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  • Festival de Cabourg, épilogue : les courts métrages

    Je choisis de vous parler des 12 courts métrages que j’ai vus de la manière la plus subjective qui soit (c’est mon côté punk) : dans l’ordre de mes préférences… quoique je doive reconnaître que TOUS les films présentés ont été des surprises et que le point commun (selon moi) est en tout cas la qualité de l’interprétation.

    Plus ou moins de Gianguido Spinelli * * * *

     

    Avec Serge Kribus, Eriko Takeda

    Amoureux jusqu’à l’obsession de la voix féminine de sa montre parlante de fabrication japonaise, un quadragénaire solitaire passe le plus clair de son temps à l’écouter. Jusqu’au jour où, à force de faire joujou avec son gadget, celui-ci finit par tomber en panne.

    L’idée de génie est d’avoir enfermé une fille dans cette montre où elle vit sa vie de Geisha disponible (à chaque fois que l’homme appuie sur le mécanisme, elle lui donne l’heure, souriante, esclave consentante) dans un intérieur japonisant : ikebana, kimono, cérémonie du thé… qui s’oppose à la vie terne et grise de ce bureaucrate terne et gris. On ne peut s’empêcher d’évoquer « Brazil » pour l’atmosphère oppressante d’une administration lourde, et « I love you » de Marco Ferreri pour l’obsession fétichiste du héros envers un objet de fantasme. Les trouvailles se succèdent : lorsque l’homme abuse du mécanisme de la montre, la fille tombe malade et perd la voix… Le burlesque côtoie le tragique et la quasi absence de dialogue rend ce film envoûtant.

    Un véritable petit bijou irrésistible, MON coup de cœur absolu.

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    Morganez de David Tradé * * *

    Avec Philippe Nahon, Beaudoin Trocheris, Fleur Dias Blanco

    Fin de marée noire. Pour le vie Léon et le petit Pierre, la pêche va reprendre. Tous deux s’occupent depuis peu d’une petite fille handicapée qui va mal, très mal. Vissée dans son fauteuil roulant, elle ne rêve que d’une chose du haut de la falaise. Et si Pierre ne veut pas le faire, Léon s’en chargera.

    Tout dans ce film me semble être de la poésie à l’état pur. Seul film fantastique de la sélection, l’ambiance mystérieuse du début, l’atmosphère désolante et désolée de cette fin de marée noire, la tristesse ou le désespoir des enfants sont un enchantement. Comment imaginer qu’une petite fille d’une dizaine d’années, même handicapée, puisse se suicider ? J’ai préféré y voir un conte fabuleux, ce qui m’est confirmé par les nombreux indices semés dans le film : des bains répétés, les jambes cachées de la petite fille, des écailles sur la chaise roulante, une ombre blanche et lumineuse qui s’éloigne… Une merveille !

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    Chute Libre d’Olivier Dorigan * * *

     

    Avec Jean-François Stevenin et Aurore Clément

    Jeanne et Louis sont à la veille d’un grand voyage. Entre l’urgence des derniers préparatifs et l’envie de se laisser aller, le temps passe trop vite. Le lendemain, l’avion décolle enfin. Le couple ne s’est jamais senti aussi libre.

    Les deux acteurs, deux géants, deux présences, deux évidences, n’ont pas à parler pour qu’on croit que leur couple existe depuis des décennies. Le mystère qui s’installe : où vont-ils ? que préparent-ils ? est quasiment accessoire en comparaison du bonheur de les voir évoluer ensemble. Et si la fin n’est pas explicite, je pense que ce doit être cela l’amour : se jeter dans le vide !

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    Infrarouge de Lionel Mougin * * *

    Avec Manuel Vallade, Amélie Daure

    Les sensations, les émotions, le ressenti des choses et des êtres pour Samuel, non voyant depuis la naissance.

    Ce n’est pas un documentaire mais bien un film, touchant, plein de douceur et de sensations qui place le spectateur dans la tête et les yeux d’un aveugle. L’utilisation du split screen (écran divisé) n’apporte rien à ce film admirablement interprété qui fait battre le cœur.

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    Le bal perdu d’Alfredo Diaz Perez * *

     

    Avec Mireille Perrrier, Dominic Gould

    Amnésique depuis dix mois, Nina, trente-sept ans, vit prisonnière d’un moment perpétuel dans un temps zéro. Tous les jours, elle s’imagine qu’elle a vingt ans et que c’est dimanche. Bruno, son mari, est devenu un étranger pour elle. Aujourd’hui, c’est dimanche et il y a bal à la plage. Lydia est venue et Bruno a pris une décision. Il attend, quelque chose qui ne viendra pas...

    Il y a beaucoup de douceur et d’émotion dans ce film qui évoque une terrible maladie qui rend tous les souvenirs heureux cruels et où l’oubli qui s’installe efface les années vécues ensemble.

    Les deux interprètes sont magnifiques. Dommage que ce joli film soit plombé par des scènes de sexe répétitives et vraiment pas indispensables.

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    Même pas mort de Claudine Natkin * *

    Avec Chloé Jager Berger, Marjorie Piat, Marty Simeon

    Chloé, dix ans, joue au foot, crache, ne pleure jamais, ne supporte pas les autres filles, les pleurnicheuses. Un jour, Marie, jolie petite blonde acidulée, participe pour la première fois aux jeux (stupides) de Chloé et de sa bande de garçons. La féminité de Marie ébranle l’assurance de Chloé, et l’équilibre du petit groupe d’enfants.

    Encore ou enfin un film qui va à l’encontre de certains clichés telle que la sacro-sainte innocence des enfants. Ils sont tout sauf innocents. Quand ils ne sont pas amoureux ou quand ils le sont trop, ils sont cruels, jaloux, bêtes et méchants. Malgré la dureté, le drame absolu qui se joue et la merveilleuse étreinte finale… on a du mal à comprendre, compte tenu du dénouement, à qui est destiné ce film qui évoque le très dangereux « jeu du foulard » pratiqué dans certaines écoles !

