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  • Lili et le Baobab de Chantal Richard**


    Voilà un joli film, sincère, discret, simple et sensible, tout en plans fixes et qui malgré la force de son sujet ne nous force ni aux larmes ni à la culpabilité et pourtant…
    Lili, jeune photographe sans vraiment d'attache est envoyée au Sénégal pour un reportage sur un village qui tente de survivre en cultivant des légumes. Le manque d'eau et d'argent est le problème vital.
    Ceux qui ont eu la chance d'aller en Afrique savent quel accueil est réservé à "l'étranger" là-bas et immédiatement Lili est accueillie dans les familles. Elle essaie d'entrer en communication avec Aminata, jeune femme touchante et solitaire qui ne parle pas le français et semble dissimuler un secret…
    La simplicité de la mise en scène, le naturel incroyable de tous les acteurs et la grâce de Romane Bohringer donnent à ce film, débarrassé de toute sensiblerie son charme et sa beauté. Romane Bohringer, à la fois forte et fragile, maternelle, amicale, bienveillante, douce et romantique capture la caméra.
    Il y a des actrices dont la beauté intérieure se voit à l’extérieur.

  • X Men, l’affrontement final de Brett Ratner *

     

    Pour contempler Hugh Jackman, une seule et unique solution : endurer les X Men !!! Ce type cicatrise plus vite que Lucky Luke tirait avant son ombre, et, bonheur de la ménagère : à chaque blessure, son tee-shirt cicatrise avec lui.

    Mais revenons-en au… film ??? Balourd, prétentieux, bavard, dénué d’humour et d’émotion sont les premiers mots et impressions qui viennent. Et pourtant ça commence plutôt bien car un savant a trouvé un antidote contre les pouvoirs des mutants. Dorénavant ils auront le choix : rester mutant ou devenir humain. La réflexion qui s’imposait était : dans un monde où tout est normatif, où il faut suivre des modes et des diktats comment faire pour imposer et assumer sa différence ? Certains refusent (et on les comprend) d’être considérés comme une maladie. Non, mais. Trop fort non ?

    Et puis, flop, entre les pros et les antis ça canarde à tout va dans un déluge d’effets spéciaux qui font peu d’effet et n’ont pas grand-chose de spécial. Jean Grey (plantée comme une bûche) dégomme tout le monde et en priorité ceux qu’elle aime. Magneto porte comme personne le casque à pointe. Malicia se fait des cheveux blancs parce qu’elle peut pas… euh, vous comprenez ??? avec son petit ami qui craque pour une patineuse. Mystique passe un sale quart d'heure. Tornade fait la pluie et le beau temps suivant les besoins. Il y a aussi deux comiques antinomiques l’un qui crache le feu, l’autre qui arrose à qui mieux-mieux et j’en passe. Ils sont venus, ils sont tous là !!! Cerise sur le clafoutis : un combat télépathique hilarant entre Jean et le Professeur Xavier et là, on balance la musique adonf' pour qu’il se passe quelque chose pour terminer par un gros plan désopilant sur le fauteuil vide de Xavier.

    Bon, heureusement à un moment Wolverine est dans une forêt et là, à mains nues (enfin presque), seul contre tous, il expédie tout ce qui bouge. Wolverine (Logan pour les intimes) : c’est toi mon héros !!! Je n’oublie pas le nouveau venu qui est mutant ce qui fait beaucoup de peine à son papa. Son super pouvoir ??? Voler ! Une fois, une seule, il déplie ses grandes ailes d’ange et là : C’EST BEAU et ça dure 4 secondes 12 centièmes !

    Bonne nouvelle, dans le titre, c’est écrit : affrontement final… mais moi je dis que si on attend la fin du générique, rien n’est moins sûr. Pour le IV : j’y serai, j’adore les films comiques même quand c’est involontaire.

  • Le Caïman de Nanni Moretti ***

    Ce qu’on a oublié de nous dire c’est que « Le Caïman » n’est pas un documentaire, c’est un film, un vrai de vrai. C’est dommage et ça va sans doute en refroidir certains de penser que c’est uniquement un pamphlet anti Berlusconi (même si ça l’est aussi). Nanni Moretti, c’est un peu le Woody Allen transalpin et son film est drôle et fort.

