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  • MA SEMAINE AU CINEMA

    Cliquez sur le titre du film pour lire l'article.

    LES PETITS RUISSEAUX de Pascal Rabaté ***

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    DOG POUND de Kim Chapiron***

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    EYES OF WAR de Danis Tanovic ***

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    L'ILLUSIONNISTE de Sylvain Chomet *

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    MES COUPS DE/AU COEUR
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    LE COIN DU COPINAGE
    copié sur le best of big de Jérôme c'est lui.
    Le blog ressuscité, avec beaucoup de Guillaume Galliene à l'intérieur de l'ui-même, des garçons nus dans des baignoires et puis toujours de l'humour et l'amour des beaux garçons le dimanche soir.
    Et puis le blog de la blogueuse qui mood à qui mieux mieux.
  • FATAL °°°

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    Lorsque je suis rentrée du cinéma, la tête dans les épaules, accablée, sidérée, honteuse, brisée, mon Jules m'a dit :
    "Ben, qu'ec té tu allée voir donc ?
    - gné ?
    - une comédie ?
    - pfff.
    - une comédie Française ?
    - noooon.
    - une Comédie AMERICAINE ???
    - naaaaaaaaaaaaaan !!!
    - UNE COMEDIE SENTIMENTALE AMERICAINE ?? MDR KIKOO LOL !!!
    - gnoooooooooooooooooooooooooon.
    - Non, dis moi pas... mouarf mouarf mouarf ... dis moi pas que... mouarf mouarf mouarf mouarf mouarf i m'énerrrrrrrrrrve mais i m'énerve quand i fait ça !!!... dis moi pas que t'as été voir Fatal Bazooka ???
    - eh oh ! ferme ta biiiiiiiiiiiiip, j't'embiiiiiiip, nique ta biiiiiiiiiiiiiiiip, biiiiiiiiiiiiiiiiip ta cagoule !!!
    - ben ma chougnougnette, comme c'est que tu causes tu à présent ?
    - mouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiin. Laisse moi mouriiiir !!!"
    Bon je vous la fais courte.
    J'ai survécu.
    Ce machin puant est donc l'histoire de Fatal Bazooka, de son vrai nom Robert LaFondue (mdr, il est né en savoie !) la star number ouane du rap hard core qui dès sa sortie de garde à vue pour trafic de drogues sur le tour de Flandres (lol) est devenu numéro 1 des ventes de disques avec son délicieux "Don d'orgasmes" et la chanson "j'veux du uc, j'veux du uc, j'veux du uc uc uc à m'en briser la nuque" ! Devenu multimillionnaire, multimégalo et multicon, il raffle toutes les récompenses aux Music Awards de la Musique (ah ah !) car c'est bien connu le public est très con aussi.
    Jusqu'au jour où débarque Chris Prolls, le meilleur dans un genre tout à fait différent voire opposé : l'Electro bio (il fait caca dans son jardin ah ah ah !) qui détrône la star en moins de "fuck you" qu'il ne faut pour le dire ! Mais bon, c'est Stéphane Rousseau et lui, il est beau, il est drôle. Et surtout, on a vraiment l'impression d'un acteur qui interprète un rôle de composition. Alors qu'en ce qui concerne le Fatal, j'ai vraiment eu le sentiment de voir Michaël Youn faire DU Michaël Youn et rien d'autre.
    Le mégalo c'est Michaël Youn et pas Fatal sa marionnette, son faire-valoir !
    Il s'agit donc d'une physical comédie ainsi que la nomme la star Michaël Youn. A vrai dire, Michael Youn, je savais que ça existait mais comme il fut un temps où il sévît dans la télé à une heure où je l'allumais encore moins que le soir... je n'ai rien connu du "Morning Live". J'ai découvert les hurlements puis les fesses de Michaël Youn plus tard, lors de différents zappings. J'ai entendu des interviews et je me suis pensée dans le fonds de mon moi-même : "on peut vivre sans Michaël Youn". Ce que j'ai fait. Très bien merci. Je n'ai donc vu ni "Les clés de la bagnole", ni "Iznogoug", ni "Les onze commandements"... rien je vous dis. Et puis là encore, je comptais passer mon chemin sans m'arrêter. Rien que l'affiche. Pouah ! Mais j'ai lu de la plume de certains ces choses plutôt encourageantes et fort intrigantes (oui je cherche à justifier mon erreur fatale et alors ?) :
