10.11.2011
CONTAGION de Steven Soderbergh *
Une vilaine toux brusque et grasse, une fièvre foudroyante, une fatigue soudaine et voilà qu'en quelques jours à travers le monde des personnes succombent la bave aux lèvres en moins de temps qu'il n'en faut pour dire "pandémie". La faute à Gwyneth Paltrow qui serre la main au premier venu et surtout à une chauve-souris qui a fricotté avec un cochon ! Le virus se transmet à une vitesse fulgurante et voilà que le CPCM (Centre de Prévention et de Contrôle des Maladies), l'OMS (je ne vous traduis pas) et tout ce qui se fait de plus balèze en matière de scientifiques planétaires se mettent sur le coup pour tenter d'enrayer l'épidémie galopante en découvrant le précieux vaccin qui mettrait fin au fléau. Avant d'y parvenir, des millions de morts resteront sur le carreau. Depuis la grippe espagnole de 1918 on n'a ps fait mieux en matière de grande lessive naturelle. Le temps presse, les groupes pharmaceutiques se frottent les mains et les pillards dévalisent les supérettes du coin ! La vie qui va quoi !
Souvenez-vous le 12 septembre dernier, j'avais fait ma maligne et j'étais allée voir ce film en VO sous titré spaghetti bolognese, et pour cause de mousson j'avais dû jeter l'éponge au bout de 45 minutes, voire tout au plus trois quarts d'heure. Et je m'aperçois que personne ne s'était donné la peine de commenter cette note qui était pourtant du dernier cri !
Ne voulant pas passer à côté d'un chef d'oeuvre... Soderbergh tout de même, ça n'est pas rien, je dédidai donc de voir comment se comportaient les 45 minutes restantes ! Poulala ! Sur le thème "on va tous mourir dans d'atroces souffrances", Steven (encore un) ne réinvente pas le concept. Un virus, une épidémie maousse, la recherche du contre-poison, des héros, des minables et hop c'est plié.
Rien de nouveau sous le soleil donc sauf quelques mini trucs qui varient de l'ordinaire troupe. Ici, la paranoïa terroriste galopante fait craindre que des petits malins aient "militariser un virus". J'adore l'idée, mais c'est pas ça !
C'est le film où Soderbergh scalpe, dissèque et extermine de la star à tire-larigot. Je suppose qu'il veut passer à autre chose mais il laisse quand même Matt Damon en vie, oups... trop tard je l'ai dit ! Mais ce n'est pas vraiment spoliage car on sait dès les premières minutes que Mattounet est immunisé. Me demandez pas pourquoi, c'est scientifique. Il y a aussi des gens avec de jolis scaphandres coccinelles qui déplacent des éprouvettes dans des endroits aseptisés et Jude Law affublé d'une prothèse dentaire pourrie du plus bel effet. Il est tellement fier et ravi de son nouveau dentier qu'il n'hésite pas à le montrer sans qu'on lui demande. En outre, il est journaliste, pigiste et blogueur et je n'ai pas compris comment il avait gagné 4 millions de dollars avec son blog. Je pense que ça pourrait en intéresser plus d'un qui se demande toujours comment gagner du clic ! Fermez le ban.
08:00 Publié dans 5 * Bof ! Mais pourquoi pas ? | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note | Tags : contagion de steven soderbergh, matt damon, gwyneth paltrow, marion cotillard, kate winslet, jude law, cinéma, lawrence fishburne
09.11.2011
TOUTES NOS ENVIES de Philippe Lioret *
Claire est juge et s'implique un peu trop émotivement dans les affaires de surendettement dont elle s'occupe. Lorsque la mère d'un copain de classe de son fils comparaît devant elle, elle dépasse les limites de sa fonction et se fait rappeler à l'ordre. Ce qui ne l'empêchera nullement de prendre fait et cause pour cette jeune femme et son fils, de les héberger chez elle et bien plus encore... Elle rencontre alors Stéphane, juge lui aussi mais chevronné, de plus de 20 ans son aîné qui connaît parfaitement ce genre d'affaires et en est un peu devenu le spécialiste. Entre eux, naît un lien père/fille fait de tendresse et d'admiration, mais aussi l'impression de livrer le même combat contre les plus démunis...
Le premier quart d'heure nous laisse clairement entendre qu'on va assister à une histoire qui traite du thème du surendettement et des sociétés de crédits qui vendent malhonnêtement aux insolvables et on est tout prêt à s'indigner violemment évidemment... brusquement le film bifurque. Claire est atteinte d'une tumeur au cerveau inopérable, elle va mourir dans les 3 mois. Et là, ça ne va plus du tout. En voulant traiter deux sujets et deux thèmes, Philippe Lioret n'en traite finalement aucun et s'embourbe dans un pathos qui fait pitié, qui met mal à l'aise mais n'émeut jamais. Rester l'oeil définitivement sec devant cette avalanche de malheurs et de tristesse est aussi incompréhensible que suspect.
Son histoire cousue de fil blanc enchaîne les incohérences. Par ailleurs, Marie Gillain dans son costume de juge, dans son habit de mère de deux enfants n'est à aucun moment crédible. Elle n'est pas responsable évidemment et elle a même bien de la chance d'avoir 36 ans et d'en paraître 15, mais avec son habit de juge, avec ses deux enfants, ça ne passe pas.
Et ce film enchaîne les absurdités et les incohérences : pourquoi Claire (alors qu'elle est soudée comme personne à son mari) ne lui parle t'elle pas de sa maladie ? Peut-on sortir et entrer d'un hôpital comme d'un moulin ? La scène du match de rugby (au secours !!!) a t'elle une signification ? Pourquoi n'y a t'il aucune complicité entre Claire et ses enfants ? Elle sait qu'elle va mourir et n'a aucun geste particulier vers eux ! Par contre, elle n'est que douceur et gentillesse envers la femme qu'elle décide de mettre à sa place auprès de son mari.
Ce film, c'est n'importe quoi XXL ! Je n'ai pas cru à cette générosité.
Mais, il y a Vincent Lindon, l'Acteur avec un grand A.
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04.11.2011
LA SOURCE DES FEMMES de Radu Mihaileanu *



