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morgan freeman

  • BRAQUAGE À L'ANCIENNE

    de Zach Braff **

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    Avec Morgan Freeman, Michael Caine, Alan Arkin

    Synopsis : Pour Willie, Joe et Al, trois amis octogénaires – ou presque –, la retraite, c'est du passé. Quand ils apprennent que leurs pensions sont parties en fumée, ils décident de passer à l'action. Bousculant tous leurs principes, ils tentent l'impensable : braquer la banque qui les a ruinés !

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  • LUCY de Luc Besson °

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    Lucy se désole : "l'homme a été créé il y a trois milliards d'années et voilà ce qu'il a fait de la Terre". S'ensuit un flux, un flot d'images secouées et secouantes de Manhattan, Time Square et tous les endroits de la planète où ça grouille de population déchaînée, overbookée et de pollution.

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  • OBLIVION de Joseph Kosinski *

    Oblivion : affiche

    Je crains que Monsieur Joseph Kosinski ait tenté de faire son 2077 - L'Odyssée de l'Inception à grand renfort de zim boum patatra, de rebondissements en cascades et de twist again à gogo. Autant le dire sans tergiverser, c'est complètement raté et un peu d'humilité aurait plus convenu au projet. Ou pas.

    Qu'en est-il de cet oblivion ? En 2077 donc, des extra-terrestres appelés chacals ont déboulonné la Lune et envahi la Terre. Le Terrien toujours aussi bas du bulbe a sorti sa réserve de bombes atomiques et le héros Jack Harper dit en voix off : "on a gagné la guerre mais la terre est dévastée". En effet, il ne reste plus rien. Et le peu d'humains survivants est parti se planquer sur Titan une planète d'un autre système.

    Sur la Terre, dans un appartement high-tech suspendu dans l'air demeurent Jack Harper (Tom Cruise) et Vika (Andrea Riseborough... je crois que j'aime cette fille d'amour), un binome chargé de sécuriser le périmètre avec des gros pistolets en plastique et de réparer les drones. Bon. Plus que 15 jours et le couple rejoindra Titan. Sauf que Jack n'a pas envie de quitter la Terre et qu'en plus il fait un rêve récurrent où une brune à grosse bouche lui fait des sourires niaiseux. Jack est troublé et se réveille toujours en sursaut du coup. Forcément, ça fait peur cette grosse bouche ! Il faudra qu'on m'explique comment, quand on a Andrea Riseborough à côté de soi on peut être troublé par Olga Kurylenko qui sert à rien !!! Mais bon, en même temps faut pas s'affoler... A une époque, on voyait Gemma Arterton qui sert à rien partout et ça s'est calmé. En ce moment c'est la Kurylenko qui sert à rien qu'on voit partout. 

    Soit... Pendant que Jack fait son Maverick au volant de son engin spatial tout en parlant à Bob, la petite poupée qu'il a collée sur le tableau de bord (!!!) Vika ne le quitte pas des yeux sur ses écrans de contrôle qui lui disent "est-ce que Jack et toi vous faites un bon binome ?" et elle répond "oui, un autre jour au paradis". Elle reste à la maison dans des robes à tomber, et le soir, elle lui prépare des ptits plats juteux avant de se mettre à oilpé et de le vamper dans la piscine qui tient toute seule dans l'air. Elle lui dit "viens je vais te montrer un truc". Et elle ne lui montre rien. Jack ne résiste pas. Mais il se baigne avec son pantalon. C'est pour ça.

    Un jour, c'est le matin et Jack s'énerve contre un drone qui veut lui tirer dessus. Et il sauve une fille dans un sarcophage. Pile poil la fille de ses rêves. Je rigole pas, c'est LA fille dont auquel il rêve et qu'il se réveille en sursaut après, rapport à la grosse bouche qu'elle a, qui fait peur. Il la ramène à la maison et Vika fait la tronche dans sa belle robe. Elle veut lui faire une piqûre parce qu'elle a vomi partout. Normal, la fille elle a dormi pendant 60 piges, Julia elle s'appelle, et quand t'as dormi si longtemps, tu vomis. Elle dit "touche moi pas toi, nan mais oh,  allo quoi ?" Jack est bien embêté avec ses deux meufs qui peuvent pas se voir en peinture. Il manque de se faire capturer par des mauvais qui ont des combinaisons noires et des plumes mais il arrive à se libérer. Le chef c'est Morgan Freeman. Là, j'ai textoté à mon mec (parce que les SMS i passent bien entre nous !) : "'tain, y'a Morgan Freeman avec un scaphandre et des plumes, je sais pas si c'est un mauvais ou un gentil !". Et il m'a répondu : " t'inquiète poulette, te laisse pas impressionner par les plumes, Morgan c'est jamais un badass". J'étais rassurée et je me suis concentrée sur autre chose, ça occupe, ça énerve, ça détend.

