Wall-E d’Andrew Stanton ***



Ça y est pauvres terriens mortels, nous sommes le 30 juillet et vous allez pouvoir découvrir enfin l'histoire d'amour entre une boîte de conserves rouillée et une pin-up parfaite comme un œuf, le premier space-opéra-comédie-sentimentale entre les deux robots les plus adorablement extravagants que le cinéma ait créé...
Wall-E est le dernier rescapé d’une «espèce» de robots chargé de nettoyer la terre dévastée par une pollution inconcevable qui a obligé l’humanité entière à la déserter. Wall-E a pour seul ami un cafard très affectueux qu’il lui arrive d’écrabouiller le matin quand il n’est pas bien réveillé. Mais comme chacun sait, ces bestioles sont increvables. Il est aussi fana de « Hello Dolly » dont il se passe en boucle une scène clé où l’amour est triomphant. Wall-E est très consciencieux, il effectue son travail monotone et routinier avec beaucoup d’application, compactant tous les déchets et les empilant comme des cubes. Il s’est créé une véritable caverne de trésors en triant certains objets qu’il décide de ne pas détruire. Mais il est aussi très sentimental MAIS surtout très seul. L’arrivée d’une petite robote aux courbes parfaites et aux yeux bleus incroyablement expressifs, chargée d’une autre mission sur terre, va révolutionner le quotidien de Wall-E qui en tombe instantanément amoureux. En effet, Eve (c’est son nom !) est un robot nouvelle génération qui a des pouvoirs et des capacités qui le laissent vraiment pantois. Cette robote est irrésistible, il va réussir à s’en faire aimer mais sa mission terminée, elle va rejoindre sa base et le film prend une autre dimension beaucoup plus orientée vers la SF mais tout aussi palpitante.
C’est là que l’on découvre que tous les humains vivent dans ce qu’une espèce de Big Brother leur a présenté comme un Eden. Complètement réduits à l’inaction, à l’inertie, ils sont tous devenus obèses uniquement préoccupés de ce qu’ils peuvent ingurgiter pour rester dans cet état d’hédonisme limité à la nourriture. Les efforts conjugués de Wall-E, d’Eve et d’un commandant qui ont compris que la vie était de nouveau possible sur terre vont provoquer une succession d’épreuves, de péripéties et d’aventures captivantes... et permettre un hommage très apprécié (si j'en crois les réactions de la salle très, très réactive d'ailleurs...) à "2001 l'Odyssée de l'Espace".
Ne résistez pas, c’est irrésistible et c’est de loin le film d’animation le plus drôle, le plus touchant, le plus émouvant, le plus fort, le plus réaliste et le plus... politique que j’ai vu à ce jour. Evidemment une nouvelle fois on nous assène qu’il faut faire attention à la planète, mais ici les plantes et la nature au lieu de se révolter, viennent au secours de l’humanité pour lui redonner espoir. L’homme finit toujours par comprendre à quel point la nature est fragile mais finalement surprenante et résistante. L’amour triomphe après avoir vécu et enduré mille dangers. Les paysages apocalyptiques de la terre ravagée sont paradoxalement de véritables splendeurs. Et surtout, surtout les deux héros de ferraille Wall-E et Eve sont absolument inoubliables et craquant. De toute façon, c’est simple vous pourrez tester facilement votre degré d’addiction à ces deux petits personnages au nombre de fois où vous direz « Waaaalliiiiiiiii » et « Iiiiiiiiiiiva » en sortant de la salle…
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