MA SEMAINE AU CINEMA
ROCK and ROLL
Good Morning England de Richard Curtis ****

COLIN
Un mariage de rêve de Stephen Elliott ***

ROSCHDY
Commis d'office de Hannelore Cayre **

DANIEL
Je l'aimais de Zabou Breitman *


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ROCK and ROLL
Good Morning England de Richard Curtis ****

COLIN
Un mariage de rêve de Stephen Elliott ***

ROSCHDY
Commis d'office de Hannelore Cayre **

DANIEL
Je l'aimais de Zabou Breitman *


Allociné me permet de vous offrir une invitation pour deux personnes à l'avant-première du film :
Cette projection privée aura lieu :
le mercredi 20 mai
au Forum des Images à Paris
à partir de 19 h 45.
Il vous suffit de me dire de quel film est tirée cette image un peu floue...
Le premier qui trouve la bonne réponse et qui est certain de pouvoir être à Paris à cette date recevra cette invation pour deux personnes.
JE SIMPLIFIE LA TACHE :





Antoine Lahoud est avocat mais il a bien du mal à boucler les fins de mois compte tenu des « petits » dossiers qui ne rapportent rien et pour lesquels il est commis d’office. Jusqu’à ce qu’un avocat véreux qui roule sur l’or lui fasse une proposition qui le mettrait à l’abri du besoin pour le restant de ses jours : prendre la place d’un de ses clients détenu auquel il ressemble. Antoine, intègre et scrupuleux refuse puis de plus en plus coincé par un compte en banque négatif, se résoud à accepter l’invraisemblable marché.
La réalisatrice, avocate passionnée de cinéma, connaît son dossier. Et c’est bien dans la partie quasi documentaire que son film est le plus séduisant. En effet, l’immersion dans les coulisses des commissariats, des tribunaux, des prétoires, des salles d’audience, des bureaux des juges est vraiment très intéressante et édifiante sur pas mal de points. Le mépris des « ténors » du barreau, la toute puissance des juges, le cynisme ambiant, le désarroi des auteurs de « petits » délits… tout ça fait assez froid dans le dos et on se prend à souhaiter ne jamais avoir affaire à la « justice ».
Par ailleurs et même si Hannelore Cayre réussit à maintenir un réel suspens dans la partie purement fictive, on a quand même bien du mal à croire à cette histoire abracadabrante de substitution de personne au sein même de la prison. Ce qui fait qu’on se retrouve avec deux films dans un seul et qu’on aurait préféré coller davantage aux basques de la profession du « commis d’office ».
Cela dit, il ne faut pas bouder son plaisir et surtout ce film assez insolent.
Il aurait également fallu que la réalisatrice parvienne à canaliser l’outrance de Jean-Philippe Ecoffey car même si on comprend le plaisir que peut éprouver un acteur à interpréter un pourri de cette envergure qui cumule pas mal de tares, son exubérance finit par lasser et être ridicule.
Mais vous l’avez compris, Antoine Lahoud est interprété par un géant. Roschdy Zem, quasi omniprésent, porte ce film sans faillir. Aussi à l’aise et crédible en robe légèrement débraillée d’avocat, qu’en sweat à capuche et qu’élégant en costume Armani (ou autre, j’y connais rien aux marques, mais un « costard à 30 plaques »… ça doit bien être ça), il assure le charme, l’énergie et la crédibilité du film tout entier. Convaincant, plus charismatique que jamais, drôle, pathétique, émouvant, cet acteur irrésistible est vraiment infaillible.
Tiens c’est pas dur, rien que pour l’entendre redire encore : « Je veux qu’on soit gentil avec moi », j’irais bien revoir le film. C’est dire si Hannelore Cayre lui doit beaucoup et qu’elle ne s’est pas plantée dans ce choix.

