26/04/2012

UN MONDE PARFAIT de Clint Eastwood ****

 un monde parfait,clint eastwood,cinéma,télévision

Un monde parfait : photo Clint Eastwood, Kevin Costner, T.J. LowtherUn monde parfait : photo Clint Eastwood, Laura Dern

Quand je regarde la filmo de MON Clint, il est certain que Sur la route de Madison est ce qu'on a fait de mieux en matière de romance adulte qui fait pleurer des rivières et dont je ne me lasserai sans doute jamais. Mais, je crois que de ses films, celui que je préfère entre tous est Un monde parfait. Cela dit, appeler mon blog Un monde parfait me semblait un chouillas prétentieux. Voilà pourquoi j'ai opté pour la Route... D'autant que la bannière avec ce pont rouge, ce pick-up vert est à mes yeux une merveille que je ne me lasse pas non plus de contempler !

Alors bande de petits veinards, Un monde parfait sera dans votre poste

jeudi 26 avril sur France 3 à 20 h 35.

Pour les chanceux qui ne le connaîtraient pas, car ce n'est pas le plus célèbre de Clint, attardez-vous sur cette merveille car je vous le répète :

 

ce film est comme son titre : parfait, et Clint offre une fois encore une leçon de cinéma. Un trou étatzunien de plus, les alentours de Dallas à la veille de la visite de JFK en 1963, une musique bluezzy idéale et cette fois, Clint traite à sa façon l’éclatement de la cellule familiale, la maltraitance des enfants et leurs conséquences.

Cela commence par une évasion. On se dit qu'on est en terrain connu. Mais Butch et son comparse se détestent et la cavale va prendre un tour curieux et inattendu. Criminel tout juste évadé de prison donc, Butch prend en otage Philip (8 ans) et entame avec lui une cavale drôle et dramatique qu’il transforme en jeu de piste géant pour cet enfant à l’éducation rigide qui lui rappelle sa propre enfance privée de père. C’est un road-movie (genre cinématographique réjouissant) physique et métaphorique où la recherche du père est centrale. Le petit Philip sera vite atteint du Syndrome de Stockholm qui atteint tout otage tombant sous le charme de son ravisseur. Et de charme, Butch n’en manque pas, ni de fantaisie et la relation tendre qui s’installe entre ces deux paumés en manque d’amour sera l’objet de scènes cocasses, émouvantes, poignantes et dramatiques. A la poursuite de cet improbable duo : l’as des Texas Rangers (Clint Himself), une criminologue (Laura Dern, formidable) et un agent du FBI bas de plafond.

Comme toujours, le casting est magnifique jusque dans le moindre second rôle. En tête Kevin Costner absolument remarquable, tour à tour inquiétant, déroutant, paternel, amical. C'est selon moi son plus grand, son plus beau, son plus profond et complexe rôle (avec le John Dunbar de Danse avec les loups). Le petit garçon T.J. Lowther est l'exacte antithèse des têtes à claques hollywoodiennes, petits anges blonds bourrés de tics. Il est un bien surprenant petit fantôme aux grands yeux. Laura Dern est magnifique en idéaliste (un de mes rêves étant d’être à sa place lors du coup de genou qu’elle assène entre les jambes du sniper du FBI (physique de top model, teub et flingue à la place du cerveau).

Le final déchirant est poignant et ce film est parsemé de scènes d’une force inouïe et parfois inattendue dont l'apothéose est celle où Butch et Philip sont recueillis par un couple de noirs et leur petit fils de 6 ans. Pour défendre le petit garçon qui vient de prendre plusieurs gifles d’affilée, Butch, toujours indigné dès que les enfants sont en danger, nous inflige une séance de torture mentale interrompue de la plus ahurissante façon : un choc ! Alors qu'on ne s'y attendait pas, Clint réussit une scène d'une tension folle totalement hallucinante. 

Et Clint Eastwood, magnifique, traverse le film de son humanité, forgeant ici son mythe. Deux ans plus tard il affirmera encore son incorrigible romantisme, sa pudeur, sa délicatesse et son intensité en révélant sur grand écran l’impossible amour d’une fermière de presque 50 ans et d’un homme de 65...

31/05/2011

Bon Anniversaire MON (vieux) Clinton !

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Merci à mon amie qui n'a aucun problème d'homothétie de me l'avoir rappelé (et merci aussi pour les photos) !

