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Sur la Route du Cinéma - Page 516

  • La fille de Monaco d’Anne Fontaine *

    La Fille de Monaco - Fabrice Luchini et Roschdy ZemLa Fille de Monaco - Roschdy Zem, Louise Bourgoin et Fabrice Luchini

    Chargé de la défense d’une meurtrière à Monaco, l’avocat d’assise Bertrand se voit imposer la présence d’un garde du corps, Christophe, pendant la durée du procès. Très médiatique, Bertrand fait la connaissance de la Miss Météo Audrey lors d’un passage à la télévision locale. Il va tomber sous le charme et l’emprise sexuelle de cette bombe pas farouche et très opportuniste !

    Je ne sais si quelqu’un trouvera la réponse à la très subtile et raffinée question posée sur l’affiche, ce qui est certain c’est qu’après un démarrage assez prometteur le film long et répétitif malgré sa raisonnable durée (1 h 35 mn) endort prodigieusement et ce n’est pas la fin pas très finaude qui réveille !!!

    Je ne la connaissais ni d’Eve ni d’Adam pour cause d’absence de Canal + à la maison, mais pour que Louise Bourgoin soit mon amie et que je puisse me faire une opinion sur ses qualités d’actrice il faudra qu’elle se dévoile en se dévoilant moins… si vous voyez ce que je veux dire. Ici, à part quelques répliques assez drôles qu’elle balance énergiquement, on constate surtout que la nature peut être cruelle… mais pas avec elle, qu’elle a des jambes d’un mètre 30 chacune, des cheveux en cascade parce qu’elle le vaut bien, un ventre plat et de jolis seins moulés dans des robes cousues sur elle (environ 3cm² chaque robe !). Avec le même genre de prestation, Isabelle Adjani avait fait des miracles dans « L’été meurtrier ». Ici l’encéphalogramme reste plat, d’autant que la belle se répand en affirmant « j’aime le sucre et le gras… de dos je ressemble à un travelo…etc ». C’est ça, on va te croire !

    Bref, ce qui accroche vraiment ici, en ce qui me concerne évidemment, ce sont les deux garçons. Leur rencontre, leurs tête à tête, leurs face à face, chacune de leur scène est un régal. C’est bien entre le volubile intellectuel et l’ex loubard taciturne que les étincelles ont lieu. L’histoire de ce trio étant tarte à souhait et complètement invraisemblable, c’est vraiment sur ces deux grands acteurs qu’on s’attarde et c’est leur couple qui est la belle et grande idée du film. Fabrice Luchini est charmant, drôle, séduisant, fragile et j’en passe. Il m’étonne, il m’épate toujours. Ecouter ses répliques est toujours un festin : « ça va trop vite. Je vous assure, ça va beaucoup trop vite ! ». J’adore. Roschdy Zem n’a plus rien à prouver depuis longtemps mais il est parfait, d’abord muré dans son silence et son travail d’APR (Agent de Protection Rapprochée), il lâche un peu ses fêlures. Il est impressionnant, beau, inquiétant et drôle.

    Pour les garçons, donc.

  • THE DARK KNIGHT de Christopher Nolan ****

    The Dark Knight, Le Chevalier Noir - Heath Ledger

    The Dark Knight, Le Chevalier Noir - Heath Ledger

    The Dark Knight, Le Chevalier Noir - Christian BaleThe Dark Knight, Le Chevalier Noir - Christian Bale

    Heath Ledger est mort, pour toujours. Mais il est éternel. A jamais. Et la prestation qu’il nous offre en forme de testament nous laisse encore plus inconsolables alors que sa carrière et ses interprétations devenaient de plus en plus admirables et personnelles. Chacune de ses apparitions ici, dans le rôle du Joker, personnage qu’il n’habite pas mais qui semble le posséder tout entier réjouit, subjugue, impressionne  et fascine. Heath Ledger/Joker est l’âme noire oppressante et fascinante de ce film sombre et torturé. Tête engoncée dans les épaules, sourire perpétuel et humeur à fleur de lame de rasoir, il renvoie les pitreries du grand Jack Nicholson dans la galerie des grimaces clownesques amusantes alors que ce Joker ci est terrifiant.

    Dès la première scène, sidérante, une réussite totale, on est happé par l’ampleur et l’ambition qui jamais ne faibliront. Le Joker est de dos, on ne le sait pas, mais on sait, on pressent que c’est lui ce malade, massif, lourdaud, dément. La vision de son visage, masque, maquillage marmelade imprécise qui épaissit et dissimule ses traits le rendent à la fois pathétique, ridicule et troublant. Son visage de cinglé semble ravagé de larmes alors que fréquemment il éclate d’un rire sardonique. Cruel, hagard et totalement halluciné, il veut offrir à la ville grandiose de Gotham une criminalité à sa mesure. Mais sa résistance à la douleur, ses tendances suicidaires et son incontestable envie de mourir même si elles n’expliquent ni ne justifient son sadisme le rendent troublant. S’il révèle les traumatismes qui le rongent et le dévorent c’est pour mieux les utiliser sur et contre ses victimes innocentes.

    Et alors que Batman et le chef de la police sont occupés à défendre Gotham de plus en plus gangrenée par la pègre et la corruption, ils se trouvent rapidement confrontés à ce mal incarné et incontrôlable qui renouvelle et multiplie les trouvailles pour pousser l’horreur chaque fois un peu plus loin. Parallèlement, l’arrivée d’un nouveau procureur intègre, vertueux et désintéressé offre un nouveau héros à la ville et donne à Batman l’envie de raccrocher la cape, persuadé que les citoyens ont besoin d’un justicier à visage découvert.