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    Valériane va en ville d’Alban Mench * *

    Avec Ophélia Kolb, Alexandre Jazédé

    Valériane, jeune fille fantasque, naïve et sentimentale croit en l’amour et le cherche dans tous les garçons qu’elle rencontre. Elle pose son dévolu sur Jason, jeune intello coincé qui la rejette d’abord.

    Inégal et farfelu, « Valériane… » offre de vraies fulgurances cocasses. La fin, surprenante, est émouvante, et en outre j'aurais bien donné le prix d'interprétation aux deux acteurs Ophélia et Alexandre...

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    Magic Paris d’Alice Winocour * *

     

    Avec Johanna Ter Steege, Eriq Ebouaney

    Kate vient passer un week-end seule à Paris. Nous ne saurons jamais pourquoi. Dans cette ville, qu'elle ne connait pas, elle va rencontrer un homme et son chien et se perdre dans Paris...

    Voici le film qui a été primé (à l’unanimité, moins une voix...) par le jury du court métrage. L’actrice a reçu le prix d’interprétation (amplement mérité).

    Malgré mon côté midinette, fleur bleue et sentimentale toujours prête à m’émouvoir à la moindre historiette d’amour, je n’ai pas cru un instant à cette rencontre. La deuxième partie, où Kate est perdue seule dans Paris, d’abord guillerette puis franchement angoissée est nettement supérieure et installe un véritable climat anxiogène. J’ai oublié la troisième partie et le dénouement...

    Pour cette deuxième partie, vraiment réussie, à la fois originale et réaliste, j’ai donné sans hésitation ma voix à l’actrice qui a obtenu le prix d’interprétation.

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    De l’amour d’Aure Atika * *

    Avec Sara Viot, Jonathan Zaccaï, Jean-Pierre Lorit

    A la veille de partir en vacances, Paul découvre que Vic, sa compagne a fait une vidéo coquine avec Bobby, son ex amoureux. Jaloux et très contrarié, il remet en question les vacances et jusqu’à leur relation. Vic décide d’aller chez Bobby récupérer cette vidéo.

    Ça démarre très mal avec une scène où les deux acteurs, mal à l’aise semblent réciter un dialogue un peu balourd. L’arrivée de Jonathan Zaccaï est une bouffée d’air pur, un tourbillon, un rayon de soleil… Pour sa présence, sa drôlerie, la finesse de son jeu, sa loufoquerie… pour son interprétation donc… il a obtenu le prix.

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    Le parloir de Marie Vernalde *

    Avec Marie Vernalde, Patrick Catalifo

    Le temps d’un parloir, l’intimité d’un homme et d’une femme volée à l’univers carcéral. L’homme veut faire l’amour, la femme se refuse, puis se donne…

    C’est bref, rapide, urgent. Patrick Catalifo est parfait en homme bourru, enfermé… Mais il manque ce je ne sais quoi en plus qui aurait donné plus d’âme à ce court métrage.

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    Le lit froissé de Myriam Donasis *

    Avec Caroline Dubreuil, Daphné Favrelière

    Après une soirée pleine de connivences et un peu trop arrosée deux amies font l'amour. Le lendemain, cet acte irréfléchie crée un véritable malaise.

    Difficile de comprendre pourquoi au matin, ces deux amies n’assument pas leur acte, n’en parlent pas et se quittent fâchées. Néanmoins, les deux actrices se sont offertes à leur réalisatrice de la façon la plus crue.

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    Périphérique blues° de Slony Sow

     

    Avec Slony Sow

    Un soir, un homme en manque d’amour est mené à la périphérie de lui-même. Il va donc, comme un pt inéluctablement une forme de souffrance et d’insatisfaction sexuelle qui va le mener jusqu’à la folie...

    Un parallèle est établi entre la vie des hamsters et celle des hommes. Ce décorticage psychanalytique assez prétentieux, ne convainc pas et n’intéresse pas vraiment. De toute façon, en résumé, si les garçons vont mal, c’est la faute des filles.

  • Festival de Cabourg, Acte III : les longs métrages

    Proibido proibir de Jorge Duran ****

     

    C’est l’histoire de trois jeunes universitaires à Rio, Leon étudiant en sociologie, Leticia étudiante en architecture et Paulo étudiant en médecine. Les deux garçons partagent un appartement mais Leon et Leticia sortent ensemble. Lorsque ce dernier présente Leticia à Paulo, ils tombent amoureux. Des tensions naissent inévitablement dans le trio. Par ailleurs, en voulant aider une patiente de Paulo préoccupée par la disparition de ses fils, les trois jeunes gens vont être confrontés à la violence urbaine.

    Il est difficile de résumer les multiples pistes qu’explore ce très beau film porté par trois jeunes comédiens plein de grâce et de fougue (Caio Blat, Maria Flor et Alexandre Rodrigues (le petit garçon de « La cité de Dieu ») : la violence des rues dans les favelas brésiliennes, la corruption meurtrière de la police, la drogue comme échappatoire à la réalité, l’engagement et l’optimiste (teintée d’utopie) de la jeunesse étudiante… Si ce film évoque de nombreux problèmes sociaux, il reste léger et romanesque grâce aux différentes histoires d’amour et d’amitié qui le parcourent.

    Il devrait sortir en octobre. Je vous en reparlerai à ce moment pour que vous ne le ratiez pas… ainsi que la toute dernière phrase prononcée : une splendeur !