Dans un petit village D'Afrique du Nord écrasé de chaleur et de sécheresse et oublié du reste du monde, les femmes doivent se rendre chaque jour dans la montagne pour chercher de l'eau. C'est leur lot depuis une éternité, aucune raison que cela change même si le chemin presque impraticable qu'elles doivent emprunter fait qu'elles chutent régulièrement, se blessent et s'épuisent. Mais le jour où l'une d'entre elles, enceinte et victime d'une chute de plus perd son bébé, Leïla se rebelle. Cette belle jeune femme instruite grâce à son (beau) mari instituteur qui lui a appris à lire (et à penser ?) propose à ses compagnes d'infortune de mettre les hommes (dont certains les regardent passer nonchalemment installés à la terrasse du café du village chargées comme des bourriques) face à leurs responsabilités. Le marché est simple : tant qu'ils n'auront pas fait installer l'eau courante dans le village, les femmes se refuseront à eux. La "grève de l'amour" est donc solennellement proclamée et pas forcément facile à respecter. Il y a celle dont "le four est chaud" et ne peut résister à son homme plus de deux jours et celles (plus nombreuses) qui ne peuvent se défendre face aux assauts parfois violents de leurs maris. Seule Leïla reçoit le soutien du sien.
Sous ses airs de conte des milles et une nuit clairement cité ici, c'est une histoire bien actuelle que le réalisateur évoque. Mais dans la série "les grandes et belles intentions ne font pas les grands et bons films", celui-ci en est une fois de plus un exemple criant. Malgré quelques passages forts dont une explication de textes du Coran entre les insubordonnées et l'Imam, que les hommes ne cessent depuis des temps immémoriaux d'interpréter à leur avantage tentant toujours de réduire les femmes à l'esclavage alors qu'elles sont explicitement nommées comme étant leurs égales dans le texte, le film n'est qu'un très long et ennuyeux devoir appliqué, néanmoins illustré d'images sublimes élégamment éclairées.
S'il paraît inconcevable à l'heure actuelle d'imaginer encore dans un pays tel que le Maroc où le film a été tourné, des endroits où l'eau n'arrive pas, où les poteaux électriques sont installés sans que l'électricité n'y arrive, où l'instituteur passe dans les maisons le matin pour persuader les mères d'envoyer leurs filles à l'école, où les hommes véritables coqs de basse-cour parfois oisifs contemplent, un verre de thé à la menthe à la main, les femmes s'éreinter à des besognes d'un autre âge simplement parce que ça a toujours été ainsi, se sentent humiliés si elles refusent de céder à leurs assauts nocturnes, où des petites filles de 14 ans continuent d'être mariées à des types qu'elles ne connaissent pas et qui ont trois fois leur âge... à aucun moment le film ne choque vraiment ni ne révolte jamais. Dommage. Tout cela est raconté sans énergie, sans souffle, sans réel vent de résistance ! La façon que les femmes ont de transmettre leurs messages aux hommes, en chansons devant des touristes qui croient assister à une cérémonie traditionnelle ou les habitants d'autres villages est surprenant, pas très convaincant à la limite du ridicule.
A qui ou à quoi la faute ? Pas facile à dire. Evidemment, on sent Leïla Bekthi très appliquée mais jamais, malgré son regard embué, on ne croit à la paysanne frondeuse qui souffre, et la "star" apparaît toujours sous le khôl. Et puis Radu finit par s'empêtrer dans des histoires annexes qui alourdissent l'ensemble et desservent plutôt le propos. Qu'a t'on (entre autre) à faire de cet ancien fiancé de Leïla qui débarque comme un cheveu sur la soupe dans l'espoir de peut-être éventuellement et si ma tante en avait... récupérer la belle qu'il a trahie jadis, rendant le bel instit jusque là très compréhensif complètement con ?
Par contre, chaque intervention de la grande Biyouna bouscule le film. Dès qu'elle apparaît, dès qu'elle ouvre la bouche, on sent toute la connaissance et la souffrance des femmes du Maghreb qui s'expriment. Que ce soit au hammam, au lavoir ou sur son âne, chaque tirade de l'actrice comme une interpellation secoue l'inertie ambiante. Mais elle ne suffit pas hélas, à elle toute seule, à en faire un manifeste pour une cause.
Je suis tombée tout à fait par hasard hier soir sur un reportage d'Envoyé Spécial qui a encore davantage décrédibilisé les bonnes intentions du film. Tourné dans le village où le film a lui aussi été réalisé, on découvrait les villageois dont de nombreux ont fait de la figuration. Jamais ils n'avaient vu un film et ne savaient même pas que le cinéma existe. On découvre, contrairement au film qui nous montre des femmes totalement décomplexées dès qu'il s'agit de parler de sexe, des femmes très embarrassées qui affirment qu'elles ne parlent jamais, même entre elles "de ces choses là". Et surtout on voit tout le folklore de leur visite éclair à Cannes. Elles vont au souk acheter une belle robe pour la cérémonie... mais arrivées sur la croisette on les pare des mêmes (très beaux) costumes que ceux du film. Une jeune fille dira : "je n'ai jamais vu personne habillé comme ça chez moi". Le retour à la réalité 48 heures plus tard est d'autant plus dur et sinistre. Chacun attendait quelque chose du film. "Quoi ?" leur demande t'on. "De l'argent".
Je crois qu'il faut que je me fasse une raison, je n'aime pas le cinéma de Radu et le premier qui me demande qui est le père d'Anne-Marie Jaquet... je l'extermine !!!
03.11.2011
LOVE AND BRUISES de Lou Ye *


Hua est venue de Pékin à Paris pour suivre un homme et poursuivre ses études. Lorsque cet homme la quitte brutalement, Hua se retrouve seule et perdue dans la capitale. Le jour même de la rupture et alors qu'elle traîne son âme en peine dans les rues, elle "tombe" sur Mathieu un ouvrier qui lui propose un rendez-vous et rapidement plus si affinités. Malgré la différence de milieu et surtout de culture Mathieu et Hua vont (paraît-il !!!) s'aimer et nous pauvres spectateurs allons assister assez accâblés à leurs frénétiques ébats jusqu'à épuisement.
Jusque quand vais-je me précipiter dès que je verrai le nom de Tahar Rahim à un générique ? Hélas, même si Tahar est ici encore une fois assez extraordinaire, je peux dire aussi que ce film est une épreuve tant le personnage féminin principal m'est apparu obscur et antipathique. Comment aimer un personnage auquel je n'ai absolument rien compris ? Comment comprendre cette femme qui se jette continuellement aux cous des hommes, s'humilie, les supplie ? Comment surtout admettre qu'après s'être fait violer elle accepte de suivre un homme et d'entamer une relation amoureuse, un peu sado, beaucoup maso, à laquelle personnellement je n'ai jamais cru ? Comment comprendre qu'elle soit quittée de façon assez pathétique en pleine rue par un homme dès les premières images du film pour s'apercevoir qu'elle vivait finalement avec un autre, qu'un autre encore (ou plusieurs... là, j'ai un peu lâché l'affaire) l'attendai(en)t à Pékin mais qu'elle s'en vienne retrouver Tahar/Mathieu dans sa famille d'arriérés au fin fond du Pas-de-Calais pour lui faire comprendre que c'est sans doute fini entre eux ? Car oui comme pour Nakache et Toledano hier, n'oublions pas que tous les réalisateurs sont convaincus que les gens du nord sont édentés, abrutis et qu'ils vivent à 15 dans 8m² en se hurlant dessus. Enfin, même si les hommes viennent de Mars et les filles de Vénus, comment réussir à comprendre que TOUS les hommes qui croisent la route de cette fille perdue cheveux gras, triste à mourir, qui parle peu, en deviennent instantanément fou ?
Le débat qui suivait la projection du film que j'ai eu la chance (!!!) de voir à Venise ne m'a pas éclairée sur les intentions et sur le comportement étrange de cette fille pas intéressante pour deux sous. Personne ne semblait pouvoir réellement expliquer le fond du film et s'attardait sur la forme. Quant à Tahar, il a fait comme si...
21:59 Publié dans 5 * Bof ! Mais pourquoi pas ? | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : love and bruises de lou ye, tahar rahim, corine yam, jalil lespert, cinéma, mostra del cinema, venise 2011
02.11.2011
INTOUCHABLES de Eric Toledano et Olivier Nakache *


