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votre manège ! Ce qui vous fait réagir, ce sont les jeux et les films...que je n'aime pas. D'accord ! Reçu cinq sur cinq.
C'est un véritable désert de sorties en salle ces derniers temps. Je crois que j'ai vu tout ce que j'avais envie de voir. D'autres films qui me tentaient énormément ne sont pas (ou pas encore) sortis chez moi comme "A swedish love story" par exemple. Par contre, inutile d'insister, même sous la torture je n'irai voir ni "Super héros movie", ni "48 heures par jour", ni "Sex and the city" ni "Skate or die", ni "Les ruines", ni "Hannah Montana", ni "Sans Sarah rien ne va" et sans doute pas "Speed racer" (malgré la présence d'Emile Hirsch...). Et de mémoire de cinéphile je ne me souviens pas avoir eu une telle liste de films pour lesquels je n'ai absolument pas envie de me déplacer... Moche !
Comme il risque de ne pas y avoir de films en vedette sur ce blog avant quelques jours et que je commence à vous connaître, je vais vous proposer un jeu très très moyennement cinématographique, (mais je suis chez moi je fais ce que je veux) mais après tout pourquoi pas. En fait, hier, malgré tout je me suis "fait une toile" et même plusieurs... Vous allez comprendre. Je suis allée au Musée. Ah qu'est est drôle !!!
Souvenez-vous, dans le film de Philippe Claudel "Il y a longtemps que je t'aime" il y a ce plan où Machin montre quelque chose à Machine...

de M. Night Shyamalan °°°
Qui sont ces enfants devenus grands ?



Dans les années 30, la Chine est divisée par une guerre civile entre nationalistes et communistes. Les japonais en profitent pour envahir le pays. Un reporter anglais, George Hogg échappe de peu au massacre de Nankin et se retrouve isolé dans un orphelinat où tentent de survivre une soixantaine d’orphelins terrifiés et plus ou moins traumatisés, eux aussi rescapés et une vieille femme. La rencontre d’une infirmière américaine et d’un chef de partisans communistes va changer la vie du journaliste. Les enfants risquant d’être enrôlés de force dans l’armée, George décide de les emmener dans un endroit où ils seront en sécurité… L’étrange troupe va parcourir 1 000 kms à pied !
Avec un tel sujet : l’histoire VRAIE d’un authentique héros, quasiment un saint, on devrait assister à un film ample, épique et bouleversant. Il n’en est rien ou presque. Si l’épopée est parsemée de péripéties, si le rythme romanesque ne faiblit guère, si surtout les paysages sont d’une beauté saisissante à chaque plan, l’émotion n’est jamais au rendez-vous. Il y a des pertes, des morts, des suicides, des actes de bravoure, et tout laisse étrangement froid. On ne comprend jamais comment le déclic s’est fait dans la tête du journaliste qui au départ ne cherchait que le scoop à ramener en occident. Comment et pourquoi devient-on un héros ? L’idylle sentimentale providentielle ne tient pas trop la route non plus. Cela tient-il au fait que le couple vedette soit d’une étrange fadeur et n’ait pas l’étoffe et le romantisme échevelé que leur aventure exige ? L’histoire est forte et le film a le mérite de nous la faire connaître. J’aime les super héros impossibles mais aussi les héros réels de la vraie vie et l’étonnante expédition, la naïveté et l’abnégation de George Hogg méritaient un bien meilleur traitement. Restent des paysages littéralement à tomber de beauté, des enfants formidables, le grand Chow Yun Fat et l’aristocratique Michelle Yeoh, impeccables !




