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PRIMAIRE

d'Hélène Angel **(*)

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Avec Sara Forestier, Vincent Elbaz, Patrick d'Assumçao

Synopsis : Florence est une professeure des écoles dévouée à ses élèves. Quand elle rencontre le petit Sacha, un enfant en difficulté, elle va tout faire pour le sauver, quitte à délaisser sa vie de mère, de femme et même remettre en cause sa vocation. Florence va réaliser peu à peu qu’il n’y a pas d’âge pour apprendre...

Difficile avec un tel sujet : l'évocation de l'Education Nationale, de passer derrière des films tels que Entre les murs, Être et avoir, ça commence aujourd'hui (liste évidemment non exhaustive) voire  l'Argent de poche qui semblent avoir tout dit sur le système éducatif français, tellement perfectible. Ce thème nous concerne absolument tous quelle que soit la place que l'école ait ou ait eu dans notre vie.

Rien de bien de nouveau, si ce n'est que toujours, voir un prof au travail fait vraiment peur. Ici il s'agit de CM², donc des enfants de 10 ou 11 ans voire moins, et chaque journée est un combat contre une foule de choses qui ne concernent pas l'enseignement : les bavardages, les insultes, le manque d'attention, de respect. Bref être prof, même des écoles n'est pas une partie de plaisir, même si cette mission quand on la prend avec autant d'implication que Florence réserve quelques moments de satisfaction.

Côté plus, je dirai que la réalisatrice a l'intelligence de ne pas être trop manichéenne dans sa façon de brosser plusieurs personnages. Et si ce qui arrive au jeune Sacha est révoltant, elle n'en fait pas pour autant un petit ange blond innocent. Les moqueries et les injustices dont il fait l'objet ne l'empêchent pas de se comporter parfois en teigne bien de son âge.

Le quotidien et les rapports de Florence avec son fils qui se trouve précisément dans sa classe (passage difficile pour la mère et pour l'enfant) sont plutôt bien vus. A force de trop se dévouer aux autres, la souffrance de son propre enfant lui échappe.

Côté moins, les passages obligés un peu systématiques tels que le conseil de classe, la salle des profs, les profs impliqués et ceux qui ne prennent rien au sérieux... finissent par lasser. Et l'amorce d'histoire d'amour est aussi peu intéressante que peu vraisemblable.

Mais l'énergie, la sincérité de l'ensemble et surtout l'interprétation convaincante voire engagée de Sara Forestier forcent le respect.

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