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ANNONAY 2018 - LA TÊTE À L'ENVERS

de Joseph Hader ***

Film en Compétition - Autriche

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Avec : Josef Hader, Pia Hierzegger, Jörg Hartmann, Georg Friedrich, Nora Von Waldstätten, Denis Moschitto, Murathan Muslu

Synopsis : Un célèbre critique musical est brutalement renvoyé de son journal. Le coup porté à son égo est tel qu’il perd tout sens de la mesure, cache la vérité à sa femme, et décide de se venger de son ancien employeur, d’une façon aussi abracadabrante qu’inefficace…

Totale réussite pour ce film qui parvient à mixer noirceur des situations et burlesque intégral sans jamais tomber dans le ridicule ni l'excès sans queue ni tête.

Un type d'un âge certain se retrouve au chômage sans préavis ni le moindre tact et n'ose le dire à sa femme plus jeune et très préoccupée par son désir d'enfant qui tarde à venir, on a déjà vu. Mais la réaction de cet homme est totalement inattendue. Il va traîner dans Le Prater, mythique parc de Vienne où il m'est apparu impossible de ne pas penser à Orson Welles surgissant de l'ombre. Je ne sais pas pour vous mais la silhouette du Troisième Homme rôde à tout jamais autour du Prater. Là il va rencontrer un petit escroc qui conduit le petit train qui fait le tour du Parc pour les touristes. Ils vont devenir amis. L'amoureuse roumaine de l'escroc qui ne parle pas un mot d'allemand s'immisce entre eux. Le chômeur va également vouloir se venger de son employeur. L'engrenage et l'escalade pour y parvenir vont provoquer des situations de plus en plus ubuesques. Sa femme est psychiatre et rencontre un étrange patient qui va se révéler être le petit ami de ... chut, je ne dis rien. Le serveur asiatique d'un restaurant a un étrange regard etc...

Par un tour de passe passe assez malin, tous les personnages qui n'ont rien à voir les uns avec les autres vont se retrouver mêlés à l'intrigue. Et mine de rien, malgré l'humour et la drôlerie, le film parle de communication ou plutôt d'absence de communication, d'incompréhension et aussi de la violence de la société qui vire ses employés de longue date uniquement parce qu'ils coûtent trop cher, de la violence aussi entre les êtres qui parfois ne peuvent se faire entendre qu'en se hurlant dessus que ce soit au boulot ou dans la vie privée.

Aux commandes de cet ovni se trouve Josef Hader à la fois acteur et réalisateur que j'avais beaucoup apprécié déjà dans un registre totalement opposé dans le très beau Stefan Sweig. Il semble qu'il soit une star du stand-up humoristique dans son pays et je dois reconnaître que son physique et son visage très expressifs font merveille dans ce style burlesque et pince sans rire. Qu'il lise son journal par grand vent, essaie de dissoudre des médicaments dans une bouteille de whisky, raye la voiture de son patron... il est hilarant.

Merci pour ce sourire très bienvenu dans un festival qui ne laisse pas souvent de place à la comédie !

Commentaires

  • Dis donc, ça a l'air sympa.
    J'espère qu'il sortira des festivals pour venir jusqu'aux salles.

    Le cinéma autrichien se résume trop souvent à Michael Haneke.

  • Ce serait extra. Ce film est vraiment différent et effectivement l'Autriche se limite à Haneke.

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