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LES AUTRES FILMS DE NOVEMBRE 2018

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L'ENFANCE D'UN MAÎTRE de Jeanne Mascolo de Filippis et Bruno Vienne ***

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Synopsis : Ce film documentaire raconte l’extraordinaire destin d’un jeune maître tibétain d’aujourd’hui Kalou Rinpoché. Né en 1990 à Darjeeling en Inde, il est ce qu’on appelle un Tulkou, la jeune réincarnation reconnue par le Dalaï-lama d‘un grand maître tibétain décédé en 1989, et dont il porte désormais le nom.
Filmé dès l’âge de ses 18 mois, voici le parcours inédit d’un futur maître spirituel, un témoignage des 25 premières années de sa vie, avec ses questions, ses doutes et son cheminement, entre tradition et modernité.  

En une heure et 15 mn on est happé par le récit de cette vie incroyable qui commence par une enfance confisquée parce que ce jeune enfant, à qui l'on retire même le nom, qui marche à peine est désigné comme étant la réincarnation du Maître Kalou Rinpoché.

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Il n'est encore qu'un bébé et l'on se prosterne devant lui. Sage comme une image, il fait ce qu'il doit sans broncher, toucher la tête des gens qui s'agenouillent, leur mettre une étoffe autour du cou, assister à des cérémonies, s'y endormir comme le bébé qu'il est. Parfois on l'autorise à jouer. Il s'ennuie puis s'émerveille. Refuse enfin qu'on lui pose sur la tête une sorte de tiare plus grande que lui. J'ai aimé son obstination à dire "non".

Aujourd'hui, c'est un beau jeune homme de 28 ans. De son visage émane une tristesse infinie. On l'écoute parler. Il est censé incarner la sagesse. Il ne comprend pas ce qui lui est arrivé. Il se sent comme les autres. Il évoque la dépression dont il a été victime et sa découverte du monde et des nouvelles technologies. De son errance avant de revenir à la fonction et au rôle qui lui sont dévolus.

C'est absolument passionnant mais de mon point de vue, c'est la tristesse qui l'emporte. Kalou est envahi de doutes mais il fait aussi preuve d'un grand sens des responsabilités et du devoir.

J'ai évidemment voulu en savoir plus sur cet être de lumière qui n'a rien demandé et dont le destin "a été d'être choisi"... Il a un compte Facebook sur lequel il se montre très actif. Mais je suis aussi tombée sur cet article qui m'a mise KO.

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SAUVER OU PERIR de Sébastien Tellier **

l'enfance d'un maÎtre de jeanne mascolo de filippis et bruno vie,cinéma

Avec Pierre Niney, Anaïs Demoustier, Vincent Rottiers

Synopsis : Franck est Sapeur-Pompier de Paris. Il sauve des gens. Il vit dans la caserne avec sa femme qui accouche de jumelles. Il est heureux. Lors d’une intervention sur un incendie, il se sacrifie pour sauver ses hommes. A son réveil dans un centre de traitement des Grands Brûlés, il comprend que son visage a fondu dans les flammes. Il va devoir réapprendre à vivre, et accepter d’être sauvé à son tour. 

Ce film est bien mais sans plus. C'est une déception. Je l'ai trouvé froid et prévisible. Les acteurs n'y sont pour rien. Pierre Niney est très bien et Anaïs Demoustier aussi. Tous les autres sont en arrière plan et sous exploités. Notamment Vincent Rottiers (shame) et son histoire d'oreille interne qui se résout miraculeusement. La meilleure partie est la première. Celle où l'on découvre la vie dans la caserne. Le rituel quotidien de la levée de drapeau, de l'hommage aux camarades morts au feu, de la Marseillaise chantée chaque matin, de l'entraînement physique intensif... Et puis toutes les missions qui font de ces hommes des héros du quotidien : sauver des vies, se rendre sur les lieux d'un accident de la route, d'un suicide sur une voie de métro, auprès d'une SDF qui perd connaissance etc... Ce n'est qu'après la réussite à un concours auquel tous n'accèdent pas qu'on peut devenir un véritable soldat du feu. Toute cette partie est très intéressante. Sans compter que si vous êtes mariés, vous vivez dans un appartement dans la cour de la caserne, votre vie est bercée par le son des sirènes et de l'agitation. Il faut aimer.