Il y a quelques jours j'apprenais avec bonheur, stupeur et tremblements que j'avais été sélectionnée avec 7 autres blogueurs pour partir à Cannes. Oui mesdames et messieurs au Festival PENDANT le Festival. J'ai dû refuser cette offre alors que j'en rêve évidemment mais je tenais à remercier sincèrement et publiquement ALLOCINE, Al Amine et Eric pour toutes les bonnes choses qu'ils me proposent, même si je ne peux les vivre aussi régulièrement et souvent que je le souhaiterais.
Si mon prestige "Allocinien" m'avait permis de choisir mon "remplaçant", j'aurais choisi Rob Gordon sans hésiter car sa "plume" acérée et enthousiaste me ravit, que la passion cinéphile l'envahit complètement et qu'il aurait fait des articles savoureux. Mais bon, de toute façon il préfère faire du calcul et moi j'en profiterai pour parfaire mon anglais.
Je ne suis pas sûre d'avoir compris, mais il semblerait que ce soit ce garnement qui soit l'élu... C'est injuste mais c'est ainsi. Mais comme je l'aime aussi, ça peut aller... Mais quand même...


Pierre emmène sa belle-fille Chloé et ses deux enfants dans une maison familiale isolée en montagne pour l’éloigner de Paris. Elle vient de se faire plaquer par son mari (le fils de Pierre donc) pour une autre femme. Pour faire comprendre à Chloé, hagarde et brisée, comment elle peut réagir face à cette douleur, Pierre va lui raconter sa rencontre et son amour avec Mathilde pour qui il n’a jamais réussi à quitter sa femme Suzanne.
Voilà typiquement le genre de film que j’étais décidée, préparée et convaincue d’aimer à la folie.
Et puis quoi ?
Et puis rien, ou pas grand-chose. Les histoires d’amour dans les chansons ou dans les films finissent mal en général, je le sais et d’ailleurs ici, pas de surprise, on sait d’entrée de jeu que Pierre et Mathilde ne vieilliront pas ensemble. Et d’ailleurs si Mathilde et Pierre se mariaient et avaient beaucoup d’enfants, y’aurait pas de film. D’accord.
Peu de choses ont fonctionné sur moi. La rencontre coup de foudre, malgré la confusion empotée que Daniel Auteuil tente de rendre crédible quand il doit prendre la parole pour la première fois devant Mathilde, au mieux ne « marche » pas, au pire est ridicule. Ensuite tout va très vite entre eux, ça c’est possible, ça arrive… un grand garçon et une grande fille n’ont pas forcément besoin de se jouer de la harpe celtique pendant 6 mois pour passer à l’acte. Mais que la fille qui évidemment rêve de partager le même appartement, faire les courses, payer le gaz, laver les chaussettes etc, (toutes les choses sexy de l’amour en somme…) exige quasi instantanément des preuves, des actes et des serments, que le garçon qui n’aime plus sa femme, est méprisé par ses (grands) enfants se montre incapable de les quitter… bref, quand deux adultes consentants sont fous l’un de l’autre au point de ne plus pouvoir vivre l’un sans l’autre ne parviennent pas à vivre une relation, l’ennui et l’agacement s’installent. Devant l’indécision de l’un et les exigences de l’autre, les deux tourtereaux instaurent un ‘pacte’ entre eux : ils continueront à se voir mais se laisseront sans nouvelles entre deux rencontres. Mais même lorsqu’ils se retrouvent, leurs rendez-vous ont lieu au bout du monde, tout entre eux est toujours assombri de tristesse et par l’imminence d’une nouvelle séparation. Des belles amours comme ça, j’en ai trente qui sèchent au grenier et je ne m’en sers plus.
Est-ce parce que j’ai rencontré le grand amour de ma vie que les heurts et malheurs de Sam et Zette m’ont laissée de marbre ? Je ne sais. En tout cas, ce film dépressif ne m’a pas convaincue. Du tout. Je sais, j'aggrave mon cas !
Par ailleurs, Zabou Breitman se prend tantôt pour Wong Kaï-Waï en filmant l’amour interdit dans des ruelles de Hong-Kong au son d’un violon hésitant, tantôt pour Claude Sautet avec les passages réalistes où Pierre, patron d’entreprise visite des chantiers. De telles références pourraient être touchantes, elles sont agaçantes. Si elle s’est débarrassée des affèteries et autres effets spéciaux de son précédent film, elle tente ici une nouvelle expérience stupide : les dialogues décalés… Vous savez, comme il arrive parfois sur Ioutioube quand vous écoutez une chanson et que le son ne fonctionne pas en même temps que les paroles ! J'en ai un peu marre de jouer les souris de laboratoire pour Zabou.
Florence Loiret Caille hérite du rôle pas fastoche et pas glamour de la fille perdue, quittée, cheveux gras qui pleure à gros bouillons face caméra avec le nez qui coule copieux. Marie-Josée Croze n’a pas grand chose à faire à part être jolie dans des tenues pourtant bien bien moches et à sourire tristement.
Que reste t’il alors ? Et bien Daniel Auteuil, évidemment. Plus que parfait en amoureux qui rajeunit à vue d’œil, en maladroit, en mufle, en lâche !
Je sais que je risque de me fâcher avec Elle… mais j’espère que notre amitié ne souffrira pas de cette divergence de vue !!! (Je le dis devant témoins, comme ça elle ne pourra refuser la main tendue J)
TITRE ORIGINAL :
THE BOAT THAT ROCKED



