Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

ANNONAY 2019 - LES FILMS DU JOUR

titefeuille13-02-2019.jpg

Mon avis sur les films en cliquant sur "lire la suite".

MONSIEUR de Rohena Gerra ***(*)

Carte blanche à la semaine de la critique

2802853_jpg-c_215_290_x-f_jpg-q_x-xxyxx.jpg

Avec Tilotama Shome, Vivek Gomber

Synopsis : Ratna est domestique chez Ashwin, le fils d'une riche famille de Mumbai.

En apparence la vie du jeune homme semble parfaite, pourtant il est perdu. Il vient d'annuler son mariage car il ne se sentait pas suffisamment amoureux de la femme qu'il devait épouser, qui de toute façon venait de le tromper...

Ratna de son côté a été veuve à 19 ans. Et quel que soit l'âge, en Inde, la vie d'une veuve est considérée comme finie. Mais Ratna, contrairement à Aswhin, n'a pas renoncé à ses rêves. Elle travaille dur pour payer des études auxquelles elle n'a pas eu droit à sa petite sœur et en plus de son travail chez Ashwin elle tente de suivre des cours de couture.

Je suis ravie de terminer l'année en évoquant un aussi beau film. La réalisatrice démontre qu'il est possible de parler de sujets sensibles voire révoltants tout en douceur, sans faire de bruit, sans pathos, sans tomber dans le misérabilisme tout en n'éludant pas la noirceur et l'injustice. Bravo.

Elle fait de son héroïne une jeune femme qu'on ne plaint jamais malgré la tristesse de sa condition de "bonne" dans un milieu où on ne la regarde pas. Les gens comme elles sont invisibles et doivent le rester. Mais sa détermination et le fait qu'elle ne s'apitoie jamais sur elle-même en font un être infiniment touchant et admirable.

Ratna et Aswhin vivent sous le même toit mais font partie de deux mondes que tout oppose. Leur cohabitation ne va pas tarder à faire jaser des deux côtés de la condition sociale. Les jeunes gens s'observent même si Ratna tente de se faire le plus discrète possible en n'apparaissant aux yeux d'Aswhin que pour lui servir ses plateaux repas (une fois je plus je recommande de voir ce film APRES avoir mangé). Mais elle s'inquiète pour lui, tout aussi discrètement, lorsque par exemple elle le voit s'approcher trop près du bord du balcon de son appartement luxueux qui domine la ville. Parfois elle ose quelques mots, rassurants, consolatoires. Comment ne pas tomber sous son charme pudique et réservé ? De son côté, Aswhin ne se comporte pas avec Ratna comme un homme de sa condition le devrait. Il la voit, il la regarde, il l'écoute et lui parle...

Oui, ce film a un côté très fleur bleue peut-être pas réaliste mais il fait chaud au cœur, il est réconfortant. J'y ai cru et je me suis laissé embarquer par cette belle histoire impossible dans un pays qui m'est totalement inconnu.

La réalisatrice n'élude pas les moments où la ségrégation se fait plus visible, une scène où Ratna entre dans un magasin et où sa tenue vestimentaire la trahit, une autre où son "patron" lui adresse la parole qui devient une source d'humiliation, l'exploitation d'un "maître" qui doit lui apprendre la couture... Mais elle aborde ces moments simplement, sans chichi et sans forcer le trait ou accentuer la sensation d'injustice. Ce qui l'intéresse d'abord ce sont ses deux personnages pas tout à fait comme les autres dans une société où les castes sont très marquées.

