VERSAILLES
de Pierre Schoeller ***
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de Pierre Schoeller ***
de Safy Nebbou**




Heath Ledger est mort, pour toujours. Mais il est éternel. A jamais. Et la prestation qu’il nous offre en forme de testament nous laisse encore plus inconsolables alors que sa carrière et ses interprétations devenaient de plus en plus admirables et personnelles. Chacune de ses apparitions ici, dans le rôle du Joker, personnage qu’il n’habite pas mais qui semble le posséder tout entier réjouit, subjugue, impressionne et fascine. Heath Ledger/Joker est l’âme noire oppressante et fascinante de ce film sombre et torturé. Tête engoncée dans les épaules, sourire perpétuel et humeur à fleur de lame de rasoir, il renvoie les pitreries du grand Jack Nicholson dans la galerie des grimaces clownesques amusantes alors que ce Joker ci est terrifiant.
Dès la première scène, sidérante, une réussite totale, on est happé par l’ampleur et l’ambition qui jamais ne faibliront. Le Joker est de dos, on ne le sait pas, mais on sait, on pressent que c’est lui ce malade, massif, lourdaud, dément. La vision de son visage, masque, maquillage marmelade imprécise qui épaissit et dissimule ses traits le rendent à la fois pathétique, ridicule et troublant. Son visage de cinglé semble ravagé de larmes alors que fréquemment il éclate d’un rire sardonique. Cruel, hagard et totalement halluciné, il veut offrir à la ville grandiose de Gotham une criminalité à sa mesure. Mais sa résistance à la douleur, ses tendances suicidaires et son incontestable envie de mourir même si elles n’expliquent ni ne justifient son sadisme le rendent troublant. S’il révèle les traumatismes qui le rongent et le dévorent c’est pour mieux les utiliser sur et contre ses victimes innocentes.
Et alors que Batman et le chef de la police sont occupés à défendre Gotham de plus en plus gangrenée par la pègre et la corruption, ils se trouvent rapidement confrontés à ce mal incarné et incontrôlable qui renouvelle et multiplie les trouvailles pour pousser l’horreur chaque fois un peu plus loin. Parallèlement, l’arrivée d’un nouveau procureur intègre, vertueux et désintéressé offre un nouveau héros à la ville et donne à Batman l’envie de raccrocher la cape, persuadé que les citoyens ont besoin d’un justicier à visage découvert.
La suite des évènements ne pourra être aussi claire et limpide d’autant que le beau procureur a pris pour fiancée l’amie de toujours de Bruce Wayne, la délicieuse Rachel !!! Le bien et le mal rivalisent sans relâche, les hommes sont des anges ou des âmes damnées, les citoyens ont besoin de modèles braves et irréprochables, de surhomme au-dessus de tout soupçon. L’ensemble est rondement mené et si une une toute petite longueur semble peser vers la fin, la dernière scène, de toute beauté, déchirante pour les amoureux des super héros, laisse lessivé, stupéfait, totalement incrédule !!!
L’interprétation dans son ensemble et quoique solide, irréprochable, en tout point admirable et inattaquable n’empêche cependant pas de regretter douloureusement Heath Ledger dès qu’il disparaît de l’écran.
Pour Batman, pour le bien, le mal… tout ça, allez-voir ce grand film tourmenté, empli de mort(s), et pour Heath Ledger et sa démence douloureuse qu'il nous envoie d'outre-tombe !
Comment un acteur peut-il faire "ça" ???

de Patrick Huard ***
I -

Alida Valli (trouvée par Papillon)
II -

Anna Maria Pierangeli (trouvée par Papillon)
III






A présent que vous êtes tous (ou presque) amoureux de WALL-E ou de EVE ou des deux, il est temps de vous révéler leur véritable identité.
WALL.E répond en fait au doux nom de :
Waste Allocation Load Lifter Earth-Class
(Videur Automatique pour Lavage et Levage, Classe E),

et
EVE à celui de :
Extra-Terrestrial Vegetation Evaluator
(Evaluateur de Végétation Estraterrestre).

Etonnant non ?


