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diane kruger - Page 2

  • SANS IDENTITE de Jaume Collet Serra °°

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    Monsieur Martin (Liam Neeson) et Madame Elizabeth (si c'est pas un monde de gâcher Janurary Jones ainsi ?) Harris  arrivent à Berlin Deutschland (bouh que c'est laid Berlin !!) bras dessus bras dessous parce que Monsieur doit donner une conférence scientifico chépakoi au Congré chéplucomment. Arrivé à l'hôtel avec sa blonde, Martounet s'aperçoit qu'il a oublié une valise à l'aéroport. C'est malin, nan mais quelle couille ce Martin j'te jure ! Il prend un taxi en sens inverse et paf... le chien, accident, comas et tutti frutti et Wop-bop-a-loom-a-boom-bam-boom ! Quand Martin se réveille quatre jours plus tard, il retrouve sa meuf à un pince fesses mais elle le snobe genre "on s'connait monsieur ?". ça fait toujours plaisir tiens quand t'as un sparadrah sur le front qui prouve que tu souffres ! Et c'est rien encore à côté du fait que le Aidan Quinn (le frangin jaloux de Bradounet dans le mdr "Légendes d'automne") a une étiquette sur son plastron où c'est quémar "Martin Harris", genre, tiens ! Si au bout de quatre jours ta meuf te reconnaît plus c'est qu'il y a grave du mou dans la corde à noeuds. Martin s'en re-va tout tristouille vu que personne veut le croire qu'il est Martin car l'autre Martin, enfin... celui qui se fait passer pour Martin le vrai, il connaît la vie de Martin (le vrai) sur le bout des doigts.

    Alors il se dit : "tiens et si je retrouvais la chauffeuse de taxi, elle pourrait sans doute m'aider à débrouiller le bousin ?" et ça tombe bien il la retrouve tout fastochement et c'est Diane Kruger, il aurait pu tomber plus mal. Donc, dans ce film, il y a trois poursuites en voitures sur des routes embouteillées et c'est risible. Il faut absolument que les réalisateurs arrêtent de faire des courses poursuites dans leurs films, parce que sans déc', depuis cette petite chose ci-dessous, tout est à réinventer (warning, spoiler inside) :

    Mais revenons-en à notre petite couple Harris dont on se fout comme de l'an mille et les Chevaliers au Lac de Paladru. Le pauvre Liam/Martin enfin pas sûr... fait des mines bien contrariées et court partout avec Diane/Gina qui est une bosniaque émigrée sans papier mais que fait la police ? Elle n'hésite pas à suivre ce type chelou qu'elle ne connaît ni des lèvres ni des dents pour tenter de l'aider. Moi je pense qu'elle a dû voir "La liste de Schindler".

    Après, il faut bien reconnaître qu'entre ancien de la Stasi, Prince Arabe et OGM on se demande à quel moment le réalisateur va cesser de nous faire prendre sa vessie pour une lanterne et par quelle entourloupe il va amener Liam dans le lit de Diane. Et ma foi, sans vouloir vous gâcher le plaisir si certains parmi vous ont le COURAGE d'aller voir ce navet, il y parvient de la façon la plus stupide qui soit. C'est un film bébête qui prend des grands airs et qui s'imagine qu'il a inventé la marche arrière, la paranoïa et le fil à couper le beurre alors que pas. C'est moche, filmé à la OUI-OUI avec les coudes et ennuyeux à périr. Ce n'est pas encore cette fois que Jaume Collet Serra me convaincra.

  • PIEDS NUS SUR LES LIMACES de Fabienne Berthaud **

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    Lily est une grande fille sans âge qui est restée une enfant. C'est une herbe un peu folle qui fait des trucs étranges avec les animaux vivants ou morts. Elle vit seule avec sa maman dans une grande maison à la campagne et ça tombe bien, ça arrange tout le monde. Il fait du soleil tout le temps et Lily peut courir pieds nus dans la nature, se baigner nue et porter des robes trop courtes. Mais maman est victime d'un AVC mortel au volant de sa voiture. Lily pourrait vivre seule, elle est adulte, mais en fait non, elle ne peut pas. Alors sa grande soeur Clara, très sage, très gentille et très affectueuse vient la rejoindre chaque weed end avec son mari plutôt conciliant et pas trop con mais qui aime faire l'amour même les jours d'enterrement, ce qui ne se fait pas quand même ! Mais ce n'est pas encore suffisant, Lily qui n'est pas seule dans sa tête, fait des bêtises en dehors du week-end et la personne chargée de s'occuper un peu d'elle (mais pas trop) se lasse rapidement. Lily vient donc vivre en ville (à Paris) chez sa soeur et son beauf qui ont un appartement très moche et très laid et vraiment pas beau du tout. Alors Lily se sent en prison et elle déprime. Sa soeur rêve toute éveillée de la noyer dans l'eau du bain mais ne le fait pas. Lily qui n'a pas tout son kilo s'échappe et traîne dans Paris à la recherche d'un verre d'eau. Alors Clara décide de la ramener dans la grande maison Ricorée à la campagne et comme ça elles pourront se mettre des limaces sur les bras, des poulpes sur la tête, remplir le congélo d'animaux morts, sauter à pieds joints dans l'eau froide sans culotte et en riant comme des sottes !

    Et pourquoi pas créer un business de PantouFFles et confitures pendant qu'on y est ? 