    Bruno (Silvio Orlando, formidable) est producteur, mais il est dans sa période « loose » totale. Il a jadis réalisé des films de série Z à côté desquels ceux d’Ed Wood ressemblent à du Bergman… Pour n’en citer qu’un : « Maciste contre Docteur Freud » et on a compris la haute portée philosophique de l’oeuvre.

    Bruno et sa femme sont en train de se séparer avec beaucoup de difficultés car ils s’aiment toujours et ont bien du mal à tenir tête à leurs deux bambins de 7 et 9 ans, légèrement caractériels.

    Bruno est harcelé par ses banquiers. Bref, tout va mal.

    Mais une jeune fille (Jasmine Trinca, juvénile, douce, belle et forte) lui colle littéralement un scenario dans les mains. Aux abois, il accepte de le tourner sans même l’avoir lu… jusqu’à ce qu’il s’aperçoive qu’il s’agit d’une charge contre Berlusconi. Il est d’abord consterné, effrayé puis il cède et se laisse convaincre par la force de persuasion de cette jeune cinéaste qui prétend que l’Italie, l’Europe, voire le monde entier attend ce film qui révèlera et dénoncera les magouilles et l’arrivée douteuse du Caïman au pouvoir. C’est alors que renaît en Bruno l’élan vital qui l’aide à se relever et à dépasser tous ces problèmes. Il y a le tournage du film dans le film et par là, Moretti nous prouve tout son amour pour le cinéma et son métier. Bruno est au bout du rouleau, désespéré et c’est son travail qui va littéralement lui sauver la vie.

    C’est le miracle du cinéma !!!

    C’est politique, c’est une satire réjouissante du système, mais c’est aussi une comédie, un film d’une rare intelligence, réellement jubilatoire et l’on se prend à rêver de voir enfin démasqués, jugés et condamnés tous les escrocs qui sont sur le trône et nous « gouvernent »…

  • Palmarès

     Le réalisateur britannique Ken Loach et sa Palme d'or lors du 59e Festival de Cannes, le 28 mai 2006. | REUTERS/MARIO ANZUONI

    "Nous avons tous été émus par ce film, et notre décision sur la Palme a été unanime", a révélé le président du jury, le réalisateur hongkongais Wong Kar-wai, lors de la cérémonie de clôture du 59e Festival de Cannes, dimanche 28 mai. 

    Palme d'or : Le vent se lève, de Ken Loach (Grande-Bretagne)


    Dans un palmarès où la dénonciation des guerres apparaît comme un fil rouge, le Grand Prix du jury, la plus importante distinction après la Palme, revient au film Flandres du Français Bruno Dumont, une œuvre brute sans musique et aux dialogues réduits au strict minimum. Viols, émasculations, exécutions sommaires sont traités frontalement par un cinéaste aux options radicales et ancien professeur de philosophie qui estime que son "travail n'est pas de faire un objet joli", et qui avait déjà reçu le Grand Prix du jury en 1999 pour L'Humanité.

     - Grand Prix du jury : Flandres, de Bruno Dumont (France)

     

    -  Prix du scénario : Volver, de Pedro Almodovar (Espagne)

    -  Prix de la mise en scène : Babel, d'Alejandro Gonzalez Inarritu (Mexique)

    - Prix d'interprétation féminine : l'ensemble des actrices de Volver, de Pedro Almodovar (Penélope Cruz, Carmen Maura, Lola Duenas, Blanca Portillo, Yohana Cobo, Chus Lampreave)

    - Prix d'interprétation masculine : l'ensemble des acteurs d'Indigènes, de Rachid Bouchareb (Jamel Debbouze, Samy Naceri, Roschdy Zem, Sami Bouajila, Bernard Blancan)

    -  Prix du jury : Red Road, d'Andrea Arnold (Grande-Bretagne)

    -  Palme d'or du court métrage : Sniffer, de Bobbie Peers (Norvège). Et aussi une mention spéciale pour Conte de quartier, de Florence Miailhe (France) et un Prix du jury pour Primera Nieve, de Pablo Aguero (France/Argentine)

    - Caméra d'or : 12 h 08 à l'est de Bucarest, de Corneliu Porumboiu (Roumanie).