Philippe, richissime paraplégique recrute Driss, chômeur du 9-3 de longue durée pour s'occuper de lui H 24. Entouré d'une armée d'assistants, secrétaires et autres experts para-médicaux, Philippe recherche surtout quelqu'un qui le prendra en charge puisqu'il ne peut plus effectuer aucun geste, sans pour autant s'appitoyer sur lui. Avec Driss, il est particulièrement bien servi puisque le jeune homme manie un humour, parfois très noir, qui convient bien à Philippe mais c'est surtout son dynamisme et son insouciance qui vont remettre beaucoup de baume au coeur de cet homme qui se désespère parfois ! Pourquoi se désespère t'il d'ailleurs, a t'on envie de dire, tant ce film a l'air de vouloir exprimer qu'être totalement paralysé et dépendant avec une conscience très précise de sa condition, n'est finalement pas si invivable ? Mais je pense que tout handicapé n'a pas la chance d'avoir une nounou comme Omar Sy qui est la tornade absolument irrésistible du film !
Cette histoire est tirée d'un cas réel (y'a t'il encore des films qui ne le soient pas ?) ce qui doit être la caution incontournable pour se dédouaner de rire très fort d'un handicapé ou du moins de ce qui lui arrive ainsi que de certaines situations mises en scène par l'improbable duo de comiques ! Le scénario constitue d'ailleurs une succession de sketches plus ou moins hilarants avec l'as de la réplique qu'est Omar Sy. Ce garçon parvient à TOUT faire passer même les blagues les plus bas de plafond à propos des chtis notamment. Dès que ce film s'égare en banlieue, tous les clichés nous sont servis et je vous en fais grâce. Mais c'est une impression d'angélisme qui domine l'ensemble et le personnage de Driss est une caricature de perfection. Bien sûr, il vient de passer 6 mois en prison... mais c'est une injustice sans nom tant ce garçon est gentil, doux, drôle, intelligent, prévenant, attentionné qui aime sa maman, son ptit frère, danse comme un Dieu (merci pour la scène) et a une solution à toutes les misères de la terre.
Rire autant pendant près de deux heures n'est pas courant, c'est libérateur et bien agréable. Mais prétendre que ce film "traite" un sujet et que les séquences d'émotion succèdent aux scènes de poilade : NON. Quand on ne se marre pas, on s'ennuie un tantinet et à aucun moment je n'ai cru à la souffrance de Philippe. Non pas que François Cluzet se sorte mal de son rôle de paraplégique, au contraire, il est parfait. Mais le mélange des genres ne prend pas ici (revoir Mar Adentro).
Le voyage vaut pour Omar Sy séduisant, torride, irrésistible, drôle... mais drôle à un point !!! J'ai falli m'étouffer plusieurs fois notamment lorsqu'il accompagne François Cluzet à l'Opéra... mais pas que !
Yeeeeeeeeeepaaaaaaaaaaaaaah, j'ai réussi à placer "mais pas que" !
18:32 Publié dans 5 * Bof ! Mais pourquoi pas ? | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note | Tags : intouchables de eric toledano et olivier nakache, françois cluzet, omar sy, anne le ny, cinéma
27.10.2011
LES MARCHES DU POUVOIR de George Clooney *



Ce sont les primaires au parti social... démocrate tazunien en vue de la prochaine élection présidentielle ! En lice deux adversaires, mais on ne va s'intéresser ici qu'au cas de Mike Morris gouverneur et candidat à la candidature. Et comme c'est George Clooney qui s'y colle, je vote, quoique... Pour mener tambour battant les derniers jours de la campagne, il faut remporter la victoire dans l'Ohio, le directeur de campagne (Phillip Seymour Hoffman, parfait, plus que parfait, superlatif, conditionnel passé présent à venir et j'en passe.. j'aime cet acteur passionnément, à la folie !) et son adjoint Stephen, un jeunot pas fini mais plein d'avenir et d'ambition, j'ai nommé Ryan-oulalalala-Gosling.
George Clooney a enchanté Venise avec son film. Les italiens sont fous de George Clooney qui le leur rend bien, mais l'amour c'est connu, rend aveugle car le film de George, s'il est élégant et soigné, est également mou du genou. Il manque de rythme, de punch et sombre parfois même dans un ridicule achevé lors de certaines scènes. Celle où la jeune stagiaire (Evan Rachel Wood à qui je décernerais sans hésiter le Golden Raspberry Awards de l'année pour sa prestation dans ce film) drague le jeune loup aux dents qui rayent le plancher, est un summum de beaufitude, de lourdeur et de maladresse digne d'un mauvais sitcom. Ryan jouant le bel (forcément) indifférent et Evan Rachel (maquillée à la truelle trempée dans la farine) s'envoient des répliques censées faire grimper la température mais qui sont tout simplement consternantes. S'ensuit une scène grotesque de débandade indigne de notre driver... En outre, reconnaissons que les rares femmes de ce film misogyne sont incroyablement mal servies et filmées. Pour Miss Wood, c'est fait. Elle passe de fille pas farouche, aguicheuse prête à tout pour attirer son supérieur dans son plume à pucelle effarouchée sans plier les genoux. Mais il y a aussi Marisa Tomeï en journaleuse obstinée. Affublée de lunettes gigantesques, grimaçante et filmée en gros plans peu flatteurs, elle ressemble à Groucho Marx. Quant à la femme de Mike/George, en une pauvre scène en plan fixe dans une voiture, sa piètre prestation fait peine à voir.
Revenons en aux marches ! Il est d'abord question ici de loyauté, d'admiration, de probité, de dévouement, de droiture. Le candidat et ses conseillers se partagent équitablement ces qualités et caractéristiques et l'on ne sait où donner de la tête devant tant de pureté. La politique serait donc un monde où des gens honnêtes et incorruptibles se soucient de l'avenir du pauvre monde d'en bas ? La première partie est donc laborieuse tant elle peine à présenter tous les protagonistes et leurs nobles desseins. Mais lorsque notre George réalisateur se met à gratter l'os de ce petit monde vertueux et que notre Stephen/Ryan se prend à fricotter avec le camp adverse, on se dit qu'enfin il va y avoir du grabuge. Effectivement, quelques retournements de situations, des trahisons et des coups bas font virer le film du côté du polar. Mais toujours aussi mollement.
Et puis pschiiiit, on découvre que la perte des illusions se lit sans difficulté sur un visage, que la politique est un monde ripou encombré de bassesses, de compromissions, que le politicien priapique a une libido hors norme, qu'il faut se méfier des stagiaires... bref, qu'un traître c'est toujours un ami. Au passage, George nous aura asséné quelques propos de campagne assez puants comme la suprématie des Etats-Unis sur le reste du monde qui pourra entre autre se passer du pétrole des pays arabes en roulant au colza, comme l'incitation à se faire justice soi-même (au cas où un meurtre est perpétré sur un membre de sa famille) à condition d'être bien puni ensuite, et employé des mots tel que "race"...
Etrange !
08:12 Publié dans 5 * Bof ! Mais pourquoi pas ? | Lien permanent | Commentaires (20) | Envoyer cette note | Tags : les marches du pouvoir de george clooney, ryan gosling, philip seymour hoffman, rachel evan wood, cinema
25.10.2011
UN MONSTRE A PARIS de Bibo Bergeron *


En 1910, Paris est inondé, le zouave du Pont de L'Alma et la Tour Eiffel ont les pieds dans l'eau. Le préfet Maynott ne fait rien pour remédier à la situation et les parisiens astucieux trouvent eux-mêmes des solutions. Le jeune Emile projectionniste est amoureux de la jolie Maud, caissière dans le même cinéma. Raoul, secrètement amoureux de la belle Lucile, assure au volant de son camion, tendrement nommé Catherine, des livraisons à un train d'enfer à travers la ville. Il encourage Albert trop timide, à déclarer sa flamme à Maud. Quant à Lucile, elle est chanteuse à "L'oiseau de Paradis", cabaret tenu par sa tante qui rêve de la voir fréquenter le beau parti que représente selon elle le pédant et arriviste préfet. Pfiou !
Et le monstre du titre dans tout ça me direz-vous, petits malins que vous êtes ? J'y viens.
Au terme d'une laborieuse première demi-heure où le temps s'éternise à nous présenter de multiples personnages qui n'ont pas tous leur raison d'être (ah le singe, sans doute de la famille du moutard de "Real Steel") et où l'on se demande perplexe "où le réalisateur veut-il en venir ?".... est créé le "monstre" de façon tout à fait abracadabrantesque. Parachuté comme un cheveu sur la soupe il est en fait une puce géante génétiquement modifiée. Et c'est bien difficile d'être l'être le plus gentil qui soit quand on a une apparence monstrueuse comme c'est le cas (regardez une puce au microscope vous comprendrez). La bestiole terrorise donc Paris qui compte sur le Préfet et la police pour le mettre hors d'état de nuire. Heureusement, l'aphaniptère tombe sur la douce, généreuse et compréhensive Lucile qui va recueillir, cacher et protéger le laideron. Il faut dire que tout muet qu'il soit, le monstre a le plus joli des organes lorsqu'il s'agit de chanter. Sous un déguisement, Francoeur (c'est ainsi que le baptise Lucile) forme avec la jeune fille un duo musical qui fait sensation au cabaret "L'oiseau de Paradis". Mais c'est compter sans l'acharnement de l'horrible Maynot.
La simplicité du graphisme et de l'animation ne m'ont pas gênée. Bien au contraire, je les ai même trouvés tout à fait charmants et puisque j'avais le choix, j'ai vu ce film en 2D. Paris est très joli et les personnages gentillets (sauf le vilain Préfet) mais l'ensemble qui multiplie les intrigues et les coups de théâtre assez brusques manque de rythme et parfois même de cohérence. Et dès lors qu'on a entendu Vanessa et M. chanter (au bout d'une très longue demi-heure donc)... on n'a qu'une hâte, les écouter à nouveau. Hélas, seules quatre chansons nous sont offertes. Au final, c'est pourtant bien et uniquement le duo vocal que forment Vanessa Paradis et Mathieu Chédid qui est le seul grand intérêt ici. Leurs voix sont tellement assorties qu'il n'est pas surprenant que ces deux là soient les meilleurs amis du monde. Mais est-ce suffisant pour se déplacer en salle ?
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23.10.2011
BEAUTY de Oliver Hermanus *

