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JUSTE UNE NUIT - PLUS QUE JAMAIS ***

2377525.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxx.jpgJUSTE UNE NUIT d'Ali Asgari, cinéma,  Sadaf Asgari, Ghazal Shojaei, Babak Karimi, PLUS QUE JAMAIS d'Emily Atef, Vicky Krieps, Gaspard Ulliel, Bjorn Floberg

JUSTE UNE NUIT d'Ali Asgari ***

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avec Sadaf Asgari, Ghazal Shojaei, Babak Karimi

La toute jeune Fereshteh vit seule à Téhéran avec son bébé qu'elle couve de regards, de caresses, de mots doux. Elle poursuit ses études tout en travaillant dans une imprimerie. Mais lorsque ses parents annoncent leur venue pour le soir même jusqu'au lendemain, elle doit trouver une solution car ils ne connaissent pas l'existence du bébé. Cacher toutes les affaires de l'enfant chez des voisines se révèle relativement facile. Mais en confier la garde est beaucoup plus problématique. Avec sa meilleure amie Atefeh, elle se lance dans un périple à travers la ville pour trouver un abri sûr à l'enfant pour la nuit.

Au travers de cette improbable course dans la ville où les deux jeunes femmes et le bébé dans les bras vont être confrontées à mille obstacles, le réalisateur traite de la condition des femmes en Iran. Ce n'est pas folichon. On pourrait soupçonner et regretter un manque de solidarité entre les femmes qui refusent d'accueillir le bébé pour une nuit mais on sent bien que sans le consentement de leur mari elles ne peuvent prendre aucune décision. Et quand enfin un homme secourable accepte, c'est sa femme qui refuse. Le père de l'enfant, un gamin immature ne veut pas entendre parler du bébé qu'il a souhaité voir disparaître avant la naissance, mais là encore, on sent combien le jeune homme tremble devant son père. Et lorsqu'un médecin entre en piste, on a affaire à la pire engeance qu'une femme puisse rencontrer.

Le film ne m'a pas paru manichéen, les méchants hommes d'un côté, les gentilles femmes de l'autre ; il y a même un ambulancier formidable. Mais on a l'impression tenace que tout le monde, sauf les hommes de "pouvoir", vit dans la peur.

La décision finale, courageuse et tant espérée de Fereshteh procure un plaisir fou mais sa vie ne sera pas un chemin tranquille pour autant. Le visage inquiet, tourmenté de la jeune et vaillante actrice avait déjà impressionné dans un autre film terrible, Yalda, la nuit du pardon.

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PLUS QUE JAMAIS d'Emily Atef ***

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Avec Vicky Krieps, Gaspard Ulliel, Bjorn Floberg

Hélène et Mathieu sont mariés depuis de longues années mais Hélène est gravement malade et ne pourra survivre que si elle trouve un donneur compatible pour une greffe des poumons. Pas simple pour un couple qui s'aime d'encaisser une telle perspective. Mathieu tente de continuer à vivre "normalement", aller au travail malgré l'angoisse et l'envie de passer le plus de temps possible avec Hélène. Cette dernière s'ennuie, cantonnée à l'attente... 

En surfant sur Internet elle fait la connaissance de Bent, un norvégien qui raconte en photos sa maladie sur un blog. Elle décide de partir seule en Norvège où Bent va l'accueillir sans que Matthieu le sache. Il accepte son départ puis la rejoint.

Ici la malade ne veut pas se laisser enfermer dans l'éventualité de traitements, d'une guérison incertaine, elle veut choisir et décider. Et c'est, perdue au bord de l'eau glacée où elle plonge, entre les profondes falaises de fjords, éblouie par la lumière qui rend insomniaque qu'elle va avoir la révélation du sens de la vie. Aux yeux de l'homme qui l'aime, c'est comme un renoncement inadmissible.

Difficile de voir et de parler de ce film sans évoquer le fait que c'est le tout dernier qu'a tourné Gaspard Ulliel, qu'on ne le verra plus que dans des films qui le figeront à jamais dans une jeunesse éternelle. Et Emily Atef lui a offert le beau rôle d'un homme mûr, amoureux (avec une des scènes "d'amour" les plus longues vue au cinéma) dans un film au sujet terrible traité avec douceur et intelligence sans pathos, ni hystérie ou crise de larmes.

Vicky Krieps est comme toujours formidable. Et Gaspard Ulliel beaucoup plus en retrait mais solide et touchant nous offre pour la dernière fois son étrange et profond regard, sa fossette enfantine et sa jolie voix éraillée.

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Commentaires

  • Je ne sais pas pourquoi mais la BA de Plus que jamais n a pas réussi à me convaincre de me déplacer...
    Juste une nuit nous montre de belles rencontres ou lâchetés et beau geste se côtoient. Dommage que le réalisateur ne nous fasse pas vivre la scène finale.

  • Entièrement d'accord avec toi. Je voulais la dernière scène.

    Je n'avais pas vu la BA mais je voulais revoir Gaspard.

  • J'ai surtout envie de voir "juste une nuit". Pour le deuxième, Gaspard Ulliel évidemment, mais le film ne me tente pas tellement.

  • Je comprends et Juste une nuit est un peu long, mais Gaspard...

  • J'ai mis "Plus que jamais" à mon programme.
    Tu parles bien du deuxième et ça me le rend intéressant. Alors, peut-être...

  • Les deux m'ont vraiment plu.

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