Dans les années 60 en Angleterre les radios ne sont pas encore libres, mais « pirates ».
Alors quoi de mieux qu’un bateau en pleine mer du Nord pour diffuser la musique interdite que les filles écoutent en cachette en hurlant dans leurs chambres, alors qu’un ministre conservateur, démodé et furieux tente de tout faire pour l’interdire ? Pendant ce temps sur le rafiot, l’équipe très éclectique des DJ vedettes, animateurs, chroniqueurs et journalistes mène une vie extravagante entièrement dédiée à la musique (et parfois au sexe…) complètement coupée du monde de la terre ferme.
Comment vous inciter à vous précipiter (et oui, il faudra beaucoup vous précipiter cette semaine : cf. ci-dessous !) pour voir ce film déjanté, électrique et jouissif à qui je prédis et souhaite une carrière de film culte ?
Que la salle dans laquelle je me trouvais lui a fait une ovation et que chacun avait un sourire d’une oreille à l’autre et de l’électricité dans les pattes en sortant ?
Que chaque scène est d’anthologie ?
Que les dialogues vifs et savoureux, d’un humour parfois bien tordu mais délirant sont un festin ?
Que le casting bien disparate réunit une bande de déjantés qu’on a beaucoup de mal à quitter et qui permet à chaque acteur d’avoir sa scène de bravoure.
Qu’il est impossible d’élire le plus barré parmi Philip Seymour Hoffman, Rhys Hyfans, Bill Nighy, Nick Frost, Rhys Darby, Tom Wisdom, Emma Thompson ou Kenneth Brannagh TOUS au top niveau ?
Et qu’enfin, la bande son, 300 % rock and roll (les Beatles, les Rolling Stones, les Kinks, Jimmy Hendrix, Dusty Springfield, Janis Joplin, Aretha Franklin, David Bowie… et j’en oublie) est purement et simplement jubilatoire.




En voyage aux Etats-Unis, John Whittaker jeune aristocrate anglais épouse Larita blonde américaine torride. Les deux jeunes gens sont fous amoureux mais lorsque, en visite au manoir familial, John présente Larita à sa famille, la jeune femme, libre et moderne, passe instantanément pour une scandaleuse aventurière. Si le père de John n’est pas insensible aux charmes, à l’humour et la gentillesse de Larita, la mère se montre désagréable et hostile dès les présentations
Après avoir éludé toutes les piques et attaques de sa belle-mère, et devant l’absence totale de réaction de John, Larita décide de riposter.
Ne vous fiez ni au titre français ni à l’affiche qui laisseraient présager une niénième comédie sentimentale niaiseuse et bas de plafond. Fiez-vous à moi qui vous invite à vous précipiter dès mercredi prochain voir cette romance virevoltante pas si légère et superficielle qu’il semblerait.
Dans des décors et des costumes d’une classe folle, ce film à l’allure très british réalisé par un australien est aussi un régal pour les yeux. Mais il est avant tout d’une élégance folle, d’un humour impitoyable, pétillant et sombre à la fois dans ses dialogues d’une intelligence rare. Brillant, subtil et tourbillonnant.
Quant aux acteurs, si Ben Barnes est un peu trop jeune et insipide face à la bombe extravagante, séduisante, espiègle et drôle qu’est Jessica Biel, Kristin Scott Thomas se régale à en faire des tonnes en mère et femme castratrice et acâriatre qui cache un secret de grande amoureuse et Colin Firth affiche une fois de plus son humour pince sans rire et confirme encore qu’il est une sex-bombe sans pareil avec ses tenues et attitudes faussement négligées… Puis il confirme, conclut et nous embarque dans un tango renversant…
Un régal à la fois très drôle et un peu cruel.