Lors du mariage de sa fille aînée, François qui s'ennuie copieusement dans sa vie de famille et de chef d'entreprise, est troublé par Christian, le fils d'un ami qu'il n'a pas revu depuis de longues années. Le jeune homme de 23 ans a tous les atouts physiques et intellectuels dont on rêve et il est l'image même de la séduction et de l'assurance. Après le mariage, tourmenté par le souvenir du garçon, François se rend au Cap (à plus de 15 heures de voiture de chez lui) où Christian vit, il réussit à se faire inviter chez les parents du jeune homme et se met à le suivre de plus en plus fébrilement. Il découvre que Christian a une vie dont il est totalement exclu. Forcément, le jeune homme n'a vraiment que faire de ce type qui n'a rien d'attirant et je ne parle pas uniquement du physique. Dénué du moindre charme, du moindre humour, de délicatesse, de conversation et d'intérêt, je peux affirmer que François n'a vraiment rien pour lui.
Etait-il utile de charger autant le personnage de cet homme détestable, homosexuel refoulé et raciste ? J'ai eu du mal, ça m'arrive parfois, d'apprécier ce film à cause de son personnage principal antipathique de bout en bout. Même ces très très très longs plans où on le voit pensif, torturé ne permettent à aucun moment d'entrer en empathie avec lui. Ce que ce type fait est absolument ignoble, indigne, impardonnable et rien ne vient atténuer la portée abjecte de certains de ses actes (je ne spoile pas c'est du grand art !!!). Le réalisateur est-il un sadique chargé de mettre à l'épreuve le point culminant de tolérance (très rapidement atteint chez moi) du spectateur ? On attendrait du personnage au moins un comportement avec l'un ou l'autre des autres protagonistes qui le rende un peu moins médiocre voire supportable. Mais non, avec les uns et les autres ce ne sont que mensonges et sournoiserie.
C'était pourtant bien tentant de voir un film qui évoque les Afrikaners d'Afrique du Sud. Cependant, ça et là émergent de bien belles idées de mise en scène comme celles où en caméra subjective on observe, à l'instar de François le voyeur, des personnages sans entendre ce qu'ils se disent. Mais au final, toute cette "glauquerie" finit par rendre l'ensemble invraisemblable et réellement insupportable. Si c'était le but recherché, c'est gagné.
08:16 Publié dans 5 * Bof ! Mais pourquoi pas ? | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : beauty de oliver hermanus, avec deon lotz, charlie keegan, michelle scott, cinéma
24.09.2011
RESTLESS de Gus Van Sant *



Enoch a un curieux passe-temps. Depuis la mort de ses parents il s'invite aux cérémonies d'enterrement. C'est là qu'Annabel, son double féminin le remarque, le suit et souhaiterait bien davantage. Le jeune homme résiste d'abord (on y croit !) puis cède devant la persévérance de la demoiselle. Annabel qui n'a plus que trois mois à vivre (cancer du cerveau) et Enoch vont vivre cette phase terminale en parfaite harmonie, déconnectés du monde des vivants (on y croit).
Si je ne savais que ce film a été tourné à Portland, patrie chérie du réalisateur, je dirais presque qu'il est parisien tant il est chic, snob et toc ! Je n'ai pas cru un instant à l'amour providentiel des deux gravures de mode très classe que sont Henry Hopper (réincarnation ou fantôme très très sage de papa Denis) et Mia Wasikowska (charmant petit oiseau très souriant). Ils changent de tenue vintage à chaque plan et évoluent dans une espèce de flou hamiltonien de la dernière élégance en évitant le plus souvent possible d'évoquer la fin prochaine d'Annabel. Quant à l'émotion, elle était en ce qui me concerne aux abonnés absents et la disparition brutale d'Annabel sans aucune souffrance ni dégradation (appelons cela décence pour être poli) m'a laissée de marbre.
Quand élégance rime à ce point avec froideur il est impossible d'être touché. Reste un objet raffiné, propret mais totalement artificiel !
13:06 Publié dans 5 * Bof ! Mais pourquoi pas ? | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : restless de gus van sant, henry hopper, cinéma, mia wasikowska
14.09.2011
R.I.F. (Recherches dans l'intérêt des familles) de Franck Mancuso *

Le torchon brûle et les noms d'oiseaux volent bas entre Monsieur et Madame Monnereau, mariés et parent d'un gentil mouflet. Monsieur (Stéphane pour les intimes) est flic, le genre qui va au charbon et reste pas au bureau à tailler les crayons, à taper des rapports d'un doigt sur une Remington en mettant du carbone entre deux feuilles ! Alors forcément il passe trop de temps à poursuivre le gredin et néglige sa gentille famille qui n'en peut plus. Pour tenter de recoller les morceaux, il décide de se mettre au vert et d'emmener madame et ouistiti une semaine en Lozère en plein mois de novembre : joie. Stéphane fait le coup de la panne à Valérie (qui s'appelle encore Valérie de nos jours ??? Pardon aux Valérie mais quand même !) et les voilà obligés de s'arrêter au beau milieu de nulle part dans une station service digne d'un tableau de Hopper. Pendant que Stéphane et le lardon partent en dépanneuse (ça amusera le gamin !), Valérie (mouarf... excusez moi les Val, je peux pas m'empêcher) reste à la station. Et quand les deux reviennent Valoche a disparu. La gendarmerie se met sur le coup mais Stéph trouve les méthodes de bouseland un peu trop pantouflardes. Il se mêle un peu trop de l'enquête mais rapidement de témoin il se retrouve premier suspect. ça craint !
Bon alors comment dire ? Ce qui est bien dans ce film c'est l'environnement. On se croirait parfois au fin fond des States et Carlo Brandt s'est fait un look qui n'aurait pas dépareillé dans "Délivrance". Question scénario, ça laisse un tantinet à désirer tant les facilités font parfois sourire. Cela dit, Yvan Attal est très bien et Pascal Elbé fait des oeillades à sa collègue fliquette et reste droit dans ses bottes devant l'attitude méprisante de son collègue. C'est drôle.
14:22 Publié dans 5 * Bof ! Mais pourquoi pas ? | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : r.i.f. (recherches dans l'intérêt des familles) de franck mancus, pascal elbé, cinéma
10.09.2011
LOVE AND BRUISES de Lou Ye *

