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LE CRIME DE L'ORIENT EXPRESS

de Kenneth Brannagh ***

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Avec Kenneth Branagh, Johnny Depp, Michelle Pfeiffer, Derek Jacobi, Penelope Cruz, Daisy Ridley, Willem Dafoe, Leslie Odem Jr

Synopsis : Le luxe et le calme d’un voyage en Orient Express est soudainement bouleversé par un meurtre. Les 13 passagers sont tous suspects et le fameux détective Hercule Poirot se lance dans une course contre la montre pour identifier l’assassin, avant qu’il ne frappe à nouveau. D’après le célèbre roman d’Agatha Christie.

A peine a-t-il rondement résolu une énigme à Jérusalem que le célèbre enquêteur belge se réjouit de prendre enfin des vacances bien méritées bien décidé à faire un peu de tourisme à Istanbul. Hélas, alors qu'il arrive à l’hôtel, il reçoit un télégramme lui demandant de repartir pour Londres.

A bord de l'Orient Express, super train de luxe qui relie Constantinople à Calais, et alors qu'il répète à qui veut l'entendre qu'il est en vacances, un horrible crime est commis dans un compartiment proche du sien. Si comme moi, vous avez oublié l'histoire, je ne vous révèle pas qui est la victime. Les 12 voyageurs qui l'entourent deviennent évidemment tous et tour à tour des suspects ; même la plus fragile jeune femme, même la plus vieille dame, même le plus compatissant médecin etc. Chacun a des secrets et des révélations à faire.

Avoir totalement oublié la résolution de l'énigme m'a sans doute permis d'apprécier encore plus ce film de très correcte facture. J'ai d'abord suivi l'intrigue sans grande passion pour l'enquête car il me semble que le plus important n'est pas de connaître le coupable mais de suivre pas à pas les investigations, découvertes et différentes confessions propres à rendre complètement marteau. Et on peut dire que Poirot s'y entend pour parvenir à des déductions fracassantes.

Le défilé de stars ici présentes se régalent chacun dans son rôle au bord de la caricature mais délicieusement désuet. Kenneth Brannagh s'est emparé du rôle du détective à la moustache triomphante avec beaucoup de classe, de gourmandise et d'humour et y ajoute une petite touche british peut-être incontrôlable puisque Poirot est belge.

Mais ce qui surprend ici et apporte une note très mélancolique est le fait qu'Hercule, que certains s'emploient à appeler Achille ("je n'ai aucune fragilité des talons, merci"), très amoureux, s'adresse régulièrement au portrait d'une jeune femme blonde "mon amour, ma Catherine", sans que l'on reçoive la moindre explication. Est-elle morte ? L'a-t-elle quitté ? Je n'avais jamais imaginé, ou l'ai-je complètement oublié qu'Hercule Poirot puisse être amoureux.

Comme je le disais plus haut, on suit tout cela poliment, le sourire aux lèvres la plupart du temps, avec l'envie de soulever le petit doigt tant les personnages déploient de délicatesse voire d'obséquiosité, mais sans la tension d'un suspens insoutenable.

Et puis... la dernière demi-heure s'enflamme complètement. Exception faite de la scène de la cène excessive et inutile... soudain la réflexion s'invite sur des thèmes aussi lourds que la mort, le deuil, la Justice, le Bien et le Mal. C'est très bienvenu. La réalisation et la musique se font lyriques, les personnages acquièrent une belle profondeur, le détective se trouve soudain envahi de perplexité et une émotion  assez vive pointe le bout de son nez.

L'épilogue nous laisse avec un Hercule encore plus mélancolique il me semble et laisse présager une destination prochaine vers le Nil... J'espère que la fréquentation en salle de ce film permettra à Kenneth Brannagh de récidiver. En ce qui me concerne je suis partante pour une croisière.

Commentaires

  • Je me souviens trop bien de l'intrigue et puis j'ai l'impression d'une vieillerie ressortie des placards ..

  • Moi j'avais complètement oublié les motifs du crime. Ça m'a émue..
    Oui tu as peut-être raison.

  • J'avais complètement oublié aussi mais cela m'est revenu pendant le film (grâce à la vieille irascible). J'ai trouvé quelques longueurs et ignominies (Hercule P. qui court après un suspect, ou qui partage une pâtisserie avé 2 cuillères : on aura tout vu). Concernant les sentiments il a eu quelques amours, totalement platoniques, en même temps, il faut reconnaître que le protège-moustache est assez rédhibitoire, non ? Et tout à fait d'accord avec toi, la scène de la cène finale est un peu too much. Mais moi aussi, je repartirais bien sur le Nil avec ce belge à l'accent anglais.
    En revanche, pour la fréquentation en salle... nous n'étions que 6 - mais c'était en VO.

  • Le protège moustache c'est fou rire garanti post coïtal...
    Et je suis d'accord... des trucs too much et finalement on en reprendrait bien... mais sûrement pas UN dessert avec 2 fourchettes.

  • Bonsoir Pascale, je sors de la projection dans une grande salle très remplie et j'ai été agréablement surprise. Je connais l'intrigue, je savais qui avait tué mais j'ai aimé les trouvailles de mise en scène comme la scène du crime filmé par en haut. K Branagh s'est bien amusé à trouver des angles de vue pas banals. Michelle Pfeiffer est très bien. Dans les producteurs, j'ai vu qu'il y avait Ridley Scott, comme quoi. Bonne soirée.

  • Bonjour dasola. Oui j'ai trouvé que c'était plutôt bien filmé. Il réussit même une séance catastrophe.
    Michelle Pfeiffer me force à détourner le regard avec sa bouche de poisson tordue...

  • On peut commenter les vieux films ici, youhouuuu !
    Donc finalement beau casting mais moi je me souvenais beaucoup de l'intrigue (je l'ai relu il y a deux ans) et ça m'a gênée... Mais moi aussi ça m'a intriguée cette femme qui intéresse tant Poirot ! Il avait une vie sexuelle ???? Je pesais qu'il était comme Tintin moi (ok Tintin avait 12 ans mais tu vois le principe)

  • Bien sûr que je pensais qu'Hercule n'avait pas de zizi ! Qui est cette Catherine.
    En tout cas moi, je suis partante pour une croisière sur le Nil.
    Kenneth est un de ces acteurs/réalisateurs qui me fait bander.
    Je l'avais "croisé" à Venise. Les italiennes étaient FOLLES et criaient Keneeeeeeeeeeeeeeeth... ça l'amusait beaucoup. L'italienne est enthousiaste.
    En plus de ma juiverie, je dois avoir de l'italienne en moi.
    Putain, Venise en septembre... on se le fait pendant le Festival.
    Tu verras, un film dans cette salle... (bon c'est 25 €uros la place...) mais tu ressors en transe !!!
    Je suis surprise que tu aies pu commenter ici. En principe, Haut et Fort (ma plateforme blougounesque) ferme les commentaires au bout de six mois .

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