  • Marie-Antoinette de Sofia Coppola****

     

    Sofia, Marie-Antoinette, Kirsten ??? Trois éternelles adolescentes « fashion victims » qu’on attend systématiquement au tournant, à qui on en demande toujours plus, à qui on ne pardonne jamais rien. Pourquoi ??? Voilà les questions que l’on se pose avant d’entrer dans la salle et dont on n’a que faire en sortant. Pourquoi ??? Parce qu’on a vu un film, un vrai.

    Ceux qui veulent un cours historique n’ont qu’à (re)lire André Castelot. Pour les autres, qu’ils se laissent emporter par le tourbillon de ce beau film car tout ici n’est qu’effervescence, musique (et quelle musique !!!) et mouvements. Ceux qui n’ont encore jamais visité Versailles pourront le faire, du sol au plafond, de la chambre aux jardins.

    C’est l’histoire d’une gamine autrichienne de 14 ans, plutôt gentille et nature, « vendue » par sa famille à la France pour sceller l’entente. Elle se plie de bonne grâce et de bonne volonté au lourd protocole de la cour, qu’elle commence par trouver drôle et ridicule et qui ne tardera pas à l’étouffer et à la soumettre. Elle épouse Louis-Auguste, futur XVI (Jason Schwartzmann, parfait) ce gros ballot de serrurier plus préoccupé par ses clés et ses chasses que par les charmes de sa belle épouse. Car le but de la manœuvre est là et nulle part ailleurs : il faut un héritier à la France et Louis mettra 7 ans à assumer son conjugal devoir. De son côté Marie-Antoinette ne cesse de se demander pourquoi la « chose » fonctionne pour tout le monde et pas pour elle, pourquoi on ne parle que de « ça » et qu’elle n’arrive pas, malgré ses efforts à comprendre de quoi il s’agit… Elle s’étourdit donc de fête en fête, aux tables de jeux et dans les bras d’Axel de Fersen (la grosse déception du film… car le beau suédois a toujours fait flancher le cœur de l’adolescente qui sommeille… et il est ici bien pâlichon). Marie-Antoinette toujours victime de quolibets, de ragots puis de calomnie fait la sourde oreille. Et Sofia Coppola (elle-même Reine à Hollywood) sait mieux que personne traduire la solitude et la mélancolie des jeunes femmes tourmentées et parfois injustement traitées. Elle est aidée en cela par sa prodigieuse actrice qui, dès qu’elle est dirigée par Sofia, se redresse et offre un spectacle étourdissant avec seulement trois lignes de dialogue, pour exprimer la naïveté, la futilité, la douleur, la solitude, l’amour, l’ennui… toutes les étapes de sa vie sacrifiée. Kirsten est ici, et pour la première fois (avis de cinéphile qui n’était pas acquise à sa cause) immense, drôle, craquante, intense et absolument bouleversante.

    Bien sûr, la Grande Histoire n’est ici que saupoudrée sur la Petite mais c’est le choix de Sofia qui a décidé de ne pas sortir du Palais. Le peuple est absent, mais, rendue responsable de tous les maux, Marie-Antoinette apparaît sur le balcon et s’offre en pâture à la foule hurlante mais pratiquement invisible qui finit par se taire : elle écarte les bras et s’incline humblement pour demander pardon. Pas un mot, un instant de grâce où ses larmes deviennent les nôtres.

    Le film, léger et virevoltant jusqu'aux 10 dernières minutes devient lourd et sombre quand la menace effrayante devient palpable... Mais encore une fois, Sofia fait un choix : elle ne nous emmène pas jusqu’à l’échafaud et c’est tant mieux. Elle nous offre cependant un dernier grand moment d’émotion lorsque, Louis, Marie-Antoinette et leurs deux enfants (finalement), s’enfuient loin de Versailles tristement, sans hystérie ni précipitation, dignement : un Roi et une Reine, enfin, mais trop tard.

