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  • La bande à Baader de Uli Edel ***

    La Bande à Baader - Martina Gedeck et Moritz BleibtreuLa Bande à Baader - Johanna Wokalek

    La vie, la gloire et la mort de la célèbre « Bande à Baader » qui terrorira l’Allemagne de l’Ouest dans les années 70 en multipliant les attentats sanglants.

    Au départ la cause semble juste voire légitime : lutter contre l’impérialisme américain, refuser la guerre au Vietnam. Mais la façon qu’ont ces adeptes de l’extrême gauche ou ces intellectuels de défendre leurs idées devient rapidement tellement de plus en plus violente et incohérente qu’au final tous les membres du groupe ne peuvent apparaître que comme des fous sanguinaires qui ne peuvent s’exprimer qu’en faisant couler le sang.

    Le film semble relater les faits sans juger, ce qui est admirable quand on essaie parfois de nous présenter des tueurs comme des héros. En ce qui me concerne, à aucun moment je n’ai cru que ces gens luttaient pour une cause. Tout n’est pour eux qu’un prétexte pour faire exploser leurs bombes et faire des victimes. Et bien qu’ils se défendent de ne jamais vouloir tuer d’innocents, rien ne les empêche de déposer des explosifs dans des bureaux pendant les heures de travail, de vider leur chargeur sur des cadavres. Des tarés sauvages, dangereux et enragés voilà tout. Ils vont jusqu’à aller prendre des « cours de terrorisme » de terrain à Bagdad, en Jordanie avec de « vrais » terroristes pour rendre ce qu’il nomme leur guérilla urbaine encore plus « organisée ». Ils sont prêts à fricoter avec n’importe quelle organisation pourvu que ça les rende encore plus efficaces.

    Lorsque tous les survivants seront arrêtés et incarcérés, une seconde puis une troisième génération de cette « Fraction Armée Rouge » naîtra et poursuivra les attentats tandis que Baader et sa bande tenteront de mettre au point leur système de défense dans un procès fleuve captivant. Les méthodes de barbares employées dans les prisons et notamment dans les quartiers haute sécurité laissent encore une fois sans voix, anéanti, accablé…

    Tout cela est passionnant, formidablement bien conté, musclé, énergique et sans un temps de répit. Et les formidables acteurs sont tous, sans exception, au diapason de cette « histoire de fous pleine de bruit et de fureur »…

  • The Duchess de Saul Dibb *

    The Duchess - Keira KnightleyThe Duchess - Ralph Fiennes

    L’arrière arrière arrière ancêtre de Lady Di existe, elle s’appelle Georgiana Spencer. Elle est vendue par ses parents à 17 ans au Duc de Devonshire 2 fois et demi plus âgé qu’elle. Elle ne désespère pas de s’en faire aimer mais son époux aveugle restera le seul homme de tout le royaume à ne pas succomber aux charmes de sa délicieuse épouse. Dans le « contrat », il est prévu qu’elle lui donne un héritier mâle, au lieu de quoi elle va lui pondre une palanquée de pisseuses. On n’a pas idée.

    Monsieur le Duc est odieux. Il ne fait jamais de bisous, n’a jamais une parole aimable, à l’occasion il viole madame, lui pique sa meilleure amie qu’il installe  dans la maison comme première concubine, fait des moutards aux bonniches, fait des mamours à ses chienchiens, menace Georgie (pour les intimes) de l’empêcher de voir ses enfants si elle ne file pas droit etc, etc ! Ce sale type c’est Ralph Fiennes, c’est vous dire si c’est crédible !

    Bref, du coup la Georgie devient une vraie suffragette, s’intéresse à la politique mais n’en oublie pas pour autant de devenir une icône de la mode, une véritable avant-gardiste (fin XVIIIème) admirée des foules pour ses beaux chapeaux à plumes. Elle prend un amant et je crois qu’il sera difficile dans toute l’histoire du septième art de trouver plus fade et acteur tartignolle (Dominic Grey comme son nom l’indique… mes excuses à la famille).

    J’aurais aimé m’émouvoir aux heurs et malheurs de la pauvre Georgette mais j’avoue qu’elle m’a laissée de glace et qu’au bout de trois quart d’heure je regardais ma montre. C’est mauvais signe non ? Si ! La pauvre Keira Knightley qui porte mieux que personne la robe à panier, m’a semblé un peu moins pire que d’habitude mais a toujours tendance a frisotté son parfait petit nez dès qu’une émotion est censée surgir. C’est un peu court jeune fille !

    Quant à Charlotte Rampling, elle est moche et pas bien du tout dans ce rôle.

    Pourquoi une étoile alors ? Parce que je suis de bon poil et pour les robes de princesse. Basta.

  • La très très grande entreprise de Pierre Jolivet **

    La Très très grande entreprise - Roschdy Zem

    La Très très grande entreprise - Jean-Paul RouveLa Très très grande entreprise - Adrien Jolivet et Marie Gillain

    Suite à la pollution industrielle d’un étang par la multinationale Naterris, une soixantaine de riverains obtiennent une indemnisation de 12 000 €uros. Trois d’entre eux, qui ont été contraints de fermer leur petite entreprise qui a connu la crise, considère cette somme dérisoire pour une entreprise qui engrenge des milliards d’€uros de bénéfice avant investissements… Ils ont un mois pour faire appel, ils s’unissent pour « monter » à Paris, tenter d’intégrer la grande entreprise et découvrir des éléments nouveaux qui pourraient compléter et étoffer leur maigre dossier.