On nous dit aussi, quelle surprise, que l'amour partagé c'est vachement bien. Franck et sa femme vont avoir des jumelles et rien ne nous est dissimulé de leur entente parfaite, au lit, au petit déj', au bal des pompiers et le futur papa parle évidemment au ventre qui s'arrondit pour faire des promesses à ses futurs enfants, qu'il ne pourra pas tenir. Cela sonne faux ou plutôt tout ce qui arrive est prévisible quelques secondes avant que ça n'arrive. Rien ne semble naturel mais destiné à cocher toutes les cases. Aucune surprise, jamais. Le film avance comme sur des rails. Même lorsque Franck a son terrible accident (en jouant les héros évidemment, car il ne suffit pas qu'il brûle, il faut qu'il ait avant cela sauvé ses camarades) tout se passe comme on pourrait le prévoir.

La souffrance indicible de Franck est certes bien montrée et le monde de l'hôpital est porté aux nues. La plus grande subtilité revient à la manière dont le temps passe. Inutile de nous préciser par des encadrés "six mois plus tard"... on voit, entre autre, les enfants grandir et ça nous suffit à comprendre qu'effectivement le temps passe et qu'une guérison, une rééducation c'est très très long.

Mais pour moi, dès lors qu'il s'agit d'hôpital ça coince terriblement. Où trouve-t'on ce monde idéal, merveilleux composé exclusivement d'hommes et de femmes exemplaires dont l'empathie et le dévouement ne faiblissent jamais ? Où sont les infirmières qui sortent de la chambre pleurer tant le cas et la détresse de leur patient les touchent ? Où trouve-t-on le médecin (Sami Bouajila, parfait, si je vais à l'hôpital j'EXIGE qu'il soit là) qui prend le temps de prendre un verre avec l'épouse éplorée pour l'écouter et la réconforter ?

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Pour avoir accompagné quotidiennement l'homme de ma vie obligé à vivre régulièrement plusieurs semaines d'affilée pendant quatre ans en chambre stérile, la SEULE fois où j'ai été convoquée (le terme est volontairement choisi) par sa Majesté le professeur ce fut pour me dire que décidément mon blog qui parle de la maladie et de l'hôpital, vraiment non, ça ne se fait pas.

Et aussi je précise que non, on n'entre pas dans un espace confiné où le patient est en secteur stérile sans masque et cheveux au vent ! J'ai testé aussi. Ce n'est qu'un détail mais c'est terriblement agaçant quand on cherche à être au plus près de la réalité.

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Et pourquoi une femme qui aime tant son mari le quitte-t-elle au moment où il a le plus besoin d'elle ? Parce que oui, un homme dans cet état, diminué et défiguré a peut-être quelques raisons et aussi le droit d'avoir un peu parfois le moral en berne !  L'histoire du couple, franchement, elle ne tient pas très solidement la route. Je juge les personnages ? Tant pis.

Je m'égare, mais indépendamment de cela et malgré la belle prestation de Pierre Niney (qui pourtant ne m'a pas tiré une seule larme), le film tient plus du téléfilm à thème que du grand mélo bouleversant annoncé.

Mais je reste toutefois béate d'admiration et de reconnaissance devant les Pompiers de Paris et d'ailleurs.

A voir Franck avec ses masques, j'ai repensé à l'interprétation exceptionnelle de Nahuel Pérez Biscayart l'année dernière dans le magnifique Au revoir, là-haut. On est à des années lumière de cette émotion. 

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LES VEUVES de Steve McQueen **

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Avec Viola Davis, Michelle Rodriguez, Elizabeth Debicki, Cynthia Erivo, Colin Farell, Daniel Duval

Synopsis : Chicago, de nos jours. Quatre femmes qui ne se connaissent pas. Leurs maris viennent de mourir lors d’un braquage qui a mal tourné, les laissant avec une lourde dette à rembourser. Elles n'ont rien en commun mais décident d’unir leurs forces pour terminer ce que leurs époux avaient commencé. Et prendre leur propre destin en main… 

Un film de Steve McQueen ? Je fonce tête la première. La preuve ici, ici ou . Mais cette fois, big badaboum et grosse déception.

