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LES AUTRES FILMS DE MAI 2017

261728_jpg-r_1280_720-f_jpg-q_x-xxyxx.jpgon l'appelle jeeg robot de grabiele manietti,cinéma,claudio santamaria,luca marinelli,ilenia pastorellion l'appelle jeeg robot de grabiele manietti,cinéma,claudio santamaria,luca marinelli,ilenia pastorelli

ON L'APPELLE JEEG ROBOT

de Grabiele Manietti ***

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avec Claudio Santamaria, Luca Marinelli, Ilenia Pastorelli

Synopsis : Poursuivi par la police dans les rues de Rome, Enzo plonge dans les eaux du Tibre et entre en contact avec une substance radioactive qui le contamine. Il réalise bientôt qu'il possède des pouvoirs surnaturels : une force et une capacité de régénération surhumaines qu'il décide de mettre au service de ses activités criminelles. Du moins jusqu’à ce qu'il rencontre Alessia, une jeune fille fragile et perturbée qu’il sauve des griffes de Fabio, dit "Le Gitan", un mafieux déjanté qui a soif de puissance. Témoin des pouvoirs d’Enzo, Alessia est persuadée qu’il est l’incarnation de Jeeg Robot, héros de manga japonais, présent sur Terre pour sauver le monde. Mais Enzo va être forcé d’affronter Le Gitan qui veut savoir d’où vient cette force surhumaine. Parviendra-t-il à sauver la ville de la folie meurtrière de Fabio et être le super-héros qu’Alessia voit en lui ?

Ce film mérite mieux que quelques lignes bidouillées à la hâte mais comme vous l'avez sans doute constaté, j'ai eu quelques absences dernièrement et voilà deux semaines que je me dis qu'il faut que j'en parle avant qu'il ne disparaisse des écrans, ce qui doit être fait...

En tout cas, j'ai ADORé ce film. Cet anti-héros qui traîne sa lose et son mal de vivre comme deux calamités dont il ne peut se débarrasser. Ses soirées solitaires devant des films pornos dans son appartement à la limite de l'insalubrité ne le contentent pas davantage. Et puis, il tombe dans le Tibre, et puis Alessia la douce, la fragile, la folle, l'irrésistible Alessia déboule avec à ses basques un taré de grande envergure (et Luca Marinelli qui m'avait foudroyée ici a cette envergure) et elle croit qu'Enzo est le héros de la bande-dessinée qui la fait rêver. Elle le baptiste Jeeg Robot, il finit par se laisser faire.

J'ai lu cette critique débile : "Si même les Italiens se mettent à faire des films de super-héros, où va le monde ?", et c'est évidemment exactement l'inverse qu'il faut penser. Quelle originalité ! Quelle fantaisie ! Et puis que de mélancolie, d'humour !

J'espère que le film a cartonné au moins en Italie car la fin ouverte pourrait laisser supposer que Jeeg Robot (Claudio Santamario est l'anti héros IDEAL !) reviendrait et ce serait une excellente nouvelle.

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RODIN de Jacques Doillon **

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Avec Vincent Lindon, Izia Higelin, Séverine Caneele

Synopsis :  À Paris, en 1880, Auguste Rodin reçoit enfin à 40 ans sa première commande de l’Etat : ce sera La Porte de L’Enfer composée de figurines dont certaines feront sa gloire comme le Baiser et le Penseur. Il partage sa vie avec Rose, sa compagne de toujours, lorsqu’il rencontre la jeune Camille Claudel, son élève la plus douée qui devient vite son assistante, puis sa maîtresse. Dix ans de passion, mais également dix ans d’admiration commune et de complicité. Après leur rupture, Rodin poursuit son travail avec acharnement. Il fait face et au refus et à l’enthousiasme que la sensualité de sa sculpture provoque et signe avec son Balzac, rejeté de son vivant, le point de départ incontesté de la sculpture moderne.
À 60 ans, enfin reconnu, il devient le sculpteur le plus célèbre avec Michel-Ange.

