01.07.2007

Goran Bregovic

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800 kms en 24 heures chrono, des retrouvailles, un repas au bord de l’eau, et contre toute attente, les k-ways, parapluies et bottes en caoutchouc furent de trop… nous avons même dû nous « effeuiller » au fur et à mesure que la nuit avançait…

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Il a fait chaud, il a fait beau, ce fut la fête, la vraie dans un décor bucolique.  Les cuivres, les voix et les cordes résonnent encore dans nos têtes ravies, stupéfaites et émerveillées.

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Goran Bregovic, une fois encore, une fois de plus a enchanté, enthousiasmé et enivré son public (pas forcément conquis d’avance). Il nous entraîne et nous emporte avec lui dans la folie douce, énergique, douloureuse et insouciante de son orchestre plein de bruit et de fureur. Et dans ses chants parfois déchirants, ses mélodies souvent explosives, son bastringue de fanfare parfois, se réconcilient les serbes, les croates, les jeunes, les moins jeunes, les blancs, les jaunes, les noirs par toutes les musiques du monde !

Le miracle de Goran, il le résume lui-même  : "si les musiciens s'amusent sur le podium, le monde s'amuse avec nous" (à prononcer avec fabuleux accent serbe).

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Pour ceux qui ne connaissent pas encore :

Reportage Chez Agla

 Au seuil de l’été, chaque année, des manouches et des " gadje " mélomanes affluent à Samois, où le guitariste mythique Django Reinhardt vécut jusqu’à sa mort en mai 1953. Dans ce magnifique village aux pierres chargées de mémoire, niché sur les berges de la Seine et ceint par la forêt de Fontainebleau, on rend hommage au père fondateur de ce " gipsy jazz " renommé jusqu’aux États-Unis ou au Japon. La 28e édition a commencé officiellement hier (le 28 juin). Mais la musique y gardera son swing jusqu’à dimanche au milieu de caravanes arrivées des quatre coins de l’Europe.

Renseignements - réservations : 08 91 70 05 53

Nous avons rencontré un viking musicien...
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16.05.2007

ARNO

"Ne korte dikke stoot allesin stikkenne lange

dunne doet deugdvanbinnen'k heb een kleintje maar'k schiet verre"

"Putain, putain c'est vachement bien

nous sommes quand même tous des Européens."

OH LA LA LA, IL est magnifique !

Sexy, drôle, émouvant, rock, sentimental, charmant, délirant, agitateur de micro, porte à "gauche", reproche à Mireille Mathieu de l'avoir trompé avec "le ptit", remercie la France de débarrasser la Belgique de Johnny, aime les yeux de sa mère, les moules, Ostende...

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"Et moi je veux nager
Encore une fois avec toi
Et moi je veux nager
Ma femme n'est pas là.
J'suis pas James Bond
Tu penses, je peux être une star
Tu penses que je suis assez beau
Tu penses que j'ai une tête de veau"
(Je veux nager - "Arno Charles Ernest")
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"She's a bathroom singer
Dingelingeling
She's a bathroom singer
Dingelingeling."
(A bathroom singer - "Charlatan")
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"Allons-y en douceur,
J'ai pas l'âme d'un boxeur
Ma technique à moi
C'est garder mon sang froid".
(Fais gaffe - "French Bazaar")
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"J'suis chanteur de charme et riche aussi !
Je veux être mince comme un pneu de vélo !
J'veux que tout le monde m'aime, même les clodos".
(Chanteur de charme - "French Bazaar")
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"Je m'appelle Richard
Je suis une pop star
Oui, je suis un petit salaud
Mais je suis bien dans ma peau.
Je ne suis pas n'importe qui
Je suis unique
Oui, je suis un petit génie,
Oui, je suis magnifique".
(J'ai un problème - Album "A poil commercial")
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"Elle peut faire d'une vache
Une danseuse de twist
Chanter le blues en se marrant
Danser sur un tapis roulant.
Ronde(s) et belle(s)
Si sensuelle(s)
Elle(s) m'aime(nt) si fort
Jure(nt) qu'elle(s) m'adore(nt)"
(Ronde et belle - "A poil commercial").
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"Fais ta belle, ta cruelle, naturelle
Comme une vraie demoiselle
On est moche, mais on s'amuse
Du rire aux larmes
Avec mon regard de vieux bébé
Je me lave les yeux dans ton décolleté".
(Françoise - "French Bazaar")
Photos AGLA

26.04.2007

CHRIS(topher Joseph) ISAAK

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13 dates uniquement dans toute l’Europe et savoir pourquoi ce fringant cow-boy californien de 50 ans (que je classe dans la catégorie : « on n’est pas tous égaux face au temps qui passe… ») est passé près de chez moi restera un mystère. Peu importe, le « show » d’hier soir fut « amazing ». Entre rock, rockabilly, country et balades (slow de l’été qui tue) Chris Isaak a embrasé la salle grâce notamment à ses « séjours » parmi le public où il compte fleurette à ses fans énamourées leur demandant si « elles » préfèreront un spectacle « romantic » ou « satanic »... De l’avis du « djeunz » qui m’accompagnait, tout surpris que malgré la moyenne d’âge sur scène l’ambiance surchauffée soit électrique, le verdict fut sans appel :

« il assure comme une bête ».