Le Capitaine Vincent Drieu, flic surdoué mais brisé par un drame personnel et professionnel est volontairement muté dans un commissariat pourri près de l’étang de Berre. Il se retrouve face à une équipe démotivée, menée par une femme, commissaire, enceinte et qui ne demande qu’une chose à ses collaborateurs, qu’ils ne fassent pas de vague en attendant la démolition du commissariat prévue pour dans trois mois. C’est compter sans Drieu, cow-boy incorruptible qui entend bien ne plus laisser la mafia locale mener la ville.
On ne peut nier que la première scène lorgne du côté de « Heat » avec l’attaque d’un fourgon qui emmène un prisonnier au tribunal. C’est nerveux, violent, radical, pyrotechnique et percutant. La suite sera (parfois) plus calme mais réservera quand même de belles surprises mouvementées et notamment la longue scène finale où tous les membres du commissariat sont obligés de s’enfermer pour résister à l’attaque d’une véritable troupe surarmée. Avant d’en arriver au dénouement qui hélas est complètement aberrant et bâclé, il convient de ne pas bouder son plaisir devant un film ambitieux et efficace.
La partie qui évoque la vie du commissariat est particulièrement réussie. D’une part par son environnement, autour de l’Etang de Berre, le paysage est assez apocalyptique et donne un sens à cet espace de non-droit sinistré. Elle permet d’autre part à de beaux personnages de prendre vie bien qu’ils soient assez nombreux et aussi à des femmes, ce qui est rarissime, dans un film de cow-boys souvent prêts à dégainer. Si Richard Berry est idéal en flic désabusé à qui on ne la fait pas, il ne surprend pas et son « trauma » personnel (entièrement réglé par téléphone) laisse relativement indifférent. C’est dans sa relation avec chaque membre de l’équipe de bras cassés qu’il va d’abord surprendre, déranger puis séduire que son histoire est la plus convaincante. Il va rendre leur dignité et leur compétence à des flics réduits à remplir la « main-courante » sans intervenir ou à consoler les vieilles dames à qui on a volé le sac. Aïssa Maïga, toujours dynamique et impliquée se dévoue corps et âme à son chef, dès lors qu’elle peut l’admirer. Pascal Elbé, le plus récalcitrant finira par retrouver les valeurs d’un boulot qu’il a aimé grâce à un chef qu’il respecte. Bernard Blancan est un flic fatigué mais intègre qui y croit encore à condition d’être mené par un patron juste et vertueux. Sans oublier Moussa Maaskri et Guilaine Londez particulièrement convaincants eux aussi. Tout ce petit monde joue du flingue et de la réplique qui tue avec beaucoup de punch et donne au film son intérêt et son énergie. Un film efficace qui dépote !

La vie, la mort, les amours, les emmerdes de Sagan… et quelques pages d’écriture de celle qui devint un mythe et dont la carrière commença par la sortie du livre jugé scandaleux « Bonjour tristesse ».
On ne peut que reconnaître deux atouts imparables à ce film : la performance miraculeuse de Sylvie Testud et l’envie qu’il donne de (re)lire de toute urgence toute l’œuvre de Sagan.
Bizarrement le film laisse une impression très mitigée de malaise et de déception, comme s’il était poussiéreux, inadapté et surtout l’insondable tristesse qu’il dégage, malgré les quelques tentatives pour faire sourire, laisse complètement anéanti.
Sagan était une femme gaie qui aimait faire la fête et ne savait que faire une chose : écrire. Elle n’attendait qu’une chose de ses amis (nombreux) : qu’ils soient heureux ! Dès la parution de « Bonjour tristesse » elle devient millionnaire alors qu’elle n’a que 18 ans. Elle passera sa vie à dilapider tout l’argent qu’elle gagne, aux jeux, dans l’achat de luxueuses voitures, de maisons et surtout en s’entourant d’une cour de pique-assiette qu’elle entretient, loge, nourrit, sort. Elle s’en fiche, elle est généreuse, elle ne sait pas compter, elle veut qu’on l’aime.
Deux mariages, un enfant (renié… pourquoi ?), ses relations homosexuelles, ses beuveries, son accident de voiture qui l’a rend pour toujours accro à la drogue, son arrestation… tout le film n’est qu’une succession de pages people ou scandaleuses. C’est un peu comme si on feuilletait en accéléré 50 ans de « Paris Match » et c’est assez écoeurant car si on se rend compte à quel point cette femme était adorable et imprévisible, on cerne peu sa personnalité complexe et son génie d’écrivain. Les plus beaux (et rares) moments sont ceux où en voix off, elle « écrit » ses plus belles pages. Pour le reste, toute une galerie de marionnettes plus caricaturales les unes que les autres se succèdent auprès d’elle pour l’abandonner finalement.
Mais au centre de ce tourbillon de fêtes, de séductions et de défaites, il y a Sylvie Testud à la tête d’un rôle colossal qu’elle a empoigné, petite brindille au corps anorexique, comme possédée par l’écrivain. Elle est incroyable, troublante car on ne peut qu’insister sur la ressemblance confondante avec son modèle. Sans maquillage outrancier, sans latex qui enlaidit et dénature, juste par le mystère d’une mèche blonde qui balaye le front, d’une démarche qui devient de plus en plus hésitante avec les années, d’une façon de se caresser le sourcil, de se plaquer les cheveux dans la nuque nerveusement, et d’une voix sans pareil et surtout d’un débit hypernerveux, inquiet et impatient, elle devient Sagan, gaie, excessive, timide, attachante, touchante.
Ce film doit TOUT à Sylvie Testud mais ne rend pas hommage à Françoise Sagan réduite ici à une fêtarde désespérée.
Il faut également remercier, féliciter et rendre grâce à Chantal Neuwirth et à Sylvie Testud encore, qui dans le « spectacle » final de l’agonie rendent, par la force de leurs regards, toute sa dignité à une scène qui aurait sombré dans un mauvais pathos sans le talent de ces deux actrices.
Un film d’une grande, profonde et insondable tristesse !


