Un acteur, un personnage !
Vous aviez aimé ce jeu. Dites-moi quel est l'acteur et quel personnage il interprète.
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Vous aviez aimé ce jeu. Dites-moi quel est l'acteur et quel personnage il interprète.
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Chloé est jeune, belle mais timide, un peu sauvage (limite misanthrope), un peu rêveuse, un peu farfelue, inapte à la vie et au bonheur et surtout très très seule. Elle vit à Paris, travaille avec des gens qu’elle juge médiocres, a un père qui fut absent mais qui voudrait devenir présent, une amie en mal d’enfants…
De l’autre côté de l’Atlantique il y a Jack, jeune, beau, largué par sa copine. Il se retrouve donc très très seul, un peu rêveur, un peu farfelu. Il a un ami, hobbit buveur de bières et c’est à peu près tout. En regardant au fond d’une bouteille de coca, Jack gagne un séjour à Paris.
Comment faire pour que ces deux tourtereaux qui ne le savent pas encore se rencontrent ???
Simplement, faire en sorte que leurs valises soient perdues et qu’on vienne rendre à Chloé celle qui ne lui appartient pas. Comme la jeune femme est très romanesque, elle va se mettre à fantasmer sur le propriétaire du bagage perdu en en inventoriant le contenu.
Vont-il se rencontrer ? Se comprendre ? S’aimer ?
Vous le saurez en allant voir cette comédie sentimentale qui remplit pratiquement point par point le cahier des charges du genre.
Si le courage vous en dit, vous pouvez relever les aberrations et autres machins très agaçants (et venir m’en faire part). Par exemple :
- c’est fou ce que les personnages des comédies sentimentales ont de facilités pour prendre l’avion, faire des allées et venues d’un continent à l’autre.. alors qu’ils n’ont même pas de quoi se payer leurs locations de DVD,
- c’est fou ce que les personnages des comédies sentimentales ont comme problèmes psychiatriques avec leurs parents… avez-vous déjà vu une mère qui ne cumule pas toutes les tares de la mère abusive, ou un père qui ne soit pas complètement passé à côté de sa progéniture etc,
- c’est fou ce que les personnages des comédies sentimentales peuvent dire comme conneries exaspérantes ou risibles. Exemple, Chloé travaille dans une revue qui parle de médicaments. Elle raconte à Jack que sa mère était pharmacienne et qu’elle l’aidait à ranger les boîtes de médicaments quand elle était petite : « je devais avoir besoin qu’on me soigne, qu’on me mette des pansements, qu’on s’occupe de moi… ».
Au secours !!!!
Je dirais que le seul, l’unique intérêt réside en la présence de la délicieuse, charmante, adorable, craquante Mélanie Laurent qui défend ce petit film amorphe avec fantaisie et une belle énergie.


Simon a 35 ans, il est au chômage, sa femme dont il est toujours amoureux l’a fichu dehors, il se retrouve contraint de venir vivre provisoirement chez son père Ernest. Parfois Simon a la garde d’Hadrien, son petit garçon de 6 ans passionné par les histoires de déportation de son grand-père, et particulièrement du Kapo Michal. Rien ne va vraiment bien pour Simon donc qui forme avec son père un « couple » typiquement juif : qui s’adore mais ne se comprend pas et ne cesse de se crier dessus. Régulièrement la famille se réunit pour un repas où sont également présents l’oncle Maurice traumatisé et persuadé que la Stasi va venir l’arrêter et la Tante Mala qui parle énormément. Simon en a plus qu’assez de ces histoires de camps de concentration et de conflit du moyen orient. Il est d’ailleurs taxé de pro-palestinien par ses proches…
A la suite d’un évènement inattendu, toute la famille doit se rendre en Ukraine.
Le road-movie qui démarre la seconde partie du film conduira les héros qui vivent en Belgique, à travers l’Allemagne remplie de nazis, et la Pologne bourrée d’alcoolos.
C’est drôle, et même très drôle souvent et parfois l’émotion se mêle aux rires. Simon visitera même malgré lui le camp où son père a été déporté. Forcé de récupérer son fils qui y est entré contre son avis, l’émotion est vive de visiter ce camp désert où le silence qui pèse des tonnes fait travailler l’imagination. Le réalisateur désamorce cette soudaine gravité et il est impossible de ne pas exploser de rire lorsque Simon court après son fils en criant : « on ne court pas dans les camps ! ».
