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MOONLIGHT

de Barry Jenkins **(*)

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Avec : Alex R. Hibbert, Asthton Sanders, Trevante Rhodes, Mahershala Ali                       

Synopsis : Après avoir grandi dans un quartier difficile de Miami, Chiron, un jeune homme tente de trouver sa place dans le monde. Moonlight évoque son parcours, de l’enfance à l’âge adulte.

Enfance, adolescence, âge adulte et coming-out difficile, la vie de Chiron n'est pas une partie de rigolade. Père absent, mère droguée présente par intermittence, brimades permanentes de la part de ses camarades à l'école, Chiron apprend la vie dans la douleur. Heureusement, il fait la rencontre d'un couple Juan et Teresa dont le foyer sera épisodiquement pour lui un havre de paix et se lie d'amitié avec Kevin qui sera le révélateur de son homosexualité.

Mais d'épreuves en trahisons, le doux Chiron entrera un temps dans le moule de ce que tous les clichés de sa condition lui réservent : noir, banlieue, dealer, prison, corps d'haltérophile, grosse bagnole et chaînes en or.

Sur fond de couchers de soleil de rêve miamians (from Miami...) et une bande son idéale le réalisateur suit le parcours de son tendre et fragile héro, sa résignation, ses silences, sa révolte. Le personnage de Chiron est interprété par trois acteurs à trois âges différents (environ 10, 17 et 30 ans) et ils sont tous les trois étonnants de fragilité et de douceur. On s'attache fort à Chiron et je ne parviens pas à dire réellement de quoi manque le film. Peut-être davantage d'émotion. On dirait que le réalisateur ne fait qu'exposer les faits.

Mahershala Ali dans le rôle du dealer protecteur m'a époustouflée par son charisme et la tendresse qu'il déploie. Et le long épilogue intrigant, un peu anxiogène se révèle bouleversant.

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