Voici ce qu'elle dit de son film : "Mon film traite d'une travailleuse domestique résidant à domicile, et leur situation est particulièrement complexe. Parce qu'ils vivent à la maison, ils connaissent très bien la famille ou la personne pour qui ils travaillent, mais il y a toujours une nette ségrégation à la maison. L’employée de maison ou la femme de ménage ne mange pas dans les mêmes assiettes, n’utilise pas les mêmes verres ni la même tasse de thé que les chefs. Elle ne prend pas non plus de pause assise sur le canapé, même si personne n’est à la maison. Elle est censée s'asseoir par terre ou sur un tabouret ou un banc, si celui-ci est fourni, dans la cuisine. Il existe très peu de lois, ou du moins de lois observées, concernant leurs droits, leurs horaires de travail, leurs vacances, etc. La plupart de ces travailleurs sont sans papiers et peuvent être embauchés et licenciés à volonté".

En tant que spectatrice romantique, je n'attendais qu'une chose, que Ratna et Ashwin cèdent à leur attirance réciproque et fassent front devant les conventions, les interdits et les jugements de leur entourage. Mais Rohena Gera est plus subtile... et la toute dernière scène est magique. Un mot, un seul est prononcé...

Les deux acteurs sont deux soleils.
C'est BEAU et je vous invite vivement à découvrir ce film.

………………………………………..

LADY BIRD de Greta Gerwig ***(*)

1er film hors compétition

LADY BIRD de Greta Gerwig, cinéma,

Avec Saoirse Ronan, Laurie Metcalf, Tracy Letts, Lucas Hedges, Thimothée Chalamet

Synopsis : Christine « Lady Bird » McPherson se bat désespérément pour ne pas ressembler à sa mère, aimante mais butée et au fort caractère, qui travaille sans relâche en tant qu’infirmière pour garder sa famille à flot après que le père de Lady Bird a perdu son emploi. 

Si le synopsis (voire le titre) évoque une histoire à la Ken Loach, il n'en est rien ou presque puisque la famille dont il est question, sans être dans la précarité, doit compter le moindre sou pour vivre et compenser le licenciement du père qui peine, à son âge, à retrouver un emploi. C'est la chronique d'une famille ordinaire et extraordinaire et plus particulièrement d'une ado en dernière année de lycée qui cherche à prendre son envol loin d'une mère étouffante, aimante et maladroite.

Malgré son grand âge (23 ans), Saoirse (prononcez «sir-cha») Ronan a toujours le physique et le minois idéal pour incarner une ado de 17 ans, bientôt 18, qui ne rêve que de New-York pour entreprendre ses études. Le film commence par une phrase en exergue (je ne suis plus sûre du début) : "qui aime la Californie, n'a jamais passé un Noël à Sacramento".  Et bien que le personnage principal, cette Christine qui s'est rebaptisée Lady Bird, ne rêve que de quitter Sacramento, la réalisatrice assure que son film est une déclaration d'amour à sa ville natale. Il est vrai qu'elle la filme bien, comme s'il s'agissait d'un grand village un peu chic d'un côté de la voie ferrée, plus populaire de l'autre. "Ce n’est pas une ville de m’as-tu-vu. Elle ne cherche pas à se mettre en avant ou à faire son autopromotion. La ville, comme ses habitants, dégagent une certaine modestie et une vraie intégrité."  Lady Bird dira pourtant qu'elle vit du mauvais côté de la voie. Et lorsqu'elle se rend au lycée (très catho) avec sa meilleure amie Julie, elles sont en admiration devant les maisons cossues aux jardins impeccables qui bordent les trottoirs où elles rêvent de vivre un jour.

Voilà un film tendre, doux et délicat qu'on a envie de prendre avec des pincettes pour ne pas l'abîmer. Il ressemble à sa réalisatrice je trouve et je découvre sans trop de surprise qu'il serait en partie auto-biographique, le personnage principal porte d'ailleurs le prénom de sa propre mère... Et puisqu'elle situe son action en 2002, les ados dont il est question ici ne sont pas embarrassés de smartphones et c'est particulièrement remarquable.