Pour arrondir les fins de mois difficiles et faire vivre madame et ses deux gamines, Terry magouille mollement avec une bande de potes mous du genou qui n’ont pas inventé la marche arrière. Une pin-up propose à Terry le coup du siècle qui le mettra, lui et ses acolytes, à l’abri du besoin : le braquage de la Lloyd en plein London (Baker Street pour être précise) !!!
ATTENTION : nouvelle histoire estampillée vraie de vraie. Ça se passe dans les années 70 en Angleterre donc, ce qui explique sans doute la lumière tristouille qui ferait croire qu’on est dans un vieil épisode du « Prisonnier ». Qu’à cela ne tienne, grâce à un scénario vraiment malin et à des péripéties qui vont crescendo ce « petit » film qui en fera sans doute fuir plus d’un à cause d’un titre pas franchement attirant (et d’autres handicaps maousse costauds…), est une agréablement bonne surprise qui tient en haleine du début à la fin. Brassant allègrement ou tragiquement une foule interlope et hétérogène (c’est l’été on prend son dico !) de personnages qui se retrouvent tous impliqués plus ou moins directement dans l’affaire, voilà notre brave Terry confronté à Lord Mountbatten, la Princesse Margareth (une coquine !), un roi du porno sadique qui a un calcul rénal (bien fait), le MI5 ou MI6 (vous pouvez différencier la CIA du FBI s’ils ne portent pas de T-Shirt vous ?), et donc des agents très spéciaux beaucoup moins glamour que Daniel Craig, un trafiquant de drogues cruel, des flics ripoux (sauf un, le gros !), une femme amoureuse, deux femmes amoureuses… Après le braquage, réussite idéale et providentielle rondement menée et bien ficelée, sans arme ni haine ni violence, tout part en jus de boudin et Terry a bien du fil à retordre pour s’en sortir indemne. Voilà ce qui arrive quand on se prend pour Dany Ocean ! Jamais George Clooney n’aurait foutu ses potes dans un tel pétrin au point d’en perdre un dans une agonie des plus sauvages !!!
Et voilà le problème, ce film est une réussite malgré Jason Statham, ce qui est un exploit car ce type doit être le frère caché de Gérard Butler, je n’en doute plus. Je trouve que bien que j’aie lu le contraire ici ou ailleurs, il joue toujours comme une patate, il a autant de charme et de sex-appeal qu’un bulot et reste aussi expressif qu’une huître. Il a aussi ce truc hyper étrange que RIEN ne lui va. Comme vêtement je veux dire. Prenez Daniel Craig par exemple, vous lui mettez un smoking, un jean, un marcel, un maillot de bain, un slip kangourou, ou rien… de dos, de face, de profil TOUT sur lui est nickel. Jason Statham en costard, en bonnet, en manteau, il a l’air d’une quiche. Comment fait-il ?
Le plus surprenant c’est que les deux jolies filles (très décoratives) du film se l’arrachent comme s’il était le dernier représentant de son espèce sur terre alors qu’à côté elles ont Stephen Campbell Moore, mimi comme un cœur. Actrice ça doit pas rigoler tous les jours !
SINON, LES AOÛTIENS, IL FAUDRAIT VOIR A TERMINER LE PETIT JEU CI-DESSOUS (JE METS DES INDICES) PARCE QU’UN PROCHAIN NE VA PAS TARDER A ARRIVER !!!
De quels films sont extraites ces images cultes ?
I





















apartiennent ces jolis yeux ?
I

HOLLY HUNTER























Des meurtres odieux, hyper violents et méga sanglants (plein écran sans même attendre un pré-générique) sont commis dans un endroit paumé. Les flics de « bouseland » sont obligés de coopérer avec deux agents du FBI (un garçon et une fille) qu’on leur envoie pour résoudre l’enquête. L’interrogatoire simultané de trois témoins, un flic traumatisé, une junkie pas farouche et une petite fille stoïque, va donner lieu à des flash-backs décrivant leur point de vue respectif des mêmes évènements et surtout mettre en évidence les mensonges et interprétations des uns et des autres.
Le premier film de Jennifer Lynch (fille de…) démoli par la critique il y a quinze ans déjà était un choc, celui-ci est à nouveau une expérience où il n’est pas possible de nier l’empreinte paternelle mais aussi une évidente influence « tarentinesque » voire « coenienne ». Pas de quoi rougir en somme puisque ce thriller horrifique, violent, sanglant, cruel et immoral tient en haleine voire en apnée d’un bout à l’autre. Et franchement pourquoi faudrait-il avoir honte de piocher dans ce que le cinéma a de plus original même s’il faut en passer par certaines épreuves de violence gratuite ?
La réalisatrice encombre son film d’éclairages et de plans chichiteux et le cabotinage XXL de TOUS les acteurs (Bill Pulman dans une parade tellement « actor studio » que j’ai cru voir Robert de Niro à plusieurs reprises…) qui semblent en totale liberté font que finalement tout ce qui aurait pu être irritant en devient parfaitement justifié. Au final, malgré la noirceur et la cruauté terribles de l’ensemble on ressort de la salle avec un sourire banane et l’impression d’avoir vu un film d’auteur créatif. Cela dit, je me demande pourquoi j’ai longé les murs pour rejoindre ma voiture, pourquoi j’avais hâte de parcourir le parking souterrain, pourquoi j’ai mis ma ceinture et pourquoi je n’ai pas fait d’excès de vitesse ??? Je ne vous révèle rien car la réussite indiscutable de ce film tient en grande partie dans les surprises en cascade qu’il provoque. Sachez qu’il n’est cependant pas à mettre devant tous les yeux et qu’il concentre une belle brochette de tarés en tous genres totalement débiles et incontrôlables . Mais laissez-vous tenter car c’est jubilatoire, vraiment.
Dernière chose, j'aimerais être une petite souris et assister à un repas chez les Lynch. De quoi "ces gens là" peuvent-ils bien se parler ?