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5 * Bof ! - Page 46

  • 16 Blocs de Richard Donner *

    Que peut-on attendre d’un film qui s’intitule « 16 blocs » (4 pâtés de maison in French) ??? Rien. Donc, impossible d’être déçue.

    David Morse mâchouille un chewing-gum deux heures durant (traduction : « je vous la joue cool, mais je suis un ripoux ») et Bruce Willis, flic, bedonnant (bravo les effets spéciaux : un coussin caché sous la chemise et hop le tour est joué), suant, couperosé et ex ripoux tente de se racheter une conduite.

    A un moment, remake cheap de « Speed » : un bus lancé à toute berzingue est sommé de ne pas freiner en plein New-York. Si, si, je vous assure, allez-y voir si vous ne me croyez pas.

    Sinon… euh, l’histoire… j’ai oublié.

    La question existentielle récurrente me taraude à nouveau : Bruce Willis et Harrisson Ford étant hors compèt., qui nous reste t’il pour sauver le monde ???

    Ne me dites pas Collin Farell, vu ce qu’il a fait à Pocahontas, on est dans de beaux draps.

  • Firewall de Richard Loncraine*

    Monsieur et Madame "Vive l'Amérique" vivent avec leurs deux rejetons dans une maison à Seattle... la ville où il pleut 360 jours par an ; ça je le savais déjà grâce à certaines nuits blanches... La maison ? Elle est grande comme le Musée du Louvre et pleine de baies vitrées comme la pyramide. Normal, madame est architecte. Monsieur est responsable informatique/superviseur dans une grande banque. Bref, des gens comme vous et moi, enfin, surtout comme vous ! Les rejetons ? Deux têtes à baffes congénitales de 8 et 14 ans (qui en paraissent respectivement 4 et 18) qui passent leur temps à se balancer des noms d'oiseaux : "t'es vraiment qu'une idiote...!!!", "ouais ben c'est plutôt toi qu'est un idiot...!!", sous le regard attendri de la mère qui réplique du tac au tac "y'a pas d'idiot ici, ni d'idiote". Le père, comme tous les pères américains, cherche ses clefs pour partir au boulot en arpentant le musée de long en large et en souhaitant bon courage à la mère qu'il admire au-delà de tout parce que franchement s'occuper de deux enfants et travailler, c'est pas donner à tout le monde et il sait pas comment elle fait. Chapeau bas madame la Marquise. Néanmoins le père est un père très présent et il n'hésite pas à dire en pleine réunion "je rentre chez moi, ce soir c'est soirée pizza". Du coup, on n'a pas droit à : "Oh, Jack non, tu ne vas rater le match de base-ball de "tête à baffes", tu ne peux pas lui faire ça, oh non Jack, non, pas ça !!!". Mais il faut bien qu'il y ait une ombre au tableau idyllique de cet american way of life et donc, l'autre option qui ternit le bonheur des familles dans les films outratlantiqués c'est.... : l'asthme. Le petit est atteint d'asthme... oui mais pas l'asthme à deux balles comme vous avez chez vous (enfin surtout chez moi) non, non l'asthme quatre étoiles, XXL, l'asthme qui fait qu'à chaque contrariété c'est le choc anaphylactique avec seringue d'adrénaline plantée dans le sternum façon Pulp Fiction. C'est un traumas pour la famille qui vit quand même l'épreuve dignement et plus soudée que jamais.

    Well, le décor est planté. Qu'est-ce qui peut bien leur arriver ? Le truc tout con en fait : la prise d'otage ! Surgi un méchant vilain (très classe tout de même, c'est Paul Bettany : miam) avec sa bande de : c'est qui le plus méchant ? Ils veulent, c'est simple comme Oui-Oui, que Monsieur le Banquier pirate le système informatique de la banque pour que les sous des dix clients les plus riches atterrissent sur leurs comptes aux îles Caïman ou un truc comme ça. Ils sont vraiment nuls ces truands, avec leur obsession de l'informatique et des billets verts, ils ont oublié d'aller au cinéma et ils savent pas qu'ils sont devant Indiana Jones en personne !!! Nous dans la salle, on rigole bien en pensant "z'allez voir ce que vous allez voir"... C'est quand même là que plusieurs décennies de cinéphilie s'écroulent parce qu'on est en droit de se dire que même si Harrisson Ford (et oui, c'est lui) peut encore sauver sa famille (bien essoufflé quand même dans les sprints...), comment il va faire pour sauver le monde dans Indi IV le retour ???

    Voilà, je passe sur les astuces et divers suspens scénaristiques qui nous emmènent au milieu de nulle part et où après une belle boucherie, Indiana repart bras dessus bras dessous avec la sainte famille (sans oublier le chien à GPS). Il ne manque que le drapeau et l'hymne américains.