Exceptées la réalisation et quelques scènes fortes où le rythme cardiaque s'accélère : la scène d'ouverture très astucieuse qui met en parallèle le braquage qui va foirer et la présentation de chaque personnage et celle du braquage des femmes, j'ai trouvé l'ensemble plutôt mou du genou et surtout parfaitement invraisemblable. J'ai toujours beaucoup de mal à adhérer au principe du citoyen (ici de la citoyenne) ordinaire qui se transforme en machine de guerre. De plus ici, les choses (malgré quelques embûches) leur sont considérablement facilitées par le scenario un peu trop prévisible.

Malgré la présence très solide de Colin Farell en politicien corrompu, j'ai trouvé la critique du monde politique très convenue (tous pourris). Une fois encore j'entends parler de féminisme alors que je ne vois qu'une chose : pour résister à des hommes ignobles, il faut reprendre et utiliser leurs méthodes véreuses. Je trouve ça simpliste.

Par contre je dois noter que j'ai été fortement impressionnée par la prestation d'une grande tige d'1m 90, Elizabeth Debicki. Je trouve qu'elle domine, et pas seulement de sa taille hors normes, le casting féminin et que son personnage (battue par sa mère, puis par son mari, puis par celle qui recrute...) est le plus intéressant.

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Viola Davis (très très bien habillée) est monolithique, Michelle Rodriguez transparente, et Cynthia Erivo (qui n'est même pas veuve ou je me suis assoupie...) caricaturale. Quant à Robert Duval, il m'a fait de la peine à aboyer ainsi.

Au final, après quelques twists là encore assez prévisibles, ce film décevant me semble plutôt inconsistant.

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MON CHER ENFANT de Mohamed Ben Attia *

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Synopsis : Riadh s’apprête à prendre sa retraite de cariste au port de Tunis. Avec Nazli, il forme un couple uni autour de Sami, leur fils unique qui s’apprête à passer le bac. Les migraines répétées de Sami inquiètent ses parents. Au moment où Riadh pense que son fils va mieux, celui-ci disparaît. 

Je me demande pourquoi je place ce film ici car je n'ai pas grand chose à en dire. Sur un thème fort, je me suis trouvée face à un film assez amorphe qui n'allait pas au bout de son sujet. Je trouve que Thomas Bidegain s'y est beaucoup mieux pris pour évoquer ce fléau qui s'abat sur une jeunesse fragile.

On comprend parfaitement que le réalisateur a voulu montrer que son pays, la Tunisie, est un pays comme les autres avec une classe moyenne tranquille et sans histoire. Dans mon souvenir le père est quasiment à la retraite, la mère est prof, le fils (la bonne tête à claques) va passer le bac mais a mal à la tête. Mais trop de sobriété et de distance tuent l'empathie et une scène catastrophique de retrouvailles m'ont complètement fait décrocher.

Reste l'interprétation subtile et parfois émouvante de Mohamed Dhrif dans le rôle du père. Mais quand même parfois dans certains films j'ai juste envie de dire aux personnages : PARLEZ-VOUS bordel !

Commentaires

  • En comptant bien je n'ai vu que 15 films au cinéma en novembre. J'ai déjà fait pire :-)

  • Ah les choix ?
    Je suis enchaînée, tu penses bien que ce n'est pas volontaire ce que je vois :-)

  • Moi qui avais inscrit sauvez ou périr et les Veuves dans ma liste des films à voir... Je suis moins enthousiaste après t avoir lu...

  • Je suis moi même tombée de haut... ou bien bas.

  • Je n'ai pas vu Sauver ou Périr qui ne me tente pas plus que ça mais c'est la deuxième critique je lis aujourd'hui soulignant de gros défauts dans la deuxième partie (avec les mêmes arguments), forcément ça titille !
    (et moi aussi, j'ai tendance à juger les personnages et contrairement ce que peuvent penser certains, je pense que c'est assez légitime, surtout quand les films sont au plus proche du réel ! Très bel hommage à ton homme :) ).