    Réussir une comédie avec en fond un propos qui a du sens et tient la route n’est pas facile. Jolivet y parvient en partie grâce à son quatuor de gens bien ordinaires qui veulent jouer les agents secrets pour défendre leur juste cause. Mais avec sa bande de chômeurs altermondialistes face à un géant pollueur, le réalisateur fait plus rire (et même beaucoup rire d’ailleurs) que réellement compatir et s’interroger. Cela dit le monde de l’entreprise est parfaitement bien vu il me semble avec sa tour inhumaine, les gens qui se croisent sans se voir, la hiérarchie plus intouchable et arrogante à force qu’on monte dans les étages, la façon méprisante qu’ont les petits ou grands chefs de rencontrer les « petits » sans leur accorder la moindre attention comme s’ils étaient transparents… Pour le reste, on est bel et bien dans la comédie pure et les acteurs énergiques et impliqués forment une équipe des plus réjouissantes. Jean-Paul Rouve et Marie GIllain sont formidables en travailleurs ordinaires, Adrien Jolivet craquantissime. Mais à leur tête, il y a  le grand (dans tous les sens du terme) Roschdy Zem qui prouve à nouveau que rien ne lui résiste et dont le tempo comique fait ici un malheur. La plupart de ses interventions a déclenché un éclat de rire unanime dans la salle. Il faut le voir en séducteur, en vigile beauf, en pseudo agent secret… Il est tordant.

  • Être membre d’un jury de Festival…

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    Ne vous laissez pas surprendre ou abuser par l’affiche… Le Festival International du Premier Film d’Annonay ne sombre pas dans la bidochonnerie. Il est toujours un festival propre sur lui mais entend cette année défendre les super anti-héros du cinéma en leur donnant une place de choix. Sans doute à l’instar du récent merveilleux personnage de « The visitor » qui à sa manière et avec ses modestes moyens essaie de changer le monde !

     

    Comme chaque année depuis 26 ans, le Festival offre à 8 cinéphiles venus de la France entière d’être membres du jury sous la présidence d’un réalisateur. Il proposera une compétition internationale de premiers films (longs métrages de fiction) venus du monde entier.

    Le jury se réunira à Annonay du jeudi 5 au dimanche 8 février 2009,

    période pendant laquelle tous les films en compétition seront projetés en présence de leurs réalisateurs. Si vous souhaitez devenir membres de ce jury du festival, écrivez aux organisateurs du Festival et faites-leur part de votre candidature.

    Dans votre courrier de candidature (3 pages maximum), indiquez vos nom, prénom, âge, profession, adresse et numéro de téléphone, adresse mail éventuellement.

    Indiquez également tout ce qui peut les aider à cerner votre personnalité de cinéphile :

    • les deux ou trois films que vous avez le plus aimés cette année,
    • vos réalisateurs préférés,
    • les genres cinématographiques que vous aimez et ceux que vous n’aimez pas,
    • les raisons pour lesquelles vous souhaitez devenir membre du jury,
    • la place qu’occupe le septième art dans votre vie, …

    Votre courrier doit parvenir avant le 15 décembre 2008 à :

    Festival International du Premier Film

    MJC - Avenue Jean Jaurès

    07100 ANNONAY

    email : cinema@mjcannonay.org

    Les frais de séjour des membres du jury sont pris en charge par le festival ainsi qu’une participation aux frais de déplacement.

     

    Comme certains le savent j’ai eu la chance, le bonheur et le privilège d’être membre de ce jury en 2005.

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     Depuis j’y retourne chaque année avec toujours le même enthousiasme (vous pouvez retrouver mes compte-rendus dans la rubrique « Festival » ainsi que quelques photos dans mes albums), car au-delà de l’excellence des films présentés dont certains sont inoubliables, ce Festival convivial et chaleureux permet d’être au contact permanent pendant plusieurs jours des acteurs et réalisateurs parfois venus de l’autre bout du monde, d’assister non seulement aux films évidemment (attention, 10 films en quatre jours (y compris le film d'ouverture et le film de clôture) c’est merveilleux, troublant et… fatigant !) mais aussi à des conférences, des tables rondes et d’échanger en permanence avec des professionnels souvent même autour d’un verre au « boudoir » rebaptisé chaque année en fonction du thème choisi…

    Quant à l’expérience d’être membre de ce jury, elle marque à jamais la vie de cinéphile, si pas la vie tout court, par l’intensité du partage et des liens qui se tissent et qui parfois se maintiennent au fil des années.

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    Créer et animer par des passionnés (souvent bénévoles) ce festival reste cher à mon cœur et je ne peux que vous inviter à prendre votre plus belle plume pour tenter votre chance… les personnes chargées de désigner les heureux élus ne font aucune discrimination qui concerne l’âge, le sexe, la profession… mais souhaitent avant tout être touchées, émues, impressionnées ou intriguées par les propos tenus.

    Autant dire que tout le monde a ses chances et que j’invite ceux qui ont déjà fait une tentative l’année dernière de renouveler leur effort. Personne n’est jamais déçu, je l’affirme sans hésitation.