Dommage qu’il y ait quelques temps morts car ce film poéticomique semble du coup se chercher parfois. C’est vrai qu’on comprend que le fil du rasoir doit être inconfortable pour tenter de ne choquer ou de ne blesser personne. En tant que « goy » respectueuse et parfois hantée par cet inconcevable et infâmant épisode de l'histoire, j’ai trouvé vraiment touchant, audacieux et réussi de mêler dans un même film des mots et des idées plus ou moins tabous, plus ou moins sacrés, plus ou moins maudits. Bravo à Michal Wald de n’en esquiver aucun.
Jonathan Zaccaï, Popeck et le petit garçon Nassim Ben Abdemoulen sont tout simplement formidables, ensemble ou séparément. Mais toute la galerie de « vieux » ex-déportés, rescapés est impeccable aussi.


A peine sorti du foyer d’accueil, Tommo 16 ans, sans famille, débarque à Londres avec son sac à dos. Le même soir, il se fait tabasser et dépouiller par trois loubards et se retrouve donc seul, sans papiers, sans argent, sans autres vêtements que ceux qu’il porte.
On s’attend à du Ken Loach bien sombre mâtiné de Dickens très très noir avec une pincée d’Hector Malot pour assombrir encore le tableau, et on se retrouve face à une histoire lumineuse pleine d’espoir, de tendresse et de joie de vivre.
En effet, Tommo va faire la rencontre de Marek, ado comme lui, nettement moins abandonné puisqu’il vit avec son père ouvrier polonais très affectueux bien que très porté sur la bouteille, mais tout aussi seul.
D’abord méfiant devant ce SDF pas forcément rassurant (les multiples marques au visage suite à son agression, l’air buté et bagarreur de l’acteur Thomas Turgoose n’y sont sans soute pas pour rien), Marek va finalement l’abriter, le protéger, devenir son ami, lui présenter Maria, la jeune serveuse dont il est secrètement amoureux. Et l’on va suivre les pérégrinations londoniennes parfois farfelues de ces deux zigotos de plus en plus sympathiques et attachants.
On peut dire qu’on tremble pour eux à pas mal de reprises, le quartier de Somers Town (on est ni à Notting Hill ni à Covent Garden) n’étant pas le « personnage » le plus sécurisant bien qu’il soit filmé dans un noir et blanc somptueux superbement éclairé (pas étonnant d'ailleurs que le passe-temps favori de Marek soit de faire de la photographie et de repérer la beauté au coin des rues les plus louches). La rencontre avec un gentil escroc, la cuite monumentale que les deux ados se prennent, la déception quand Maria (la fille dont finalement ils sont tous les deux amoureux, on les comprend…) quitte Londres sans les prévenir… tout va nous faire craindre le pire pour eux. Mais Shane Meadows a choisi de jouer cette fois la carte de l’optimisme, de positiver, de nous prouver que des gens qui n’ont à peu près rien pour être heureux le sont finalement avec des petits riens essentiels qui rendent la vie meilleure. Rien de fâcheux ne va leur arriver et au contraire à plusieurs reprises on sera bien obligé de rire franchement d’eux et avec eux.
Il faut dire que le réalisateur possède un atout gigantesque en la personne de son jeune acteur Thomas Turgoose (déjà stupéfiant dans « This is England ») qui joue Tommo et qui est plus naturel que bien des pros de longue date devant une caméra. N’hésitant pas à franchement « faire le con » (la cuite mémorable !) ou à se ridiculiser (obligé de s’habiller en femme parce qu’il a tout perdu ou son mal de ventre après avoir mangé trop d’épices…), il semble avoir tout compris, n’avoir aucun complexe, aucun tabou et ne reculer devant aucun excès. Il faut ajouter à cela un physique absolument atypique, un corps d’ado pas encore bien fini, un peu rondouillard et une bouille incroyable que de rares sourires viennent illuminer, le front souvent barré par la méfiance, le regard plutôt ombrageux et méfiant.
Et l’on comprend pourquoi ce beau film a obtenu Le Grand Prix et le Prix de la Jeunesse au dernier Festival de Cabourg car ce que les deux amis font dans le dernier quart est bien ce qu’un garçon peut faire de plus romantique pour une fille…
Ci-dessous la très charmante Eliza Lazowski recevant un des prix pour Shane Meadows au Festival.