    Figaroscope : "la comédie de Michaël Youn est cocasse, drôle et tendre".
    Métro : "Michaël réussit une savoureuse satire du milieu du show biz".
    Première : "Avec un humour épatant, Michael Youn impose une déconne extrêmement recommandable".
    Excessif : "Michaël Youn réalise une comédie complètement barrée. Le voilà sur la bonne voie".
    Filmsactu : "Proposant un univers cynique et sans concession franchement pas désagréable".
    Le journal du dimanche : "On rit beaucoup et souvent... satire saignante et percutante".
    Le Parisien : "comédie satirique aussi drôle que grinçante"...
    Bon, j'arrête. Vous ne le savez peut-être pas, je ne suis pas la dernière pour la déconne et je me fais parfois sortir des salles de ciné manu militari parce que je ris trop fort. Alors, je me suis pensé dans mon for : "fi de tes a priori, perds pas une bonne ocase de rigouler comme une bécasse... et va t'en changer d'avis sur Michaël Youn... et en même temps peut-être que ça ne te mettra plus de l'urticaire de voir les mots acteurs et Desagnat et Eboué accolés"... Tout ça. En plus, "on" m'a dit qu'un jour peut-être (mais ça m'étonnerait) que je changerai d'avis à propos de Gérard Butler !! Alors why not !
    Sauf que hélas, mille fois hélas. Je n'ai rien vu de la satire annoncée, pas plus que je n'ai trouvé l'humour caustique prédit. Tout ici sonne faux mais très fort et ce n'est pas drôle. Enfin, je n'ai pas ri.  Que prétend dénoncer le "réalisateur"... les dérives des stars qui empochent des millions, sombrent dans l'alcool, la drogue et la débauche... les abus des prétendus concerts caritatifs... le vote du public tarifé... la perte des "valeurs", la mégalomanie, la télévision, les présentatrices (et tateurs d'ailleurs) au QI de bulot qui s'époumonent à "faire du bruiiiiiit" et j'en passe ?
    Ah bon ?
    Il est certain que pour faire sa démonstration, Michaël Youn n'hésite pas à payer de sa personne, en donnant à son personnage l'intelligence d'un âne décérébré (pardon aux ânes et à leurs familles), le rendant particulièrement laid et antipathique. Lors de sa descente aux enfers, il sera vêtu pendant un long moment d'une tenue de Bunny Playboy avec un pompon sur les fesses. Lors de son retour aux sources dans sa Savoie natale auprès de sa maman qui l'appelle "mon caillou" (Catherine Allégret : adorable !), il aura une coupe de cheveux de débile mental et une tenue toute pourrave car n'oublions jamais que dès qu'on s'éloigne de la capitale on s'habille comme des cons.
    De retour aux affaires lors d'une battle en direct laïve à la tivi contre son ancien challenger Chris Prolls (la seule scène à peu près visible pour moi !) , Fatal ira même de son discours chamallow... mais là encore : grosse plantade. Michaël Youn se permet une leçon de morale à SON public en lui disant que si la télé trash-poubelle existe c'est parce que c'est lui, le public, qui la réclame ! J'ai trouvé ça vraiment gonflé de la part de celui qui en a fait son fonds de commerce.
    J'arrête... Ah non, une dernière choses : un petit aperçu de la dénonciation très mordante de la misogynie vue par Michaël Youn.
    UNE fan en extase devant la femme (Athéna Novotel !!! ptdr) de Fatal :
    "- han lala, mais qu'est-ce qu'elle fait comme métier ?
    - c'est une salope !
    - oui mais pour gagner sa vie, elle fait quoi ?
    - c'est une salope !
    - han la chance !!!"."
    CQFD.
    NEXT.
    ............................
    P.S. : je ne dénonce pas Melle In the mood qui m'a dit mollement que ce film n'était pas terrible et que Stéphane Rousseau valait le déplacement, au lieu de me dire de fuir devant cette sombre bouse malhonnête ... Non, je ne la dénoncerai pas, car nous serons collègues d'ici peu et j'entends tout mettre en oeuvre pour que ça se passe au mieux, mais si je peux lui faire un croche pieds sans qu'elle s'en aperçoive je ne me priverai pas !

