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chiara mastroiani

  • SAINT AMOUR de Gustave Kervern et Benoît Delépine **

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    Synopsis : Tous les ans, Bruno fait la route des vins… sans quitter le salon de l’Agriculture ! Mais cette année, son père, Jean, venu y présenter son taureau champion Nabuchodonosor, décide sur un coup de tête de l’emmener faire une vraie route des vins afin de se rapprocher de lui. Et s’ils trinquent au Saint-Amour, ils trinqueront bien vite aussi à l’amour tout court en compagnie de Mike, le jeune chauffeur de taxi embarqué à l’improviste dans cette tournée à hauts risques entre belles cuvées et toutes les femmes rencontrées au cours de leur périple…

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  • AMERICANO de Mathieu Demy **

    Americano : photo Mathieu Demy

    Americano : photo Mathieu DemyAmericano : photo Carlos Bardem, Mathieu Demy, Salma Hayek

    Si j'ai réussi à parler d'"Or noir" sans même prononcer "Lawrence d'Arabie", parler du premier film de Mathieu Demy sans évoquer Jacques et Agnès me paraît de l'ordre de la mission impossible. Voilà donc, c'est fait. Mathieu est le fils de Jacques et Agnès. Bon sang ne saurait mentir mais il faut néanmoins un sacré toupet, une sacrée dose d'inconscience ou un sacré talent pour dépasser un aussi lourd patrimoine. Mathieu réussit donc un film personnel et assez stylé qui ne ressemble ni au cinéma de maman ni à celui de papa mais qui en est pourtant totalement imprégné. En effet, dans les premières minutes, Mathieu qui s'appelle Martin tue sa mère... enfin, disons que Martin, alors qu'il est au lit avec sa femme Claire à Paris, reçoit un appel de Californie qui lui annonce la mort de maman. Tuer Agnès Varda, quel garnement ce Mathieu ! Le film sera donc parcouru d'extraits du film d'Agnès Varda dans lequel Mathieu jouait le rôle d'un enfant appelé Martin : "Documenteur".

    Martin se rend à Los Angelès pour rapatrier le corps de la défunte et vendre l'appartement dans lequel il avait vécu enfant avec sa mère avant de rentrer vivre avec son père (Jean-Pierre Mocky : FORMIDABLE !) en France. Il en veut à sa mère à qui il reproche de ne jamais s'être intéressée à lui. Sauf qu'à son arrivée dans l'appartement il retrouve tous les souvenirs qui le bouleversent et notamment une photo où il était avec sa mère et une petite Lola. Il part à la recherche de cette Lola (cf. "Lola", le premier film de papa) à Tijuana, ville mexicaine pleine de dangers où l'étranger n'est pas le bienvenu. Il la retrouve dans un bar où des filles s'effeuillent devant des clients libidineux qu'elles rejoignent ensuite dans des chambres cachées par un rideau derrière le comptoir. Lola est une pute au coeur d'artichaut qui économise pour une vie meilleure.

    La réalisation et les images sont soignées. Dès son arrivée à Tijuana, Martin se fait voler sa voiture qui contenait son passeport, son argent et toutes ses affaires. En moins de temps qu'il n'en faut pour le dire il se transforme en loser errant et hagard et le regard perdu et indolent de Mathieu Demy l'acteur, convient à merveille au personnage qui semble revenu de tout. Et Salma Hayek en Lola vaincue par la vie, porte au visage une éloquente balafre qui prouve qu'elle a dû morfler. J'ai aimé l'atmosphère poisseuse et inquiétante sous le soleil accablant du Mexique. Mais Mathieu peine un peu à tenir la distance et se prend un peu les pieds dans le tapis notamment en ratant complètement la relation de Martin et Claire restée à Paris, dénuée du moindre intérêt, et en répétant 3 ou 4 fois la même scène (oui Salma Hayek a un corps superbe) dans le club "Americano". Avec un quart d'heure de moins et en resserrant davantage son intrige autour de la recherche des traces de l'enfance, le film aurait gagné en cohérence et en intérêt.

    A suivre.

  • LE POULET AUX PRUNES de Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud ***

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    Nasser Ali est un violoniste de réputation mondiale. Pour n'avoir pu épouser Irâne la femme passionnément aimée il parcourt le monde et donne des concerts. 20 ans plus tard, il reste inconsolable et épouse sans amour Faranguisse qui lui donne deux enfants, un garçon et une fille. Mauvais mari, piètre père malgré quelques tentatives maladroites, Nasser Ali perd définitivement le goût de vivre lorsque son violon est cassé et que le même jour il croise la route d'Irâne qui ne le reconnaît pas. N'ayant plus aucune raison de vivre et après avoir envisagé plusieurs façons de se suicider, il décide d'attendre la mort, naturellement.

