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CONCERTS ET THEATRE - Page 5

  • Goran Bregovic

     

    Lui, est capable de me faire faire 400 kms dans la soirée pour le voir, l'écouter et vivre trois heures durant avec sa bande de furieux, au moins quarante personnes sur la scène (l'Orchestre des Mariages et des Enterrements, Le Choeur (divin) des voix Bulgares et ses poupées serbes qui tirent les larmes avec leurs plaintes déchirantes) un concert à chaque fois renouvelé, à chaque fois inoubliable.

    Serbe et croate, Goran fouille ses sonorités dans les Balkans et mélange une fanfare tzigane, des polyphonies traditionnelles, SA guitare, des percussions traditionnelles aux accents rock. Le rythme est endiablé, les voix du choeur des hommes font frémir...

    Le corps tout entier ne résiste pas car c'est plein de bruit et de ferveur, c'est Goran dans tout son éclat. C'est classique, féerique, magique, c'est flonflon et rock and roll, frémissant.

    Encore quelques dates en France :

    • le 30 mars à Sable Sur Sarthe (72),
    • le 31 mars à Eysines (33),
    • le 7 avril à Angoulême (16),
    • le 21 avril à Paris.


    Ne le ratez pas vous serez conquis !

  • Jacques Wéber est

     

    Seul en scène.

    Il se met à parler toutes langues. Celle de Molière, de Duras, de Musset, de Courteline, de Baudelaire, de la Fontaine, de Claudel, de Corneille, de Flaubert… alors qu’à aucun moment on ne sait de qui sont les textes car tout s’enchaîne admirablement.

    Le comédien est sans transition enfant, violent, Artaud, drôle, Cyrano, terrible, lyrique, naïf, femme ou Rimbaud. Car au théâtre, « je » c’est les autres.

    Et… miracle ! lors de cette rencontre, de ce moment d’échange et de partage, Jacques Wéber nous procure la joie rare de le quitter sur cette merveille :

    … « N'écrire jamais rien qui de soi ne sortît,

    Et modeste d'ailleurs, se dire : mon petit,

    Sois satisfait des fleurs, des fruits, même des feuilles,

    Si c'est dans ton jardin à toi que tu les cueilles !

    Puis, s'il advient d'un peu triompher, par hasard,

    Ne pas être obligé d'en rien rendre à César,

    Vis-à-vis de soi-même en garder le mérite,

    Bref, dédaignant d'être le lierre parasite,

    Lors même qu'on n'est pas le chêne ou le tilleul,

    Ne pas monter bien haut, peut-être, mais tout seul ! »

     

  • Un ange est passé à l'Olympia...

    A quoi tient la magie d'un concert ? Difficile à expliquer quand il s'agit d'Antony.
    Imaginez un colosse de près de deux mètres qui veut être un oiseau ou une fille et qui est parfois les deux ! Sur scène il s'entoure de 8  musiciens (violon, violoncelle, piano, saxophone, hautbois, guitare, clarinette) et de vrais instruments. Sa voix est un instrument supplémentaire qui fait frissonner, et son histoire d'espoir et de blessures fait pleurer un public qui communie en harmonie ! Antony risque, ose et réussit l'exploit d'imposer jusqu'à ses silences à une salle médusée, conquise par sa présence, sa douceur, sa fragilité et sa force.
    Ecoutez-le, c'est un ange !

  • Hier soir j’étais 100 % V.I.P…

    Quatre heures et demi de concert emportées par deux géants tellement différents et dont LE point commun est la démesure : autant dire du sur-mesure pour une « excessive » !

    Lever de rideau : pantalon vert salade, chemise bleu, veste mauve, une fleur dans les cheveux, bras en croix, Philippe Katerine est sur scène immobile offert en pâture et se demande qui sont ces êtres humains. Instantanément, il met le feu au dance-floor en communiquant sans une minute de répit sa frénésie faussement border-line. C’est ludique, trépidant, drôle, énergique. Il fout la frousse en riant avec ce 24 avril 2005 où il a croisé Marine LePen, ce dont il ne se remet pas. Il n’hésite pas à ponctuer son spectacle d’extraits de « Bar du Louxor » pour finalement en offrir une version longue et furieuse. Les quatre loustics, bien barrés comme leur leader, qui l’accompagnent changent trois fois de tenue de scène pour finir, comme sur la pochette du dernier disque : en sous-pull rose fluo, boxer blanc moulant et perruque platine. La conquête des humains présents s’est faite instantanément et « je remets le son ».

    Cliquez-, « je trouve ça fascinant !

     

     

    L’arrivée de Neil Hannon (chanteur de Divine Comedy), autre dandy chic, se fait également dans l’outrance sur une musique digne de l’entrée des gladiateurs dans l’arène, mais là encore, si les bras sont en croix cela semble plus vouloir dire « regardez-moi, je suis le plus grand » !!! Et effectivement, même s’il est plutôt frêle et petit, Neil impose indiscutablement son charisme et son talent. Il occupe toute la scène, cela s’appelle la présence. Quant à la voix, puissante, parfois grave, parfois haut perchée, elle véhicule l’émotion qu’une interprétation habitée rend vibrante. 9 personnes (dont une violoniste et un violoncelliste) sur scène offrent à cette musique sophistiquée et atypique, un écrin idéal.

    Délicat, délicieux, éblouissant ! Regardez-le, écoutez-le ici.

     

    E.T.O.U.R.D.I.S.S.A.N.T. J’adoooore !

    En encore ceci n’a rien à voir avec l’Ange que j’irai voir en concert bientôt avec m’Agl@...