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TROIS FILMS

maya de mia hansen-love,cinéma,roman kolinka,aarshi baneriee,alex descas5298647_jpg-c_215_290_x-f_jpg-q_x-xxyxx.jpgmaya de mia hansen-love,cinéma,roman kolinka,aarshi baneriee,alex descas

S'il fallait chercher un point commun entre ces trois films je dirais que deux d'entre eux sont tirés d'histoires vraies mais que le troisième aurait pu l'être aussi. Ils sont surtout les trois premiers films que j'ai vus en 2019 (oui je sais nous ne sommes que le 3) mais je vais être silencieuse quelques jours, j'ai surtout l'impression que je ne vais pas être très prolixe à leur sujet.

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MAYA de Mia Hansen-Love ***

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Avec Roman Kolinka, Aarshi Baneriee, Alex Descas, Judith Chemla

Synopsis : Décembre 2012, après quatre mois de captivité en Syrie, deux journalistes français sont libérés, dont Gabriel, trentenaire.

Après une journée passée entre interrogatoires et examens, Gabriel peut revoir ses proches : son père, son ex-petite amie, Naomi. Sa mère, elle, vit en Inde, où Gabriel a grandi. Mais elle a coupé les ponts. Quelques semaines plus tard, voulant rompre avec sa vie d’avant, Gabriel décide de partir à Goa. Il s’installe dans la maison de son enfance et fait la connaissance de Maya, une jeune indienne. 

En effet, plutôt que de suivre la thérapie que lui propose un psy qui lui explique les deux façons qu'ont les ex otages de réagir, Gabriel préfère tout quitter, travail, famille, patrie et se rendre en Inde où ça tombe bien sa maison d'enfance abandonnée mais très habitable l'attend. Là-bas il retrouve ça tombe encore mieux son parrain qui a une fille délicieuse qui lui servira un temps de guide, voire plus...

Contrairement à ce que pourrait laisser supposer le ton ironique que j'emploie, j'ai apprécié ce film qui nous emmène encore loin. Comme ici, c'est en Inde que nous sommes parachutés et lors d'une escapade solitaire, nous en traverserons une partie, collés aux basques de Gabriel. On y voit, la misère, la corruption, mais aussi la beauté incroyable du pays et une classe moyenne cultivée en proie à des difficultés matérielles.

La nonchalance propre au pays semble idéale à la reconstruction d'un homme qui a connu l'horreur, la faim, la peur, la torture. Gabriel l'évoque et j'ai trouvé les scènes de retour de captivité, celles où il échange avec son ami/partenaire sur les raisons qui les font aimer leur métier de grands reporters qui vont dans les endroits les plus dangereux du monde, particulièrement réussies.

Celle des retrouvailles avec sa mère m'a semblé vraiment cruelle notamment lorsqu'elle dit à son fils que la caisse noire du gouvernement français sert à payer la rançon pour les otages au lieu d'aider les associations humanitaires. Il faut oser mettre ces mots dans la bouche d'une mère dont le fils a été otage en Syrie...

Mia Hansen-Love semble autant hypnotisée par le pays qu'elle filme que par son acteur principal qu'elle ne lâche pas d'une semelle. Il faut dire qu'en Roman Kolinka, déjà irrésistible ici, elle trouve l'interprète idéal de la mélancolie, ténébreux et séduisant à souhait. On comprend qu'une très jeune femme qui s'ennuie ne lui résiste pas. Aarshi Baneriee est son contraire, fraîche et lumineuse.

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UNE FEMME D'EXCEPTION de Mimi Leder **

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Avec Felicity Jones, Armie Hammer, Justin Theroux

Synopsis : Jeune avocate idéaliste, Ruth Bader Ginsburg vient d'avoir un enfant et ne trouve aucun cabinet prêt à engager une femme… Lorsqu'elle accepte une affaire fiscale avec son mari Martin, elle comprend qu'il y a sans doute là l'occasion de faire évoluer sa carrière. Mais elle est surtout consciente de pouvoir changer le regard de la justice sur la discrimination fondée sur le sexe.

Une femme d'exception retrace les jeunes années de celle que l’on surnomme "Notorious RBG". Aujourd’hui âgée de 85 ans, elle siège à la Cour Suprême et est l’une des plus grandes figures progressistes des Etats-Unis.

La première scène, formidable, laissait augurer le meilleur. Une marche triomphale voit des dizaines et des dizaines de jeunes hommes se diriger vers Harvard où ils vont entamer leurs études, encouragés par leur Doyen qui les assure qu'ils sont l'élite de la société et du pays tout entier. Parmi eux, deux ou trois jeunes femmes dont Ruth Ginsburg, un peu trop béate à mon goût. Une révolution.