    Evidemment, ce "Poulet aux prunes" n'a pas la force du premier film de Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud "Persepolis" sorte de biographie en BD animée, mais une chose est sûre Marjane (dès qu'on la croise on a envie de l'appeler Marjane je vous assure) a toujours en tête le précepte que lui assénait sa grand-mère « garde toujours ton intégrité ». Nul doute qu'on va l'attendre au tournant et des choses hideuses ont été écrites sur ce film. Le pire reproche qu'on pourrait faire à Marjane est peut-être d'avoir voulu trop en faire justement, trop en montrer et de mélanger les styles et les genres. Mais est-ce un défaut d'être trop créative, d'avoir une imagination fourmillante et mille idées à partager ? Justement c'est une nouvelle fois ce qui fait l'originalité de cette artiste et de cette histoire qui nous est racontée par la voix malicieuse d'Edouard Baer qui joue également le rôle d'Azraël, ange de la mort. Il s'agit bel et bien d'un conte (tiré de la BD éponyme qui a reçu le Prix du Meilleur Album au Festival d'Angoulême en 2005) et dès lors tout est permis, l'irréalité des décors et des ambiances, l'emphase des comédiens qui surjouent, l'invraisemblance de certaines situations. Mais c'est infiniment beau à regarder, à entendre aussi, c'est drôle souvent, parfois triste, voire tragique.

    Et puis la réalisatrice s'est entourée d'un casting de rêve qui semble s'amuser beaucoup à interpréter ces personnages de bande-dessinée. Mathieu Amalric est cet artiste égocentrique, triste à mourir, éperdu d'amour, mais aussi injuste et cruel avec sa famille. Il est drôle, à la fois agaçant et attendrissant comme souvent. Maria de Medeiros endosse le rôle de la femme mégère mal aimée. Autour d'eux gravitent la superbe Golshifteh Farahani amoureuse sacrifiée, mais aussi l'adorablement folle Rona Hartner, Isabella Rossellini, Eric Caravaca, Jamel Debbouze, Chiara Mastroiani, Didier Flamand, Serge Avedikian, excusez du peu !

  • LE POULET AUX PRUNES de Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud ***

     COMPETITION - MOSTRA VENISE 2011

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    Nasser Ali est un violoniste de réputation mondiale. Pour n'avoir pu épouser Irâne la femme passionnément aimée il parcourt le monde et donne des concerts. 20 ans plus tard, il reste inconsolable et épouse sans amour Faranguisse qui lui donne deux enfants, un garçon et une fille. Mauvais mari, piètre père malgré quelques tentatives maladroites, Nasser Ali perd définitivement le goût de vivre lorsque son violon est cassé et que le même jour il croise la route d'Irâne qui ne le reconnaît pas. N'ayant plus aucune raison de vivre et après avoir envisagé plusieurs façons de se suicider, il décide d'attendre la mort, naturellement.

    Evidemment, ce "Poulet aux prunes" n'a pas la force du premier film de Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud "Persepolis" sorte de biographie en BD animée, mais une chose est sûre Marjane (dès qu'on la croise on a envie de l'appeler Marjane je vous assure) a toujours en tête le précepte que lui assénait sa grand-mère « garde toujours ton intégrité ». Nul doute qu'on va l'attendre au tournant et j'ai déjà lu des choses hideuses sur ce film. Le pire reproche qu'on pourrait faire est peut-être d'avoir voulu trop en faire justement, trop en montrer et de mélanger les styles et les genres. Mais est-ce un défaut d'être trop créative, d'avoir une imagination fourmillante et mille idées à partager ? Justement c'est une nouvelle fois ce qui fait l'originalité de cette artiste et de cette histoire qui nous est racontée par la voix malicieuse d'Edouard Baer qui joue également le rôle d'Azraël, ange de la mort. Il s'agit bel et bien d'un conte (tiré de la BD éponyme qui a reçu le Prix du Meilleur Album au Festival d'Angoulême en 2005) et dès lors tout est permis, l'irréalité des décors et des ambiances, l'emphase des comédiens qui surjouent parfois, l'invraisemblance de certaines situations. Mais c'est infiniment beau à regarder, à entendre aussi, c'est drôle souvent, parfois triste, voire tragique.

