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anne coesens

  • LES AUTRES FILMS DE SEPTEMBRE 2016

    VOIR DU PAYS

    de Delphine Coulin et Muriel Coulin **

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    LA TAULARDE

    de Audrey Estrougo **

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    CÉZANNE ET MOI

    de Danièle Thompson *

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  • ILLEGAL de Oliver Masset Depasse ***

    Je vous reparle de ce film car il est important ! Malheureusement l'équipe chargée de médiatiser ce film m'annonce qu'il a du mal à rencontrer son public.

    C'est très dommage car il s'agit d'une fiction qui s'appuie sur des faits réels. Il y a donc à la fois une trame "romanesque" avec un suspens vraiment palpitant mais aussi un aspect social et politique très fort. En plus, la possibilité de découvrir une actrice extraordinaire en fait un film vraiment indispensable qui vous donnerait sans doute la possibilité de sortir vos petits mouchoirs pour une bonne raison... (LDP inside...).

    Parfois le cinéma c'est beaucoup mieux que les infos (qui nous "intoxent" pas mal) pour voir dans quel monde pourri nous vivons.

    Voici donc le site du film www.illegal-lefilm.fr et de nouveau mon avis qui je l'espère vous donnera envie de défendre ce beau film en vous rendant en salle et en en parlant autour de vous.

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    Tania est russe. Elle vit en Belgique avec Ivan son fils de 14 ans. Elle a un travail, il va l’école. Mais ils sont clandestins et malgré toutes les précautions de Tania, un jour qu’elle parle russe à son fils dans la rue, des policiers l’arrêtent pour un contrôle d’identité. Connaissant le sort des sans-papiers dans ce pays, Tania parvient à dire à son fils de s’échapper. Elle se retrouve donc seule, placée en centre de rétention déterminée à ne pas révéler son identité persuadée en agissant ainsi de pouvoir en sortir au bout de six mois. Le cauchemar commence… Harcelée par les policiers qui veulent la faire parler elle doit également se battre de l’intérieur de la prison pour tenter de persuader son fils de ne pas tomber aux mains d’un mafieux.

    Quelques lignes vite fait sur ce film admirable et absolument indispensable que je vous encourage vivement à aller voir. Mais soyez prévenus, c’est un véritable coup de poing dans le cœur. De façon quasi documentaire mais avec un sens incroyable du suspens et du romanesque le réalisateur nous démontre sans détour que ce n’est pas Tania qu’il considère comme illégale mais le système qui fait subir aux étrangers un sort absolument révoltant. Il n’y a donc pas qu’en France que les étrangers sont malvenus. Mais Olivier Masset-Depasse s’appuie sur la lutte et le courage d’une mère entièrement portée par son amour maternel pour dépeindre une réalité écoeurante et choquante. Traités comme des criminels et parqués dans des centres où les conditions de vie sont déplorables, il faut voir jusqu’où ces clandestins sont capables d’aller pour ne pas retourner dans leur pays d’origine. Tania se brûlera le bout de chaque doigt au fer à repasser pour ne plus avoir d’empreintes. Une de ses compagnes d’infortune sera régulièrement passée à tabac pour ne pas accepter de monter dans l’avion jusqu'à ce qu'elle fasse un choix différent, une autre épuisée, lassée de se battre fera une demande de retour volontaire…

    Ce film coupe le souffle et si l’on excepte les seuls clichés de la chilienne à poncho et la malienne à jolies tresses, il ne souffre d’aucune faute, et le réalisateur pousse le soin jusqu’à ne pas proposer un happy end idéal. Même si les nuages semblent laisser place à une légère éclaircie le sort de Tania et de ses semblables est loin d’être réglé.

    L’actrice prodigieuse qui porte ce film ambitieux, courageux et essentiel c’est Anne Coesens, absolument sublime.

  • ILLEGAL de Oliver Masset Depasse ***

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    Tania est russe. Elle vit en Belgique avec Ivan son fils de 14 ans. Elle a un travail, il va l’école. Mais ils sont clandestins et malgré toutes les précautions de Tania, un jour qu’elle parle russe à son fils dans la rue, des policiers l’arrêtent pour un contrôle d’identité. Connaissant le sort des sans-papiers dans ce pays, Tania parvient à dire à son fils de s’échapper. Elle se retrouve donc seule, placée en centre de rétention déterminée à ne pas révéler son identité persuadée en agissant ainsi de pouvoir en sortir au bout de six mois. Le cauchemar commence… Harcelée par les policiers qui veulent la faire parler elle doit également se battre de l’intérieur de la prison pour tenter de persuader son fils de ne pas tomber aux mains d’un mafieux.

    Quelques lignes vite fait sur ce film admirable et absolument indispensable que je vous encourage vivement à aller voir. Mais soyez prévenus, c’est un véritable coup de poing dans le cœur. De façon quasi documentaire mais avec un sens incroyable du suspens et du romanesque le réalisateur nous démontre sans détour que ce n’est pas Tania qu’il considère comme illégale mais le système qui fait subir aux étrangers un sort absolument révoltant. Il n’y a donc pas qu’en France que les étrangers sont malvenus. Mais Olivier Masset-Depasse s’appuie sur la lutte et le courage d’une mère entièrement portée par son amour maternel pour dépeindre une réalité écoeurante et choquante. Traités comme des criminels et parqués dans des centres où les conditions de vie sont déplorables, il faut voir jusqu’où ces clandestins sont capables d’aller pour ne pas retourner dans leur pays d’origine. Tania se brûlera le bout de chaque doigt au fer à repasser pour ne plus avoir d’empreintes. Une de ses compagnes d’infortune sera régulièrement passée à tabac pour ne pas accepter de monter dans l’avion jusqu'à ce qu'elle fasse un choix différent, une autre épuisée, lassée de se battre fera une demande de retour volontaire…

    Ce film coupe le souffle et si l’on excepte les seuls clichés de la chilienne à poncho et la malienne à jolies tresses, il ne souffre d’aucune faute, et le réalisateur pousse le soin jusqu’à ne pas proposer un happy end idéal. Même si les nuages semblent laisser place à une légère éclaircie le sort de Tania et de ses semblables est loin d’être réglé.

    L’actrice prodigieuse qui porte ce film ambitieux, courageux et essentiel c’est Anne Coesens, absolument sublime.