18/04/2013

PROMISED LAND de Gus Van Sant °

Promised Land : affiche

Steve Butler (avec un tel patronyme j'aurais dû flairer le guet apens !!!) et sa collègue Sue sont mandés par le grand capital groupe énergétique GLOBAL afin de proposer aux péquenauds d'une petite ville aux sols riches en gaz de shiste de signer un contrat leur permettant de forer. La contrepartie financière sera juteuse. Ces deux personnes au rendement admirable, capable de faire signer un contrat au plus réticent n'en doutent pas, en deux jours, ils auront bouclé l'affaire et pourront repartir vers des contrées plus peuplées. En attendant, ils passent à la Station Service du coin (qui vend aussi des guitares et des armes, lol) se relooker en pedzouilles afin de mieux embobiner le bouseux. Être "couleur locale", ça inspire confiance ! A partir de là, tous les clichés peuvent pleuvoir en rafales...

Sauf que Steve et Sue vont tomber sur un os et même DES os. En effet, vlà t'il pas qu'un cul terreux a googueulisé le gaz de shiste et qu'il a trouvé que c'était pas forcément bonito pour les cultures et l'avenir de la vache du coin. En plus, le même paysan à chemise à carreaux  (il est temps que Hal Holbrook soigne cette cataracte !) a été jadis ingénieur chez Boeing, c'est dire s'il en connaît un rayon en science et vie de la terre. Sans compter l'arrivée d'un écolo qui va se mettre toute la communauté dans la poche en chantant (très faux, c'est plus lol !) du Bruce Springsteen à la fête du vendredi soir et chiper la bonne amie que Matt... euh Steve était en train de pécho le soir même de son arrivée, en prenant une cuite de permission...Certaines filles trouvent ça sexy un mec qui se torche et finit la nuit dans son vomi. Il faut dire que l'instit' du coin est prête à se donner au premier mec qui passe par là à condition qu'il ne soit pas autochtone. On y croit !!! Et j'en passe et des plus croustifondantes !

Au secours !!!

Gus Van Sant qui s'occupe de crise économique et d'écologie c'est OUI OUI au pays des Bisounours ! On aurait bien envie de lui confier l'avenir de la planète parce qu'il a un argument de poids : le gaz de shiste c'est pas bien, l'écologie c'est mieux ! Mais finalement non. De clichés niaiseux en tirades démonstratives et pesantes, d'intrigues secondaires godiches (ah la belle idylle !!! ah le fils de Frances McDormand !!! ah l'organisation de la fête entre les meules de foin !!!) en personnages caricaturaux, Gus nous assène un préchi précha niveau CM2 avec un personnage principal qui se débalonne au premier contre argument. Et ce ne sont pas les divers revirements, rebondissements et le twist final, les effets gnangnans et larmoyants qui peuvent redonner un peu de punch et de crédibilité à cette jolie carte postale des Etats-Unis profonds.

Néanmoins, il faut reconnaître que Gus promène une caméra amoureuse sur cette petite ville et sa jolie campagne environnante et que Matt Damon est parfait, comme d'hab'.

03/01/2010

MA SEMAINE AU CINEMA ET MES COUPS DE COEURS

LE BEL ÂGE de Laurent Perreau ***

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CRACKS de Jordan Scott **

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PAS SI SIMPLE de Nancy Meyers *

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MES COUPS DE COEUR

Pas si simple

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29/12/2009

Pas si simple de Nancy Meyers *

Pas si simplePas si simplePas si simple

Jake et Jane sont divorcés depuis 10 ans. Bien que Jake ait refait sa vie avec une femme beaucoup plus jeune que lui, les sentiments du couple semblent n’être qu’endormis. A l’occasion de la remise d’un diplôme d’un de leurs enfants bien arrosée, Jake et Jane « remettent le couvert » avec beaucoup d’enthousiasme et de plaisir(s) partagé(s). La question est : vont-ils revivre ensemble ? Ce n’est pas si simple.

Si l’on passe outre le fait de l’absence totale de cinéma ici et que cette comédie sentimentale pour midinettes du troisième âge se déroule sur la côte ouest chez des richards qui n’ont qu’à se préoccuper de savoir « c’est quand le bonheur » ou « c’est quand qu’on baise » ? je dois dire que ça commence pas trop mal. Tout ça parce que le couple de divorcés n’est autre que Meryl Streep (formidable) et Alec Baldwyn (adorable, toujours prêt à retirer le bas...), qu’ils sont en pleine forme, drôles, plein de charme, qu’ils vont bien ensemble et qu’on ne souhaite qu’une chose, qu’ils se remettent à roucouler comme deux gamins sous la couette.

Ajoutons, dans le rôle très très second du gendre traité comme une pièce rapportée dans cette famille « idéale », John Krasinki dont toutes les apparitions sont délicieuses, et on arrive à prendre pas mal de bon temps.

On peut même, si on est de très très bonne humeur noter de ci de là quelques observations bien vues sur la différence entre les femmes qui viennent de vénus, les hommes de mars… les unes qui se cachent, les autres totalement impudiques, les unes qui enragent de vieillir et les autres qui se disent qu’il serait grand temps de repartir pour un tour de manège… Mais bon…

Arrive l’erreur définitive de casting dont le film ne se relève pas : Steve Martin en séducteur. Imaginez un ringard lifté et bronzé aux cheveux blancs et la raie sur le côté qui part de dessus l’oreille… pouah ça fait froid dans le dos ! Ajoutez à cela quelques violons, trois moutards débiles (entre 20 et 28 ans) qui pleurnichent parce qu’ils ne se sont pas remis du divorce de leurs parents… et à partir de là, il faut endurer une heure interminable d'attermoiements, d'explications, de justifications jusqu’au dénouement pluvieux !