19/12/2010

POUR LE PLAISIR

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jolie photo de joli monsieur songeur envoyé par une dame :-)))

31/05/2010

CLINT

80 ans
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VOTRE ptit jeu du lundi là en dessous !

17/01/2010

MA SEMAINE AU CINEMA

INVICTUS de Clint Eastwood ****

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MISTER NOBODY ***

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AGORA d'Alejandro Amenabar *

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MES COUPS DE COEUR ET MES COUPS AU COEUR
Clint Eastwood
Jared LetoAlejandro Amenábar

15/01/2010

Invictus de Clint Eastwood ****

InvictusInvictusInvictusInvictusInvictus

En février 1991, un convoi officiel avance sur une route de Johannesburg en Afrique du Sud. Dans l’un des véhicules se trouve Nelson Mandela libéré après 27 années d’emprisonnement. D’un côté de la route des noirs pieds nus applaudissent et acclament celui qui un an plus tard deviendra le premier président noir de l’Afrique du Sud. De l’autre côté de la route, derrière des grillages, une équipe de rugbymen tous blancs se désole de voir leur pays livré à « la racaille ».

C’est dans ce pays coupé symboliquement en deux, irréconciliablement dominé par la haine raciale qui creuse un gouffre infranchissable entre les riches blancs et les noirs très pauvres que Mandela devient Président. Le Championnat du Monde de Rugby en 1995 lui donne l’opportunité de tenter d’unifier tous les sud-africains derrière l’équipe nationale. Il va utiliser, de façon tout à fait consciente, lucide et opportuniste cet événement sportif mondial comme manœuvre politique.

Si « notre » victoire « cocoriquienne » de 1998 en football n’était pas une stratégie politique, on ne peut nier qu’elle fût un incontestable, extraordinaire, invraisemblable mais éphémère grand moment de partage, de communion, de tolérance et de compréhension où toutes les « communautés » black, blanc et beur avaient fusionné dans un même élan d’amour… qui fut transitoire. Comme il le sera là-bas.

Je lis quand même ici et là que Clint selon sa bonne habitude de prendre les spectateurs pour des cons, leur faire avaler des couleuvres, prendre leur vessie pour des lanternes éclairantes (et j’en passe)… cherche ici à nous démontrer que Mandela a réglé le « problème » de l’apartheid autour d’un match ! Je passe sur ce raccourci et je n’entrerai de toute façon pas dans les discussions (quitte à encore faire passer ce blog pour péremptoire et catégorique) qui ont fait de Clint Eastwood, suivant les époques et les circonstances, un facho, puis une légende vivante et dont il devient « tendance » et de bon ton actuellement de tenter de déboulonner la statue qui lui a été érigée.

Clint je l’aime d’amour, c’est un fait, mais il y a certains de ces films que j’ai trouvés franchement mauvais (ex. « Jugé coupable », « la Relève ») et d’autres vraiment parfaits (ex. « Un monde parfait »).

Celui-ci est imparfait mais admirable et magnifique. Et j’ai vibré le coeur battant je vous assure pendant deux heures comme quand on ne connaît pas le résultat d’un match important j’imagine.

Clint ne s’intéresse pas à ce qui s’est passé après la victoire mais à l’espoir et aux moyens que Mandela met en œuvre pour parvenir à cette union dans un « but » commun, en donnant à son peuple un motif de fierté rassembleur. C’est très malin et même si c’est magique, naïf, chimérique et hélas fugace, c’est très beau et très cinématographique. Et c’est un film de Clint…

Les sportifs ou fans de rugby en particulier (à l’inverse de moi qui voit peu ce sport comme un sport de gentlemen mais plus comme un combat de bourrins qui se rentrent dans le lard) seront sans doute déçus car de l’avis d’amateurs, il semblerait que les quelques scènes sur le terrain soient ratées… ce que je n’ai pas ressenti. Elles ne m’ont nullement dérangée, car elles ne sont ni trop longues ni trop abondantes. Ce n’est évidemment (et heureusement) pas un film sur le rugby. Ce qui motive Clint c’est la façon dont Mandela qui n’y connaissait manifestement rien dans ce sport mais va y prendre goût, va mener l’équipe à la victoire en rencontrant plusieurs fois l’incrédule capitaine de l’équipe François Pienaar un « afrikaner » en lui donnant des pistes pour mener et motiver son équipe. En le faisant réfléchir sur la force des mots, le pouvoir de l’esprit, la capacité à se dépasser soi-même jusqu’à se surpasser et triompher de l’adversité. Il met en parallèle sa condition de détenu dont 27 années d’enfermement n’ont pas altéré sa capacité à espérer, à pardonner, et la situation de l’équipe des Springboks particulièrement mauvaise et sélectionnée miraculeusement et uniquement parce que le championnat aura lieu en Afrique du Sud, et par ailleurs symbole de la domination blanche dans un pays majoritairement noir. Autant le dire, l’équipe de rugby qui ne compte qu’un seul noir (adulé) dans ses rangs est davantage objet de moqueries et signe d’affrontements ou d’indifférence que motif de rassemblement. C’est dire si Mandela comme le capitaine de l’équipe ont du pain sur la planche.