Jean-Claude Van Damme rentre en Belgique pour tenter de se refaire le moral en berne. Aux Etats-Unis, il est en procès contre son ex femme pour la garde de sa fille, ses finances sont au plus bas, les projets ne se bousculent pas… et sitôt entré au pays, le voilà au cœur d’une prise d’otages dans une poste où il venait retirer de l’argent.
Au centre de ce thriller parfois flippant, parfois franchement drôle, il y a JCVD, la « movie star » comme il se nomme lui-même, qui joue son propre rôle. La prise d’otages se transforme vite en show télé car des centaines de curieux veulent voir leur idole en vrai ! Quant à JC, il joue de sa notoriété pour faire l’intermédiaire entre les preneurs d’otages (dont un fan absolu) et la police qui croit que c’est lui qui est à l’origine du délit.
C’est incroyable de croire connaître si bien un acteur alors qu’en parcourant sa filmo, je pense n’avoir vu aucun de ses films. Il faut dire que jusque là, JCVD se faisait davantage remarquer pour ses aphorismes délirants que pour ses qualités d’acteur. Mais l’ennemi de JCVD, c’est JCVD lui-même, personnage musclé et sans cervelle qui a eu ce qu’il a voulu (la gloire) mais qui apparemment n’en peut plus. Il ne renie rien, ne crache pas dans la soupe qui l’a fait vivre, mais balance deux trois vérités qui ressemblent à des règlements de compte, l’abandon de John Woo qui lui devrait d’être venu à Hollywood, son remplacement dans un futur projet par Steven Seagal et le manque d’inspiration de son agent…
Si le film, objet hybride qui oscille entre fiction et réalité est loin d’être déplaisant avec notamment l’impayable acteur belge François Damien dans le rôle de l’inspecteur et une esthétique chébran très soignée, le grand intérêt, la grande et bonne surprise c’est évidemment Jean-Claude Van Damme himself. Loin de chercher la performance ou le contre emploi, de tenter de nous faire le coup de son « Ciao Pantin », l’acteur semble être lui-même, rien de plus, mais surtout rien de moins. Avec son regard triste et fatigué qui nous dit à chaque plan à quel point il a morflé, il parvient également à nous montrer de quelle auto-dérision il est capable en évitant toute surenchère dans les effets «actor’s studio ». JCVD est sobre, touchant, sincère et drôle. Lorsque le moment tant attendu arrive dans la dernière partie du film où il se confie seul face caméra avec son phrasé et ses tournures inimitables, il livre tout en vrac, s’épanche, se dévoile et révèle tout, son ascension, sa gloire, les femmes, les films, sa chute dans la drogue, sa descente aux enfers… et il a ces mots assez surprenants et vraiment désarmants : « voilà, ce film c’est pour moi… », c’est-à-dire pour que je m’en sorte. Mais ce n'est pas seulement dans cette belle scène qu'il prouve qu'il est un acteur.
Ce film sincère, oui je décide de dire et de croire qu’il est sincère, est celui d’un garçon adorable, séduisant, vraiment attendrissant et aware, qui révèle de vraies qualités d’acteur, qui prouve que le regard énamouré que son réalisateur pose sur lui peut lui permettre de déployer son talent et qui crie "aimez-moi !". Irrésistible.
faites comme moi, tentez de répondre à ces quelques questions vraiment casse-tête et comme moi (peut-être) soyez persuadés que les réponses pourraient être très différentes demain ou après-demain !!!
Question impossible à résoudre puisque j’ai été élevée dès mon plus jeune âge à coups de westerns (genre que je vénère toujours aujourd’hui…) mais je crois que j’ai senti qu’il se passait vraiment quelque chose en voyant (je l’ai revu 800 fois depuis) « La sirène du Mississipi » de François Truffaut. Belmondo en victime consentante ravagé d’amour et Marion-Catherine, je ne m’en lasserai jamais !
Quel est le chef-d’œuvre officiel qui vous gonfle ?
« La passion de Jeanne d’Arc » de Carl Theodor Dreyer. Je sais qu’après une telle révélation je ne pourrai plus me prétendre cinéphile aux yeux de quiconque, mais le regard épouvanté de Falconetti : définitivement non !

