Little New York de James de Monaco °°

TIRE ! Bon sang, mais TIIIIIIIIIIIRE !!!!

C’est l’histoire de Staten Island, quartier oublié de New-York qui “regarde” Manhattan…
Non, c’est l’histoire de Parmie Tarzo, petit chefaillon violent d’une mafia locale qui rêve de devenir un gros ponte. Il aime beaucoup sa maman qui s’est fait trouer le caisson par des voyous, que même il n’aura de repos que quand il aura retrouvé les coupables. Il aime bien taper sur les gens, dire des gros mots et se plonger dans l’eau sans respirer pendant 7 minutes, mais c’est pas assez, le record c’est 9 minutes. Il finit sur une branche dans un arbre et il tousse…
Non, c’est l’histoire de Sully, vidangeur de fosses septiques qui a du mal, même après trois douches à s’ôter les odeurs de caca de sur lui et qui veut bien faire un moutard à sa femme à condition qu’il ait le cerveau d’Einstein. C’est pas gagné rapport à ses losers de parents…
Non, c’est l’histoire de Jasper, vieil employé sourd et muet (oui je sais, ça fait mal... mais il n'est pas aveugle) dans une épicerie-boucherie qui a l’air drôlement gentil, mais qui aime bien jouer du couteau dans l’arrière boutique car comme disait ma grand-mère « faut se méfier de l’eau qui dort »…
Le réalisateur se donne un mal de chien pour faire que ces trois personnages qui n’ont l’air de rien avoir en commun, finissent par communier. Alors il ne nous raconte rien, ou pas grand chose mais il le fait TROIS FOIS.
Comment ça, vous l’avez déjà vu ???
Mais non.
En tout cas c’est long, trois fois quand on y pense.
Qu’est-ce que je dis moi ?
Excusez-moi, je délire un peu.
C’est la chaleur, tout ça
Le film met à peu près trois quart d’heure avant de démarrer et quand on se dit qu’il va enfin se passer quelque chose, il sombre de nouveau dans l’abîme vide du néant absolu au bout de cinq minutes.
Je dirais bien que ce film est une connerie monumentale mais je suis polie, alors je dirai que je n’ai rien compris.
Mais RIEN de rien, que dalle, nada, nikto !
Pas d’action, pas d’intérêt… je me suis même surprise, indulgente que je suis, à chercher un deuxième degré, voire plus dans ce bousin pathétique… Mais non, des clous, ça se prend très très au sérieux et on a beau gratter la pellicule jusqu’à l’os, il n’y a pas l’ombre d’un humour qui aurait été le bienvenu et aurait PEUT-ÊTRE sauvé ce qui était sauvable.
Les acteurs ?
Ah oui, les acteurs.
Saigneur, Jésus, Marie, Joseph, l’Âne et le Bœuf… !!! ???
Pitoyables, lamentables, catastrophiques, hagards, ils ont franchement l'air de se demander ce qu'ils font là… eux aussi !
Non, je ne cite pas de nom, il me reste de la morale.
Ce film ?
Une calamité !
Vous avez déjà vu un réalisateur en costume cravate vous ?
Non ?
Moi, si :














































