Dès sa prise de fonction le Président explique à l’équipe de son prédécesseur abasourdie et en grande partie composée de blancs qui s’attendent à quitter leurs postes, qu’il n’a l’intention de renvoyer personne. Pour lui l’union de leur pays tellement divisé sur une question de couleur de peau ne peut que commencer par le modèle que lui donne le sommet. Que ce soit dans les équipes qui l’entourent dans les bureaux autant que dans son groupe de gardes du corps, Mandela rassemble et souhaite avant tout agir par l’exemple de ce qu’il donne à voir. Il se bat contre la domination qu’elle soit noire ou blanche. Son idéal est une démocratie dans une société libre, juste, où chacun est égal à l’autre !

Evidemment, ici encore le cinéma semble être un rêve inaccessible plus fort et plus beau que la réalité, mais Mandela existe et il est cet homme humain plus qu’humain devant lequel Clint Eastwood se prosterne. Et il nous entraîne dans son heureuse contemplation. Mandela est trop beau pour être vrai. Il est Gandhi, il est un saint… quoique non, pas un saint… mieux qu’un saint, un ange d’intelligence, de douceur, de non violence, un idéaliste, un humaniste. Un homme d'autant plus rare qu'il met en application ce qu'il dit et ce qu'il fait. Mais c'est surtout un homme, ce qui nous est rappelé dans un moment où il est pris d’un malaise le contraignant au repos…

Ce film est magnifique parce qu’il m’a fait vibrer de la première à la dernière seconde sur les traces d’un homme sublime, admirable et sur sa captivante destinée dont il assure avoir toujours été maître, aidé par le poème (que vous pouvez retrouver ici) qui l’a aidé à vivre sa captivité.

Le tour de force est aussi de nous entraîner sur le chemin de la victoire, vraiment pas acquise, comme si on ne connaissait pas l’issue des matchs. Et Clint sait à merveille magnifier l’intensité de certaines scènes par sa mise en scène lyrique. Et nous saisir, nous embarquer dans un profond désarroi en nous faisant visiter la minuscule cellule de Nelson Mandela dans la prison de Robben Island.

Sur ce film ensorcelant qui prouve encore à quel point le réalisateur sait nous raconter de belles histoires, flotte aussi l’ombre d’un brillant directeur d’acteurs. Il faut dire que le trio de tête est irréprochable. D’abord Tony Kgoroge dans le rôle du chef des gardes du corps qui doit non seulement rassembler son équipe « arc en ciel » mais veiller avec inquiétude, anxiété sur la vie de l’homme devenu libre et surexposé qu’est le Président Mandela.

Ensuite Matt Damon, très crédible en rugbyman dont il s’est fait la carrure, chargé de mener son équipe à la victoire. Mais aussi particulièrement sensible, modeste, humble et admiratif de la personne de son très inattendu « coach ». Chacune des rencontres entre les deux hommes qui se jouent plus en poignées de main et regards qu’en mots sont des moments palpitants de ce film qui ne l’est pas moins.

Et évidemment, je ne vois pas quel superlatif serait suffisant pour parler de Morgan Freeman dont c’est la troisième collaboration avec Clint Eatswood (et déjà deux Oscar…) et qui ici, au sommet du sommet est Nelson Mandela affaibli jusque dans la démarche, « mimétique » dans la prononciation. Cet acteur charismatique interprète, illustre et représente un homme irrésistible et fascinant.

 

"Aussi étroit soit le chemin,

Bien qu'on m'accuse et qu'on me blâme
Je suis le maître de mon destin,

Le capitaine de mon âme."

InvictusInvictusInvictus

14/01/2010

INVICTUS

ah ah ah !!! je vous ai bien eus n'est-ce pas ? Et non, je n'ai toujours pas vu le film de mon Chéri d'Amour exceptées les quelques minutes qu'il m' nous a offertes en avant première mondiale au Festival de Lyon des Lumières de la Ville.