  • DOG POUND de Kim Chapiron ***

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    Trois jeunes garçons sont arrêtés et incarcérés au Centre de Détention pour mineurs d'Enola Vale. Davis a 16 ans, il est le petit garçon à sa maman. Ce qu'elle ne sait pas c'est qu'il deale, consomme de la drogue et a des comportements sexuels déjà bien assurés avec les filles pour lesquelles il n'a aucun respect. Angel 15 ans est latino et vole des voitures après avoir agressé leurs propriétaires, quant à Butch, 17 ans, il a très violemment agressé son agent de probation.
    Un énième film de prison ? Oui et non, car si on ne nous avertissait du jeune âge des détenus on pourrait croire que c'est véritablement une prison pour adultes tant les codes semblent être les mêmes que ce qu'on en connaît. La violence, les humiliations, la drogue qui circule, les viols, la formation de gangs, les plus forts qui terrifient les plus faibles... tout est là. Et ce film fort, violent n'est évidemment pas sans rappeler "Scum" de Allan Clarke qui avait fortement impressionné une génération de jeunes cinéphiles vers 1980 !
    Il y a quelques règles simples à Enola Vale et les comportements se distinguent par la couleur des vêtements que l'on porte. La fameuse combinaison orange prouvant qu'on a affaire à une forte tête.
    Dog pound signifie "fourrière" et c'est bien l'impression d'un passage transitoire en attendant la sortie qu'on trouve dans cette prison. Exceptées quelques séances de thérapie de groupe "bonjour je m'appelle Untel je suis très très violent et j'ai du mal à contenir ma colère" menées par une pauvre psychologue vite débordée, rien n'est fait pour la "réinsertion" de ces jeunes déjà passablement en perdition pour la plupart. Pire. Il semble qu'en mettant ensemble toutes ces bandes de délinquants qui n'ont d'autre choix pour survivre que de se montrer plus cons malins et donc plus violents que les autres, ils ne peuvent en sortir que plus ingérables qu'ils ne l'étaient avant d'y entrer. Ce sont évidemment les plus forts physiquement et psychologiquement qui s'en sortent. Mais tous se stimulent dans la bêtise ou la violence. Certains renoncent...
    On peut également noter et ce n'est pas rien, que les gardiens de cette prison, sans être des éducateurs ne sont pas non plus des brutes sadiques. Au contraire la plupart du temps ils cherchent à comprendre et à protéger ces jeunes. Jusqu'à ce que ça dérape...
    Même si le réalisateur semble ne pas donner de leçon sur ce qu'il faut comprendre et ce qu'il faudrait faire, sa dernière scène laisse peu d'espoir !
    Le jeune acteur Adam Butcher est sensationnel, gueule d'ange et regard de fou parfois (avec quelques airs de Jake Gylenhaall..). Une star est née.

  • ET MON CUL C'EST DU POULET ?

    Que ne faut-il faire pour attirer le Chaland ? En tout cas pour avoir l'explication de ce titre, il faut aller à la 6ème minute de cette vidéo ! J'espère cependant que vous la regarderez entièrement car il y a des surprises jusqu'à la dernière seconde du générique...

    Moi j'en ai des frissons partout et même je suis vraiment une émotive les larmes aux yeux. Il faut dire que j'y étais au premier rang, à chaque fois qu'il y avait son beau sourire, sa bonne humeur, son humour, sa joie d'être là, son bonheur et sa surprise d'être accueilli comme une rock star, à la moindre occasion qu'il avait de rappeler qu'il est tarabusté par le temps qui passe et qui a passé...

    C'était un merveilleux festival, dans une superbe ville. C'était le Premier Festival Lumière dans la seule ville du monde à posséder "La rue du Premier film", il y avait mes héros MON Thithi, MON Clint et tous les autres, les stars, les étoiles, les films, les indispensables qui font briller les salles. C'était magique, intense, inoubliable !

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