La sculpture me fait autant d'effet que la poésie... c'est-à-dire aucun. Oui je sais, je n'ai pas de cœur, pas de goût artistique. Et le Balzac dont il est énormément question ici me semble (comme aux critiques de l'époque) d'une laideur sans nom, monstrueux, irregardable. J'ai sans doute tort.

Le film est beau et terriblement ennuyeux comme il arrive parfois. Evidemment, Vincent Lindon est impérial et devient Rodin comme Depardieu l'a été en son temps. Le voir marcher lourdement, de dos est à lui seul un spectacle fascinant. L'acteur irréprochable qu'il est l'est à nouveau ici. On se prosterne.

Mais. On s'en contre fiche ! Que Rodin couche avec tout ce qui lui tombe sous le burin n'a aucun intérêt. Qu'il mène en bateau Camille Claudel pour retourner chez Rose (la "rombière" qui l'attend à la maison, et là, Severine Caneele m'a époustouflée de justesse... et cette voix si pure dans ce corps massif vaut à elle seule le détour) n'est guère intéressant même si l'on sent l'hypocrisie, l'immaturité et la fourberie du garçon qui sait très bien ce qu'il fait. C'est presque drôle de voir ce grand type, ce génie (faut aimer la sculpture bien sûr) complètement fourbe, menteur, jouer les innocents. Mais on s'en fout.

Le génie au travail est plus intéressant. Comment d'un tas de boue, d'un bloc de marbre on peut sortir toutes ces formes ? C'est un mystère pour moi. Ne pas l'élucider ne m'empêche pas de dormir.

Alors... bon ! soit.

Izia Higelin en Camille Claudel : non, définitivement. La patronne est Isabelle.

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CONSPIRACY de Michael Apted *

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Avec Noomi Rapace, John Malkovich, Orlando Bloom, Michael Douglas, Toni Colette

Synopsis : Ex-interrogatrice de la CIA, Alice Racine est rappelée par son ancien directeur, Bob Hunter, pour déjouer une attaque imminente sur Londres. Face à un adversaire brutal et tentaculaire, Alice reçoit l’aide providentielle de son ancien mentor, Eric Lasch et d’un membre des forces spéciales, Jack Alcott. Mais elle réalise rapidement que l’agence a été infiltrée. Trahie et manipulée, elle va devoir inventer de nouvelles règles pour faire face à cette conspiration.

Noomi Rapace se fait démonter la face par tout ce qu'elle rencontre. Elle a l'habitude, elle aime ça et elle sait faire. Donc, un soir de grand zapping sur votre télé, vous pourrez passer un moment de déconnection cérébrale.

Orlando Bloom est à se tordre de rire. Michael Douglas porte la traîtrise sur le visage. Toni Colette a l'air d'une idiote mais elle se la raconte et John Malkovich... ben Malkovich Malkovich quoi !

Commentaires

  • Il n'y a guère que le Rodin qui m'aurait intéressée, mais j'ai bien compris qu'il était ennuyeux, alors non .. Et il me semble avoir entendu aussi que les dialogues étaient assez inaudibles.

  • C'est surtout qu'on s'en fiche... Je ne sais pas comment expliquer. C'est sans doute qu'on sait TOUT sur lui et Camille.
    J'étais dans une séance pour mal entendant donc sous titrée mais effectivement il ronchonne pas mal dans sa barbe l'Auguste Lindon. Sans les sous titres je n'aurais pas tout compris.

  • Bonjour Pascale, je n'ai pas vu le Rodin: pas tentée surtout à cause de Doillon qui est un cinéaste qui m'ennuie. Quant à Conspiracy, j'ai déjà écrit tout le mal que j'en pensais. Bonne journée.

  • Bonjour Dasola. Je n'ai pas vu passer Conspiracy chez toi, je vais y retourner faire un tour.

