HOPE
de Na Hong-Jin ****
COREE DU SUD
avec Hwang Jung-Min, Zo In-Sung, Jung Ho-Yeon, Alicia Vikander, Michael Fassbender
Des chasseurs ont trouvé une vache morte au milieu de la chaussée. La taille des blessures profondes sur l'animal laisse supposer que l'auteur du délit est une bestiole hors normes.
Beom-seok chef de la police du petit port de Hope, situé près de la zone démilitarisée (DMZ, il faut faire attention où l'on pose les pieds) se rend sur place. Il y retrouve un cousin éloigné Seong-Ki le chasseur et sa bande (bas de plafond) qui prétendent qu'il peut s'agir d'un ours ou d'un tigre. La découverte d'autres animaux morts, de leurs propriétaires, du village en partie détruit, de beaucoup de cadavres ainsi que d'empreintes de pas gigantesques laissent supposer qu'un monstre s'en prend au village. Beom-seok demande des renforts qui n'arriveront jamais car mobilisés pour combattre les feux de forêt. Il s'associe à un policier en retraite pour traquer le colosse.
Et c'est parti pour la fête ! 2 h 40 de pure folie délirante, débridée, déchaînée et parfois explosive. Avec à la tête du joyeux foutoir un flic (canon) déterminé, pugnace et increvable. A pied, à cheval ou en voiture il traque la bête à plein gaz. Le monstre tarde à se faire voir. On entend ses grognements et lorsqu'il surgit enfin il est le plus bel alien de cinéma que j'ai vu depuis longtemps. Le plus original, à la fois horrible et très beau.
Bientôt le policier est rejoint par Sung-ae, une fliquette très badass, armée jusqu'aux dents elle a récupéré toute l'artillerie possible et imaginable et possède une réserve d'insultes inépuisable à l'égard du machin costaud à abattre. Tandis que son collègue se laisse attendrir dans un long échange de regards avec le monstre dont il est persuadé qu'il pleure.
Et on est pas au bout de nos surprises. Après une dissection très rock'n'roll, des courses poursuites haletantes, la description très précise d'une diarrhée... on quitte le village transformé en champ de ruines pour entrer dans une forêt mousseuse, étrange, presqu'irréelle. Et c'est reparti pour un tour de grand huit pied au plancher. L'aventure débridée n'en est qu'à sa moitié et on n'a pas fait le tour des réjouissances. Le rythme reste trépidant, les explosions et les poursuites s'enchaînent et l'humour vient joyeusement bousculer le chaos.
Savoureux cocktail de science-fiction, d'action et de fantaisie à la coréenne le film nous emmène là où on ne l'attend pas. On peut même apercevoir Michael Fassbender et sa douce moitié Alicia Vikander égarés là pour encore plus de fun.
Quant à la musique... je laisse le compositeur Michael Abels s'exprimer : "La partition, caractérisée par une utilisation dissonante des cordes et des percussions viscérales, instaure une atmosphère de traque permanente et progresse en un immense crescendo rythmique jusqu'au dénouement, illustrant la bascule d'une urgence locale vers une tragédie aux proportions cosmiques portée par les cordes." En un mot : on en prend plein les oreilles !
La fin ouverte laisse augurer une suite qu'on adorerait voir arriver. On est partants à condition qu'elle soit à la hauteur de cet opus inventif, spectaculaire et jubilatoire.



Commentaires
Ah ah tu l'as vu aussi ! Bon je ne suis pas aussi emballée que toi car pour moi il y a trop d'action. En revanche j'ai adoré l'humour ! Je retrouve l'humour des films Coréens que j'adore.