ancien membre du jury de 2008 et sa Catherinette m'ont offert sans raison ou parce qu'ils aiment mon rire, ceci :

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    qui commence par un quizz "Les formules fameuses au cinéma" qui consiste à retrouver à quel film appartient telle phrase (ex. "Vive la cupidité !"). J'ai eu Gaël Zi en challenger, et je lui ai mis sa pâtée, il en pleure encore.

  • MOON de Duncan Jones****

    MoonMoon

    Le film de clôture fut un tourbillon, un éblouissement et j'en frissonne encore d'extase ce matin.

    C'est le premier film de Duncan Jones (fils de... et ben vous avez qu'à chercher ça vous fera votre travail du "communlundi"), avec un acteur magnifique et seul au monde : Sam Rockwell que j'aime d'amour,

    mais je n'ai pas le temps de vous en parler, j'ai 500 bornes à faire moi m'sieurs dames. Il y a de grandes chances que ce film fantastique à plus d'un titre sorte en mai, bande de veinards !

    Je vous en parle dès que possible, dès que j'ai réussi à reprendre le cours normal d'une vie ordinaire... ou le cours ordinaire d'une vie normale...

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  • RENCONTRE ENTRE LES REALISATEURS ET LE PUBLIC

    animée par Gaël Labanti directeur artistique du Festival
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    Je ne peux vous retranscrire la totalité des propos des réalisateurs, de l'actrice et du producteur présents à ces tables rondes. Je vous en livre quelques éléments qui m'ont particulièrement intéressée. Mais il est évident que boire leurs paroles toujours saisissantes de passion et d'espoir procure des moments et des sensations intenses !
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    Jorge Gurvich est né en Argentine en 1957, il s'installe en Israël en 1978. Il étudie le cinéma à l'Université de Tel-Aviv et enseigne plus tard la réalisation. Producteur, réalisateur et directeur de la photographie. Il a déjà réalisé de nombreux courts-métrages.

    Mrs. Moskowitz & the Cats traduit en France par "Le chat de Mme Moskowitz" est son premier long métrage de fiction. Il a bénéficié d'un budget de 400 000 euros pour un tournage de 21 jours. Il n'est pas encore distribué en Israël car les distributeurs sont plutôt frileux à l'idée de présenter un film qui parle de personnes âgées...

    La compétition est rude au sein même de la production israëlienne en pleine explosion mais Jorge est déjà connu et reconnu en tant que directeur de la photographie.

    Pour son film le choix des deux acteurs était essentiel. Toutes les actrices âgées israëliennes souhaitaient le faire mais il a choisi la seule qui vit à Hollywood depuis 30 ans. Quant à l'acteur, il fut plus difficile à convaincre car il ne souhaitait pas interpréter un personnage âgé qui meurt.

    Il souhaitait que la sensation de claustrophobie et d'enfermement soit très forte dans son film et que la seule scène à l'extérieur ait lieu à la toute fin du film.

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    Hakki Kurtulus : Né à Istanbul, en 1980, il a étudié la communication et le cinéma à l'Université francophone de Galatasaray d'Istanbul. En 2002, il part étudier le cinéma à l'Université Lyon 2. Pendant ses études, il réalise deux documentaires et travaille sur les œuvres d'Ingmar Bergman, Claude Sautet, Jacques Tati, Bruno Dumont, Völker Schlondorff.

    Melik Saraçoglu : Né en 1984 à Istanbul. Après son diplôme au Lycée francophone de Galatasaray, il part pour Lyon étudier le cinéma et les lettres modernes à l'Université Lumière Lyon 2. À dix-sept ans, il réalise un moyen-métrage, JAJAMBO. Il réalise deux courts-métrages sélectionnés au festival de courts-métrages d'Istanbul. Il est également critique pour des revues cinématographiques turques.