    Sofia Coppola est immense, je l’adore et son film est l’histoire d’une Virgin Lost in Trianon.

  • Cannes, suite...

    Je vous laisse en compagnie de cette drôle de phrase de George Cukor :

    « Le cinéma c’est comme l’amour, quand c’est bien, c’est formidable, quand c’est pas bien, c’est pas mal quand même ».


    Si vous passez par ici, peut-être remarquerez-vous (à gauche) une rubrique « Les répliques qui tuent » ? Vous pouvez m’en laisser qui vous ont plu, qui vous ont fait rire, qui vous ont fait pleurer, ou simplement qui vous ont anéantis et je les ajouterai aux miennes qui me plaisent tant.
    Pour un compte-rendu quotidien (ou presque) du Festival, allez du côté de :
    http://monfestivalducinema.hautetfort.com

  • Volver de Pedro Almodovar***

    A force de me faire pleurer, un jour Pedro aura ma peau.

    Quand il mélange mélo, comédie, polar et fantastique, Pedro est à son mieux et laisse certains autres à leur pire… Le cinéaste des femmes a encore frappé cette année, et fort. Tout gravite autour de Raimunda (Penelope Cruz) forte femme fragile qui essaie de survivre matériellement dans un environnement hostile entre sa fille de 14 ans, sa sœur, ses amies et malgré le vent agressif qui souffle sur la Mancha et en a rendu fou plus d’un… Elle cache plusieurs secrets, graves et oppressants et reste énergique et déterminée. Parler de solidarité entre ces femmes est un faible mot, elles sont complices, au propre comme au figuré et elles veillent littéralement les unes sur les autres, sans faillir, jamais.

    Les hommes ? Ils sont monstrueux, inaptes, absents ou morts, ou les quatre à la fois...

    Et comme Pedro est cinéaste, il s’offre la chance et le bonheur de faire revenir sa maman d’entre les morts pour que les femmes se comprennent, se parlent, se pardonnent et se réconcilient. Il s'accorde le miracle de pouvoir se blottir encore une fois dans ses bras. Quel luxe ! si ça pouvait exister !!

    Quant à Penelope Cruz, quand elle cesse de jouer les bombas latino à hollywood, elle n’est rien moins qu’une bomba-actrice. Pour comparer, citons Sophia Loren ou Silvana Mangano.

    La toute dernière réplique de la toute dernière image : « maman, j’ai besoin de toi » laisse mélancolique et infiniment heureux. Comment fait-il ?

    Parler avec elle, encore et encore…

  • Da Vinci Code de Ron Howard *

    Pour une leçon de philosophie, de théologie, d’histoire ou de cinéma : passez votre chemin car ici vous ne trouverez que de la bouillie pour chat. Hélas !

    Et pourtant le film suit à la page, à la lettre près le livre de Dan Brown et c’est peut-être ce qui en fait ce long pensum bavard et interminable ; alors que le livre se lisait d’une traite avec plus que de l’intérêt. En tout cas, nulle trahison mais nulle passion non plus, à une scène près ! Vers le milieu du film Sir Leah Teabing (Ian Mc Kellen) explique au professeur Langdon (Tom Hanks) et à Sophie Neveu (Audrey Tautou) la grande imposture que fut le Graal et sa quête, "La Cène" de Leonardo da Vinci à l'appui. Le Saint Graal ne serait ni une coupe ni un gobelet mais rien moins que le Féminin Sacré, le réceptacle de la fécondation… Est-ce le talent de Ian Mc Kellen, acteur passionné, est-ce le thème audacieux et réjouissant ? En tout cas là enfin il se passe quelque chose. Et voilà, pourquoi tout ce tapage : remettre en cause les fondements mêmes de l’humanité et de la religion catholique en prétendant que l’église a été bâtie non par un homme, Pierre, mais par une femme : Marie-Madeleine, ça ne se fait pas…

    Et donc de décryptages en décodages, d’énigmes en rebondissements parfois fastidieux, Ron Howard met du son et des images sur les mots. Soit.