(SOUS CETTE NOTE, IL Y A UN JEU PASSIONNANT... NE LE RATEZ PAS)


« John : allo ? Denzel ? comanxé ch’gros ?
Denzel : gros, gros, faut pas pousser. Juste enveloppé. 100 kilos les jours pairs. Comment tu vas ma couille ? ça farte ?
- oh ben tu sais, le train-train. On fait pas du neuf avec du vieux pas vrai ?
- oh toi alors, toujours le mot pour rire…
- C’est pas tout ça, ch’gros…
- Arrête euh avec ça… C’est rien Bébé, c’est John ! Al dente les pâtes hein Bébé ?
- Ouais, ouais, bon… y’a le Scott qui m’a appelé là, il veut faire un remake de « The taking of Pelham 123 », il appellerait ça « The taking of Pelham one two three ». J’en suis. Il me demande de choisir mes partenaires. J’ai pensé à toi. T’as rien de prévu en septembre/octobre ? C’est cool. On tourne à New-York et ça sort en été.
- Ridley Scott ??? Banco man, je signe… Bébé ? Je vais tourner avec Ridley Scott. ‘tain j’suis chaud bouillant moi…
- Oula, t’emballe pas vieux… C’est que Tony, le frangin .
- Oh mec, non ? Comment tu me la joues là ? J’ai déjà donné avec le Tony. Ça va faire 10 ans qu’il a deux mains gauches.
- Ouais je sais, je sais. C’est pas sur ce coup là qu’on aura l’Oscar, mais ça peut lui faire voir le fond du tunnel à Tony et nous ça nous paye des vacances. Et puis, y’aura l’autre bouffeur de pizzas. Comment i s’appelle déjà ?
- Turturro ? nooooooooooon pas ce rital de mes deux? Il va encore nous gaver avec ses blagues juives à deux balles et nous sortir sa langue façon Yézousse Couinetana !
- T’inquiète, j’contrôle. Lui aussi il est dans le creux de la vague. Je gère ! Il vient cachetonner et il rentre faire le pizzaïolo dans le Bronx au bout de trois jours.
- Bon, vas-y, balance la purée. C'est quoi le taf.
- Alors moi je suis Ryder. Total look barjot, boucle d’oreille, tatouage, crâne rasé. Je prends les voyageurs d’une rame de métro de New-York en otages et je menace d’en tuer un par minute si dans une heure on m’amène pas la rançon. Genre, le film en temps réel t'vois ? Toi, t’es l’aiguilleur. C’est avec toi et personne d’autre que je négocie. Les keufs rappliquent dans ton burlingue, le macaroni balance ses trois répliques merdiques mais vu qu’il est incompétent, c’est toi qui interviens. T’façon, je veux parler qu’à toi.
- Oh la la, le métro, des terroristes, New-York en danger, un négociateur… l’est même pas arabe le terroriste. Personne va i croire à ce truc.
- T’inquiète, j’suis catho intégriste dans le film. Et on est deux gros malins, on se comprend, presque on sympathise. Tous les deux on a des trucs à cacher.
- Et y’aura du cul un peu ? de la castagne ?
- Yo man détends-toi, y'aura du gros son et une image cracra mais du cul ? euh non, y'a pas d'meufs, juste une monomaniaque du bidon de lait mais... c'est un film de couillus man… y'a une super poursuite sur le pont de Manhattan à la fin. Ah et puis j’oubliais. Y’a James Gandolfini aussi…
- Encore un enfoiré de rital ??? C'est une pub pour Panzani ton truc ou bien ?
- Ouais, mais non et puis il a une super réplique ! Il joue le maire de New-York et à un moment il dit : « scusez m’sieurs dames… j’ai pas mis mon costume de Rudolf Giuliani ce matin ! ».
- Tordant t’as raison. Et à part ça ? on a quoi à se mettre sous la dent ???
- Ben rien, enfin quand même on dézingue un peu les otages, ça change.
- Et je pourrai avoir une boucle d'oreille moi aussi ?
- C'est ça, et on s'roule une pelle à la fin ?
- T'es con, j'te jure !
- Bon allez, sans rire, pour la boucle, ça devrait pouvoir s'arranger. Tu sais ch'gros, c’est le genre de film t’en-a-vu-un-tu-les-as-tous-vus, on joue les couillus, on torche ça en 3, 4 semaines, le reste c’est des effets spéciaux et on passe à la caisse… ».
