01.08.2009
Simon Konianski de Michal Wald ***


Simon a 35 ans, il est au chômage, sa femme dont il est toujours amoureux l’a fichu dehors, il se retrouve contraint de venir vivre provisoirement chez son père Ernest. Parfois Simon a la garde d’Hadrien, son petit garçon de 6 ans passionné par les histoires de déportation de son grand-père, et particulièrement du Kapo Michal. Rien ne va vraiment bien pour Simon donc qui forme avec son père un « couple » typiquement juif : qui s’adore mais ne se comprend pas et ne cesse de se crier dessus. Régulièrement la famille se réunit pour un repas où sont également présents l’oncle Maurice traumatisé et persuadé que la Stasi va venir l’arrêter et la Tante Mala qui parle énormément. Simon en a plus qu’assez de ces histoires de camps de concentration et de conflit du moyen orient. Il est d’ailleurs taxé de pro-palestinien par ses proches…
A la suite d’un évènement inattendu, toute la famille doit se rendre en Ukraine.
Le road-movie qui démarre la seconde partie du film conduira les héros qui vivent en Belgique, à travers l’Allemagne remplie de nazis, et la Pologne bourrée d’alcoolos.
C’est drôle, et même très drôle souvent et parfois l’émotion se mêle aux rires. Simon visitera même malgré lui le camp où son père a été déporté. Forcé de récupérer son fils qui y est entré contre son avis, l’émotion est vive de visiter ce camp désert où le silence qui pèse des tonnes fait travailler l’imagination. Le réalisateur désamorce cette soudaine gravité et il est impossible de ne pas exploser de rire lorsque Simon court après son fils en criant : « on ne court pas dans les camps ! ».
Dommage qu’il y ait quelques temps morts car ce film poéticomique semble du coup se chercher parfois. C’est vrai qu’on comprend que le fil du rasoir doit être inconfortable pour tenter de ne choquer ou de ne blesser personne. En tant que « goy » respectueuse et parfois hantée par cet inconcevable et infâmant épisode de l'histoire, j’ai trouvé vraiment touchant, audacieux et réussi de mêler dans un même film des mots et des idées plus ou moins tabous, plus ou moins sacrés, plus ou moins maudits. Bravo à Michal Wald de n’en esquiver aucun.
Jonathan Zaccaï, Popeck et le petit garçon Nassim Ben Abdemoulen sont tout simplement formidables, ensemble ou séparément. Mais toute la galerie de « vieux » ex-déportés, rescapés est impeccable aussi.
09:29 Publié dans 3 *** NECESSAIRE | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note | Tags : simon konianski, michal wald, jonathan zaccaï, popeck, cinéma

Commentaires
Écrit par : Rob | 01.08.2009
Répondre à ce commentaireÉcrit par : La Pyrénéenne | 01.08.2009
Répondre à ce commentaireEt pourtant, qui n'a pas rêvé d'abandonner des p'tits vieux insupportables sur le bord de la route et DE NE PAS revenir les chercher ?
Goy PTDR !!
Écrit par : Frederique | 01.08.2009
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Aifelle | 01.08.2009
Répondre à ce commentaireLa Pyrénéenne : oui oui il faut y aller. Pour les petits films en danger, il ne faut pas tarder...
Frederique : qui est cet acteur italien ???
Grand moment, l'abandon de vieux sur l'autoroute. Cela dit ils s'en cognent et sont débrouillards... comme des juifs ? Aïe.
Aifelle : Bon allez je me ressaisis. J'ai quand même bien et beaucoup ri et c'est effectivement un thème qui me tient très à coeur... Et Jonathan... quand il dit pendant le spectacle de sa famme "oh non, c'est pas bien, moi j'aime pas"... J'ai explosé !!!
Cela dit TOUTES les scènes de l'espagnole hystéro auraient pu être supprimées. Il suffisait qu'on parle de la goy sans la montrer jamais, on aurait compris.
Il faudrait que Micha me consulte la prochaine fois.
Écrit par : de Pascale @ Rog, La Pyrénéenne, Frederique, Aifelle | 01.08.2009
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Agathe Zeblouze | 01.08.2009
Répondre à ce commentaireJe causais du cretinus qui fut une époque me faisait rire (période I scream for an ice cream) mais qui depuis sa canonisation ou presque... brrr beurk blurp
Écrit par : Frederique | 01.08.2009
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Rob | 01.08.2009
Répondre à ce commentaireFrederique : poulala, les comparaisons à la mormoille tirées par les poilduc !!!
Rob : et vla l'Robbie qu'en remet une tranche !
Écrit par : de Pascale @gathe Zeblouze@Frederique@Rob | 01.08.2009
Répondre à ce commentaireà part ça, tout va bien ?
c'est quand les congés ?
que tu puisses te reposer la comprenaille ?
:p
Écrit par : Frederique | 01.08.2009
Répondre à ce commentaireL'autre abruti a été élevé au rang des beauzarts tandis que les catastrophes au Simon, ben, à part moi, Rachel, Isaac, Ruth (private joke with Ed) et Sarah, on était pas bezef... mais on a bien ri quand même ! surtout Isaac quand le Popeck annonce qu'il veut à tout prix être enterrée avec sa prems' because elle avait de gros lolos... Tête de Ruth :(
:p
Écrit par : Frederique | 01.08.2009
Répondre à ce commentaireRien à ajouter...
Écrit par : de Pascale @ Frederique | 01.08.2009
Répondre à ce commentaireBon, OK, attendre tout un mois c'est dur mais bon, songe aux misérables qui sont rentrés, et qui du coup ne vont plus se battre avec leur borne wifi mais n'auront guère de temps à passer sur les bloguinets à faire mumuse... AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAArgh !
Écrit par : Frederique | 01.08.2009
Répondre à ce commentaireOn ni rugole pas avec li goys.
Et jeu ne gombadis bas aveg zeu gui rendre de gongés.
Écrit par : de Pascale @ Frederique | 01.08.2009
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Aifelle | 01.08.2009
Répondre à ce commentaireSinon, c'est vraiment trop la classe les fringues du Zaccaï. Un polo de l'équipe de foot de Baghdad et un T-shirt "I love palestinian beer", ambiance familiale assurée !
Par contre j'ai pas trop compris l'utilité de la scène où il se masturbe dans sa chambre d'hôtel...
Écrit par : Agathe Zeblouze | 03.08.2009
Répondre à ce commentaireAgathe Zeb : t'as pas compris cette scène ???
C'est pourtant LA scène clé.
Écrit par : de Pascale @ Aifelle @gathe Zeblouze | 03.08.2009
Répondre à ce commentaireMazette !
Écrit par : Agathe Zeblouze | 04.08.2009
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