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chris rock

  • 2 DAYS IN NEW-YORK de Julie Delpy **

    2 Days In New York : photo Julie Delpy

     2 Days In New York : photo Albert Delpy, Julie Delpy

    Il y a quelques années, Marion passait Two days in Paris avec son amoureux hypocondriaque Jack et c'était désopilant de voir cet amerloque au milieu de la famille déjantée de la française. Aujourd'hui, Marion vit avec Mingus à New-York. Elle a eu un enfant avec Jack et Mingus a une petite fille d'une précédente union. Cette fois, la famille de Marion débarque dans la grosse pomme pour assister au vernissage de son exposition de photos de Marion. La famille c'est son père, mais aussi sa soeur qui a eu la bonne idée de venir avec son petit ami qui n'est autre qu'un ex de Marion. C'est à nouveau le choc des cultures car Marion est devenue plus américaine qu'américaine, c'est toujours hilarant mais moins et en tout cas pas toujours.

    Evidemment ce film n'arrive pas à la cheville du sublime "La comtesse" de la même Julie Delpy qui était un des plus merveilleux films de 2010, mais néanmoins j'aime cette fille d'amour et tout son cinéma. Je la trouve belle, intelligente, différente, originale, drôle, excellente actrice et réalisatrice. Dans ses films les "2 days"... il y a une pêche d'enfer que je ne retrouve nulle part ailleurs et un art consommé du dialogue qui flingue. Le rythme faiblit peu, les répliques fusent, les névroses des personnages explosent à chaque plan et c'est drôle la plupart du temps. Mais la réalisatrice avait plusieurs "choses" en tête et notamment souhaitait évoquer la mort de sa maman et elle s'y prend un peu maladroitement. C'est dommage car on sent poindre une émotion qui surprend dans un film si gai. Mais elle ne va pas au bout de cette émotion. Et puis le petit ami de la soeur est un personnage lourdaud, caricature de beauf idiot qui pèse sur le film et le tire vers le bas... mais heureusement Julie Delpy le fait disparaître bien avant la fin et il ne manque pas.

    Cela dit, il reste l'essentiel, les rapports familiaux et amoureux que la réalisatrice ne cesse de décortiquer tel un apprenti Woody Allen et c'est savoureux. Les altercations entre elle et sa soeur psychiatre vraiment tarée, virent souvent à l'empoignade devant les yeux à la fois réjouis et désolés du papa (le vrai papa de Julie), l'adorable Albert Delpy qui semble toujours s'amuser comme un petit fou dans les films de sa fille chérie.

    PS. : on me souffle dans l'oreillette qu'à la presque fin du film un caméo inattendu donne lieu à une scène qui à elle seule mérite le détour !!!