    Ça rend heureux de Joachim Lafosse ***

    Ca rend heureux

    Tout va mal pour Fabrizio, cinéaste : son dernier film est un échec, son couple bat sérieusement de l’aile et l’ANPE menace d’interrompre ses indemnités ! A la limite de la déprime mais épaulé par son meilleur ami acteur, il décide de réaliser, à l’arrache, son prochain film avec un budget frôlant le néant et en recrutant son équipe technique et ses acteurs parmi les chômeurs ! En mêlant fiction et réalité, Fabrizio va semer le trouble et le malaise dans son entourage.

    Energique et enthousiaste, cette chronique certes bricolée, cette mise en abyme un rien nombriliste, ce tournage d’un film dans le film est un pur moment de bonheur emporté par une interprétation chaleureuse et enflammée. Guettez la sortie de ce film drôle et audacieux qui confirme que le cinéma : « ça rend heureux ».

    Trois amis de Michel Boujenah °

    Kad Merad et Pascal Elbé - 3 Amis

    Trois amis d’enfance (deux garçons, une fille) ne se quittent pas, se perdent de vue quand l’un deux se marie avec une fille forcément détestable, se retrouvent quand la vilaine quitte l’ami… A la queue leu leu seront évoqués (et résolus) les déboires sentimentaux des trois protagonistes sans grand intérêt. On ne croit pas vraiment à leur amitié d’ailleurs. Prévisible et sans grande originalité (il ne manque que le copain homo) ce film, après le beaucoup plus fin, plus drôle et subtil « Père et fils » du même Boujenah, est une déception. Sitôt vu, sitôt oublié, seul Pascal Elbé arrache quelques sourires. La dernière apparition de Philippe Noiret est une souffrance !

  • Festival de Cabourg Acte II : mon écran proustien !

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    Train, bus, métro, pieds, TGV et train encore… aller à Cabourg se mérite. Mon arrivée en gare de Trouville sous des trombes d’eau est déjà un moment qui m’évoque Claude Sautet. Il pleut toujours au moins une fois dans les films de Claude Sautet, une averse torrentielle, équatoriale, tropicale. A Cabourg, c’est la saison de la mousson et donc, il pleut. Un charmant garçon tient une affiche du Festival à la main. Je m’avance, « je suis Pascale » lui dis-je d’un air rendu bête par l’excitation. En temps normal, je n’ai pas cet air bête je vous assure. « Je suis Sylvain, votre chauffeur » me répond-il !

    Ça me va ! Je fais celle qui a l’habitude qu’on vienne la chercher à la gare dans une voiture grise qui porte un nom de peintre spingouin avec écrit dessus « voiture officielle du Festival de Cabourg ». Je fais celle qui a l’habitude qu’on lui porte ses valises. Pourtant j’aurais pu la porter encore un peu. Je l’ai tellement traînée ma valise de 48 kgs qu’aujourd’hui pour me gratter les pieds, je n'ai plus besoin de me baisser ! Je fais celle qui a l’habitude qu’on lui dise « ne bougez pas je reviens vous chercher avec un parapluie ». Je fais celle qui a l’habitude d’être entourée de gens qui murmurent à son passage « c’est qui, c’est qui ??? ».e2d35aa85f443e0246d0a3d754377346.jpg

     

     

     

    Je fais celle qui… mais j’ai le cœur battant !

    Entre Trouville et Cabourg, on longe la mer. Ce n’est pas vraiment celle de mon enfance mais elle lui ressemble comme sa petite sœur, toute grise et argentée avec ses plages interminables de sable fin. Déjà je me sens bien, ailleurs !

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    Déposée au pied de l’hôtel, je découvre ma chambre, toute propre, toute belle qui porte le nom d’ « Ecume des mers ». Je suis à « Barbie-Land », des voilages mauves entourent le lit, une multitude de coussins roses y sont posés. C’est kitsch à souhait, ça m’amuse. Je retrouve Sandra (mon amie scénariste, cinéphile, bloggueuse d’ « In the mood for cinema », festivalière infatigable). Nous découvrons la ville, le Grand Hôtel, tout est calme encore mais quelque chose se prépare... indéniablement. Nous discutons cinéma, cinéma et encore cinéma au restaurant et nos voisins de table, muets ne perdent pas un mot de notre conversation, nous observent avec un regard qui semble dire « c’est qui, c’est qui ? ». Nous avons nos billets pour un premier film à voir dès le lendemain. J’ai hâte de me retrouver enfin en salle.

    Les 12 courts et 3 longs métrages que j’ai vus feront l’objet d’une autre note… Soyez patients !

    Traditionnellement le dîner d’ouverture du Festival se fait au profit d’une association caritative. Cette année « La chaîne de l’espoir ». J’ai rendez-vous à 21 heures dans le hall du Grand Hôtel, lieu magique qui annonce la couleur d’un week-end proustien : « Un lieu de mémoire qui sera celui de vos meilleurs souvenirs ». C’est peu de chose de le dire ainsi !

    Accueillie par Sarah, très sympathique et résistante responsable du jury, je découvre la table où ma place est réservée. Je fais connaissance de certains membres du jury et écarquille les yeux pour découvrir les « stars » déjà présentes. Le hall est devenu salle d’attente, salon des pas perdus où des acteurs, des réalisateurs passent devant moi… déjà rodée à l’attitude de « celle qui a l’habitude de », je fais celle qui trouve cela tout naturel.

    Un beau jeune homme s’avance vers moi et me tend la main… Danse t’on dans le hall du Grand Hôtel, pensé-je ?