« Stalker » d’Andrei Tarkovski… là aussi, je risque d’être vouée aux gémonies… mais je n’ai pas dit mon dernier mot…

« Armageddon »… j’aime quand Bruce sauve le monde et qu’il meurt à la fin. Je pleure.

Quel est le film que vous avez le sentiment d’être la seule à aimer ?
« Est Ouest » de Régis Wargnier. J’ai l’impression que personne ne le connaît. C’est une merveille.

« Le cahier » de Samira Makhmalbaf

Je n’ai pas trouvé car les films que je déteste pourraient plaire à mon ennemi et je ne souhaite en aucun cas qu’il prenne du plaisir… Par contre, pour me torturer moi, il suffirait de me passer en boucle « La Môme ».

"An affair to remember" de Leo Mc Carey, quand Cary Grant découvre la "supercherie, qu'il s'appuie contre la porte, qu'il ferme les yeux et aaaaaaaaaaaaaaaahhhhhhhhhhhhhhhh !!! C'est reparti, les grandes eaux !

« 2001 l’odyssée de l’espace » de Stanley Kubrik…

Un film a-t-il déjà influé sur le cours de votre vie ?
Pas un mais plusieurs, régulièrement… quand je vois des films tels que « Une vérité qui dérange », « Le cauchemar de Darwyn », « Ezra », « Haïti chérie »etc… je me demande toujours pour quelle cause il serait plus « juste » de s’engager !

« Million dollar baby » de Clint Eastwood

« La fureur du dragon » quand Bruce Lee pousse ses petits cris « wiiiiiiiiiiiiiii aaaaaaaaaayaaaaaaaaaaa » je ne me tiens plus !

« Sur la route de Madison » de Clint Eastwood – « Le bon la brute et le truand » de Sergio Leone – « Autant en emporte le vent »… et oui !

« The changeling » de Clint Eastwood. En février 2009, je crois !



Au début des années 30 à Moscou, la relation d’Alexandre Mansourov, réalisateur réputé et Konstantin Dalmatov son assistant, est découverte par les autorités. L’homosexualité est légalement réprimée et pour exercer à son tour son métier de cinéaste Konstantin doit, à la mort de Mansourov conclure un pacte avec le Régime. Sitôt signé un document qui peut faire de lui un collaborateur du gouvernement « en cas de besoin », toutes les portes lui sont ouvertes. Il lance la carrière de la très talentueuse et très seule actrice Lidia Polyakova. Ils décident l’un et l’autre de vivre ensemble, de se marier pour rapprocher leurs solitudes et sauver les apparences. Ce second pacte fait de Konstantin un homme respectable hétérosexuel.
La relation platonique impressionnante de complicité, de tendresse et de respect entre Konstantin et Lidia est au centre du film même si elle n’en est pas le thème essentiel. Ce qui en fait le cœur, c’est la création dans un pays où Lénine avait fait du cinéma le premier des arts pour sa capacité à éduquer les masses, le tournage des films dans le film toujours réjouissant sur grand écran. Le genre de prédilection de Konstantin sont les comédies musicales. Il tourne donc des films flamboyant, follement gais et optimistes qui vantent le bonheur et la chance de vivre en URSS. A l’époque tous les films devaient recevoir l’assentiment de Staline et pas un ne sortait sur les écrans sans être passé par le Kremlin. On apprend qu’Eisenstein a dû en détruire un des siens. Le contraste entre ce que filme Konstantin, vif, coloré et joyeux est en contradiction permanente avec la peur perpétuelle que ressentent le réalisateur et son actrice, peur de cesser brusquement de plaire. Toute l’équipe est d’ailleurs soumise à ce climat de doute, d’incertitude et de suspicion face à une administration tyrannique toujours prompte à remplacer, déplacer, déporter ! Konstantin et Lidia sont triomphalement reconnus dans tout le pays jusqu’à ce qu’ils ne puissent plus supporter cette chape sur leur métier et leur vie…
Entre allégresse, tristesse et inquiétude le film voyage avec virtuosité. C’est romanesque, historique, éblouissant et douloureux. C’est russe. Et un film russe (aussi hollywoodien !) au titre aussi merveilleusement subtil, est un objet suffisamment rare pour qu’on s’y attarde, même si au final ce qui reste en mémoire est la chaste relation indéfectible des deux personnages principaux, amis, complices, alliés envers et contre tout.