Les relations entre Lady Bird et sa mère ne sont pas simples. Cette dernière, chargée de la survie de la famille face à un époux aimant mais dépressif, multiplie les douches froides vis-à-vis de sa fille. Elle peut passer de la tendresse totale, des moments de partage magnifiques à pleurer ensemble à la lecture des Raisins de la colère, des attentions et souhaits de réussite aux déclarations humiliantes, hâtives et dévalorisantes "tu ne seras jamais bonne à rien... tu ne pourras jamais entrer dans cette école". Lady Bird se bat contre cette mère, la rejette puis lui réclame son amour. Comme une ado.

Mais hors de la maison, la jeune fille a d'autres préoccupations. Ce qui la complexe n'est pas son physique mais bien sa condition sociale. Elle lâchera d'ailleurs un temps sa meilleure amie très rondelette, chaleureuse mais pas glamour pour une autre plus populaire, séductrice et bourgeoise. Elle découvrira l'amour romantique puis physique, ira de surprises en déconvenues et se relèvera de tout comme savent faire les ados. Elle plongera dans un désespoir profond, soudain et sincère qu'elle balaiera rapidement, juste en raturant un prénom sur un mur.

J'ai été très touchée par le portrait de cette ado qui m'a semblé très réaliste, intelligemment dialogué, sans excès ni invraisemblance. C'est assez mélancolique mais souvent drôle aussi (une conférence sur l'avortement, les relations avec la religieuse de l'école...) et doit réveiller l'ado qui sommeille éternellement en nous et la réalisatrice qui ressemble étonnamment à son actrice (ou l'inverse) n'élude pas les emballements, les retournements de situation, les erreurs, les hésitations, les questionnements propres à cet âge charnière difficile entre l'enfant et l'adulte.

Le film n'est pas parfait, il est mieux que ça.

Sincère, beau et intelligent. Porté par Saoirse Ronan évidemment mais magnifiquement entourée par un casting épatant où chaque second rôle très bien écrit, aucun n'étant sous-estimé ou abandonné en route, apporte cohésion à l'ensemble.

Je suis sortie de la salle, un grand sourire aux lèvres.

………………………………………..

LES CHATOUILLES de Andréa Bescond et Eric Métayer ***(*)

Temps fort autour de la danse

4063863_jpg-r_1280_720-f_jpg-q_x-xxyxx.jpg

Avec : Cyrille Mairesse, Andréa Bescond, Karin Viard, Clovis Cornillac, Pierre Deladonchamps, Carole Franck, Gregory Montel, Gringe

Synopsis : Odette a huit ans, elle aime danser et dessiner. Pourquoi se méfierait-elle d’un ami de ses parents qui lui propose de « jouer aux chatouilles » ? Adulte, Odette danse sa colère, libère sa parole et embrasse la vie...

A vrai dire depuis des semaines que je vois cette affiche sur les murs et les colonnes, j'avais imaginé qu'il s'agissait d'une énième comédie familiale... En quelque sorte, c'est ça.

J'avais décidé de ne pas, comme souvent, écrire sous le coup de l'émotion vive que m'a provoquée ce film. Mais des jours après j'ai toujours autant de mal à l'aborder. Alors j'y vais quand même, comme je peux.

Le film est l'adaptation de la pièce de théâtre d'Andréa Bescond et Eric Métayer, compagnons à la scène comme à la ville, Les Chatouilles ou la Danse de la colère. La pièce comme le film évidemment s'inspirent de ce qu'a vécu Andréa Bescond dans son enfance, les violences sexuelles répétées de la part du meilleur ami de ses parents, une ordure au visage et à la voix d'ange qu'évidemment personne ne peut soupçonner. Et je salue bien bas Pierre Deladonchamps qui a eu la ressource et la hardiesse de l'incarner. On parle souvent du courage des acteurs qui s'impliquent dans un rôle, qui prennent ou perdent dix kilos voire s'enlaidissent (quel héroïsme)... souvent cela m'amuse ou m'agace. Ici, même et plus que jamais s'il n'est pas malin d'identifier un acteur à son personnage, je trouve Pierre Deladonchamp particulièrement courageux.