    Parfois Jack sort du périmètre de sécurité et va dans un endroit pas irradié où il a une maison près d'un étang avec des arbres, des fleurs et tout. Il pique un roupillon en pensant au PSG/Barça foot-ball et... hop, il se réveille en sursaut ! Et puis, il s'éloigne et il tombe nez à nez avec... lui-même. Et Morgan lui montre toute une usine de Tom Cruise. Des Tom Cruise par milliers. On sait plus qui est le bon. Heureusement, il a une petite croûte sur le nez, rapport à un bobo qu'il s'est fait. Et du coup, on sait que le bon, c'est lui. Sauf que non...

    Oh et puis flûte, j'en ai ras le bol de parler de ce film. Et puis je ne veux pas spoiler. ça twist un max à la fin de toutes choses !

  • Invictus de Clint Eastwood ****

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    En février 1991, un convoi officiel avance sur une route de Johannesburg en Afrique du Sud. Dans l’un des véhicules se trouve Nelson Mandela libéré après 27 années d’emprisonnement. D’un côté de la route des noirs pieds nus applaudissent et acclament celui qui un an plus tard deviendra le premier président noir de l’Afrique du Sud. De l’autre côté de la route, derrière des grillages, une équipe de rugbymen tous blancs se désole de voir leur pays livré à « la racaille ».

    C’est dans ce pays coupé symboliquement en deux, irréconciliablement dominé par la haine raciale qui creuse un gouffre infranchissable entre les riches blancs et les noirs très pauvres que Mandela devient Président. Le Championnat du Monde de Rugby en 1995 lui donne l’opportunité de tenter d’unifier tous les sud-africains derrière l’équipe nationale. Il va utiliser, de façon tout à fait consciente, lucide et opportuniste cet événement sportif mondial comme manœuvre politique.

    Si « notre » victoire « cocoriquienne » de 1998 en football n’était pas une stratégie politique, on ne peut nier qu’elle fût un incontestable, extraordinaire, invraisemblable mais éphémère grand moment de partage, de communion, de tolérance et de compréhension où toutes les « communautés » black, blanc et beur avaient fusionné dans un même élan d’amour… qui fut transitoire. Comme il le sera là-bas.

    Je lis quand même ici et là que Clint selon sa bonne habitude de prendre les spectateurs pour des cons, leur faire avaler des couleuvres, prendre leur vessie pour des lanternes éclairantes (et j’en passe)… cherche ici à nous démontrer que Mandela a réglé le « problème » de l’apartheid autour d’un match ! Je passe sur ce raccourci et je n’entrerai de toute façon pas dans les discussions (quitte à encore faire passer ce blog pour péremptoire et catégorique) qui ont fait de Clint Eastwood, suivant les époques et les circonstances, un facho, puis une légende vivante et dont il devient « tendance » et de bon ton actuellement de tenter de déboulonner la statue qui lui a été érigée.

    Clint je l’aime d’amour, c’est un fait, mais il y a certains de ces films que j’ai trouvés franchement mauvais (ex. « Jugé coupable », « la Relève ») et d’autres vraiment parfaits (ex. « Un monde parfait »).

    Celui-ci est imparfait mais admirable et magnifique. Et j’ai vibré le coeur battant je vous assure pendant deux heures comme quand on ne connaît pas le résultat d’un match important j’imagine.

    Clint ne s’intéresse pas à ce qui s’est passé après la victoire mais à l’espoir et aux moyens que Mandela met en œuvre pour parvenir à cette union dans un « but » commun, en donnant à son peuple un motif de fierté rassembleur. C’est très malin et même si c’est magique, naïf, chimérique et hélas fugace, c’est très beau et très cinématographique. Et c’est un film de Clint…