    « Sagamore », me dit-il, je lui réponds « Pascale »… Je ne veux même pas chercher à savoir ni à comprendre pourquoi ces yeux bleus là se sont plantés dans mes verts à moi alors qu’il y avait 200 personnes (j’ai compté) autour de moi et ma robe du dimanche. Pour le reste, vous n’imaginez tout de même pas que… Il y a une vie privée, même à Cabourg, non mais…

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    Au menu… que des délices

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    et avant le dessert, un cadeau inestimable : un concert acoustique de Christophe. Instants bleus teintés de mots tendres et de références cinéphiles… Christophe a fait de ce récital en-chanté un moment suspendu au-dessus des volutes de fumée. Grâce à lui, le crépuscule sera grandiose, et c’est la dolce vita. La voix est claire et précise et peut atteindre les célèbres aigus atypiques sans difficulté. Et puis… comme les trois coups au théâtre, je reconnais instantanément l’introduction martelée de la merveille des merveilles et son piano m’enlace et c’est là que je découvre ma dévotion pour cet artiste qui fait monter le niveau lacrymal, qui me transporte dans une émotion à laquelle je ne m’attendais pas. Cette chanson écrite il y a plus de trente ans prend tout son sens qui devient bouleversant :  

    « Dans ce luxe qui s'effondre

    Te souviens-tu quand je chantais

    Dans les caves de Londres ?

    Un peu noyé dans la fumée

    Ce rock sophistiqué

    Toutes les nuits tu restais là

    Dandy un peu maudit, un peu vieilli,

    Les musiciens sont ridés

    Sur ce clavier qui s'est jauni

    J'essaie de me rappeler

    Encore une fois 

    Les accords de ce rock

    Qui étonnait même les anglais ».

    Je pleurs encore en l’écoutant…

    Le lendemain, j’ai revu Christophe, je l’ai remercié et c’est minable en comparaison de ce qu’il a offert ce soir là…

     
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    Plus tard dans la soirée (l’inoubliable, omniprésent et délicieusement décalé) Johann Libéreau montera sur scène avec son djembé. Il est tard, il ne reste plus que quelques dizaines de personnes, et Christophe, si discret et si présent, remonte sur scène pour accompagner Johann au piano. Cadeau et magie sont de faibles mots. Ni l’un ni l’autre n’a quelque chose à vendre. Ils sont là avec nous, incapables de résister à la musique, à un piano à queue silencieux qui offre l’ivoire de ses dents !

    Couchée très tard, levée tôt… aujourd’hui, vendredi, les choses sérieuses commencent. Les membres du jury doivent se retrouver… se trouver plutôt sur la plage, sous la tente « Ciné-Cinéma ». C’est la première rencontre, on mange ensemble au soleil, les pieds dans le sable, on se présente, on fait connaissance, les groupes se forment, les liens se créent, tout se fait dans l’urgence et tout à fait naturellement. Instantanément c’est l’évidence, Eric Lartigau, président du jury, souriant, détendu, agréable est « juste quelqu’un de bien ». Nous nous rendons en file indienne jusqu’à la salle où nous attendent (enfin) les 12 courts métrages que nous devons visionner. La séance est publique mais nos places V.I.P. sont réservées. Les « c’est qui ? c’est qui ? » fusent de nouveau.

    12 films, 12 univers, 12 partitions, des chocs, des rires, des émotions. J’aime ce format de films si difficiles à voir en salle. Je me régale, je prends des notes consciente de la lourde responsabilité qui nous incombe… il va falloir n’en aimer qu’un. C’est si brutal, injuste, délicat.

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    Une pose entre deux séries de films… une nouvelle pose en fin de projection… et nous voilà réunis dans une salle spécialement réservée pour nous au Casino pour délibérer. Comme toujours ce moment redoutable est passionnant. Eric Lartigau prend les choses en mains en décidant que nous parlerons de TOUS les films un par un. Je suis soulagée car je crois que c’est exactement comme cela qu’il faut procéder : n’en repousser aucun, même si certains films ne font pas l’unanimité. Le travail, l’énergie et la passion que chaque film représente ne peuvent être écartés dans un silence méprisant. Tous les films sont donc évoqués.

    A l’issue de ces délibérations nous devons récompenser : le meilleur réalisateur, la meilleure interprétation féminine, la meilleure interprétation masculine. C’est fait.

    J’ai à peine une demi heure pour me changer et revenir dans la Salle Marcel Proust du Grand Hôtel où nous attendent un dîner buffet, une tombola des Voyages Romantiques, une soirée dansante… Les effectifs s’étoffent encore, Guillaume Canet, Gilles Lellouche, Marie Gillain, Sandrine Bonnaire, Guillaume Laurant… j’en oublie, et toujours Christophe qui bat la mesure inlassablement dès qu’une musique résonne, et toujours et encore Johann Libéreau, Johann Libéreau, Johann Libéreau si jeune, si touchant… distributeur de sourires, de bisous et de mots doux !

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    Samedi, je vois deux longs métrages… et je suis déçue qu’un moment de flottement et de désorganisation m’oblige à renoncer à voir le film de Sandrine Bonnaire « Elle s’appelle Sabine » dont tous les spectateurs sont sortis des projections en larmes. Il devrait sortir en janvier prochain. C’est long.

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    J’en profite, avec Mickaël et Annick, deux autres cinéphiles éblouis, pour faire une visite détaillée et « paparazzer » les salons, couloirs et étages du Grand Hôtel… Nous décidons que nous ne sommes pas là pour faire de la figuration passive ! Nous sommes émerveillés et nous arrêtons devant chaque cadre géant qui orne les couloirs et atteste des prestigieuses visites qui se sont succédées dans ce palace. Nous croisons Alice Taglioni, toujours charmante, Patrick Catalifo, très drôle lorsqu’il sourit devant les appareils photos qui le sollicitent, Daniel Duval qui se soumet aussi à une séance photos, Patrick Sabatier, Andrzej Zulawski à la présence imposante et charismatique, Jonathan Zaccaï à qui nous avons choisi de décerner le prix d’interprétation et qui nous en remercie…

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    Ce soir là c’est la Cérémonie de Clôture et la Remise des Swann d’Or 2007. Pour se rendre dans la salle il faut se plier au rituel quasi canno-hollywoodien du tapis rouge qui a été déployé entre le Grand Hôtel et le Casino… Deux cents mètres peut-être que nous parcourons en pratiquement dix minutes car nos prestigieux « collègues » du jury sont happés par la foule amassée qui souhaite prendre des photos ou se faire signer un autographe. C’est très amusant.