  • Je n'en attendais pas grand chose mais c'est quand même bien relou.
    J'entends souvent que juger c'est le mal absolu... Je crois qu'il y a pire et qu'effectivement on peut.
    Merci pour l'hommage. Je ne rate jamais une occasion de parler de lui :-)

  • Bonsoir Pascale, je te trouve dure en ce qui concerne les Veuves. C'est film policier qui se voit avec plaisir et j'ai aimé la fin à propos d'argent mal acquis qui va servir à reconstruire une bibliothèque. Bonne soirée.

  • Bonsoir dasola. Je crois que bien mal acquis ne profite jamais...
    Ma confiance en McQueen m'a déçue. Je trouve le film très convenu et invraisemblable.

  • On sort du cinéma, "Les veuves", en pleine réflexion si le film nous déçu ou pas...

  • Moi j'étais déçue pendant...
    Pas grand chose tient debout selon moi et pitié qu'on cesse de parler de féminisme. Des femmes victimes, battues, trompées, bafouées... qui tombent des nues d'avoir épousé des truands !
    Quant à l'aspect politique, il se limite à tous pourris.

  • J'ai suivi le lien sur le jeune maître tibétain et je ne suis pas étonnée du tout. Il y a quelques scandales en gestation dans ce milieu là, y compris en France, mais c'est aussi verrouillé que l'église catholique. Les hommes sont les mêmes partout .. abus aussi sur les disciples, qui n'osent pas parler. J'avais lu également un récit où une nonne parlait de l'infériorisation des femmes religieuses. Ça calme ...

  • Les hommes et les enfants... Ça me dépasse tellement que je trouve pas les mots à part des "gros".
    Ça calme mais il reste des êtres admirables.

    Rien qu'avec leur tenue les nonnes ont l'air inférieures emballées dans leur tchador.

  • Le seul qui me tente c'est le Mac Queen qui pourtant t'a déçue (et pas seulement parce qu'on n'y voit pas le derrière de Fassbinder). Moyennement ceci dit (mais pas pour les même raisons), sinon que je suis curieux de voir comment il s'aligne avec ses précédents films.

  • Ce film plait beaucoup. Il m'a déçue. Donc, tu devrais adorer :-)

  • Je voulais voir Les veuves mais finalement la critique n'est pas dingue, on ira peut être voir autre chose. Je note le premier, le genre de film/docu qui fait vibrer

  • Bon ben j'ai lu l'article. Effectivement, ça donne une autre image et ça relativise beaucoup de choses. Nous ne sommes que des êtres humains hein.

  • Tu trouves ? J'ai l'impression que la critique est plutôt enthousiaste.

  • Oui c'est affreux. De VRAIS êtres humains ne font pas ça.

  • Je reviens ici vu que je suis passée sur le blog de Dasola tout à l'heure. Je tenais à dire que j'étais d'accord avec toi sur quasiment tout sur Les Veuves. Le film est indéniablement bien réalisé mais ça parle de trop de choses (et de manière ultra soulignée : bim le patriarcat, bim la politique, bim la religion, ça faiiiit troooppp), sans bien en parler, ça les effleure. Et niveau braquage, c'est digne de Ocean's 8 : aucune embûche effectivement, on n'y croit pas une seule seconde. Et tu as raison, en dehors d'Elizabeth Debicki, qui dégage beaucoup de charisme, les autres ont l'air transparentes. Surtout on ne s'attache pas à leurs personnages !

  • Oui ça fait trop de bim pour un seul film :-)
    Elles ne sympathisent pas et du coup ne se rendent pas sympathiques et on ne s'attache pas à leur histoire. Et on ne "craint" pas pour elle. J'y ai pas cru un instant.
    Seule la grande tige est touchante avec son histoire perso.

  • Fait gris a nancy. Je me suis quand même laisse tenter par les Veuves. Bien aimé les cascades et bande son très agréable avec notament (notamment ? mon correcteur d orthographe accepte les 2....) deux beaux titres de Nina Simone et Sade.

  • Je confirme, il fait gris à Nancy :-)
    Ce film ne m'a ni conquise ni convaincue.

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