JOURNEES DES AUTEURS - MOSTRA VENISE 2011
Hua est venue de Pékin à Paris pour suivre un homme et poursuivre ses études. Cet homme la quitte brutalement et Hua se retrouve seule et perdue dans la capitale. Le jour même de la rupture et alors qu'elle traîne comme une âme en peine dans les rues, elle "tombe" sur Mathieu un ouvrier qui lui propose un rendez-vous et rapidement plus si affinités. Malgré la différence de milieu et surtout de culture Mathieu et Hua vont (paraît-il !!!) s'aimer et nous pauvres spectateurs allons assister assez accâblés à leurs frénétiques ébats jusqu'à épuisement.
C'est dans la très belle Sala Darsena de la Mostra que j'ai pu voir ce film et comme vous vous en doutez je m'y suis précipitée car au casting se trouvait Tahar Rahim. D'autant que la séance avait lieu (comme la plupart dans cette salle annexe du Grand Palais) en présence de l'équipe du film. Jouer les midinettes paparazettes : J'AIME !
Hélas, même si Tahar y est assez extraordinaire, je peux dire aussi que ce film est une épreuve tant le personnage féminin principal m'est apparu obscur et antipathique. Comment aimer un personnage auquel je n'ai absolument rien compris ? Comment comprendre cette femme qui se jette continuellement aux cous des hommes, s'humilie, les supplie ? Comment surtout admettre qu'après s'être fait violer elle accepte de suivre cet homme et d'entamer une relation amoureuse à laquelle personnellement je n'ai jamais cru ? Comment comprendre qu'elle soit quittée de façon assez pathétique en pleine rue par un homme dès les premières images du film pour s'apercevoir qu'elle vivait finalement avec un autre, qu'un autre encore (ou plusieurs... là, j'ai un peu lâché l'affaire) l'attendai(en)t à Pékin mais qu'elle s'en vienne retrouver Tahar/Mathieu dans sa famille d'arriérés au fin fond du Pas-de-Calais pour lui faire comprendre que c'est sans doute fini entre eux ? Enfin, même si les hommes viennent de Mars et les filles de Vénus, comment réussir à comprendre que TOUS les hommes qui croisent la route de cette fille perdue cheveux gras, triste à mourir, qui parle peu, en deviennent instantanément fou ?
Le débat qui suivait ne m'a pas éclairée sur les intentions et sur le comportement étrange de cette fille pas intéressante pour deux sous. Quant à Tahar, il a fait comme si...
21:00 Publié dans 5 * Bof ! Mais pourquoi pas ? | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : love and bruises de lou ye; tahar rahim, corine yam, jalil lespert, cinéma, mostra del cinema, venise 2011
20.08.2011
COMMENT TUER SON BOSS ? de Seth Gordon *



Nick, Kurt et Dale sont amis et ont au moins deux points communs : un boulot qui leur plaît mais surtout un patron qui leur pourrit la vie. Chacun ayant ses bonnes raisons de ne pas démissionner les 3 gugus se mettent en tête d'éliminer les gêneurs et prennent pour cela conseils auprès d'un ex taulard. Tout ne va évidemment pas se passer exactement comme prévu.
J'avais une grosse envie de rire et j'avais le choix entre ce machin et "Mes meilleures amies". Comme les femmes sont des êtres de lumière que je n'ai pas envie de voir ivres mortes se réveillant au petit jour avec une haleine de poney, le bruhing en berne et le nez dans leur vomi, alors que je n'ai aucun problème à dire et vérifier que les hommes n'ont pas de cerveau ou parfois une amorce située dans leur caleçon, j'ai opté pour ce machin et je ne regrette rien, rien de rien. J'ai ri, mais j'ai ri, que d'ailleurs en y repensant j'en ris encore !
Evidemment les deux gugus qui entourent Jason Bateman (un beau mec drôle : le rêve !) sont moches et souvent pénibles, la voix insupportable de l'un et la fadeur de l'autre donnant parfois envie de les "nexter" sans pitié. Mais franchement voir ces trois nigauds faire des planques, entrer par effraction chez leurs futures victimes, s'acoquiner avec un black d'un quartier chaud réserve son lot de franches poilades tant il est vrai que le scénario complètement débile place définitivement cette plaisanterie au rayon invraisemblable.
Mais surtout, il y a ici les affreux, méchants et irrécupérables et les trois acteurs qui s'y collent s'en donnent à coeur joie en y allant à fond les manettes. Colin Farrell, moche, quasi chauve, bedonnant, cocaïné jusqu'au fond des yeux, arriviste, noceur et bas de plafond compose un beauf définitivement pourri et taré. Kevin Spacey avec son charme, son élégance et son cynisme habituels, se régale à humilier son employé veule et servile et manie avec maestria une mauvaise foi monstrueuse. Et la sage, proprette et parfaite Jennifer Aniston qui ressemble à une poupée en plastique colorisée ne recule devant rien pour être cette dentiste nymphomane qui harcèle son assistant. Ne sachant pas comment fonctionne le cerveau et l'entre jambes d'une nympho, je me suis quand même demandée pourquoi elle s'acharnait avec autant d'obstination sur un type aussi tarte, moche et dénué du moindre attrait. Peu importe, cette fille est drôle et a une langue... démesurée !
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16.08.2011
J'AI RENCONTRE LE DIABLE de Kim Jee-woon *



Un beau jeune homme, sorte d'agent secret ou de sécurité, enfin, un métier avec oreillette a un coeur gros comme ça et pendant que sa fiancée est en panne, de nuit au bord d'une route enneigée, il lui chante une chansonnette. Un gros chevelu mal intentionné prétexte d'aider la belle mais il la massacre à coups de marteau. La demoiselle n'est pas morte. Il l'emmène dans son antre où il la découpe encore vive après l'avoir terrorisée, non sans avoir chaussé des bottes et mis un tablier de boucher car l'homme n'aime pas se tacher. Avant de mourir la mignonnette avoue un secret à l'affreux... Le fiancé, très véner et aidé par le père (flic) de la défunte, se met à la poursuite de quatre suspects. Après en avoir mutilé deux, il tombe sur le bon... enfin le mauvais, on se comprend. Au lieu de le tuer proprement, il décide de le démolir à petits feux lui promettant que chaque mutilation sera pire que la précédente. Il ne ment pas. Il le laisse s'échapper et lui implante (façon de parler) à son insu un GPS avec micro... Mais le vilain n'est pas le dernier des abrutis et à tour de rôle la proie et le chasseur vont s'inverser. En chemin, beaucoup de cadavres, de mutilations en tout genre et d'hémoglobine plein l'écran !
Eprouvant car ne laissant aucun répit jusqu'à la toute fin cette histoire dépeint deux monstres dont un qui cachait bien son jeu sous une gueule d'ange et un autre qui en plus d'être sadique est complètement masochiste. Si bien qu'il en abandonnerait presque ses propres victimes (de jeunes et jolies demoiselles) pour se consacrer au jeu de piste qui le met en présence d'un soi-disant justicier qui se révèle aussi cruel et "raffiné" que lui.
Je ne suis pas spécialiste mais je pense pouvoir dire qu'il s'agit d'un film gore ou du moins qui s'en approche redoutablement. Cependant, à force de charcutages en tout genre absolument pas regardables (déchiquetage de tendon d'Achille par exemple), de cannibalisme, d'os qui se broient... tout ceci finit par devenir complètement risible. Et l'on rit. La démesure et la surenchère dans la cruauté et la barbarie finissent par faire perdre toute crédibilité aux deux personnages.
J'en suis arrivée à me demander ce qui pouvait bien se passer dans la tête d'un réalisateur et des spectateurs qui goûtent particulièrement ce genre gorissime. Puis j'ai renoncé. Après tout, chacun sa came.
J'ai mis une * parce que quand même, sous la barbaque et l'hémoglobine, il y a une tentative de thriller et puis aussi deux acteurs que j'apprécie, le très beau Lee Byung-Hun, et le totalement barré Choi Min-Sik qui livrent une prestation hallucinée de deux monstres déments.
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28.07.2011
BAD TEACHER de Jake Kasdan *