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Je dois vous dire qu'après une journée (ou deux) en mode "la vie réelle"-c'est-LE-mal, l'enfer, les autres où j'étais d'humour tristouille avec toute la panoplie assortie (je ne vous raconte pas, c'est trop triste) je suis de nouveau d'humeur badine (enfin pas tant que ça)... Et je vais simplement aujourd'hui partager des textes avec vous. D'abord "Invictus" de William Ernest Henley qui est le poème favori de Nelson Mandela et sa traduction littéraire en français.

Out of the night that covers me,

Black as the pit from pole to pole,

I thank whatever gods may be

For my unconquerable soul.

 

In the fell clutch of circumstance

I have not winced nor cried aloud.

Under the bludgeonings of chance

My head is bloody, but unbow'd.

 

Beyond this place of wrath and tears

Looms but the Horror of the shade,

And yet the menace of the years

Finds and shall find me unafraid.

 

It matters not how strait the gate,

How charged with punishments the scroll,

I am the master of my fate:

I am the captain of my soul.

 

William Ernest Henley

 

Traduction littéraire : 

Dans la nuit qui m'environne,

Dans les ténèbres qui m'enserrent,

Je loue les Dieux qui me donnent

Une âme, à la fois noble et fière.

 

Prisonnier de ma situation,

Je ne veux pas me rebeller.

Meurtri par les tribulations,

Je suis debout bien que blessé.

 

En ce lieu d'opprobres et de pleurs,

Je ne vois qu'horreur et ombres

Les années s'annoncent sombres

Mais je ne connaîtrai pas la peur.

 

Aussi étroit soit le chemin,

Bien qu'on m'accuse et qu'on me blâme
Je suis le maître de mon destin,

Le capitaine de mon âme

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Edit de 18 h 30 : j'ai vu Invictus. Verdict : * * * *

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Par ailleurs, le Doc m'a fait une prescription et m'ordonne de vous faire partager le texte suivant que j'ai découvert chez lui et qui m'a clouée de bonheur (si tant est évidemment qu'on puisse être cloué de bonheur...).

Le voici, il est de Robert Desnos :

"Nous venions de naître.
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Nous apprîmes à lire dans les Misérables et dans le Juif errant. Un impatient désir d'amour, de révolte et de sublime nous tourmentait. (...)
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Pour nous, pour nous seuls, les frères Lumière inventèrent le cinéma.
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Là, nous étions chez nous. Cette obscurité était celle de notre chambre avant de nous endormir. L'écran pouvait égaler nos rêves. (...)

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C'est pour ça que nous nous refuserons à considérer le spectacle de l'écran autrement que comme représentation de la vie désirée au même titre que nos rêves, c'est pourquoi nous nous refuserons à croire qu'aucune règle, aucune contrainte, aucun réalisme puissent le ravaler au rang où l'écriture est tombée depuis que les romanciers, bons commerçants, ont jeté le discrédit public sur les poètes ;

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c'est pourquoi nous demandons au cinéma d'exalter ce qui nous est cher, et seulement ce qui nous est cher ; c'est pourquoi nous voulons que le cinéma soit révolutionnaire."

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15/11/2009

Ma semaine au cinéma et Mes coups de coeur

A l'origine de Xavier Giannoli ****

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Mes coups de Coeur :
Xavier : je t'aime d'amour...
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30/10/2009

Aimer Clint, Être Cécile...

Clint Eastwood tournait à Paris et en France avec Cécile de, quelques scènes de son prochain film "Hereafter" un thriller surnaturel avec aussi Matt Damon, Mylène Jampanoï, Thierry Neuvic, Marthe Keller...

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Photo par moi-même...

Vous pouvez trouver quelques images du tournage en cliquant sur la vidéo ici.

Vidéo Pure People

20/10/2009

CLINT

C'est très frustant...

mais c'est mieux que rien. Je croyais que mon appareil ne fonctionnait pas et tout et tout...

Filmé avec mes doigts, caméra à l'épaule : 

Guest star à la fin : mon rire sans doublure ni trucage (et celui de Gaël)... 

Tâtez lui le biceps en cliquant dessus.

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C'EST SIMPLE ET çA ME REMONTERAIT LE MORAL CAR JE ME SENS SEULE SANS CLINT. MERCI.