    Ces deux passionnés, fans d'Ingmar Bergman à propos de qui ils sont en train de réaliser un documentaire, sont assez dépités que leur film qui est sorti en Turquie n'ait fait que 2 000 entrées après plusieurs semaines d'exploitation. Le cinéma turc est en pleine effervescence. Une dizaine de films par an étaient produits il y a encore quelques années. Aujourd'hui il y en a 72 dont 40 sont des premiers films. La concurrence est rude.

    Les cinéastes turcs dont le chef de file est Nuri Bilge Ceylan ont coutume d'employer des acteurs amateurs au jeu minimaliste, mais eux ont choisi des acteurs professionnels très populaires dans leur pays.

    Ils considèrent l'île où se passe la seconde partie de leur film "Là-bas" comme une planète étrangère où les personnages peuvent enfin parler et se dire la vérité. 

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    Armagan Ballantyne : Originaire de Nouvelle Zélande, elle a d’abord étudié le cinéma à Prague à la FAMU puis à l’école de Cinéma de Sydney, l’Australian Film Television and Radio School. The strength of water est son premier long métrage après les courts Tripple word score (1999), Little echo lost (1999) et le segment Lily and Ra de Stories on human rights (2008).

    Elle est littéralement tombée amoureuse du cinéma vers 19 ans. Pour elle, aller voir des films c'est voyager, rencontrer d'autres cultures et apprendre la vie. Elle est très attirée par les films d'Europe de l'Est qui selon elle ont plus de coeur et d'émotion que les autres.

    Les 2 millions d'euros qui ont été alloués à son film lui ont permis d'indemniser correctement la communauté Maori qui a travaillé avec elle. Son film est sorti en Australie et en Nouvelle Zélande et a rencontré son public. Mais elle a des difficultés à trouver des distributeurs hors de Nouvelle Zélande.

    Le jeune garçon qui joue le rôle principal du film a été "casté" par hasard alors qu'il courait sur une plage.

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    Henry Bernadet : Après avoir remporté le concours Vidéaste Recherché avec son premier film en 1999, il réalise une dizaine de courts métrages, pour la plupart des comédies. Il réalise aussi près d'une centaine de portraits et de reportages pour la télévision et Internet.

    Il avait 8 000 euros pour le tournage de son film. Comme il n'y a aucune star les québécois l'ont boudé. Il a d'ailleurs davantage été vu dans le monde que dans son propre pays. Ce n'est qu'avec la sortie de ce film "A l'Ouest de Pluton" en DVD que les québécois en ont été curieux.

    Les adultes du film sont des professionnels mais pas les ados qui se sont particulièrement impliqués dans le tournage.

    Pour Henri, la direction des acteurs est précieuse pour atteindre la vérité d'un film. Quant au choix des lieux de tournage il est essentiel et il passe beaucoup de temps à les choisir mais ils doivent l'inspirer.

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    Ventura Durall : Né en 1974, il est diplômé (département scénario) de l’École Supérieure de Cinéma et d’Audiovisuel de Catalogne. Il réalise ensuite de nombreux documentaires dont un sur l’affaire Andrés Rabadan qui lui a inspiré son premier long métrage.

    Il tourne actuellement son deuxième long à propos d'un résistant du temps de Franco (si j'ai bien compris).

    "Les deux vies d'Andrès Rabadan" est sorti récemment en Espagne et commence à bien marcher. Il n'a pu obtenir les autorisations pour tourner en prison.  Il a donc dû la reconstituer en décors. Mais il tenait à tourner en lumière naturelle et surtout à ce qu'il y ait une fenètre qui soit la seule ouverture du prisonnier vers l'extérieur.

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    "Je ne peux pas être partout".
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    Lotte Verbeeke a 28 ans. Elle a fait des études de danse puis le conservatoire et du théâtre. Elle a fréquenté des stages de théâtre à Paris. Le film "Nothing personal" dans lequel elle fait une prestation remarquable et impressionnante remporte pas mal de succès aux Pays-Bas.

