20.10.2006

Les fils de l’homme d’Alfonso Cuaron***

 

Un film d’anticipation sans électronique, sans virtuel, sans soucoupe volante, un film bouleversant et intelligent filmé de façon magistrale : total respect !

Cela devrait suffire mais voilà, nous sommes en 2027, la terre livrée à l’immigration anarchique et à la pollution explose dans le chaos. Seule l’Angleterre, devenue dictature policière et armée jusqu’aux dents résiste en enfermant les « réfugiés » dans des cages dignes de Guantanamo ou Auswitch. Les kits de suicide sont en vente libre, l’alcool et la drogue sont les seules échappatoires. Le film s’ouvre sur une idée merveilleusement terrifiante : l’être humain le plus jeune de la planète a 18 ans et il vient d’être assassiné ! A l’heure où l’on glorifie les Jeanne Calment de plus de 110 ans, perdre la plus jeune personne encore vivante provoque un séisme émotionnel sur les cinq continents. Les hommes et les femmes sont devenus stériles mais la jeune Kee est enceinte. Imaginer que l’avenir de l’humanité est dans le ventre d’une réfugiée noire est inconcevable. Théo (Clive Owen, très seul, très touchant, de mieux en mieux de film en film) est chargé de la protéger.

Voilà un beau grand film, thriller époustouflant mais aussi film d’action et de politique-fiction filmé sans temps mort, plein de suspens et de rebondissements blindé par un casting sans faute et une réalisation très haut de gamme (lumières, cadres, paysages apocalyptiques, plans séquences sublimes…). C’est fort, violent, cruel et brutal et pourtant non dénué d’humour par instants.

Une réussite enthousiasmante, géniale et effrayante !