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/ MICHELLE WILLIAMS et Matilda : Merci MariePap' *-*X


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de Nicolas Winding Refn ****
Vous êtes tellement forts que je suis obligée de corser l'affaire.
De quels films sont extraits ces images ?
Quel est LEUR point commun ?
Non, ils ne sont pas nus.
Non, ce n'est pas Steve Mac Queen.
Le point commun est : l'univers carcéral. Bravo Jordane.
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Je vous avais déjà dit ici, à quel point ce film est formidable.

Mais pas suffisamment.
J'y reviens donc aujourd'hui car je l'ai revu et il me semble que je suis bien loin d'avoir rendu compte combien il est en fait impressionnant, remarquable, époustouflant...
Et, ce qui m'avait un peu échappé à la première vision : absolument bouleversant.
J'en suis sortie cette fois chavirée avec la certitude d'avoir vu une histoire d'amour, un grand film d'amour.
Si les références incontestables à Gus Van Sant et Wong Kar-Waï sautent aux yeux, ce qui est encore plus indiscutable c'est le caractère unique et personnel de ce premier film qui déborde d'idées prestigieuses et le rendent singulier, original, à nul autre pareil : ralentis surprenants et totalement injustifiés, texte qui s'affiche sur l'écran, décadrages audacieux, musique totalement pertinente...
Il est fréquent chez les cinéphilesphages de mon espèce d'établir un classement des films préférés en fin d'année. Incontestablement, en cette moitié d'année, je peux annoncer haut et fort que :
"J'ai tué ma mère" est (pour l'instant) MON COUP DE COEUR 2009.
Vous êtes convaincus ?



Carl est un rêveur fasciné depuis l'enfance par un explorateur dont il suit les exploits aux "actualités" du cinéma. Tout jeune, il rencontre Ellie, une fillette très délurée et mignonne comme tout. Seule la mort pourrait les séparer. Les années passent, Carl épouse Ellie et lui promet, croix de bois, croix de fer, de l’emmener en haut des chutes spectaculaires qui les font rêver depuis toujours. Ils économisent toute leur vie et à cause de tous les aléas qui empêchent parfois que la vie tourne rond et de réaliser ses projets… Ellie mourra avant que ce rêve ait pu se concrétiser.
Carl est inconsolable et décide de faire le voyage seul. Pour s’échapper de son quotidien brisé et solitaire, il accroche des centaines de ballons multicolores et sa maison s’envole. Sans le savoir, il embarque Russell avec lui, un petit scout rondouillard de 9 ans qui veut réaliser sa B.A. (sans trop y croire vraiment) : aider une personne âgée...
Ensemble, ils vont vivre de multiples, dangereuses, trépidantes ou drôlatiques aventures, rencontrer des animaux étranges un peu couillons, d’autres plus malins, des gentils et des méchants. Carl va même croiser le héros de son enfance au milieu de nulle part.
Je sais qu'il va encore vous falloir patienter deux jours avant de voir ce petit bijou. Mais si vous ne devez choisir qu’un film d’animation cet été et emmener vos enfants, choisissez celui-là car il peut à la fois ravir les petits et plaire aux plus grands.
Vives, énergiques et bouillonnantes, on ne s’ennuie pas une seconde pendant les aventures de Carl et Russell. Les couleurs éclatantes, les décors fabuleux font pétiller les yeux. La première partie, quasi muette et plutôt réaliste, véritable prouesse de profondeur et d'émotion qui mériterait un film à elle toute seule... n’élude pas les petites misères et gros chagrins qui parcourent une vie d’homme. Quant à la seconde, menée tambour battant et virevoltante, elle fait la part belle aux péripéties et au danger. Ajoutez à cela pas mal d’humour et le personnage du petit Russell vraiment craquant et vous ne pourrez pas résister.
On peut aussi s'amuser à trouver quelques beaux et sages messages/conseils : l'amour, l'amitié, les sentiments sont plus précieux et essentiels que les biens matériels. Dans la vie, il faut "voyager léger" semble nous dire ce film grave, profond et... aérien. Ne vous encombrez pas de poids inutiles, l'essentiel est ailleurs mais pas forcément loin, et de toute façon "invisible pour les yeux".
Enfin, il faut noter l'audace incontestable de ce film qui, à une époque où la dictature de l'apparence et de la jeunesse triomphe, d'oser donner les rôles principaux à un vieillard grognon et à un petit garçon tout rond.