    Les sportifs ou fans de rugby en particulier (à l’inverse de moi qui voit peu ce sport comme un sport de gentlemen mais plus comme un combat de bourrins qui se rentrent dans le lard) seront sans doute déçus car de l’avis d’amateurs, il semblerait que les quelques scènes sur le terrain soient ratées… ce que je n’ai pas ressenti. Elles ne m’ont nullement dérangée, car elles ne sont ni trop longues ni trop abondantes. Ce n’est évidemment (et heureusement) pas un film sur le rugby. Ce qui motive Clint c’est la façon dont Mandela qui n’y connaissait manifestement rien dans ce sport mais va y prendre goût, va mener l’équipe à la victoire en rencontrant plusieurs fois l’incrédule capitaine de l’équipe François Pienaar un « afrikaner » en lui donnant des pistes pour mener et motiver son équipe. En le faisant réfléchir sur la force des mots, le pouvoir de l’esprit, la capacité à se dépasser soi-même jusqu’à se surpasser et triompher de l’adversité. Il met en parallèle sa condition de détenu dont 27 années d’enfermement n’ont pas altéré sa capacité à espérer, à pardonner, et la situation de l’équipe des Springboks particulièrement mauvaise et sélectionnée miraculeusement et uniquement parce que le championnat aura lieu en Afrique du Sud, et par ailleurs symbole de la domination blanche dans un pays majoritairement noir. Autant le dire, l’équipe de rugby qui ne compte qu’un seul noir (adulé) dans ses rangs est davantage objet de moqueries et signe d’affrontements ou d’indifférence que motif de rassemblement. C’est dire si Mandela comme le capitaine de l’équipe ont du pain sur la planche.

    Dès sa prise de fonction le Président explique à l’équipe de son prédécesseur abasourdie et en grande partie composée de blancs qui s’attendent à quitter leurs postes, qu’il n’a l’intention de renvoyer personne. Pour lui l’union de leur pays tellement divisé sur une question de couleur de peau ne peut que commencer par le modèle que lui donne le sommet. Que ce soit dans les équipes qui l’entourent dans les bureaux autant que dans son groupe de gardes du corps, Mandela rassemble et souhaite avant tout agir par l’exemple de ce qu’il donne à voir. Il se bat contre la domination qu’elle soit noire ou blanche. Son idéal est une démocratie dans une société libre, juste, où chacun est égal à l’autre !

    Evidemment, ici encore le cinéma semble être un rêve inaccessible plus fort et plus beau que la réalité, mais Mandela existe et il est cet homme humain plus qu’humain devant lequel Clint Eastwood se prosterne. Et il nous entraîne dans son heureuse contemplation. Mandela est trop beau pour être vrai. Il est Gandhi, il est un saint… quoique non, pas un saint… mieux qu’un saint, un ange d’intelligence, de douceur, de non violence, un idéaliste, un humaniste. Un homme d'autant plus rare qu'il met en application ce qu'il dit et ce qu'il fait. Mais c'est surtout un homme, ce qui nous est rappelé dans un moment où il est pris d’un malaise le contraignant au repos…

    Ce film est magnifique parce qu’il m’a fait vibrer de la première à la dernière seconde sur les traces d’un homme sublime, admirable et sur sa captivante destinée dont il assure avoir toujours été maître, aidé par le poème (que vous pouvez retrouver ici) qui l’a aidé à vivre sa captivité.

    Le tour de force est aussi de nous entraîner sur le chemin de la victoire, vraiment pas acquise, comme si on ne connaissait pas l’issue des matchs. Et Clint sait à merveille magnifier l’intensité de certaines scènes par sa mise en scène lyrique. Et nous saisir, nous embarquer dans un profond désarroi en nous faisant visiter la minuscule cellule de Nelson Mandela dans la prison de Robben Island.

    Sur ce film ensorcelant qui prouve encore à quel point le réalisateur sait nous raconter de belles histoires, flotte aussi l’ombre d’un brillant directeur d’acteurs. Il faut dire que le trio de tête est irréprochable. D’abord Tony Kgoroge dans le rôle du chef des gardes du corps qui doit non seulement rassembler son équipe « arc en ciel » mais veiller avec inquiétude, anxiété sur la vie de l’homme devenu libre et surexposé qu’est le Président Mandela.

    Ensuite Matt Damon, très crédible en rugbyman dont il s’est fait la carrure, chargé de mener son équipe à la victoire. Mais aussi particulièrement sensible, modeste, humble et admiratif de la personne de son très inattendu « coach ». Chacune des rencontres entre les deux hommes qui se jouent plus en poignées de main et regards qu’en mots sont des moments palpitants de ce film qui ne l’est pas moins.

    Et évidemment, je ne vois pas quel superlatif serait suffisant pour parler de Morgan Freeman dont c’est la troisième collaboration avec Clint Eatswood (et déjà deux Oscar…) et qui ici, au sommet du sommet est Nelson Mandela affaibli jusque dans la démarche, « mimétique » dans la prononciation. Cet acteur charismatique interprète, illustre et représente un homme irrésistible et fascinant.

     

    "Aussi étroit soit le chemin,

    Bien qu'on m'accuse et qu'on me blâme
    Je suis le maître de mon destin,

    Le capitaine de mon âme."

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