    Une fois de plus, je suis aux premières loges et cette Cérémonie, présentée par Pierre Zeni, est de haute tenue, digne des César (en beaucoup moins long), sans fioritures inutiles mais néanmoins une projection de photos des années précédentes, des extraits de films sur écran géant, une musique d’ambiance, la montée sur scène des personnalités récompensées, immédiatement flashées par une horde de photographes… et une chaleur quasi insupportable qui voit s’agiter une marée d’éventails qui ont été remis à chaque invité !

    Voici le palmarès :

    Longs-métrages

    - Swann d'or de la meilleure actrice : Marion Cotillard

    - Swann d'or du meilleur acteur : Guillaume Canet

    - Swann d'or de la révélation féminine : Clémence Poésy

    - Swann d'or de la révélation masculine Fu'ad Ait Aatou

    Dans la sélection long-métrage :

    - Grand Prix du festival : "Franz+Polina" de Mikhaïl Ségal

    - Prix du jury Jeunesse : "Naissance des Pieuvres" de Céline Sciamma

    Dans la sélection court-métrage:

    - Meilleur réalisateur : Alice Winocour pour "Magic Paris"

    - Meilleure actrice : Johanna Ter Steege pour "Magic Paris"

    - Meilleur acteur : Jonathan Zaccaï pour "De l'Amour"

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    S’ensuit le dîner de clôture où tout le monde est rassemblé, mélangé, mixé… les acteurs, réalisateurs, équipes de films, membres des différents jurys. Le conte de fée continue, une soirée dansante et un rendez-vous au piano bar où jusqu’au petit matin les filles et les garçons ayant troqué leur tenue de gala pour des jeans/t-shirts viennent au micro hurler ou susurrer des chansons.

    Quelques heures de sommeil plus tard, il faut plier bagages, observer cette fin de festival, moment toujours sensible et déjà plein de mélancolie où les départs marquent la fin de quelque chose mais aussi l’ouverture sur des souvenirs enfouis, si personnels, si merveilleux.

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    J’ai pu encore prolonger ces instants hors du temps et de la réalité en rentrant à Paris avec la navette du Festival, me retrouvant ainsi avec les équipes des courts métrages. Merci à Gianguido Spinelli, Alexandre Jazébé, Caroline Dubreuil, Daphné Favrelière pour ce voyage parfois rock-and-roll et ces discussions passionnantes.

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    Une telle accumulation de cinéphilie ne serait pas complète sans quelques remerciements. Je tiens donc, très sincèrement et du fond du cœur à remercier Michel Rebichon, rédacteur en chef et « STUDIO MAGAZINE » qui ont lu, remarqué, compris et sélectionné ma lettre (parmi des milliers d'autres... :-)) qui leur exprimait ma passion démesurée pour le cinéma me permettant ainsi de vivre ces quelques jours dans des conditions idéales.

    Merci à Sarah Beaufol, responsable du jury, toujours disponible, souriante et efficace.

    Merci à Eric Leroy, responsable des transports, inlassablement aimable malgré la pression et les casse-têtes de planning…

    Merci à Sylvain, Jean-Pierre et « mes » autres chauffeurs, tous merveilleux, qui m’ont évité pendant quatre jours de mouiller mon brushing et mes talons…

    Merci à Eric Lartigau, président de jury impliqué, consciencieux, passionné de cinéma, ouvert, humain, sensible…

    Merci aux autres membres du jury : Laure Duthilleul, la douce Sarah Biasini, l’énergique et adorable Alice Taglioni, la très sympathique et cinéphile Sylvie Feit, le très gentil, beau, drôle et décontracté Aymeric Cormerais, Patrick Soufflard, Sylvie Duguay, Josiane Rey, Olivier Jeanne et mes deux siamois Annick et Mickaël avec qui nous avons partagé de nombreuses heures d’éblouissement enthousiaste.

    Et encore, et aussi et surtout, merci à Hervé, qui malgré les contraintes et désagréments m'encourage, se réjouit pour moi et me laisse vivre ma passion !

    Enfin,

    Merci à Johann Libéreau !

    A suivre : ma « critique » des 12 courts et 3 longs métrages que j’ai pu voir…

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  • FESTIVAL DE CABOURG - Acte I

    Le récit de mes aventures "5 jours à Cabourg" suivront... J'y étais en tant que membre du Jury des Courts Métrages après avoir remporté le Concours organisé par "Studio Magazine".

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    Pour l'instant quelques images... (bonnes ou mauvaises mais le coeur y est encore...).