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medium_Chris_Isaak_032.jpgmedium_Chris_Isaak_034.jpgmedium_Chris_Isaak_004.jpgmedium_Chris_Isaak_037.2.jpgmedium_Chris_Isaak_041.jpgJouant parfois de sa ressemblance vocale avec Elvis, il n’hésite pas à entonner un vibrant « don’t be cruel » et à revêtir une improbable tenue de scène tout droit sortie de Las Vegas. Constamment souriant et énergique il parle avec le public, raconte des histoires, invite des danseuses d’un soir sur scène, ne lâche pas sa guitare et communique l’authentique complicité qu’il partage avec ses musiciens qui l’accompagnent depuis… presque 30 ans ! Au-delà de l’attente, mieux que ce que j’espérais !

Hotissimo et plus si affinités...

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(Je précise que ce sont mes photos à moi réalisées hier avec mes petits doigts.)

 

My favorite, tout droit sortie de « Eyes wide shut » de Stanley Kubrik… :

http://www.youtube.com/watch?v=BOINXJFjKHs 

18.03.2007

Vincent Delerm

Politesse et respect de gentleman, et de mémoire de « concerteuse » c’est la PREMIÈRE fois que je « surprends » un artiste à arriver à l’heure !

Vincent Delerm pousse l'insolence jusqu’à être là avant d’y être car :

rideau blanc sur la scène, un film de et sur Vincent est projeté : Vincent joue au ping-pong, Vincent joue au foot, Vincent nage… et déjà c’est drôle. Une partie de son public conquis l’attend. L’autre partie (qui accompagne les afficionados) sera rapidement sous le charme dès qu’à son piano il nous ravira les oreilles de quelques piqûres d’araignées. Moi j’y étais seule, sous le charme, en harmonie complète avec une salle comble avec qui Vincent Delerm installe instantanément une complicité, qui en dehors des chansons que l’on fredonne par cœur, est faite d’histoires drôles, de jeux de mots (très très lourds parfois…), de charades… une véritable conversation. C’est d’autant plus rare que cela semble un authentique besoin chez ce chanteur élégant, heureux d’être là comme s’il s’agissait de son premier concert.

Cinéphile (chaque chanson est un « film » où plane une ombre) et musicien, il virevolte d’un instrument à l’autre, il occupe tout l’espace, sans jamais interrompre l’échange qui ne se limite jamais à quelques paroles polies entre chaque chanson.

Il évoque son enfance, son adolescence qui forcément font écho à celles de chacun d’entre nous. Il parle de son époque, de sa ville, de ses amours enfantines, c’est ironique et délicat. Vincent est pudique, rêveur mais c’est aussi un clown. Il invite le public à chanter. Jamais il ne se fait prier, le public. Vincent réduit l’effectif : c’est au tour des « scorpions » de chanter, puis des « scorpions ascendant scorpions », puis des « scorpions qui ont le Bafa »…

Les rappels se multiplient. Il revient toujours heureux, car j’en suis sûre à présent, c’était son premier concert ! Et le comble, c’est que c’est lui qui finit par nous remercier pour cette belle soirée.

Hier soir, j’ai rencontré un Prince !

 

04.02.2007

Goran Bregovic

 

Lui, est capable de me faire faire 400 kms dans la soirée pour le voir, l'écouter et vivre trois heures durant avec sa bande de furieux, au moins quarante personnes sur la scène (l'Orchestre des Mariages et des Enterrements, Le Choeur (divin) des voix Bulgares et ses poupées serbes qui tirent les larmes avec leurs plaintes déchirantes) un concert à chaque fois renouvelé, à chaque fois inoubliable.

Serbe et croate, Goran fouille ses sonorités dans les Balkans et mélange une fanfare tzigane, des polyphonies traditionnelles, SA guitare, des percussions traditionnelles aux accents rock. Le rythme est endiablé, les voix du choeur des hommes font frémir...

Le corps tout entier ne résiste pas car c'est plein de bruit et de ferveur, c'est Goran dans tout son éclat. C'est classique, féerique, magique, c'est flonflon et rock and roll, frémissant.

Encore quelques dates en France :

  • le 30 mars à Sable Sur Sarthe (72),
  • le 31 mars à Eysines (33),
  • le 7 avril à Angoulême (16),
  • le 21 avril à Paris.


Ne le ratez pas vous serez conquis !

17.12.2006

Jacques Wéber est

 

Seul en scène.