Car le film démontre comment une sinistre crevure a fait d'une petite fille douce, calme, sage, silencieuse, solitaire, passionnée de danse une adulte enragée, en colère, brutale, parfois vulgaire comme elle le dit elle-même. Comment aurait-elle pu intégrer le corps de ballet de l'Opéra,  devenir la petite Odette du Lac des Cygnes, elle qui ne peut danser que par saccades et soubresauts ?

Comment réussir à parler de la pédophilie avec autant de justesse, de finesse sans noirceur tout en rendant parfaitement compte de l'abomination ? Nous disions récemment entre "collègues" blogueurs qu'il nétait pas nécessaire d'être serial killer pour évoquer un serial killer mais l'élément autobriographique ici et le fait qu'Andréa Bescond incarne elle-même renforce l'émotion provoquée. On voit quelle belle et énergique femme elle est devenue mais elle n'élude pas la partie sombre de sa vie, le champ de bataille chaotique qu'elle a eu à traverser pour réconcilier enfin la petite fille et l'adulte.

J'ai plutôt apprécié les artifices de réalisation contrairement à ce qu'ont dit Laurent Delmas et Christine Masson, particulièrement en forme pour dénigrer le film face à leurs invités bienveillants et bien embarrassés. Contrairement à eux je n'ai jamais ressenti le moindre pathos et j'ai aimé cette construction du film qui mélange passé et présent, réalité et fantasme, la façon de placer les séances chez la psy dans les situations réelles. En résumé, la psy et Odette adulte se trouvent parfois spectatrices de ce qui s'est passé pendant l'enfance et il leur arrive de commenter ce qu'elles observent.

La réplique qui m'a tuée... Odette demande à sa psy :

- "pourquoi il n'arrête pas à ce moment là ? Il voit bien que je n'aime pas ?
- parce que c'est un viol".

Et oui, les violeurs ne demandent pas la permisssion et comme cette ordure est récidiviste et ne s'est pas contenté d'outrager Odette, lors de son procès il se justifie : "elle ne m'a jamais dit non". On reste sans voix.

Le film est plein de ruptures, certains disent faiblesses. Ce n'est pas ce que j'ai ressenti. La magie du cinéma fait apparaître Rudoph Noureev. Les scènes de danse énergiques, presque brutales sont là pour appuyer le propos. Les convulsions du corps expriment comme jamais ce qui n'a jamais été dit. L'aveuglement des parents est subtilement montré. Devant l'écran, on a envie de supplier Odette de se mettre à parler, d'hurler qu'elle ne veut plus que ce type vienne la chercher à l'école, qu'il ne l'emmène plus en vacances. Odette se tait, soupire et ouvre grand ses beaux yeux suppliants. La mère (Karin Viard, froide, glaciale, presqu'aussi courageuse que Pierre Deladonchamps dans ce rôle antipathique) se plaint constamment, ne comprend pas cette enfant qu'elle trouve sans doute trop choyée et qui peut, contrairement à elle sans doute, s'exprimer par sa passion et choisir de danser. Le père est d'une certaine façon protecteur et tellement loin d'imaginer qu'on puisse approcher sexuellement une enfant, et en particulier la sienne, qu'il n'imagine pas que des chatouilles puissent être autre chose qu'un jeu. On lui en veut de ne pas réagir lorsqu'un autre ami lui ouvre presque les yeux. Ce "presque" fait toute la différence. Clovis Cornillac, dans son meilleur rôle je trouve, est bouleversant car il trouve et répète le seul mot valable et acceptable à dire à sa fille lorsqu'il apprend la vérité !