    Pour le tournage, la réalisatrice ne l'a pas fait répéter. Elles ont partagé plusieurs repas en tête à tête et c'est ainsi qu'elles ont découvert qu'elles étaient sur la même longueur d'ondes ce qui leur a permis de prendre des risques, d'improviser. Elles sont enchantées d'avoir pu tourner dans la maison de chasse d'Oscar Wilde.

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    Margaret Corkery : Née en 1976 à Dublin, Margaret Corkery est diplômée de la Scottish Film School (Napier University). Elle a réalisé deux courts-métrages, Killing the afternoon et Joyride. Killing the afternoon est en compétition à la Berlinale en 2005 et lauréat du prix du meilleur court-métrage irlandais au Cork Film Festival. Il est aussi diffusé au Festival de courts-métrages de Clermont Ferrand, tout comme Joyride. Margaret Corkery signe avec Eamon son premier long métrage.

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    Xabi Molia : Auteur, Xabi Molia a notamment été scénariste sur Les grandes personnes d'Anna Novion présenté l'année dernière au Festival d’Annonay. Huit fois debout, son premier long métrage, est un développement de son court-métrage S’éloigner du rivage (2008) qui a valu à Julie Gayet le Swann d'Or de la Meilleure Actrice - section courts-métrages au Festival du Film romantique de Cabourg.

    Il dit avec humour que sa "méthode" pour travailler avec les acteurs est de leur mentir car ils sont tous des artistes qui ont une méthode de travail.

    Par ailleurs, il faut que les lieux où il tourne aient une force qui s'impose à lui. Il a besoin d'aimer un lieu avant d'y tourner et préfère tourner en décor naturel que de les reconstituer.

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    Ainsi que l'a fait remarquer Gaël, le point commun entre tous ces films sont une direction d'acteurs et une interprétation absolument exceptionnelles qui nous ont permis de découvrir des acteurs vraiment impressionnants. Deux tendances dominaient également, une sensation de claustrophie et d'enfermement pour certains films et de grands espaces dans d'autres.

    En tout cas, une fois de plus, la sélection de haut niveau était prodigieuse et passionnante... et pas que...

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  • ORADA (Là-bas) de Hakki Kurtulus et Melik Saraçoglu **

    Festival International du Premier Film d'Annonay

    Film en compétition - Turquie

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    Dans une maison de retraite une femme écrit une lettre qu'elle adresse à ses enfants et à son mari. Elle la termine par ces mots : "si vous ne m'avez jamais aimée, moi je vous ai toujours aimés". Elle quitte la maison et se rend seule sur la route en chemise de nuit. Le lendemain matin, elle est retrouvée morte, noyée. La fille aînée Neslihan va chercher son frère Mazhar à l'aéroport qui vit en France depuis plus de 10 ans où il s'est d'ailleurs fait naturaliser. Après des funérailles sinistres, le frère et la soeur décident de rendre visite à leur père pour leur annoncer la nouvelle. Ils ne l'ont pas vu depuis plusieurs années car il vit sur une île isolée au large d'Istanbul.

    Un film d'une évidente et indiscutable beauté formelle, aux images et aux plans absolument magnifiques, mais d'une telle austérité et sous une telle influence bergmanienne qu'il en devient parfois hermétique. Beaucoup d'application pour des retrouvailles non désirées qui d'ailleurs n'en seront pas. Tout est douloureux, teinté de regrets et de reproches des uns et des autres puis l'apparition de la mère qui vient "régler ses comptes" et hanter la mémoire et renforcer la culpabilité de chacun m'ont un peu laissée à l'extérieur voire lassée...

    Cela dit, la rencontre avec les réalisateurs complètement habités par leur passion du cinéma et leur histoire fusionnelle avec Bergman à propos de qui ils réalisent un documentaire, leur façon d'en parler avec humour et adoration était l'un des moments les plus forts de la rencontre de ce matin, surtout lorsque l'un des deux a dit : "Bergman et nous, c'est du sérieux".