Il se met à parler toutes langues. Celle de Molière, de Duras, de Musset, de Courteline, de Baudelaire, de la Fontaine, de Claudel, de Corneille, de Flaubert… alors qu’à aucun moment on ne sait de qui sont les textes car tout s’enchaîne admirablement.

Le comédien est sans transition enfant, violent, Artaud, drôle, Cyrano, terrible, lyrique, naïf, femme ou Rimbaud. Car au théâtre, « je » c’est les autres.

Et… miracle ! lors de cette rencontre, de ce moment d’échange et de partage, Jacques Wéber nous procure la joie rare de le quitter sur cette merveille :

… « N'écrire jamais rien qui de soi ne sortît,

Et modeste d'ailleurs, se dire : mon petit,

Sois satisfait des fleurs, des fruits, même des feuilles,

Si c'est dans ton jardin à toi que tu les cueilles !

Puis, s'il advient d'un peu triompher, par hasard,

Ne pas être obligé d'en rien rendre à César,

Vis-à-vis de soi-même en garder le mérite,

Bref, dédaignant d'être le lierre parasite,

Lors même qu'on n'est pas le chêne ou le tilleul,

Ne pas monter bien haut, peut-être, mais tout seul ! »

 

09.11.2006

Un ange est passé à l'Olympia...

A quoi tient la magie d'un concert ? Difficile à expliquer quand il s'agit d'Antony.
Imaginez un colosse de près de deux mètres qui veut être un oiseau ou une fille et qui est parfois les deux ! Sur scène il s'entoure de 8  musiciens (violon, violoncelle, piano, saxophone, hautbois, guitare, clarinette) et de vrais instruments. Sa voix est un instrument supplémentaire qui fait frissonner, et son histoire d'espoir et de blessures fait pleurer un public qui communie en harmonie ! Antony risque, ose et réussit l'exploit d'imposer jusqu'à ses silences à une salle médusée, conquise par sa présence, sa douceur, sa fragilité et sa force.
Ecoutez-le, c'est un ange !

14.10.2006

Hier soir j’étais 100 % V.I.P…

Quatre heures et demi de concert emportées par deux géants tellement différents et dont LE point commun est la démesure : autant dire du sur-mesure pour une « excessive » !

Lever de rideau : pantalon vert salade, chemise bleu, veste mauve, une fleur dans les cheveux, bras en croix, Philippe Katerine est sur scène immobile offert en pâture et se demande qui sont ces êtres humains. Instantanément, il met le feu au dance-floor en communiquant sans une minute de répit sa frénésie faussement border-line. C’est ludique, trépidant, drôle, énergique. Il fout la frousse en riant avec ce 24 avril 2005 où il a croisé Marine LePen, ce dont il ne se remet pas. Il n’hésite pas à ponctuer son spectacle d’extraits de « Bar du Louxor » pour finalement en offrir une version longue et furieuse. Les quatre loustics, bien barrés comme leur leader, qui l’accompagnent changent trois fois de tenue de scène pour finir, comme sur la pochette du dernier disque : en sous-pull rose fluo, boxer blanc moulant et perruque platine. La conquête des humains présents s’est faite instantanément et « je remets le son ».

Cliquez-, « je trouve ça fascinant !

 

 

L’arrivée de Neil Hannon (chanteur de Divine Comedy), autre dandy chic, se fait également dans l’outrance sur une musique digne de l’entrée des gladiateurs dans l’arène, mais là encore, si les bras sont en croix cela semble plus vouloir dire « regardez-moi, je suis le plus grand » !!! Et effectivement, même s’il est plutôt frêle et petit, Neil impose indiscutablement son charisme et son talent. Il occupe toute la scène, cela s’appelle la présence. Quant à la voix, puissante, parfois grave, parfois haut perchée, elle véhicule l’émotion qu’une interprétation habitée rend vibrante. 9 personnes (dont une violoniste et un violoncelliste) sur scène offrent à cette musique sophistiquée et atypique, un écrin idéal.

Délicat, délicieux, éblouissant ! Regardez-le, écoutez-le ici.

 

E.T.O.U.R.D.I.S.S.A.N.T. J’adoooore !

En encore ceci n’a rien à voir avec l’Ange que j’irai voir en concert bientôt avec m’Agl@...

 

12.05.2006

Julien l'a dit : "j'abolirai l'ennui"...

 

Je sais, ce n'est ni très cinématographique (même si le monsieur a fait une tentative pas très heureuse devant la caméra...), ni très "fashion", ni très "tendance"  mais parfois la cinéphile joue les groupies et quand "IL" s'arrête dans sa ville, elle n'est plus elle-même !!!

Pour ce concert, il a chouchouté son "club de patineurs" (et "neuses") en reprenant des chansons d'un autre temps, d'un autre monde, d'un autre siècle... Un hommage à Etienne Roda Gil qui a posé sur sa musique intemporelle des mots de rêve.