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    Une partie des membres du jury des Courts Métrages : moi-même en personne, Eric Lartigau (réalisateur de "Prête-moi ta main", entre autre), Sylvie Feit (comédienne), Aymeric Cormerais (au-dessus !) prix d'interprétation masculine l'année dernière à Cabourg, Mikaël et Annick (deux cinéphiles, lauréats du concours Ouest France).
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    Le hall du Grand Hôtel de Cabourg... le calme avant la tempête !
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    Christophe la parenthèse (ENCHANTEE) de la soirée d'ouverture du Festival.
    I.N.O.U.B.L.I.A.B.L.E.
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    Eric Lartigau (réalisateur, président du jury des courts métrages) et Aymeric Cormerais (acteur).
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    Sarah Biasini, membre du jury des Courts métrages.
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    Eric Lartigau, Laure Duthilleul (co-présidente du jury, actrice, réalisatrice), Alice Taglioni (actrice) lors de nos délibérations.
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    Sandrine Bonnaire.
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    Johann Libéreau, acteur (notamment dans "Les témoins" de Téchiné), mascote du Festival, omniprésent, distributeur de bisous...
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    Jonathan Zaccaï acteur (à qui notre Jury a décerné le Prix de la meilleure interprétation).
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    Guillaume... acteur romantique de l'année !
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    Marion Cotillard, actrice romantique de l'année.
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    Lui Sagamore... Moi, Pascale... Je ne pourrai pas TOUT vous raconter non plus...
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    Andrej Zulawski (merveilleux) Président du Jury des Longs Métrages.
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    Alexandre acteur, déchaîné... dans le bus du retour !
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    Sandra et moi.
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    Sandrine Bonnaire et Guillaume Laurant son mari : les plus amoureux du Festival...
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    Comment ça, ça n'a aucun intérêt ? On a le droit de "se la péter" non ?
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    Photographes en action lors de la Remise des "Swann d'Or".
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    Fu'ad acteur ("Une vieille maîtresse" de Catherine Breillat), révélation romantique de l'année.
    etc, etc, etc...
     
     
    ET VOILA OU JE SUIS ACTUELLEMENT :
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    dans les nuages !!!
    Comment ça, vous vous en doutiez ???
  • Festival du Film de Cabourg - Journées romantiques, journées européennes...

    Je pars donc pour Cabourg (train -métro - bus - taxi... prête à tout vous voyez :-)) où je serai membre du Jury des Courts Métrages.
    Je vous invite à vous rendre sur la plage... sur le site du Festival (très très bien fait) où vous pourrez tout savoir du programme des films projetés en compétition et hors compétition ainsi que des manifestations prévues.

    Aurais-je l'impudeur de votre redire ma joie, mon bonheur, mon enthousiasme, mon exaltation, mon enchantement, mon ivresse, ma hâte, mon impatience, ma fierté ? Non, ça ne se fait pas !

    A bientôt, soyez sages, ne lâchez rien et allez au cinéma !

  • Shrek le Troisième de Chris Miller (III) et Raman Hui **

    Shrek le troisième

    Shrek, notre ogre préféré, a bien des soucis : il doit assurer l’intérim du roi de « Far Far Away » son beau-père souffrant. Quand ce roi-grenouille meurt, Shrek, qui ne rêve que de retourner à Putrid’land est le seul héritier… à moins qu’il ne retrouve le jeune Arthur qui pourrait être roi à sa place. Charmant (Prince humilié en exil) lève l’armée des méchants des contes de fée (capitaine Crochet, la Reine de Blanche-Neige, la sœur de Cendrillon…) pour tenter de reconquérir le trône. Couronne sur le royaume, Madame Shrek (Fiona) a des velléités de maternité ce qui file des sueurs froides et de fichus cauchemars à notre gros monstre vert… L’équipe de choc composée de Shrek et de ses amis fidèles l’Âne et le Chat Potté partent pour de nouvelles aventures !

    Evidemment l’effet de (très très bonne) surprise du premier volet est émoussé, il n’en reste pas moins que demeurent toujours le mauvais esprit, les gags en rafale, l’humour caca-prout parfois, les dialogues incisifs catapultés à la vitesse du son, les aventures en série et puis surtout SURTOUT une véritable avalanche de références cinéphiles et une B.O. toujours au petit poil. A noter la jolie présence d’un ado mal dans sa peau (le futur Roi Arthur) plutôt bien observée.

    Enjoy une fois de plus !

  • Grindhouse Boulevard de la Mort de Quentin Tarantino **(*)

    Boulevard de la mort - un film Grind House - Kurt RussellBoulevard de la mort - un film Grind House - Quentin Tarantino et Kurt Russell

    Jungle Julia et ses copines, trois greluches bien balancées se retrouvent pour fêter le week-end. Le samedi soir c’est : on se torpille à tout ce qui dépasse 60°, on allume tout ce qui bouge, et quand on tient plus debout, on s’fait un week-end super nanas sans les balourds !!! Ces filles là, elles jactent, elles jactent, elles arrêtent pas. On dirait toujours qu’elles sont sur le point de se mettre une raclée, mais pas du tout : elles expliquent !!! Si déjà ça, vous ne supportez pas : faites demi tour dans votre bolide. Ici, les dialogues sont du Tarantino pur jus qui carburent à la Pina Colada (light pour Kurt Russel) et ça déménage, ça ne fait pas dans la dentelle, pour le chicos et la bonne conduite, passez votre chemin… ici ça dézingue, ça décoiffe, ça frime non stop, ça roule des mécaniques, ça se prend au sérieux et c’est con comme la mort. Amateurs de premier degré, rentrez vous coucher ! Ce soir c’est quinzième degré (au moins) avec steak barbare à la clé, cascades, poursuites, gros mots et lap dance !

    Quand apparaît Stuntman Mike (essayer de prononcer ce nom sans vous coincer la langue dans les dents et resservez vous donc un verre !), Kurt Russel, balafré, craquant, plus Snake Plissken que jamais, les trois quiches résistent à son bagout… mais à la fin de la soirée, il les rattrape et se paye une bonne tranche de filet américain (voir ici).

    14 mois plus tard, dans un autre état, le même scénario… quatre copines carrossées comme des formules 1 vont faire la fête. Le Stuntman les observe. Ce qu’il n’a pas prévu, c’est que celles-ci n’ont pas oublié d’avoir un cerveau et après qu’il les ait bien titillées en leur laissant la vie sauve (le con !), elles vont lui rendre au milluple (pire que centuple, voyez l’topo !) ce qu’il a fait, leur servir de punching ball entre autre ! HILARANT.