    La suite des évènements ne pourra être aussi claire et limpide d’autant que le beau procureur a pris pour fiancée l’amie de toujours de Bruce Wayne, la délicieuse Rachel !!! Le bien et le mal rivalisent sans relâche, les hommes sont des anges ou des âmes damnées, les citoyens ont besoin de modèles braves et irréprochables, de surhomme au-dessus de tout soupçon. L’ensemble est rondement mené et si une une toute petite longueur semble peser vers la fin, la dernière scène, de toute beauté, déchirante pour les amoureux des super héros, laisse lessivé, stupéfait, totalement incrédule !!!

    L’interprétation dans son ensemble et quoique solide, irréprochable, en tout point admirable et inattaquable n’empêche cependant pas de regretter douloureusement Heath Ledger dès qu’il disparaît de l’écran.

    Pour Batman, pour le bien, le mal… tout ça, allez-voir ce grand film tourmenté, empli de mort(s), et pour Heath Ledger et sa démence douloureuse qu'il nous envoie d'outre-tombe !

    Comment un acteur peut-il faire "ça" ???

    Heath Ledger - Le Purificateur

  • Qui sont ces beautés ?

    I -

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    Alida Valli (trouvée par Papillon)

    II -

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    Anna Maria Pierangeli (trouvée par Papillon)

    III

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    LANA TURNER (trouvée par Jordane)
    IV
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    EVA MARIE SAINT (trouvée par Jo)
    V
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    VI
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    VII
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    MAUREEN O'HARA (trouvé par Papillon)
    VIII
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    GINGER ROGERS (trouvée par Jo)
    IX
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    VIVIEN LEIGH (trouvée par Osmany)
    X
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    Loretta Young (trouvée par Hervé)
  • WALL-E et EVE

    A présent que vous êtes tous (ou presque) amoureux de WALL-E ou de EVE ou des deux, il est temps de vous révéler leur véritable identité.

    WALL.E répond en fait au doux nom de :

    Waste Allocation Load Lifter Earth-Class

    (Videur Automatique pour Lavage et Levage, Classe E),

    pixar_walle.jpg

    et

    EVE à celui de :

    Extra-Terrestrial Vegetation Evaluator

    (Evaluateur de Végétation Estraterrestre).

    eve-wall-e.jpg

    Etonnant non ?

  • Braquage à l’anglaise de Roger Donaldson **(*)

    Braquage à l'anglaise - Jason StathamBraquage à l'anglaise - Jason Statham

    Pour arrondir les fins de mois difficiles et faire vivre madame et ses deux gamines, Terry magouille mollement avec une bande de potes mous du genou qui n’ont pas inventé la marche arrière. Une pin-up propose à Terry le coup du siècle qui le mettra, lui et ses acolytes, à l’abri du besoin : le braquage de la Lloyd en plein London (Baker Street pour être précise) !!!

    ATTENTION : nouvelle histoire estampillée vraie de vraie. Ça se passe dans les années 70 en Angleterre donc, ce qui explique sans doute la lumière tristouille qui ferait croire qu’on est dans un vieil épisode du « Prisonnier ». Qu’à cela ne tienne, grâce à un scénario vraiment malin et à des péripéties qui vont crescendo ce « petit » film qui en fera sans doute fuir plus d’un à cause d’un titre pas franchement attirant (et d’autres handicaps maousse costauds…), est une agréablement bonne surprise qui tient en haleine du début à la fin. Brassant allègrement ou tragiquement une foule interlope et hétérogène (c’est l’été on prend son dico !) de personnages qui se retrouvent tous impliqués plus ou moins directement dans l’affaire, voilà notre brave Terry confronté à Lord Mountbatten, la Princesse Margareth (une coquine !), un roi du porno sadique qui a un calcul rénal (bien fait), le MI5 ou MI6 (vous pouvez différencier la CIA du FBI s’ils ne portent pas de T-Shirt vous ?), et donc des agents très spéciaux beaucoup moins glamour que Daniel Craig, un trafiquant de drogues cruel, des flics ripoux (sauf un, le gros !), une femme amoureuse, deux femmes amoureuses… Après le braquage, réussite idéale et providentielle rondement menée et bien ficelée, sans arme ni haine ni violence, tout part en jus de boudin et Terry a bien du fil à retordre pour s’en sortir indemne. Voilà ce qui arrive quand on se prend pour Dany Ocean ! Jamais George Clooney n’aurait foutu ses potes dans un tel pétrin au point d’en perdre un dans une agonie des plus sauvages !!!

    Et voilà le problème, ce film est une réussite malgré Jason Statham, ce qui est un exploit car ce type doit être le frère caché de Gérard Butler, je n’en doute plus. Je trouve que bien que j’aie lu le contraire ici ou ailleurs, il joue toujours comme une patate, il a autant de charme et de sex-appeal qu’un bulot et reste aussi expressif qu’une huître. Il a aussi ce truc hyper étrange que RIEN ne lui va. Comme vêtement je veux dire. Prenez Daniel Craig par exemple, vous lui mettez un smoking, un jean, un marcel, un maillot de bain, un slip kangourou, ou rien… de dos, de face, de profil TOUT sur lui est nickel. Jason Statham en costard, en bonnet, en manteau, il a l’air d’une quiche. Comment fait-il ?

    Le plus surprenant c’est que les deux jolies filles (très décoratives) du film se l’arrachent comme s’il était le dernier représentant de son espèce sur terre alors qu’à côté elles ont Stephen Campbell Moore, mimi comme un cœur. Actrice ça doit pas rigoler tous les jours !

     

    SINON, LES AOÛTIENS, IL FAUDRAIT VOIR A TERMINER LE PETIT JEU CI-DESSOUS (JE METS DES INDICES) PARCE QU’UN PROCHAIN NE VA PAS TARDER A ARRIVER !!!