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INCROYABLE MAIS VRAI

de Quentin Dupieux ***(*)

INCROYABLE MAIS VRAI de Quentin Dupieux, cinéma,  Alain Chabat, Léa Drucker, Anaïs Demoustier, Benoît MagimelINCROYABLE MAIS VRAI de Quentin Dupieux, cinéma,  Alain Chabat, Léa Drucker, Anaïs Demoustier, Benoît Magimel

Avec Alain Chabat, Léa Drucker, Anaïs Demoustier, Benoît Magimel

Parler de ce film reviendrait en partie à spoiler ce qui est incroyable mais vrai et parfaitement teasé dans les différentes bandes-annonces.

Je vous encourage donc à plutôt ne rien lire pour ne pas vous faire divulgâcher les révélations par la critique encartée. Télérama (merci Guillemette) révèle TOUT. Je ne l'ai lu qu'après.

Le film est bavard et on peut compter sur Alain Chabat (en forme olympique) pour se mettre en bouche l'absurdité de l'univers de Quentin Dupieux. Il avait déjà expérimenté avec gourmandise le côté bien barré de ce cinéma dans Réalité. Quant au réalisateur, Wrong cops mis à part, je peux dire que j'en suis une inconditionnelle. Je garde une tendresse particulière pour Rubber qui m'avait aussi éblouie sur le plan visuel, mais le Daim, Au poste ! et Mandibules sont des ouvrages qui m'ont absolument ravie par leur imagination sans limite, leur dinguerie bienfaisante. Et parfois comme ici dans cet Incroyable mais vrai surgit à nouveau un côté mélancolique voire franchement triste qui replace ces histoires déjantées dans un contexte plus réaliste voire pessimiste. Mais ce n'est plus un blouson en daim qui fait basculer vers la folie.

Ici sont abordées certaines obsessions actuelles comme la virilité, la jeunesse éternelle, la peur de mourir, l'obsession et les dangers de la technologie de pointe japonaise, mais aussi la lassitude en amour, l'usure des couples. Comme dans le récent titre de Stromae : "La vie de couple me fait souffrir de lassitude /Le célibat me fait souffrir de solitude" parfaitement illustré ici. Et dans une étonnante partie totalement muette où surviennent mille évènements, le réalisateur balaie sans un mot et de façon virtuose des mois et des mois de la vie des protagonistes. Une véritable leçon pour les films bavards et explicatifs.

Vous voyez je ne révèle rien. Les acteurs sont éblouissants. Chabat doux rêveur (excepté une scène de baffe qui m'a choquée et qu'il aurait dû refuser) à la voix charmeuse, hésitante, rassurant et aimant comme il le peut et présent dans la jolie dernière image. Léa Drucker, superbe et finement mais douloureusement obsédée. Anaïs Demoustier, décalée dans son personnage de "chaudasse" écervelée qui se laisse maltraiter par Benoît Magimel (au pouvoir comique enfin révélé) sans broncher.

Foncez !

Commentaires

  • En voilà qui me fait envie... Pour Alain Chabat. Pour Quentin Dupieux.
    J'avais déjà beaucoup apprécié Réalité. Et aussi Le daim.
    Et comme toi, j'ai une tendresse particulière pour Rubber... Tendresse ? est-ce bien le bon mot... un ovni mélancolique qui me reste en mémoire....

  • Tu n'as pas vu la folie Mandibules ? C'est le premier film que j'ai vu après 8 mois de fermeture des salles. Je craignais la cohue. On était pas nombreux... Je ne me suis jamais sentie pas en sécurité dans les salles. Par contre dans le tram... au s'cours !
    Oui tendresse, c'est particulier pour un film aussi particulier. Mais un pneu serial killer dans les plaines du far west c'était quelque chose. Quel choc §
    Bon si tu as aimé Le Daim cet incroyable mais vrai devrait te plaire. Et puis, il est urgent de se mettre au frais dans les salles.
    Et Alain est PARFAIT.

  • Il y avait une certaine poésie à voir un pneu serial-killer... dans la poussière de cette terre...

  • Tu as oublié de dire que, lorsqu'on descend dans le conduit, ...
    Du grand Dupieux qui, après son "Daim" obsessionnel et dérangé, nous prouve qu'une bonne comédie peut aussi posséder une sous-couche amère. Les acteurs sont tous géniaux (même la claque qui montre Alain contaminé par son côté Gérard, on le verra d'ailleurs un peu plus tard tirer au pistolet comme lui), les dialogues sublimes, et cette musique baroque façon nintendo absolument parfaite en contrepoint. C'est juste dingue !

  • Oui, je suis en train de creuser un conduit chez moi pour...
    La claque c'est : non. D'autant que Léa a l'air de dire qu'elle l'a méritée. Alors, non et non et RENON.
    Dialogues au cordeau comme s'ils étaient improvisés : j'adore.
    Bon, Bach version Tétris, je ne suis pas fan mais oui, ça colle à la dinguerie du truc.

  • Pas aussi dithyrambique, mais c'est effectivement un très bon moment avec un quator d'acteurs au diapason, un point bonus à Magimel épatant... Du Dupieux +++

  • Magimel fait des étincelles à chaque film désormais. Pas évident de jouer ce con.

  • Comme toi, j'ai un faible pour l’œuvre de Quentin Dupneu. Même à moitié réussi, l'un de ses films vaut mieux que l'écrasante majorité de la production française. Bon, là, ce n'est pas son meilleur, mais on passe un moment sympa.

  • Dupneu :-))) est incontournable pour moi. Toujours des surprises à la clé. Pour moi c'est plus que "sympa", étonnant, dérangeant, drôle, émouvant aussi.

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