  • Dommage pour le premier alors.
    J'entends encore bien du mal sur le Rodin ce matin sur France Inter...

  • J'ai entendu dire que "Jeeg Robot" ne tenait pas tout à fait la distance. Je pense que j'irai le voir quand même si j'ai une occasion de le rattraper tardivement (c'est généralement le cas). Merci d'en avoir parlé, en bien. C'est vrai que la critique qui met en avant sa nationalité italienne pour s'en étonner n'a visiblement rien compris au cinéma... sans commentaire...

  • Ah je trouve qu'il tient parfaitement la route. J'espère que tu auras l'occasion de t'en rendre compte. Quelle surprise ! Mettre de l'émotion dans ce genre de film entre film de super héro, de mafia, un peu de sociétal, comédie romantique... franchement, je le reverrai avec plaisir.

  • Tu m'intrigues avec ce Robot transalpin ! Mais qui a inventé ce titre tue l'amour ?
    Evidemment, mon côté prout prout, yeux dans le vague façon Colin Farrell à Miami, m'aurait davantage poussé à aller voir le Rodin, histoire ne pas m'aplatir comme un flan à la question "Tu as vu le dernier Doillon ?". Remarque, maintenant, j'aurai cette réponse délicate : moi, les films où "Rodin couche avec tout ce qui lui tombe sous le burin", tu sais...
    Quand au dernier titre mentionné, je ne savais même pas qu'il existait et je pense que je vais m'employer à l'oublier vite fait.

  • Je crois que le Jeeg aurait tes faveurs ! Non mais oui le titre, allo quoi !!!

    Ah je vois que ma litote littéraire t'a plu. j'ai hésité avec sous les "coups de boutoir de son poinçon"... Mais effectivement tu pourrais éviter les yeux globuleux et briller dans tes dîners en ville face à la gauche caviar qui t'interrogerait :
    - et que pensâtes-vous du dernier opus de Jacques ?
    - Jacques (œil globuleux à l'appui) ???
    - Doillon voyons !

    Quant au Conspiracy, jamais entendu parler non plus (pas bon signe...) jusqu'à ce que le casting me fasse de l'œil.

  • Conspiracy, j'ai vu la bande annonce, de grands noms sur l'affiche et une présentation du genre le Jason Bourne au féminin. Je crois que je passe mon tour.
    Tout comme le Rodin, j'aime Lindon mais y'a quand même des limites à se faire chier au cinéma. Si par contre on s'en contre fiche avec Rodin, des fois, je me souviens de films avec Rocco qui couche avec tout ce qui lui tombe sous le burin, ou le poinçon, ou le marteau-piqueur... Des fois ça a son intérêt.

    Le Jeeg Robot... j'en avais entendu parlé... il me faisait envie... mais je n'ai pas vu de films italiens depuis... au moins depuis Bud Spencer...

  • Conspiracy a croisé ma route tout à fait par hasard.
    Ah Rocco, sa filmo est inépuisable !
    Bud Spencer est italien ??? Non !!!
    Raaaah ce Jeeg, je le vends bien pourtant.

  • Bud Spencer, 100 % italien, pizza napolitaine même. Un autre super-héros italien pour nom officiel Carlo Pedersoli (ça sonne plus italien que Bud Spencer) - tout comme son compatriote Mario Girotti alias Terence Hill. Mais tu as bien vendu cet étonnant Jeeg.

  • Et ben tu m'en colmates une fissure là ! Que de découvertes à propos de ces deux stars incontournables !

  • "J'ai lu cette critique débile : "Si même les Italiens se mettent à faire des films de super-héros, où va le monde ?", ahaha je l'ai lu aussi, et je suis d'accord avec toi, c'est débile. J'ai beaucoup aimé aussi :)

    Rodin ne me dit rien, même si j'avais aimé le biopic "Camille Claudel" en son temps.

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