Le collège MachinChose est le plus prisé de tout l'Illinois et on se demande bien pourquoi compte tenu de la bande de profs tarés qui y sévissent. Dans ce collège, il y a notamment Elizabeth, prof (on apprendra bien tard dans le film que la matière qu'elle enseigne doit être la littérature) en Louboutin, gaulée comme Barbie (les seins en moins). Elle méprise et déteste ses élèves tout comme ses collègues car son unique obsession est de se faire épouser par un homme riche et de se payer de nouveaux seins justement, des gros ! Pour obtenir cet argent, elle est prête à tout, même à détourner les gains obtenus laborieusement (par certains) pour laver des voitures. Pendant ses cours, elle dort et passe des DVD aux enfants. Elle peut aussi à l'occasion boire et se droguer. Je pense que vous avez bien compris la trash attitude de la demoiselle qui ne demande qu'une chose : quitter l'enseignement. Mais lorsque son riche prétendant, flairant le côté intéressé de la miss, la plaque, la voilà obligée de rempiler pour un an la pauvre crotte.
ça commence plutôt bien avec un générique de début en forme de madeleine. Je vous le recommande...
Et puis, voir cette prof pas crédible perchée sur ses Louboutin de 12, onduler de tout ce qu'un corps permet d'onduler, dans les couloirs d'un collège où les élèves sages comme des images écoutent attentivement des profs aux méthodes disparates et "space" fait craindre le pire. Finalement avec beaucoup d'indulgence et un peu de plaisir coupable à regarder ce film inutile, ça passe. Il faut dire que contrairement à d'habitude, la vilaine fille ne va pas se transformer en gentille princesse qui aurait pris conscience qu'elle est moche dedans. Même si, bien sûr, elle va commettre quelques rares, inattendues et presqu'involontaires bonne actions, elle va rester ce qu'elle est : une teigne, superficielle et vaine, et en plus quelques unes de ses répliques sont jouissives. A sa collègue (grosse, moche, timide et gentille) qui l'a invitée à déjeûner, la teigne propose :
- "on mange ensemble ?
- oui, c'est moi qui invite, répond la timide.
- oh ben non, dit la teigne, tu as déjà payé la dernière fois. On partage". J'adore !
Vous l'avez compris, la teigne c'est Cameron Diaz au corps interminable et au visage impossible... qui démontre une fois de plus qu'elle n'est pas la meilleure actrice du monde. Quoi d'autre ? Justin Timberlake joue un prof moche (il paraît que c'est un exploit) toujours d'accord avec le dernier qui a parlé, et Lucy Punch est un écureuil (oui, ben je me comprends) loufoque et survolté pas si gentil qu'elle en a l'air. Quelques blags caca prout vomis plus tard, c'est déjà oublié mais pas honteux.
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13.07.2011
UN AMOUR DE JEUNESSE de Mia Hansen LØVE *



Camille 15 ans et Sullivan 19 ans s'aiment de toute la force éternelle de leur premier amour, celui qu'on oublie pas et qui peut marquer à tout jamais. Et c'est bien ce qui va arriver aux deux tourtereaux marqués à tout jamais par cette relation intense vécue sans entrave comme des grands. Mais ils vont être séparés à la fin de l'été, Sullivan ayant choisi d'abandonner ses études et de partir pour un périple de plusieurs mois en Amérique du Sud sans sa chérie. Camille s'étiole (mais on ne voit pas beaucoup de différence avec les moments où elle prétendait être heureuse) sous le regard incrédule de ses parents qui ont souvent la tête ailleurs et considèrent cette amourette sans importance. Sullivan écrit puis n'écrit plus. Camille tente de se suicider. Les années passent. Camille fait des études, tombe amoureuse de son prof, devient architecte, fait une fausse couche, retrouve Sullivan qui l'abandonne à nouveau...
Et moi je vais sans doute faire une grosse tache dans le concert de louanges et autres dithyrambes enflammées que j'ai lues partout. En effet, le miracle de "Tout est pardonné" où l'on découvrait une ado magnifique, et plus encore du "Père de mes enfants" où il était impossible de ne pas se pâmer devant un acteur sublime, les deux premiers films de Mia Hansen Love, ne se reproduit pas. "Un amour de jeunesse" est un gentil et joli petit film qui se regarde un peu trop et très délicatement le nombril (si tant est qu'un film ait un nombril) et finit par provoquer un léger bâillement contemplatif et l'envie de bousculer les bobines finales en implorant "va falloir penser à conclure Madame Love !"
Ce qui ne va pas du tout dans ce film c'est que dès le début Camille boude... et elle boudera pendant toute la durée de l'histoire, c'est-à-dire pendant plus de 10 ans. Parfois, elle ira un peu plus loin : elle pleurera mais mollement, doucement, tranquillement, sans un mot. Camille parle très peu et lorsque ça lui arrive, elle parle très bas. Rarement il est donné de voir au cinéma un personnage qui n'évolue pas d'un iota. Fidèle à elle-même bien sûr et à son grand amour, Camille reste la même. Et il m'a été impossible de la trouver touchante voire crédible et j'ai eu bien du mal à comprendre comment ce garçon, égoïste certes, mais sincèrement amoureux, bohême et en quête réelle de "quelque chose" pouvait s'accrocher à cette petite qui l'accable sans cesse de reproches en pleurnichant et remettant constamment en cause ses sentiments. Tout en clâmant évidemment qu'elle ne peut vivre sans lui. Ce qui effraie grandement Sullivan qui, plus adulte que son âge affirme que personne ne peut être "tout" pour une autre.
Evidemment il n'y aurait pas eu de film si Camille s'était contentée d'attendre son Roméo qui lui promettait de revenir après quelques mois mais son comportement n'a fait qu'éloigner Sullivan encore plus qu'il ne l'était déjà par la distance. C'est certain, le plus difficile c'est toujours pour celui qui reste, et Sullivan avait forcément le beau rôle en allant découvrir l'Amérique, mais l'apathie et la nonchalance de Camille ont eu raison de ma patience (aussi).
Une coupe de cheveux plus tard, la voilà étudiante en architecture. Toujours solitaire mais avec un but. La scène où un prof décortique son ouvrage/maquette est l'une des plus exaspérantes que j'ai vues depuis longtemps. Sans un mot et avec une petite bouille de bête traquée, elle écoute sans moufter et le prof d'analyser à n'en plus finir la combinaison de quatre planches avec un arbre au milieu. Pontifiant comme jamais. Puis Camille devient brusquement le soleil qui se met à illuminer la vie d'un architecte de trois fois son âge... Et on n'y croit pas plus qu'à son amour pour Sullivan. Car une fois encore elle se montre tout aussi triste, absente et silencieuse.
Puis Sullivan revient et ce qui va se passer là est tellement saugrenu que je vous le laisse découvrir. Comment faire du surplace pour que la vie soit une succession d'épreuves ?
Par contre, il y a dans ce film un personnage tout à fait intéressant, j'irai preque jusqu'à dire fascinant et c'est bien celui de Sullivan. Bohême, désordonné, insouciant, instable mais en soif permanente d'autre chose ailleurs, il semble fuir constamment. Fuir Camille qui lui en demande trop malgré l'amour qu'il lui porte, fuir Paris qui lui fait peur et tenter de se trouver lui-même. C'est un garçon différent qui croise la route d'une fille ordinaire mais qui malgré tout est foudroyé par un sentiment qui le dépasse. Car c'est souvent comme ça l'amour. Inexplicable. Et tant mieux. Face aux silences (sans éloquence) de Camille, il y a les longues lettres de Sullivan qu'il lit en voix off. Elles sont belles, subtiles, cruelles et parfois infiniment lucides quant aux comportements et attitudes négatives de Camille. Le jeune acteur Sebastian Urzendowsky, allemand comme son nom ne l'indique pas vraiment et déjà vu dans un film de 2005 "Ping Pong" est LA révélation de ce film.
00:21 Publié dans 5 * Bof ! Mais pourquoi pas ? | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note | Tags : un amour de jeunesse de mia hansen lØve, avec lola creton, sebastian urzendowsky, magne havard brekke, cinéma
07.07.2011
SWITCH de Frédéric Schoendorffer *