    C’est cruel, très con, gore mais véritablement TORDANT ! Pour soutenir le rythme de la dernière demi-heure, accrochez vos ceintures et démarrez pour la course poursuite la plus délirante et originale vue depuis longtemps. C’est parfois trop speed, parfois trop lent (ça cause, ça cause…)… mais c’est toujours TROP, et quand c’est trop c’est Tarantino. Les références pleuvent (sonnerie de portable sifflottante si vous entendez ce que je veux dire, scène mythique déclinée (ici deux flics savoureux…), fétichisme des pieds des filles, et surtout, surtout, une bande son et une bande originale d’enfer qui vous met in the mood for Tarantinland dès la première image !

    Moi je marche à fond !

    Boulevard de la mort - un film Grind House
    Boulevard de la mort - un film Grind House - Tracie Thoms, Rosario Dawson et Mary Elizabeth Winstead
  • Le cinéma ? Moi, jamais…

     

    C’est avec stupeur et tremblements que je suis tombée en page 74 de Première  sur cet article (voir titre ci-dessus). J’ai d’abord pensé ne pas le lire because comme vous savez : « le cinéma ? Moi, toujours… »… Et puis, finalement, au diable mes varices, je l’ai lu ce matin très tôt, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne… et je m’en vais de cette plume tenter de vous en faire un résumé le plus complet et objectif possible… non sans oublier de le commenter car, pour parler franc, pour parler djeuns : c’est du lourd !

     Première a donc décidé de s’intéresser au 40 % de récalcitrants qui ne vont JAMAIS au cinéma… alors que les 60 % restants y vont au moins une fois par an ! D’après cette étude basée sur un échantillon issu des statistiques de fréquentations et d’études sur le public pratiquées chaque année par le CNC et Médiamétrie, ces « non-consommateurs » se répartissent en quatre catégories.

    LES DEGOUTES. Ils sont d’anciens fans qui ont adoré le cinéma

     

     et qui se sont lassés… Ils ne se souviennent pas du dernier film qu’ils ont vu.

     

    Et quand on leur demande pourquoi il ne vont plus au cinéma, ils répondent : « une absence totale d’envie »… ce qui pour moi est sans conteste la raison la plus recevable, incontournable et indiscutable qui soit. Je le dis sans aucune ironie.

    Par contre lorsque je lis : « il a fallu que je m’ancre dans la réalité, que j’arrête de vivre par procuration »… je réponds : « très jolie littérature et, oui, reste chez toi Coco car si tu vois Rambo canarder à tout va, où Spider Man se jeter dans le vide… tu risques d’en faire autant alors que le cinéma est sans danger »…

    Ils ressentent du bonheur à « retrouver le rapport intime avec un film, chez soi ». Oulala !

    lls n’ont plus le goût de la découverte.

    Ils trouvent qu’ « on voit toujours les mêmes têtes ». Ah bon !

    ls regrettent « une approche et une programmation trop commerciale ». Bien ! Mais qu’est-ce qu’un film commercial ? « Amélie Poulain » qui déborde de moyens et cartonne ou « Little Miss Sunshine » qui réalise des scores de fous dans le monde avec des moyens modestes ?

    LES DESHABITUES. Ils allaient en salle deux ou trois fois par mois. Ils regardent la cérémonie des César, s’enthousiasment pour Valérie Lemercier, Marina Hands (oula !) ou Guillaume Canet (ben voyons, faut pas se gêner), pour John Travolta, Pedro Almodovar ou Clint Eastwood (et puis quoi encore !).

    Leur vie a complètement été bouleversée par un évènement (reprises des études, naissance des enfants…). OK. Par contre, lorsque je lis : « chaque semaine je me dis que j’irais bien, mais je ne fais finalement pas l’effort ». Là encore, le mot qui tue est effort : « reste chez toi, chéri chéri… si ça te demande le MOINDRE effort, tu n’es pas prêt petit Padawan ».

    Ceux-là regardent des séries télé (oula), enregistrent ou téléchargent des films (shame, shame, shame).

    Ils déplorent le prix des places, la rotation trop rapide des films… Pour le prix, je dirai que le cinéma me coûte en tout et pour tout 19 €uros par mois sans bénéficier du moindre passe-droit évidemment. Tout le monde y a droit. MAIS je sais que j’ai la chance d’habiter une ville où avec une seule carte « illimitée », j’ai accès à 30 salles (multiplexe ET Art et essai). Dans une autre ville, je ne pourrais peut-être pas me permettre cette « consommation ».

    LES DECOURAGES. La catégorie la plus difficile à cerner. Ils sont « confus » les découragés.

    Le découragement sans doute !

    Leur dernier film ? « Terminator 3 », «Amélie Poulain » ou « Bridget Jones ». Ils ont 3 télés, un ordinateur, un lecteur DVD, un abonnement au câble. Ce qu’ils préfèrent c’est la convivialité d’un repas entre amis à la vision d’un film qu’ils jugent une activité passive ! T’as raison Coco, se torpiller avec tes potes à la Heineken devant la finale de la coupe du monde c’est actif (je plaisante !!!!!!!!! oh la la !!!).

    Le prix les indiffère car même avec des places gratuites, ils n’y vont pas. Ils ont du temps, des salles proches… Bref, ils veulent pas y aller. Qu’ils n’y aillent pas, qu’en pensez-vous ?

    LES CONVERTIS AU CINEMA A DOMICILE. Ils sont curieux, fans de ciné, gros consommateurs MAIS… chez eux. Ils lisent les critiques, regardent les bandes-annonces etc… Ils choisissent même leurs films, la seule condition étant que ça se passe chez eux. Peut-on encore appeler cela du cinéma ?

    Par contre ils se déplacent pour « Les Bronzés » et/ou « Pirates des Caraïbes » car ces films « méritent » le grand écran !!!

    Est-ce que « Téhilim » de Raphaël Nadjari, « Les chansons d’amour » de Christophe (mon très) Honoré « MÉRITENT » le grand écran ? Oui, mille fois oui !

