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  • MA SEMAINE AU CINEMA

    Cette nouvelle catégorie hebdomadaire vous présentera de façon tout à fait subjective évidemment le bilan de ma semaine au cinéma. Vous pouvez même cliquer sur le titre du film pour vous rendre directement sur la note correspondante ! N'est-ce pas merveilleux ?

     INCONTOURNABLE*****

    - TWO LOVERS de James Gray

    Two Lovers

    INDISPENSABLE***(*)

     

     

    - STELLA de Sylvie Verheyde

     

     

    - J’IRAI DORMIR À HOLLIWOOD d’Antoine de Maximy

     

    SÉDUISANT**

     

     

    - LES GRANDES PERSONNES D’Anna Novion

     

     

     

    INTÉRESSANT MAIS…*(*)

     

    -  LES BUREAUX DE DIEU de Claire Simon

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  • Les grandes personnes d’Anna Novion **

    Les Grandes personnes - Anaïs DemoustierLes Grandes personnes - Judith HenryLes Grandes personnes - Jean-Pierre Darroussin et Anaïs Demoustier

    Tous les ans, Albert emmène sa fille de 17 ans, Jeanne qu’il élève seul, visiter un pays européen. Mais comme Albert est aussi bibliothécaire, féru de contes et de légendes, les vacances se transforment toujours en quête d’informations ou comme cette fois d’un trésor viking. La nouvelle destination est en effet une île suédoise. A la suite d’une erreur de planning, la location prévue pour Albert et Jeanne est déjà occupée par deux jeunes femmes. Après une légère hésitation, tout le monde décide de cohabiter.

    Voilà un film étrange, un peu doux, un peu drôle, un peu inutile, un peu juste, un peu trop, un peu pas assez qui laisse un bon souvenir mais ne sera pas inoubliable car il s’y passe peu de choses. Juste quelques petites scènes de vacances, les premiers émois amoureux d’une ado, les inquiétudes d’un père un peu à côté de la plaque, deux co-locatrices sages ou farfelues sentimentalement délaissées. Et tout ce monde repart un peu plus serein après cet été un peu différent…

    Ce qui rend ce film attachant c’est le casting d’une formidable justesse : Jean-Pierre Darrousin exquis en papa poule intello, douillet et patapouf, Anaïs Demoustier adorable en grande fille sage qui commence à grandir, et Judith Henry formidable et dont on se demande pourquoi les réalisateurs ne se l’arrachent pas. Mais aussi les paysages sublimes et terriblement attirants d’un pays pas très connu par ici.

    L’ensemble est très lumineux, très ensoleillé, très tendre mais un peu frisquet (c'est la Suède) et insaisissable.

  • Two lovers de James Gray ****

    Two Lovers - Joaquin PhoenixTwo Lovers - Joaquin PhoenixTwo Lovers - Joaquin Phoenix et Vinessa ShawTwo Lovers - Gwyneth Paltrow et Joaquin Phoenix

    Leonard se jette dans le canal glacé un triste jour de novembre. Il se laisse couler puis, lorsqu’il touche le fond donne un vigoureux coup de pied et remonte affolé et frigorifié. De sa démarche lourde, affublé de son inommable parka qui ne le quittera pas... il rentre chez lui penaud comme un enfant qui aurait fait une connerie. Une de plus, car Leonard est un récidiviste de la tentative de suicide. Plus tard on apercevra ses avant-bras couturés et on saura qu’il a fait un séjour en hôpital psychiatrique.

    Ainsi va la vie de Leonard, un jour il coule, un jour il flotte ; un jour il veut mourir, un jour il veut vivre ! Mais pourquoi ce grand garçon plus que trentenaire vit-il encore chez ses parents affectueux et protecteurs ? Parce qu’il sort d’une déception amoureuse qui l’a brisé. Sa fiancée a rompu ou a été forcée de rompre pour cause de groupe sanguin incompatible, elle aussi sans doute influencée par des parents envahissants.

    Et oui, si le film s’appelle bien « Two lovers », on est à des années lumière de la classique comédie romantique américaine et il aurait tout aussi bien pu porter un autre titre : « L’homme qui pleure » ou « L’homme sans âge ». Cet homme c’est Joaquin Phoenix acteur majuscule, désormais alter ego (et c'est tant mieux) du grand James Gray.

    Par où commencer quand chaque scène d’un film est un coup au cœur ou un petit miracle esthétique ? Leonard est photographe à ses heures ce qui justifie sans doute que tout le film très hivernal soit plongé dans une lumière mélancolique et littéralement illuminé de plans d’une beauté renversante. Quand la beauté d’un film se voit trop c’est que peut-être elle est trop ostentatoire. Ce n’est pas le cas ici où tout s’harmonise parfois douloureusement autour de ce cœur parfois en hiver.

    Mais revenons-en à l’histoire de Leonard. Pour l’aider à reprendre goût à la vie, ses parents lui présentent la jolie, douce, rassurante et parfaite Sandra qui rêve d’un monde idéal (son film culte est « La mélodie du bonheur »). Elle va l’aimer dès la première rencontre. Pratiquement le même jour Leonard croise sa voisine, Michelle qui vient de s’installer dans l’immeuble. Patatra ! Il n’en faut pas plus pour tout remettre en question et que le cœur de Leonard devenu solitaire se remette à battre à tort et à travers, hésitant entre deux filles toutes deux attirantes mais opposées.