Sophie est une jeune canadienne entièrement bio (végétarienne, joggeuse, elle se déplace en scooter, fait la salutation au soleil tout ça) et sans accent ! Mais côté vie perso c'est la lose intégrale : pas de boulot, pas de mec. Heureusement, une fille à talons lui conseille d'échanger sa cabane au Canada contre un appart à Paris pour les vacances et hop la vie va redevenir bellote. Ni une ni deux, notre Sophie décolle, atterrit à Paname, emménage dans un appart de 350m² avec vue sur la Tour Eiffel et à peine le temps de faire un tour en vélib elle se réveille nauséeuse avec la maréchaussée qui vient lui mettre les bracelets et l'embarquer pour cause de décapitation de son petit ami retrouvé raide dans sa chambre. Sauf qu'elle a beau expliquer qu'elle n'est pas Bénédicte mais Sophie, que le type même pas elle le connaît, personne ne la croit. Moche.
Les keufs retrouvent le dossier psy de Bénédicte, schyzo à tendance parano, la totale, et décrète qu'il faut enfermer notre Sophie (qu'ils prennent pour Béné, essaie de suivre !). La Sophie n'apprécie guère et on peut la comprendre. Alors, de fille fluette qui sifflotait en faisant du biclou elle se transforme en une véritable machine de guerre qui parvient à neutraliser deux flics (dont Canto, excusez du peu ah ce que j'aimerais neutraliser Canto !!!) et à s'échapper. S'ensuit une course poursuite effrénée où la demoiselle démontre qu'elle a plus d'un tour dans son sac. Equipée d'un flingue qu'elle a piqué à Canto, elle est capable de tenir tête et pieds à ses poursuivants mais elle peut céder si on lui casse les deux jambes à coup de barre de fer. Oh la mauviette !!!
Bon, ben, je ne vous l'ai jamais caché, j'ai un gros faible pour Ouh Ha Cantona ! Je dois même dire que je suis fan absolue et sans réserve. Ce type me plaît. Point.
Mais là, bon ben comment dire. Canto est parfait et la petite Karine Vanasse, même si personnellement je n'aimerais pas trop avoir un nom en "asse" joue super bien. Mais la pauvre est tellement un clone de Sylvie Testud que je ne suis même pas parvenue à me dire que je découvrais une actrice. Et puis alors, question scénar... non mais franchement. On n'y croit pas une seconde, à rien !
Allez quoi Frédo, ressaisis-toi !
Et puis, j'ai vu un "garogaf" !!! Lorsque Sophie obtient le numéro de l'iranien pakistanais (oui ben, je me comprends !) qu'elle a dragué, elle a sa petite robe blanche sans poche. Et elle retrouve le numéro noté sur le petit papier... dans la poche du jogging trop tendance qu'elle a acheté chez Pat' le gentil africain qui voudrait bien l'aider mais bon... pas trop quand même. Alors non !
08:00 Publié dans 5 * Bof ! Mais pourquoi pas ? | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : switch de frédéric schoendorffer, cinéma, éric cantona, avec karine vanasse, eric cantona, mehdi nebbou
03.06.2011
RENDEZ-VOUS AVEC UN ANGE de Yves Thomas et Sophie de Daruvar *


Judith perd brutalement son boulot d'infirmière pour faute grave mais tellement terrorisée par son mari Roland, colérique et impatient, elle n'ose lui annoncer la nouvelle. Elle continue donc de faire chaque jour comme si elle se rendait au travail. Roland découvre rapidement le mensonge de Judith et tente à plusieurs reprises de l'inciter à se confier à lui mais elle s'obstine dans ses cachotteries. Il se met à la suivre et découvre une femme inconnue qu'il se met à aimer à nouveau et à admirer.
Que sauver de ce film qui contient pas mal de promesses mais n'en tient aucune et accumule les maladresses sans réellement s'en relever ? D'abord le casting. Evidemment Isabelle Carré peut avec aisance être à la fois cette petite chose fragile et transparente et se transformer en une femme sublime élégante et sexy. Sergi Lopez peut sans conteste exprimer du regard tous les doutes, la rage et l'incompréhension d'un homme qui va de découvertes en surprises. Et même s'il était essentiel que les deux personnages offrent une évidente disparité puisqu'ils vivent chacun de leur côté, lui à courir après une cantatrice qu'il vénère pour en obtenir une interview, elle à mener sa double vie soudainement lucrative, tant de contrastes font que le couple ne "fonctionne" jamais en tant que tel. Isabelle Carré et Sergi Lopez ensemble ça ne marche pas. Jamais on ne parvient à croire, même sans évoquer le délitement actuel de leur couple, qu'ils aient un jour pu tomber amoureux l'un de l'autre. Jamais on ne comprend ce qui les retient l'un à l'autre. Surtout elle. Car lui, au moins a l'avantage de vivre ce qui arrive souvent dans un couple quand l'un des deux découvre que l'autre lui échappe et en souffre, même s'il avait fini par ne plus le voir, ni l'entendre et encore moins l'écouter.
Beaucoup de choses ne tiennent pas debout et ne mènent à rien. La façon dont Roland découvre que Judith a perdu son travail est consternante. Entendre une conversation qui se déroule en pleine rue grâce à un portable miraculeusement resté allumé, au secours. Surprendre une autre conversation en étant embusqué dans un couloir... pénétrer dans un appartement mystérieusement vidé de ses occupantes à la faveur d'une porte laissée ouverte... chercher un travail de vendeuse et s'entendre dire "vous devriez vous habiller mieux que ça... pour faire envie... vous êtes jolie vous savez ?"... rencontrer un jeune homme suicidaire et avoir avec lui une conversation tellement bêta qu'elle ferait presque sourire... et puis répéter sans cesse les mêmes scènes de "traque", de mystère qui n'en est plus pour personne et de retrouvailles dans l'appartement... pour finalement offrir une fin désespérante qui propose de voir deux paumés qui ne savent quoi faire de leur peau... Non.
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27.05.2011
LA DEFENSE LINCOLN de Brad Furman *
Michael Haller, Micke pour les intimes proches, possède une Lincoln et il est avocat à la Cité des Anges... d'où sans doute le titre, sinon je donne ma langue au proc'. "La Défense Lincoln" est un film un peu rigolo mais pas trop où des acteurs de second choix viennent faire un petit tour en se prenant très au sérieux pour résoudre une enquête et en buvant beaucoup de coups entre deux scènes. C'est ça qui est marrant. Chaque fois qu'ils ne sont pas au taf, les avocats, les procureurs, les putes, les clients desdites, les enquêteurs vont s'en jeter un au troquet du coin. Jamais ils mangent ou font leurs courses comme le commun. Jamais. Et pour une fois qu'un avocat divorcé n'oubliait pas le match de foot de sa fille, il est dérangé en plein exploit. Oui, les pères divorcés dans les films américains obtiennent une médaille du mérite lorsqu'ils participent même distraitement aux performances de leurs moutards. Vous ne le saviez pas ?
La Défense Lincoln est un film qu'on a vu 254 378 fois car il s'agit d'un polar juridique avec scènes de prétoire, magouilles et autres revirements de situations et révélations annexes jusqu'à la dernière bobine. J'ai pu constater une fois de plus que j'aurais fait un très mauvais avocat. Oui, moi je crois tout le monde car contrairement aux avocats (les vrais, les américains) je ne sais pas lire entre les regards. Il suffit que la victime ou le coupable présumé innocent jusqu'à la preuve du contraire me raconte sa version pour que je le croie. Ce qui est moins marrant c'est qu'on nous ment on nous spolie... la misère n'est pas moins pénible au soleil. Et même sous le cagnard californien, être une pauvre fille qui arrondit ses quinzaines en dragouillant dans les bars et se fait démonter le portrait par un mal embouché, ça n'a rien de l'american dream. Surtout que la demoiselle accuse Louis Roulet, fils de Mary Windsor (j'invente rien) un richissime garnement de 32 piges à qui on donnerait le bon dieu en confection bien qu'il ait, ou plutôt parce qu'il a l'air fadouillasse de Ryan Phillippe ! Alors est-ce le ptit Loulou qui est coupable du méfait ou est-ce une sombre machination ourdie par la demoiselle en vue de mettre la main sur le magot ?
Vous le saurez en allant voir Matthew McConnaughey dans le rôle de l'avocat de la défense qui tient bureau dans sa Lincoln "not guilty" et qui a souvent les yeux injectés de sang à cause de tout ce qu'il ingurgite comme liquide et aussi des soucis qu'il a et parfois du jet lag, Marisa Tomeï qui ne sert à rien comme d'hab', William H. Macy, Josh Lucas, John Leguizzamo, Frances Fisher, Michael Pena... bref le casting hollywoodien des on-sait-jamais-comment-ils-s'appellent mais on les connaît, on les a sur le bout de la langue (si je puis dire !), et Ryan Van de Kamp Buchanan... ah non, lui on sait vraiment pas qui c'est.
Mention très spéciale à la coiffeuse : les attributs capillaires de Marisa et William H. ont de quoi rendre Nicolas Cage vert de jalousie.
18:48 Publié dans 5 * Bof ! Mais pourquoi pas ? | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : la defense lincoln de brad furman, matthew mcconnaughey, marisa tomeï, ryan phillippe, josh lucas, willam h macy, cinéma
13.05.2011
L'OEIL INVISIBLE de Diego Lerman *