    Eux sont suréquipés : home cinéma, lecteur-enregistreur DVD, vidéo projecteur, ordinateur etc… et ils voient tout : répertoire, films d’auteur, blockbusters, films de genre, comédies, animation…

    Ils critiquent les salles « rarement irréprochables »… Sûr qu’il est difficile d’emmener son king-size Louis XVIII en salle… Ils méprisent le côté solennel du cinéma : et là, je dis « joker ». Marla dit même « j’aime bien faire mes commentaires pendant un film. Au cinéma, je suis mal à l’aise »… Et là, je dis « Marla, je t’aime ! Cause, commente, mets toi à l’aise et surtout, surtout RESTE CHEZ TOI ! ».

    Evidemment, il y a quand même des films qui pourraient les ramener en salle tels que : « La Môme », « Le diable s’habille en Prada » ou « Pirates »… mais finalement…. Non.

    J’ai d’abord pensé à un jeu, style « cherchez l’erreur » ; quelle peut bien être la motivation d’un magazine de cinéma ? Est-ce qu’il viendrait à l’idée de « Onze Mondial » ou de « 30 millions d’amis » (50 millions ???? Noooooooon !!!) de venir me demander pourquoi je passerai sans doute ma vie sans mettre jamais les pieds dans un stade ou pourquoi vos amis les bêtes me laissent aussi froide que l’iceberg de Jack and Rose

    et que je ne réussis pas à m’extasier sur l’intelligence (!!!) d’un chat, sa félinitude et son indépendance (ben oui un chat c'est hyyyypeeeeeeer indépendant... je pouffe) ? Ne risquerais-je pas de me retrouver sacrifier en Place de Grève pour sorcellerie ?

     

    Finalement, même si je n’ai pas compris la motivation de Première, l’article m’a intéressée et amusée car il est incontestable que je suis entourée de gens qui ne vont JAMAIS au cinéma. A ceux-là, j’évite de leur parler de ma passion mais il est évident que toutes les technologies du monde ne me feront pas rester chez moi et que RIEN jamais ne remplacera le bonheur et la magie que je trouve en salle.

    Donc, vous aussi, continuez à aller au cinéma car comme disait Jude Law :

    « le cinéma, c’est toujours sexy ».

     

  • Elle a dit :

    "J'entends tellement souvent les comédiens se plaindre, dire qu'ils se mettent en danger. Il y a des gens qui font des métiers dangereux. Quand on est acteur, on est bien traité ; je suis une princesse sur les tournages, je ne vois pas où où est le danger. C'est indécent de se plaindre".

    Béatrice Dalle - L'Intrus

    J'aime beaucoup ce qu'elle dit ! Je l'aime beaucoup tout court... même si (hélas) je ne pense pas être capable de pouvoir aller voir son dernier film...

    "A l'intérieur" de Julien Maury et Alexandre Bustillo.

  • Festival de Cabourg 2007

     
    Le Festival du Film de Cabourg se déroulera du 14 au 17 juin 2007, en présence de son fondateur, Monsieur Gonzague Saint Bris.
    Le festival est désormais administré par l’association loi 1901, du Festival du Film de Cabourg, présidé par Emmanuelle Béart entourée de Sandrine Bonnaire et Guillaume Laurant, vices-présidents, Olivier Pétré trésorier et Manuela Justine secrétaire générale.Le festival est organisé par Suzel Pietri et Orbis Média.
     
       
     

    Voici quelques précisions concernant le jury et le programme...

    Jury

    Co-Présidents : Laure Duthilleul (Réalisatrice et Comédienne) et Eric Lartigau (Réalisateur)

    Sarah Biasini (Comédienne)

    Aymeric Cormerais (Comédien)

    Nicolas Ronchi (Directeur de casting)

    Alice Taglioni (Comédienne)

    Sylvie Feit (Adami)

    Patrice Soufflard (Titra Film)

    Sylvie Duguay (Groupe Corlet)

    Pascale Ringuet (gagnante du concours Studio Magazine)

    Josiane Rey (gagnante du concours France Bleu)

    Annick Van de Walle (gagnante Ouest France)

    Olivier Jeanne (gagnant Ouest France)

    Mickaël Bonaud (gagnant Ouest France)

    PROGRAMME DES COURTS METRAGES EN COMPETITION 

    • Le Bal perdu (16’) d'Alfredo Diaz Perez avec Mireille Perrier, Dominic Gould, Carole FranckMagic
    • Paris (20') d'Alice Winocour avec Johanna Ter Steege, Eriq Ebouaney
    • Le Lit froissé (13'), de Myriam Donasis avec Caroline Dubreuil et Daphné Favrelière
    •  Chute libre (16’30) d'Olivier Dorigan avec Aurore Clément, Jean-François Stévenin
    • De l'amour (27’) d'Aure Atika avec Sara Viot, Jonathan Zaccaï, Jean-Pierre Lorit
    • Même pas mort (15’) de Claudine Natkin avec Chloé Jager Berger, Marjorie Piat, Marty Simeon, Renaud Gouyet 
    • Morganez (23') de David Tardé avec Philippe Nahon, Beaudouin Trocheris, Fleur Dias
    • Le Parloir (11'), de Marie Vernalde avec Marie Vernalde, Patrick Catalifo
    • Périphérique Blues (14'20) de Slony Sow avec Slony Sow, Pauline Delpech
    • Plus ou moins (19') de Gianguido Spinelli avec Serge Kribus, Eriko Takeda, Jacques Boudet
    • Valériane va en ville (21'25) d'Alban Mench avec Ophélia Kolb, Alexandre Jazédé, Catherine Birau
    • Infrarouge (13'10) de Lionel Mougin avec Manuel Vallade, Amélie Daure