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le slylab de julie delpy

  • LE SKYLAB de Julie Delpy ***

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    Le Skylab ("laboratoire du ciel") a été la première station spatiale américaine lancée le 14 mai 1973. Elle devait se désintégrer au-dessus de la Terre le 11 juillet 1979 en rentrant dans l'atmosphère. Certains prédisaient que la station devait tomber sur l'ouest de la France. Et c'est justement dans la maison familiale de Bretagne que se rendent Ernestine et ses parents pour rejoindre le reste de la famille à l'occasion de l'anniversaire de la grand-mère.
    Aucun suspens et ce n'est évidemment pas le sort de la station Skylab qui intéresse Julie Delpy même s'il en sera régulièrement question et dont de nombreux débris finiront par s'écraser sur l'Ouest de l'Australie. La réalisatrice choisit de se replonger dans une journée en famille à l'aube des années 80. Et on plonge avec elle, égrénant avec délice des souvenirs et des images comme s'il s'agissait de notre propre famille. Et je dois dire qu'il ne manque pas grand chose à l'évocation d'un dimanche à la campagne. Alors soit Julie est une espionne, une voyeuse car il me semble que nous avons tous peu ou prou vécu les mêmes micro événements qui constituent la vie infernale d'une "famille", soit, alors que nous nous croyons tellement uniques, nous sommes tous effroyablement identiques dès lors que nous constitutions ce groupe éminemment déconcertant qu'est la famille. Même si aujourd'hui ce mot, cette "notion", cette abstraction me paraîssent toxiques et néfastes, il n'en demeure pas moins que les bains d'adolescence ou d'enfance font un bien fou. Il faut dire que le soin du détail matériel apporté à cette reconstitution d'une époque, "le bon vieux temps" donc, est impressionnant. Et tant pis si c'est réac' et vieux con de le dire !
    Le film de Julie Delpy ne sent pas la poussière. Il semble peut-être dater de l'époque dont il parle, mais il sent bon l'enfance, les vacances et les souvenirs.
    Réunir pour un même repas une mamie qui a eu six enfants qui se sont mariés et ont fait des enfants à leur tour, cela fait deux tablées (les enfants d'un côté, les adultes de l'autre) assez conséquentes de tatas, de tontons et de cousins qui arrivent en 2 CV, en Simca 1000, en 4L et même en train. Il y a donc tout un panel d'humanité qui va du tonton fasciste, au "bon" para qui regrette les guerres, au sportif en short qui a évidemment amené son ballon pour un foot digestif, en passant par la tata instit' qui procrée en batterie, la tata bègue complètement à côté de la plaque, l'autre qui vote à droite, une autre féministe, sans oublier les artistes gauchistes, le tonton dépressif et suicidaire... et pendant ce temps là, les moutards jouent dans la grange, vont à la plage, connaissent quelques émois, quelques frayeurs aussi.
    Et les acteurs dans tout ça ? Ils sont en vacances, à la fête et ils nous réjouissent, nous font bien rire aussi à être ces prototypes d'une autre époque, d'un autre siècle. Certains, tel Vincent Lacoste, n'hésitent pas à jouer à fond la carte du ridicule en étant ce boutonneux auquel les filles ne résistent pas malgré (ou à cause de ?) le paquet de clopes dans son slip de bains. Denis Ménochet est impressionnant en ex para traumatisé par toutes les guerres... Ils nous rappelent les expressions (la "première patacul" m'a particulièrement fait rire, ou les "moutons sont des animaux à poils laineux..." mais je suis une bonne nature), les chansons de Sardou à Ferré...
    Tout cela est bien bon et ensoleillé.
    Et le casting de moutards est épatant !
    De toute façon Julie Delpy, je l'aime d'amour et celui qui s'avisera d'en dire le moindre mal sera banni à tout jamais de ce blog. Vivement son prochain film.