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OMAGH DE Pete Travis***

(prononcer OMA).
C’est l’été, c’est la fête au village et nous observons des terroristes préparer la bombe et venir la déposer en voiture en plein milieu du quartier commerçant en fête. Tout le monde est gai, personne ne se doute… alors que nous, spectateurs, nous savons. C’est insoutenable alors que sur l’écran il n’y a que gaieté et insouciance. Les terroristes avertissent qu’une bombe va exploser dans une demi-heure mais ils n’indiquent pas (volontairement) le bon endroit, si bien que les policiers vont faire évacuer la foule vers l’endroit même où la bombe explose…
Un carnage : 31 morts, 160 blessés. Le reste, c’est l’affolement des familles qui viennent sur les lieux de l’hécatombe ou à l’hôpital ou directement dans une morgue improvisée. Puis c’est le deuil, le combat des familles qui veulent savoir, comprendre et que soient punis les responsables de l’attentat qui sont clairement identifiés.
La justice et la police (anglaise et irlandaise) ne font rien qui risquerait de compromettre le processus de paix en marche !
C’est hallucinant et très très fort. C’est filmé comme un documentaire avec néanmoins de vrais acteurs impressionnants, notamment le père d’une des victimes qui devient porte-parole presque malgré lui des familles. Il est calme, déterminé, muré dans son chagrin et pourtant il avance obstinément, toujours digne. Il est bouleversant.

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