    Trois mecs à qui on hésiterait à donner l'heure au coin d'un bois viennent faire un barbecue merguez. Lily qui a une araignée dans le plafond fabrique un slip en poils de rats à son fiancé et Clara se fait réchauffer par Jean-Pierre Martins. C'est dur parfois le métier d'actrice.

    Que serait ce film sans l'immense talent déployé ici par les deux actrices ? Rien car il est cousu de fil blanc, totalement invraisemblable et le bonheur vraiment trop beau pour être vrai... Mais il faut reconnaître que Ludivine Sagnier est ici parfaitement crédible et convaincante en adulte qui a oublié de grandir dans sa tête. Et on sait gré à la réalisatrice d'avoir su exploiter à ce point la part d'enfance qui demeure en elle. Quant à Diane Kruger, elle est sobre, digne, délicate et protectrice. Un beau rôle.

    Mais le côté "viens poupoule, je suis demeurée mais je vais t'expliquer la vie à toi la sacrifiée qui a toujours fait là où on t'a dit de faire !..." non et non, à d'autres.

    Dernière chose, il faudrait que les réalisateurs et trices se décident un jour à ne pas faire disparaître Jean-Pierre Martins dans les dix premières minutes de leurs films ou aparaître dans les dix dernières. Merci. On tient sans doute là notre Javier Bardem à nous... et qui le connait à part Fred et moi ???

  • Mr Nobody de Jaco Van Dormael ***

    Mr. NobodyMr. NobodyMr. NobodyMr. NobodyMr. Nobody
    Mr. NobodyMr. Nobody

    En 2092 Nemo Nobody a 118 ans et il est le dernier humain vivant sur terre, les autres étant programmés pour être «semi immortels». Considéré à juste titre comme un cas unique, Nemo, alité et mourant est filmé 24 h/24 afin que la population puisse suivre en direct ses derniers instants. Un journaliste parvient à l’approcher et recueillir le récit de sa vie, de ses vies…
    Lorsqu’il a 8 ans Nemo vit avec ses parents qui se sont beaucoup aimés mais ne se supportent plus et se séparent. Sur le quai d’une gare, ils exigent du petit garçon qu’il fasse ce choix déchirant de rester avec son père ou partir avec sa mère.
    L’avenir et la vie toute entière de Nemo vont dépendre de cette décision brutale mais décisive.
    Le réalisateur s’intéresse davantage, et c’est tant mieux, aux vies sentimentales possibles de Nemo son héros. Au fil de tous les hasards et coïncidences décortiqués dans un incessant va et vient entre les différentes histoires et les différents âges du personnage (8 ans, 15 ans, 34 ans et 118 ans) mais jamais de façon chronologique, le réalisateur nous immerge totalement dans toutes les alternatives qui feront de la vie de Nemo un rêve ou un cauchemar, une réussite ou un échec ! Et le personnage explore ainsi quelques façons d’aimer, par dépit, par compassion, par amour, par devoir…

    Les cœurs d’artichaut, les romantiques, les midinettes, les rêveurs, les sentimentaux ont toutes les chances il me semble de se laisser happer par ce film, les autres risquent de le trouver naïf, inutile ou prétentieux… en fait je ne sais comment ils le trouveront et je m’en fiche car vous avez compris dans quelle catégorie je me situe.
    D’autant qu’au-delà de l’aspect narratif, le réalisateur nous plonge dans de multiples univers et multiplie les trouvailles visuelles qui ne sont pas toujours inédites mais font néanmoins de ce film une véritable curiosité envahie de bonnes surprises. Tantôt kitsch, vintage, réaliste ou d'anticipation, les différentes époques sont particulièrement soignées. Il n’est pas non plus impossible de refaire un petit tour mélancolique voire nostalgique du côté de sa propre histoire tant il joue sur les odeurs, les gestes, les souvenirs et mille détails de l’enfance qui marquent ou conditionnent la vie future de chacun.
    Puis vient le temps des amours enfantines et adolescentes, le temps des promesses et des serments impossibles à tenir ou qu’on tient quoiqu’il en coûte.
    L’atout supplémentaire et essentiel tient au casting, à l’excellence de l’interprétation et au charme XXL des différents interprètes autant des enfants, des adolescents que des adultes. Je citerai en priorité Toby Regbo (Némo à 15 ans) passé inaperçu dans le dernier Harry Potter mais étonnant de romantisme et de maturité ici, la désormais incontournable mais parfaite Juno Temple, Rhys Ifans très émouvant dans le rôle du père, mais aussi les trois femmes de Nemo, la délicieuse et délicate
    Linh Dan Pham fragile et touchante Jeanne épousée par dépit et donc sacrifiée, Sarah Polley très émouvante dans le rôle pas facile et pas très valorisant d’Elise l’épouse dépressive que Némo aime au-delà de tout, protège et tente d’aider, et puis Diane Kruger qui est Anna, peut-être la plus aimée de toute, celle qu’il perd, qu’il retrouve peut-être ou pas… Allez voir !
    Et puis évidemment Jared Leto qui ne se contente pas d’être un très joli garçon mais se plie admirablement aux exigences de ce rôle multiple et décline avec conviction toutes les incertitudes, la complexité et la fragilité de ses personnages. Il nous entraîne et nous étourdit parfois en nous démontrant que la vie est émaillée de choix décisifs qui l'enrichissent, l'embellissent ou la gâchent, que parfois on aimerait ralentir le temps et d’autres fois l’accélérer… C'est tout simple, mais c'est beau !