    Pourquoi j'entre dans des salles où l'on passe de tels films : le masochisme.

  • El Aura de Fabian Bielinsky**

    El Aura est un film difficile à défendre et difficile à rejeter tant il est à la fois ennuyeux et fascinant.

    Le héros sans nom (l'acteur Ricardo Darin déjà présent dans le très grisant "Les Neuf Reines") promène sa carcasse muette, solitaire, fatiguée et épileptique en rêvant du hold-up parfait. Entre une forêt, un bordel, une cabane et un casino, le réalisateur nous balade, nous appâte et nous séduit, il dégomme la plupart de ses acteurs en insistant encore sur le suspens... puis il nous laisse en plan devant le générique de fin.

    La plupart du temps, je n'aime pas que le travail soit mâché par trop d'explications mais là, je me suis réellement perdue dans la forêt !!!

  • La doublure de Francis Véber *

    Si l'on passe outre l'invraisemblable propos de départ, on peut passer un bon moment et rire parfois franchement, sourire aussi. Un top model (l'interminable Alice Taglioni) est contrainte de vivre avec et chez un prolo  pour sauver son amant d'un divorce qui le ruinerait puisque c'est sa femme qui détient 60% de l'entreprise... L'appart est petit, minable et bordélique car, c'est bien connu, le prolo n'a aucun sens de l'ordre et de la déco.

    Le prolo c'est l'adorable Gad Elmaleh alias François Pignon, qui pour l'occasion s'est fait la tête du premier de la classe : cheveux plaqués, raie sur le côté, chemise blanche. Comme tous les François Pignon, il est gentil, naïf, rêveur, intelligent... bref adorable comme Gad Elmaleh. Ce rôle rend Gad Elmaleh particulièrement introverti : c'est surprenant mais pas désagréable.

    Concernant le film : c'est une mécanique bien huilée avec des dialogues ciselés et percutants, c'est beaucoup beaucoup moins vulgaire que "Les Bronzés", beaucoup beaucoup plus drôle que "Fauteuils d'orchestres" qui se prétendait une comédie, donc, même si c'est dans la catégorie que je nomme "sitôt vu, sitôt oublié", cela n'a rien d'indigne.

    J'avoue quand même avoir eu un gros gros faible pour l'acteur Patrick Mile dans un rôle très secondaire de beauf, dragueur, sûr de lui et du pouvoir magique de sa profession : vendeur de portables aux sonneries improbables (La chevauchée des Walkyries, la Marseillaise...) ! Ce genre de personnes, ce genre de sonneries : ça n'existe pas... N'est-ce pas ???

    En règle générale, le casting est assez réjouissant : Daniel Auteuil est fiélleux, haineux et lâche, Richard Berry est servile et obséquieux avec jubilation, Christin Scott Thomas est une grande bourgeoise maniérée sans état d'âme...

    Bref, tout ce petit monde est assez caricatural, les méchants très méchants, les gentils très gentils mais comme ce sont les gentils qui gagnent, il n'y a rien à redire.

  • L'ivresse du pouvoir de Claude Chabrol**

    (enlève tes lunettes Jean-François Balmer, je t'ai reconnu)
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    La performance survoltée, hystéri-comique d'Isabelle Huppert est à des années lumières de "Gabrielle" et ça fait un bien fou de la voir si dynamique, énergique, autoritaire et vivante ! Néanmoins il est de toute première urgence qu'elle se débarasse de ce tic : une moue nerveuse, proche de la grimace ponctue chacune de ses phrases, c'est très laid et très agaçant. 
    Quant à l'affaire... Elf ou pas, on sait que le pouvoir n'est pas dans les mains d'une juge obstinée qui semble parfois vouloir se "venger" de ne pas être née du côté des nantis, qui essaie de faire éclater avec entêtement la justice et la vérité.  Rien ne neuf sous le soleil donc. En tout cas, c'est du bon Chabrol qui ne ressemble pas à du Chabrol. (Et puis, il y a la voix de Jean-François Balmer !!! mais trop peu...).
    En résumé, il me semble que ce film, agréable à voir, est trop léger et humoristique pour faire trembler qui que ce soit.

  • L’AFFAIRE JOSEY AIMES -*

    L'histoire est passionnante parce que tirée d'un fait réel mais aussi et surtout parce que révoltante, scandaleuse : le premier cas étasunien de procès pour harcèlement sexuel dans le travail. Et quel travail ! Charlize Theron alias Josey Aimes choisit et décide de ne plus taire les humiliations, insultes et outrages permanents, tant verbaux que physiques de ses collègues masculins dont elle n'est d'ailleurs pas la seule victime. Cela se passe en 1989 mais ce sont des mentalités moyen-âgeuses qui semblent être décrites, que dis-je, c'est Cro-magnon en personne qui est dépeint ici. Les scènes de procès sont parfaites : le cinéma américain maîtrise complètement cet aspect des histoires. Lors du dernier quart d'heure, un semblant d'émotion pointe son nez dans une scène très "poètes disparus"... Mais...