    Michelle est magnifique, gaie, drôle, dynamique et Leonard en tombe instantanément amoureux. Mais Michelle est aussi paumée et instable que lui. Elle a une liaison avec un homme marié qui promet sans tenir et avec qui elle ne parvient pas à rompre. Leonard accepte d’être son meilleur ami. Il sera toujours là pour elle, dès qu’elle le « sonnera » quitte à souffrir en silence. Pour une fois, le téléphone portable a un rôle essentiel qui devient un véritable moteur de l’histoire et non pas un prétexte pour la faire avancer. La surexcitation avec laquelle Michelle et Leonard échangent leurs numéros est à la fois délicieuse et ridicule, absolument touchante. On dirait deux pré-ados :

    -  « tape ton numéro sur mon portable, on s’enverra des SMS !

    -   oh oui et moi je mettrai une sonnerie rien que pour toi ! ».

    C’est grâce à cette sonnerie qui retentira aux moments les plus inopportuns qu’on saura à quel point Leonard n’est jamais vraiment « là » où il devrait être. Sa relation avec Sandra devient peu à peu officielle. Elle est aveuglée par l’amour qu’elle porte à Leonard, qui lui, ment, se cache pour continuer à voir Michelle tantôt euphorique, tantôt désespérée. Il la retrouve parfois sur le toit de l’immeuble où beaucoup de décisions vont se prendre. Mais les scènes magiques où ils se parlent de la fenêtre de leur chambre respective qui donne dans la cour sont d’un romantisme, d’une beauté inouïs, presqu'enfantines aussi et forcément très évocatrices de la distance qui les sépare. A la fois si proches et si lointains ! Elles ne sont évidemment pas sans évoquer deux chefs-d’œuvre « Fenêtre sur cour » et « West Side Story »…

    Bien sûr, James Gray conclut son film mais face aux hésitations multiples, aux innombrables tâtonnements de Leonard, j’y ai plutôt vu moi, une histoire sans fin d’une infinie mélancolie sans réel pessimisme mais avec la certitude que tout n’est pas si simple dès lors que le cœur et la raison entrent en action.

    On peut dans ce film retrouver avec bonheur Isabella Rossellini, formidable en mère juive sur-protectrice avec son visage de madone qui ne craint pas de montrer l’âge qu’il a et son nom qui résument à eux seuls une partie de l’histoire du cinéma. On apprécie Vinessa Shaw, à la fois douce, discrète, patiente et infaillible face à l’homme qu’elle aime. On découvre (enfin !) Gwyneth Paltrow dans ce rôle où elle est un véritable soleil qui porte parfois la douleur et la détresse avec une belle intensité.

    Mais évidemment, l’astre de ce beau « film malade » (expression qui semble prendre tout son sens ici) c’est Joaquin Phoenix capable dans la même scène d’avoir l’air de l’enfant le plus fragile de la terre puis d’un homme qui aurait vécu mille vies portant sur ses épaules toute la tristesse du monde. Il est magnifique. On comprend parfaitement que dès qu’il l’a vu la première fois à l’écran James Gray ait eu envie de filmer son visage qui est un spectacle à lui seul, attirant, fascinant. Son sourire est séduisant, ses larmes sont déchirantes… et lorsqu’il devient le roi du dance-floor dans une breakdance étonnante, il est irrésistible !

    Et comme dit Mademoiselle In The Mood : "un Oscar sinon rien" !

    Two Lovers - Joaquin Phoenix

  • Les bureaux de Dieu de Claire Simon *(*)

    Les Bureaux de Dieu - Nathalie Baye

    Dans les bureaux du planning familial on parle beaucoup de sexe, mais sans joie. On découvre qu’aujourd’hui encore des filles jeunes ou moins jeunes sont bien mal renseignées sur la contraception, que beaucoup de (fausses) idées reçues et toutes faites circulent sur l’avortement, que le poids des traditions pèsent lourd sur les filles, que le dialogue passe bien mal entre les générations dès qu’il s’agit d’évoquer la pilule ou le préservatif…

    Suivre le quotidien d’un de ces centres où des conseillères délicates, attentives, discrètes, psychologues, patientes écoutent, rassurent, avertissent sans jamais juger est vraiment très intéressant, parfois surprenant, d’autres fois émouvant.

    Mais plusieurs aspects ont « coincé » en ce qui me concerne. J’ai trouvé que le choix de merveilleuses actrices de premier plan pour interpréter les conseillères desservait plutôt le propos et la cause éminemment sociaux et humains qui se jouent entre ces murs, puisque leur présence seule nous rappelle toujours qu’il s’agit bel et bien d’une fiction. Les actrices ne sont pas en cause car elles sont toutes sans exception, Nathalie Baye, Nicole Garcia et Isabelle Carré en tête, capables de toute l’empathie, la compassion, la générosité, l’implication et l’émotion qui conviennent à leur mission.

    Par contre, la présence incongrue d’Emmanuel Mouret m’a laissée assez décontenancée…

    Par ailleurs je ne me souviens plus être sortie avec un tel mal de crâne d’une séance de cinéma. La faute en revient à :

    -  l’insupportable musique à la trompinette bouchée qui survient inopinément à intervalles réguliers,

    -   les plans séquences incessants qui passent d’un personnage à l’autre avec une caméra fixée sur un caméraman monté sur patin à roulettes et sans doute juché sur un trampoline…

     

     

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