La révélation glaçante finale qu'un enfant sur 5 serait victime de violences sexuelles a fini de m'achever. Le film est dédié "à nos enfants", sans précisions de prénoms. Je ne sais si les réalisateurs en ont à eux mais j'ai trouvé cette dédicace subtile comme beaucoup d'aspects du film. Oui, dédions Les chatouilles à nos enfants, qu'ils soient tous protégés de ces prédateurs malades. Je précise pour les âmes sensibles, qu'aucune scène explicite n'est montrée. Tout se passe derrière de jolies portes décorées de dessins d'enfants.

........................…..

UN PEUPLE  ET SON ROI de Pierre Schoeller *

Ils sont passé par ici

1793783_jpg-c_215_290_x-f_jpg-q_x-xxyxx.jpg

Avec Gaspard Ulliel, Adèle Haenel, Olivier Gourmet, Louis Garrel, Izïa Higelin, Noémie Lvovsky, Céline Sallette, Devis Lavant, Johan Libéreau, Laurent Lafitte

Synopsis : En 1789, un peuple est entré en révolution. Écoutons-le. Il a des choses à nous dire. UN PEUPLE ET SON ROI croise les destins d'hommes et de femmes du peuple, et de figures historiques. Leur lieu de rencontre est la toute jeune Assemblée nationale. Au coeur de l'histoire, il y a le sort du Roi et le surgissement de la République...

Je me suis précipitée car j'adore les films historiques. Je n'ai jamais rien raté au cinéma de toutes les évocations de cette période qui me fascine. Et puis je faisais confiance à Pierre Schoeller dont j'avais beaucoup aimé Versailles (film hanté par Guillaume...) et l'Exercice de l'Etat.

Ici il s'agit de retracer la période qui va de la prise ou plutôt de la chute de la Bastille à 1793 et la décapitation du Roi. La démolition de la Bastille a permis à certains parisiens de voir le soleil pour la première fois tant l'imposante bâtisse leur faisait de l'ombre. Ok. Dès lors, le réalisateur s'attarde sur le destins des citoyens moyens et ordinaires qui vont se rendre à l'Assemblée Nationale dite Constituante pour assister aux débats et discours qui règleront leur sort. Les pauvres sont très pauvres, sales et sans chaussures. Les riches sont riches, poudrés et méprisants.

A-t-on encore quelque chose à apprendre sur cette période ? Pas sûr, mais une petite révision ne fait jamais de mal. Ce film ne le permet même pas tant tout est flou et abscons comme si on avait révisé son petit traité de la Révolution juste avant d'entrer en salle.

Pas grand chose à se mettre sous la dent non plus question interprétation même si on sent bien que chacun y a mis du sien pour jouer le révolutionnaire concerné. Mais tout cela semble très scolaire et appliqué. Chacun vient réciter ses tirades et ses bons mots, à l'occasion pousser la chansonnette à la lanterne. Mais les destins des anonymes n'impriment guère la pellicule, n'émeuvent pas. Et comble de tout, Danton, orateur hors pair, n'est qu'une silhouette (j'étais persuadée qu'il avait eu un rôle crucial à cette époque...) interprété par un acteur d'une grande fadeur, mes excuses à la famille.

Désolée, je ne m'éternise pas. A vous de me dire si vous avez plus apprécié.

Commentaires

  • Nous n'avons vu que "les chatouilles" ; nous en sommes sorties bouleversés !

  • Je n'ai vu que Lady Bird et là je m'aperçois que je peine à m'en souvenir. Je vais retourner voir la bande-annonce. Bon festival, sois sage !

  • Ça m'arrive rassure toi. Parfois je me dis : ah j'ai vu ce film ?
    Pour l'instant je suis sage. Je craignais que Ziad Bakri débarque... mais non !

  • Un peuple et son roi m avait fait pense à un film à sketch. Très apprécié les images sur le travail du verre et les couleurs et les bruits.... un verrier et son verre !
    Ai vu bande annonce de Funan. Hâte de le regarder.

  • Le travail sur le verre m'a laissée de marbre je crois :-)
    J'ai vu Funan, c'est MAGNIFQUE.

Écrire un commentaire

Optionnel