A l'issue de ses brillantes études, elle se voit opposer tous les arguments les plus délirants pour ne pas l'engager (je vous laisse découvrir). Elle finit, la rage au ventre, par accepter un poste d'enseignante. Son indignation face à la discrimination sexuelle va la mener, aidée de son irréprochable époux, à défendre une affaire qui va faire évoluer les mentalités.

Le plus surprenant c'est que cette discrimination touche un homme qui, parce qu'il est un homme ne peut prétendre aux indemnités dévolues à une personne qui s'occupe d'un parent à domicile en plus de son travail.

Même si les grandes tirades féministes ou tout simplement anti ségrégation sexuelle sont formidables, parfaitement argumentées, j'ai trouvé la façon de raconter cette histoire d'une lutte pour faire taire des décennies, des siècles d'aberration, trop sage. Le couple surtout, formé par Felicity Jones (un peu trop la larme à l'œil parfois) et Armie Hammer (toujours magnifique, même avec son tablier de cuisine histoire de nous montrer que celui qui porte la culotte n'est pas celui que l'on croit...) est trop parfait pour être vrai. Au-delà de leur entente et de leur complicité sans faille, ces gens ont toujours le mot exact au bon moment, la réaction idéale... Je les ai trouvés fatigants, et le film très bavard.

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BIENVENUE A MARWEN de Robert Zemeckis **

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avec Steve Carell, Leslis Mann, Elza Gonzalez, Diane Kruger

Synopsis : L'histoire de Mark Hogancamp, victime d'une amnésie totale après avoir été sauvagement agressé, et qui, en guise de thérapie, se lance dans la construction de la réplique d'un village belge durant la Seconde Guerre mondiale, mettant en scène les figurines des habitants en les identifiant à ses proches, ses agresseurs ou lui-même. 

Passée la surprise de voir Steve Carell (excellent) dans deux rôles, celui de Mark Hogancamp victime d'une ignominie et de son double idéal, (une poupée) parachutiste de la seconde guerre mondiale qui combat les nazis aidé par des poupées filles aux décolletés vertigineux et surarmées, le film se contente de se diriger vers une résolution des problèmes assez invraisemblable. On a du mal à croire que l'état de stress et d'angoisse permanent dans lequel se trouve Mark (à juste titre) depuis son agression qui lui valut des jours de comas, des semaines d'hôpital, des mois de rééducation, puisse se résoudre d'un claquement de doigts en jetant dans l'évier les médicaments qu'il doit prendre quotidiennement.

Evidemment, on salue l'exploit, l'inventivité et la perfection des scènes où les poupées sont mises en scène et photographiées par Mark mais au final, il reste la performance de Steve Carell et la beauté du village reconstitué qui se met en action. Mais le réalisateur insiste sur le moment de l'agression en nous la montrant plusieurs fois et peine sur la partie "réelle" un peu balourde et répétitive (malgré Steve Carell impeccable, je le répète) alors que la partie en motion capture est formidable.

Dommage, je m'attendais à adorer ce film.

Commentaires

  • Bonjour dasola. Je comprends. Pas de quoi courir même s'ils recueillent les faveurs de la critique.

  • C'est le premier qui est sur notre liste - nous avons fait de magnifiques voyages en Inde !

  • Oui je sais. J'ai pensé à vous en le voyant. Il devrait vous plaire.

  • J'ai hésité à aller voir Maya, mais finalement je lui ai préféré Monsieur !
    J'ai vu Une femme d'exception et je te rejoins totalement, le sujet est génial mais le biopic un peu trop classique en dépit d'une superbe scène d'ouverture.
    Belle journée !

  • Les 2 sont différents et font voyager.

    Oh oui c'est plan plan. Et la famille parfaite... grrrrr.
    Bonne soirée.

  • Je n'ai pas encore vu Une femme d'exception (je ne suis pas sûre de vouloir aller le voir au ciné, mais plus chez moi). En revanche, sur le même sujet, j'avais énormément aimé le docu RBG sorti en octobre dernier (et qui a fini dans mon top 10 de l'année). Je ne sais plus si tu l'as vu !

  • Non je n'ai pas vu le docu qui ne peut qu'être meilleur que le film...
    Si tu as envie de rencontrer Monsieur et Madame Parfait (et la fille suit le chemin de la perfection : toujours la bonne parole/réaction au bon moment... et pas un cheveu qui dépasse)... il faut voir le film.

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