Alors que l'Argentine de 1982 est encore une dictature militaire qui commence à battre de l'aile, une jeune surveillante du Lycée National de Buenos Aires Marita propose à son supérieur de lui confier la mission d'espionner les élèves. Persuadé que l'ordre et la discipline ne peuvent s'obtenir que grâce à une surveillance de tous les instants, le Surveillant Chef est heureux de trouver en Marita une employée aussi zélée. Obnubilée dès lors par l'impatience de trouver des coupables, Marita séjourne régulièrement dans les toilettes des garçons pour les surprendre... à fumer par exemple, ce qui serait le début du commencement de la fin pour les jeunes gens de ce lycée censé abriter les futures élites de la Nation !
Peut-être que ceux qui ont bac + 12 en histoire de l'Argentine saisiront toutes les subtilités d'un film qui ne montre rien (que des images d'archives aux deux génériques !) de ce qui se passe à l'extérieur du lycée et se contente d'un huis clos forcément étouffant dans l'enceinte de l'établissement à l'architecture et aux couleurs particulières, très "gadouilles" comme disait Marie. Quelques échappées tout aussi claustrophobiques vers le domicile de Marita démontrent que son quotidien privé est aussi sinistre que le professionnel car la jeune femme vit avec sa grand-mère dont elle partage la chambre, et sa mère dont on ne comprendra jamais si elle est "vraiment" malade ou débile mentale ! On ne comprendra d'ailleurs pas grand chose aux intentions balourdes et prétentieuses du réalisateur. Trop de complexité et d'abstraction tuent la compréhension de la pauvre spectatrice qui aime qu'on lui raconte des histoires... pas forcément jolies mais accessibles bordel.
Cette pauvre Marita, frustrée sexuelle, passe énormément de temps vautrée dans le pipi et le caca des lycéens qu'elle épie (pi). Cela signifie-t'il qu'une dictature ça pue la merde ? Elle se masturbe en regardant un garçon faire pipi ! Elle renifle le cou d'un d'entre eux alors qu'elle surveille une "interro". Elle renifle un slip pendant que son propriétaire s'ébroue dans une piscine...
Cela finit de la façon la plus abjecte qui soit...
Pouvez-vous m'expliquer pourquoi j'ai mis une étoile ?
Sans doute parce que je plains la belle actrice ! Quoique non en fait, un scénario ça se lit après tout !!!
Alors donc, je suis loin de mon éblouissement d'hier.
Je vous invite donc à faire l'impasse sur ce film, mais je NE VOUS PARLERAI PLUS JAMAIS si vous ne vous rendez pas fissa voir celui-ci ! Et ne me faites pas chier avec le temps qu'il fait, le soleil ne va pas s'éteindre !
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08.05.2011
DE L'EAU POUR LES ELEPHANTS de Francis Lawrence *(*)



En 1931, aux Etats Unis, l'avenir de Jacob semble tout tracé. Il ne lui reste plus qu'à passer son diplôme de vétérinaire pour voler de ses propres ailes. Sauf que le jour même de son examen, c'est le drame. Ses parents meurent dans d'atroces souffrances. Il découvre que son père s'est endetté jusque là pour payer ses études et voilà donc Jacob soudainement misérable à traîner sur les voies de chemins de fer avec sa valise en carton qu'il ne tardera pas à lâcher pour sauter dans un joli wagon rouge. Ce train est celui d'un cirque itinérant qui tente tant bien que mal de survivre à la grande dépression. Le cirque est dirigé par August, un type cruel, lunatique, paranoïaque et jaloux qui n'hésite pas à balancer certains de ses employés hors du train pour ne pas avoir à les payer, entre autres caprices. Malgré ce tempérament impossible, entre Jacob et August se crée une étrange relation faite alternativement de confiance et de suspicion. Lorsqu'il prend à Jacob l'étrange idée de tomber amoureux de Marlène l'écuyère et femme d'August, l'ambiance vire à l'aigre !
De mon temps, à une époque que les moins de... (ah oui quand même !) ne peuvent pas connaître, j'avais vu des merveilles cinématographiques qui avaient pour cadre le milieu du cirque "Le plus grand cirque du monde" d'Henry Hathaway avec John Wayne en grand patron et encore mieux "Sous le plus grand chapiteau du monde" de Cecil B. de Mile. Ces deux splendeurs réunissaient une flopée de stars qui assuraient plus que leurs numéros : Claudia Cardinale, Rita Hayworth, Charlton Heston, Cornel Wilde, James Stewart, Gloria Grahame, Dorothy Lamour... et c'était magique, magnifique. Le genre de films qu'on peut voir et revoir, qui ne vieillissent jamais et qui procurent toujours les mêmes sensations. Des chefs-d'oeuvre sur lesquels le temps n'a aucune prise !
Il n'en va pas de même pour cette eau pour éléphants (car oui, il y a une jolie éléphante pleine de tâches de rousseurs et qui parle polonais) qui ne restera pas bien longtemps dans les mémoires tant un ennui poli s'installe rapidement devant ce roman à l'eau de rose cousu de fil blanc sans la moindre surprise, malgré toute l'application et la magnificence mises dans l'entreprise.
Qe dire des acteurs. Les garçons s'en sortent mieux que la fille. En effet, Reese Whiterspoon, parée de costumes de scènes particulièrement affreux, semble curieusement absente de l'histoire humaine mais très très proche des animaux.
Christoph Waltz est tel qu'on le connaît, séduisant, classe, sexy et distingué. Mais il serait temps qu'un réalisateur fasse preuve d'imagination et lui offre autre chose que des rôles de nazis prompts à torturer hommes, femmes et animaux. Merci.
La question est donc : Robert Pattinson peut-il se sortir de l'impasse Edward Cullen ? Et la réponse est OUI. J'ai décidé alors que je considère "Twilight" comme un mauvais film mal interprété, de défendre Robert Pattinson, car outre un nez absolument impossible... il fait tout ce qu'on peut espérer d'un acteur digne de ce nom. Il rit, pleure, émeut, se fâche, se bat, tombe amoureux, s'amuse, danse, se grime, se travestit, flirte avec une éléphante avec des taches de rousseur... La star du film n'est ni l'eau, ni l'éléphant, ni Reese, ni Christoph, c'est Robert Pattinson.
C'est dit ! Même pas peur.
08:00 Publié dans 5 * Bof ! Mais pourquoi pas ? | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : de l'eau pour les elephants de francis lawrence, robert pattison, reese whiterspoon, christoph waltz, cinéma





