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  • Jean-Pierre Cassel

    27 octobre 1932 - 19 avril 2007

    Jean-Pierre Casel suit les pas de sa mère chanteuse d'opéra et intègre le cours Simon après l'obtention de son baccalauréat. Dans les années 1950 il rencontre Gene Kelly (son idole) qui lui donne un petit rôle dans" La route joyeuse" (1957). Après quelques figurations, il se fait connaître grâce au film "Les jeux de l'amour" de Philippe de Broca. Sa carrière est alors lancée et les films se succèdent…

    Il a tourné avec les plus grands (Renoir, Molinaro, Melville, Deville, Chabrol…), et il n’hésitait pas depuis quelques années à honorer de sa présence des premiers films.

    Il était le symbole de l’élégance et de la joie de vivre.

    Prochainement sortira « J’aurais voulu être un danseur » d’Alain Berliner.

    C’est dans « L’ours et la poupée » de Michel Deville qu’il m’avait enchantée pour la première fois où il était le souffre-douleur d’une délicieuse Brigitte Bardot. Hélas je ne trouve pas d’extrait de ce film à vous proposer.

  • L'affiche du 60ème Festival de Cannes

     

    « Un saut vers le futur » !

    C’est ainsi que se définit l’affiche officielle du 60ème Festival International de Cannes.

    Une sélection (à retrouver ICI et nulle part ailleurs) à l'image de l’affiche du 60e anniversaire.

    Pour fêter ses 60 ans, le Festival de Cannes a voulu éviter la commémoration.

    L'affiche le résume.

    Elle se veut le manifeste d’un festival en mouvement vers l’avenir.

    A partir de clichés de l'édition 2006, pris par Alex Majoli de l'agence Magnum, le graphiste Christophe Renard a composé une chorégraphie réunissant :

    Pedro Almodovar, Juliette Binoche, Jane Campion, Souleymane Cissé, Penelope Cruz, Gérard Depardieu, Samuel L. Jackson, Bruce Willis et Wong Kar Wai.

    La Sélection Officielle, est bien dans cette ligne du mouvement. Du glamour certes, mais surtout une avalanche de nouveaux cinéastes.

     

  • Election 1 de Johnnie To ***

     

    Hong-Kong. Une triade est une société démocratique (si, si) : le nouveau « parrain » doit être élu. Lok et Big D. (pour gros débile sans doute) sont en lice. Le premier, bon père plutôt calme et réfléchi (en apparence) remporte cette élection sur le second, plutôt excité et violent. Une guerre fratricide se déclare.

    Comme tout (bon) film de mafia, les scènes de parlote autour d’une table où l’on doit prendre des décisions alternent avec les bastons et autres expéditions punitives. Les mafieux d’extrême orient n’ont rien à envier aux fous furieux ritals de la Little Italy, ils sont aussi timbrés, sadiques et mégalos dans le crime organisé. Pour notre plus grand plaisir au cinéma, la guerre des gangs si elle est terrifiante, est aussi l’occasion de nous offrir des scènes en tension constante avec apologie de la violence gratuite qui semble en totale contradiction avec un code de l’honneur que chaque participant doit prononcer pour être digne d’être un « neveu ». Tous ces tueurs sans foi ni loi, sans cœur ni morale se prennent tellement au sérieux, qu’ils seraient risibles s’ils n’étaient si dangereux. Néanmoins, c’est passionnant, excitant, magnifiquement filmé et la musique envoûte.