    Que dire de l’interprétation ? Audrey Tautou est très appliquée et n’a rien à se reprocher. Tom Hanks, acteur multi-oscarisé doit avoir réalisé ici la plus mauvaise performance de sa carrière : est-ce dû à son unique expression (front plissé) ou à son improbable brushing, il est absent ? Jean Reno a dû envoyer son enveloppe charnelle sur le tournage, mais il n’était pas là non plus. Paul Bettany, je l'aime donc je ne dis rien... Seul Ian Mac Kellen flotte nettement au-dessus de ce manque d’inspiration. Quoiqu’il fasse, il semble toujours concerné et investi d’une mission : son boulot d’acteur en somme.

    Néanmoins, le livre de Dan Brown était un roman et ce film reste un film... vraiment pas de quoi polémiquer.

    Franchement, j’aurais vraiment aimé dire que ce film est un grand film. Il ne l’est pas.

  • Comme t'y es belle de Lisa Azuelos °

    J'y suis allée à reculons, j'en suis ressortie en courant. Misant sur le capital sympathie de Michèle Laroque et Aure Atika, je me suis dit "pourquoi pas" ? Et finalement, c'est non, non et non.

    Quatre copines/amies pour la vie, hystériques, accros à leurs portables, à leurs manucures et à leurs régimes (au-delà de 50 kgs les filles sont des "thons") courent partout et tout le temps après le bonheur... c'est-à-dire un homme !

    Les hommes dans tout ça ??? Des beaufs ou des princes charmants !

    Les clichés s'enfilent comme des perles dans ce film qui veut jouer la carte de la comédie sentimentale et ne fait que nous irriter les oreilles avec du Céline Dion ou du Daniel Lévy. Que tout ceci se passe dans le milieu séfarade ne fait qu'appuyer encore plus la caricature. Même pas drôle.

  • 59ème Festival de Cannes

    Ce qu’il y a de plaisant avec la cérémonie d’ouverture du Festival de Cannes (comme la cérémonie de clôture d’ailleurs) c’est qu’elle est brève, concise et efficace. Cette année, je l’ai trouvée intense.

    D’abord, et pour la première fois, la « maîtresse de cérémonie », comme il l’a dit lui-même était Vincent Cassel, toujours déroutant avec ce mélange d’élégance et de « bad boy ».

    Ensuite, son discours était beau et engagé. Il a souligné la diversité ethnique de la France, « pays laïc et latin ». Il a loué le mélange, le melting-pot, la pluriculturalité en rappelant que « 177 communautés vivent aujourd’hui dans certains quartiers parisiens… plus qu’à Londres, plus qu’à New-York.. ». Puis il a prononcé quelques phrases en arabe, en vietnamien et en bambara (langue officielle du Mali) et a conclu à l’adresse de tout immigré :

    « bienvenue à toi et à tous les tiens »…

    Ensuite il a appelé un à un les membres du jury et le cœur de la cinéphile a battu plus fort en apercevant Tim Roth et Elia Suleiman (surtout eux). Ce même cœur a manqué un battement devant Wong Kar-Wai dont personne n’a encore jamais vu les yeux…

    Ensuite, Vincent Cassel (Vinz pour les intimes) a annoncé un extrait du prodigieux « 2046 » qui avait tant fait médire la croisette l’an passé et qui n’est pourtant rien d’autre qu’un pur chef d’œuvre.

    Sur l’écran Tony Leung, perdu, frémissant arpente les couloirs tendus de rideaux rouges, comme toujours, comme souvent… et soudain, comme glissant hors du film : Angela Georghiu chante « Norma » de Bellini...

    Wong Kar Wai s’émerveille, la cinéphile se pâme et Sidney Poitier, standing ovationné déclare ouverte la 59ème édition du Festival de Cannes.