    Et puis la réalisatrice s'est entourée d'un casting de rêve qui semble s'amuser beaucoup à interpréter ces personnages de bande-dessinée. Mathieu Amalric est cet artiste égocentrique, triste à mourir, éperdu d'amour, mais aussi injuste et cruel avec sa famille. Il est drôle, à la fois agaçant et attendrissant comme souvent. Maria de Medeiros endosse le rôle de la femme mégère mal aimée. Autour d'eux gravitent la superbe Golshifteh Farahani amoureuse sacrifiée, mais aussi l'adorablement folle Rona Hartner, Isabella Rossellini, Eric Caravaca, Jamel Debbouze, Chiara Mastroiani, Didier Flamand, Serge Avedikian, excusez du peu !

    L'accueil dans la Sala Grande de la Mostra fut merveilleux : une ovation debout au son de la très belle musique de générique et les larmes étonnées de l'équipe étaient vraiment très émouvantes !

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  • LES BIEN AIMES de Christophe Honoré **

    Les Bien-aimés

    LES BIEN AIMES de Christophe Honoré, catherine deneuve, chiara mastroiani, ludivine sagnier, louis garrel, michel delpech, cinéma

    Les amours compliquées de Madeleine puis de sa fille Vera, des années 60 à nos jours, de Paris à Prague et jusqu'à Montréal en douleur et en chansons. C'est tout à fait par hasard que Madeleine s'est prostituée. Grâce à cela elle a pu assouvir son rêve de luxe et porter des chaussures que son salaire de vendeuse ne lui permettait pas d'acheter. Mais avec son coeur d'artichaut, elle est vite tombée amoureuse d'un client, un docteur étranger très beau mais très volage. Enceinte, Madeleine le suit dans son pays mais le quitte lorsque les chars russes envahissent Prague. Elle ne cessera jamais d'aimer Jaromil qui réapparaîtra parfois au fil des années, mais elle épousera François, plus rassurant, plus solide. A son tour, Vera connaîtra des amours tumultueuses. Elle ne verra jamais qu'un ami en Clément qui est fou d'elle et s'épuisera d'amour pour Henderson homosexuel et atteint du sida...

    Ah non les histoires d'amour ne sont pas simples chez Christophe Honoré et parfois elles font pire que finir mal, elles ne commencent jamais.

    Un réalisateur dont j'attends beaucoup parce qu'il a réussi à me bouleverser plusieurs fois qui me déçoit, et me voilà un peu triste. Mais je dois bien le reconnaître, la légéreté d'être de Madeleine lorsqu'elle est jeune ne passe pas l'écran. Ludivine Sagnier (dont je ne félicite pas le perruquier) lui prête son minois enfantin certes, mais son petit air pincé, son sourcil continuellement levé, ses sautillements en font davantage une gamine capricieuse qu'une grande amoureuse éprise de liberté et de l'amour. Par contre, dès qu'elle se met à souffrir, elle devient immédiatement beaucoup plus crédible. Le charme de son Jaromil n'agit pas non plus sur la spectatrice avide de beaux garçons. J'ai eu autant de mal à adhérer aux amours contrariées de Vera, incarnée avec beaucoup de fougue et d'abandon par Chiara Mastroianni belle et d'une minceur proche de l'anorexie...

    Pourtant il y a de ci de là de beaux passages pleins de fièvre et c'est dans les moments où ses personnages souffrent que Christophe Honoré retrouvent la grâce qui m'avait fait chavirer dans ses "Chansons d'amour". Les chansons d'ailleurs sont tellement copiées/collées sur celles de ce film qu'il n'y a plus aucune surprise et le charme opère donc beaucoup moins.

    Louis Garrel et Paul Schneider sont FORMIDABLES. Je sais c'est un peu court comme argument, mais franchement ils le sont !

    Et puis, il y a la dernière demi-heure, vraiment très émouvante et surtout Catherine Deneuve souverraine, impériale qui emporte toutes les scènes (trop rares forcément) où elle apparaît. Tout me plaît chez cette actrice merveilleuse, mais par dessus tout c'est sa voix qui m'enchante.

    ..........................

    J'espère avoir le temps de vous parler du film que j'ai vu aujourd'hui et dont je suis encore bouleversée. Un **** évidemment !