    Tout cela manque cruellement de force, d'intensité, d'émotion et de conviction. Les scènes s'enchaînent sans qu'on n'ait jamais la moindre notion du temps qui s'écoule. Tout semble être réglé en 15 jours. Et puis, surtout, surtout, Charlize Theron pleure de la première à la dernière minute ; quand elle est triste, quand elle est contente, quand elle est en colère, quand elle a peur, quand elle est indignée : ELLE PLEURE. C'est un peu léger comme intensité dramatique dans l'interprétation et au bout d'un moment assez exaspérant pour le spectateur dont les yeux restent irrémédiablement secs.

  • TOI ET MOI de Julie Lopes*

    J’ai apprécié Haydn et aussi, la fantaisie de Julie Depardieu, le charme de Jonathan Zuccaï, la justesse d'Eric Berger... et, pour une fois, Chantal Lauby dans un rôle attachant.

    Evidemment, la critique est aisée... et il est plus difficile d'aimer un film que de ne pas... Mais l'attitude tête à claque de Marion Cotillard, les mêmes scènes, les mêmes situations, les mêmes dialogues insipides répétés plusieurs fois, le manque d'humour, l'absence d'émotion... ont eu raison de ma patience et de mon indulgence.

  • LE TEMPS DES PORTE-PLUMES de Daniel Duval *

    Les meilleures intentions ne font pas les meilleurs films et je regrette infiniment de ne pas avoir aimé celui-ci. Impossible de reprocher à Daniel Duval, par ailleurs acteur rare et magnifique, (voir sa dernière prestation dans "Le temps qui reste" de François Ozon")sa sincérité à propos de cette histoire et de son enfance bousillée qui l'ont marqué à vie. Cependant, je ne retiens qu'une scène vraiment forte : celle où le petit garçon lit une "rédaction" à son père d'adoption (extraordinaire Jean-Paul Rouve). Là, enfin il semble se passer quelque chose, les gens semblent se parler et se comprendre et hop, ça dure deux minutes. Je n'oublie pas la présence toujours bouleversante d'Annie Girardot...

     

    Aucun détail de la vie à la campagne ne nous est épargné : interminable scène de moisson où rien ne se passe que l'observation de la moisson ! Des tas de personnages caricaturaux (le curé, l'instituteur) ou inutiles parce que trop obscurs à l'histoire (le jeune homme qui revient d'Indochine) se succèdent. Ils n'ont rien à dire et peu à faire. Un ennui profond et définitif s'est installé et pour courroner le tout, j'ai trouvé le petit garçon très irritant et jamais émouvant. Le summum est atteint lors de l'invraisemblable scène finale où il s'envole en parachute ascensionnel...!!!

  • TEAM AMERICA – WORLD POLICE* de Trey Parker et Mark Stone

                  

    La première demi-heure est réjouissante : pastiche explosif à grand renfort de décibels des interventions étazuniennes à travers le monde et des films qui y font référence. Il ne manque ni un « mother fucker » ponctuant chaque phrase et ni une bannière étoilée flottant au vent. Les GI US interviennent partout pour sauver le monde des terroristes et chaque fois laissent le pays en ruines et les habitants hagards. Le Caire, sa Pyramide, son Sphyns, le Canal de Panama sont rayés de la carte. Paris n’est pas épargné : la Tour Eiffel, l’Arc de Triomphe, le Louvre sont bousillés. La vision du français par l’américain est assez désopilante : il porte un béret, un machin ou un truc sur la tête, toujours mais pas forcément une baguette sous le bras, les voitures sont des DS, et le français s’appelle « Jean-François ».
    Les décors sont très beaux, les « poupées » expressives et tout allait bien jusqu’à la deuxième partie où là… revirement complet : les acteurs américains démocrates (Susan Sarandon, Tim Robbins, Sean Penn et compagnie) emmenés par Alec Baldwyn sont responsables de tous les maux de la terre et des « busheries » menées de par le monde. Michaël Moore comment un attentat suicide, les acteurs prennent les armes et sont tous exterminés par la World Police. Pas un mot des Schwarzie, Bruce Willis et Mel Gibson qui soutiennent leur président chéri qui n’est même pas cité.
    Tirez sur tout le monde : je suis d’accord, mais dans ce cas, il ne faut oublier personne.