  • Non ma fille, tu n’iras pas danser de Christophe Honoré ****

     Chiara Mastroianni, Christophe Honoré dans Non ma fille, tu n'iras pas danser (Photo)

    Léna ne va pas bien. Séparée de son mari Nigel qui l’a trompé, elle vit seule avec ses deux enfants Anton et Augustine. Tant bien que mal. Pour chercher un peu de réconfort elle se rend pour un week-end dans la maison familiale en Bretagne où l’attendent sa mère, son père, sa sœur enceinte Frédérique et son frère Gulven. Dès son arrivée, elle a l’impression de tomber dans un véritable traquenard car tout le monde a décidé de lui apporter une aide qu’elle n’a pas demandée. C’est inouï ce qu’on peut faire et dire comme conneries en voulant « faire le bonheur » des autres, souvent malgré eux. Et comme il semble simple de prétendre savoir ce qui est « bon » pour l’autre !

    Alors Léna dit non, puis oui, dans la même phrase. Elle refuse, elle accepte. Elle part, elle revient. Elle ne sait jamais comment faire, avec personne, et surtout comment « bien » faire.

    Léna agace parfois et fait une peine infinie car elle ne va pas bien, qu’on a envie de l’aider mais qu’au fond, on sait « que la réponse est en elle » ! Mais pour les autres, elle est un casse-tête, une énigme. Elle est excessive car elle se sent trahie souvent. Elle est fusionnelle avec ses enfants, puis elle les oublie. Elle dérange et elle inquiète. Elle est sûrement un peu perturbée dans sa tête Léna car évidemment, il est beaucoup plus facile de voir les « tares » chez les autres que les siennes propres.

    Tout le monde ne va pas très bien dans cette famille. Pas très bien, mais pas beaucoup plus mal que dans n’importe quelle autre famille ; cela pourrait être rassurant de pouvoir se dire que cette famille ne va pas plus mal mais aussi pas beaucoup mieux que la sienne. Mais ce film est aussi et surtout infiniment triste car contrairement à 9 films sur 10, il ne résout rien. Pas de happy end mais une fin absolument imprévue, déconcertante, déchirante, presque traumatisante. Très très inattendue en tout cas.

    Christophe Honoré plonge comme jamais dans une histoire de famille et sa façon de le faire est admirable. Il gratte jusqu’à l’os avec cruauté et précision, mais il laisse en suspens mille questions que l’on se pose, mille regrets que l’on éprouve, mille erreurs que l’on commet au nom ou à cause de cette « structure » tant aimée ou tant haïe, ou les deux. C’est selon.

    Léna (Chiara Mastroiani, magnifique, perdue, enfantine, border line, GRANDE !) est évidemment au centre de ce cercle mais ça aurait tout aussi bien pu être un autre membre de la famille. Ce qui aurait donné un film un peu différent, forcément, mais pas complètement, tant toutes les histoires sont imbriquées. Le réalisateur passe au crible trois générations et c’est assez troublant quand on aborde soi-même la troisième (…) de s’apercevoir à quel point TOUT repose sur des bases aussi fragiles et pourtant tellement fondamentales et constitutives d’un être humain.

    Tout est toujours la faute des mères, on le sait, ce n’est pas d’aujourd’hui et ce n’est pas fini. Les mères continuent toujours de faire endosser le poids de leur responsabilité et de leur culpabilité à leurs propres filles. C’est terrifiant mais d’une finesse encore plus remarquable que cette histoire est racontée par un garçon qui ose faire de son héroïne une ‘mauvaise’ mère. Bien qu’il donne le « beau » rôle aux garçons, on n’a quand même pas le sentiment qu’il « juge » son personnage, mais que simplement il établit un constat. C'est ainsi que le monde tourne...

    L’autre aspect très troublant et très émouvant de ce film est la démonstration implacable du gouffre infranchissable entre les générations. Les enfants refusent de voir leurs parents vieillir qui eux considèrent toujours leurs enfants comme des tout petits. Et chacun est incapable d’imaginer que les autres peuvent avoir une vie sans eux. Est-ce que les deux grandes filles paumées que sont Frédérique et Léna peuvent penser un instant que leurs vieux parents font l’amour dans la chambre à côté pendant qu’elles règlent leurs comptes en se chamaillant ? Les parents peuvent-ils envisager que leurs grands enfants voient le bout du tunnel sans leur intervention ?

    Ce film est douloureux mais il est magnifique car il ressemble à s’y méprendre à la vraie vie des vrais gens. Et les acteurs, absolument tous, font des merveilles ; même les deux enfants vraiment formidables... entendre le petit Anton dire à sa mère qui vient le voir en larmes à la récréation : "t'es flippante !" et la rassurer en lui donnant rendez-vous à la sortie de l'école est un des grands moments délicats, qui semble anodin mais pourtant essentiel du film. Celui où quelque chose qu'on n'a pas senti arriver est en train de basculer...

    Christophe, soyez toujours Honoré !