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mark whalberg

  • TOUT L'ARGENT DU MONDE

    de Ridley Scott ***

    the florida project de sean baker,cinéma

    Avec Michelle Williams, Christopher Plummer, Charlie Plummer, Mark Whalberg, Romain Duris

    Synopsis : Rome, 1973. Des hommes masqués kidnappent Paul, le petit-fils de J. Paul Getty, un magnat du pétrole connu pour son avarice, mais aussi l'homme le plus riche du monde.  Pour le milliardaire, l'enlèvement de son petit-fils préféré n'est pas une raison suffisante pour qu’il se sépare d’une partie de sa fortune. 

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  • FIGHTER de David O Russel ***

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    Micky et Dicky (bravo les parents !) Ward sont frères, enfin demi puisque maman a eu 9 enfants de diverses unions pas toujours légitimes. Dicky l'aîné se prend pour une star à bouseland car dans une vie antérieure il a été champion de boxe mais l'alcool et surtout le "crack" ont eu raison de ses muscles qui ont fondu, de ses dents qui ont pourri et de sa tête qui a morflé. Un reportage est d'ailleurs tourné qui suit Dicky dans ses moindres faits et gestes, persuadé qu'il est que le documentaire traitera de ses années de champion alors qu'il s'agit en fait de démontrer les effets de la drogue... Tous les espoirs de la famille se recentrent sur Micky le cadet, lui aussi boxeur à ses heures, quand il ne fait pas cantonnier pour gagner sa pitance. Sa maman (miss Choucroute 1984 - 85 et 86) s'est auto-proclamée manager et Dicky le frère entraîneur. Les 7 frangines (prix unanime de laideur !) soutiennent en choeur ! Le pauvre Micky a bien du mal à faire entendre sa modeste voix bien qu'il soit au centre de l'hystérie familiale. Par ailleurs cela n'empêche pas ce charmant garçon d'aimer son envahissante et étouffante famille. Pas besoin d'avoir son Freud + 12 pour comprendre que l'entourage de Micky l'empêche de progresser, incapable notamment de trouver des combats dignes de son talent. Charlene jeune et jolie barmaid qui n'a pas froid aux yeux va aider Micky à s'affranchir de cette famille de tarés toxique. A plus d'un titre le sport de Micky le confronte au "struggle for live".

    On est dans l'amérique trash qui transpire, boit de la bière en éructant devant le poste et cherche d'une façon ou d'une autre à se sortir de la lose programmée. On n'est pas vraiment loin de nos Groseille nationaux mais dans la famille Ward il y en a quand même un qui est de la graine de star mais qui se laisse totalement bouffer sous l'emprise de ses aînés. La mère et Dicky reportant intégralement sur le cadet tout ce que le frère aîné a raté  à cause d'un talent sans doute moindre et surtout de ses addictions incompatibles avec la pratique à haut niveau d'un sport.

    Je reconnais m'être d'abord laissée emporter par l'histoire de ces gens pas beaux, pas vraiment sympathiques ni aimables même si le personnage de Micky dont la douceur, la discrétion et la fidélité à son clan est particulièrement touchant. Mais il y a dans le portrait de ce jeune homme qui attend LE combat qui lui offrira la chance qui tarde à venir, l'omniprésence ENVAHISSANTE de la mère et du frère aîné rendue pénible par les interprétations exubérantes et surtout sans nuances de Christian Bale et Melissa Leo (l'un et l'autre et à ma grande surprise, récemment oscarisés à Hollywood !). Le premier (que d'ordinaire j'aime d'amour) ne cesse de rouler des yeux et la seconde de beugler ses ordres et sa façon de... penser. Si ces interprétations sont dignes de récompense, dans ce cas pourquoi n'avoir pas accordé un prix collectif aux 7 soeurs, gorgones hargneuses qui rivalisent de beauferie et de vulgarité ?

    Et puis, en plein milieu du film où je commençais à m'éloigner du sujet, lassés des deux 'stars' dont chaque apparition criait "OSCAAAAAAAAAAAR !!!!"... les deux nocifs disparaissent un peu/beaucoup et le film se ré-ajuste sur le parcours de Micky qui, aidé de Charlene commence à s'accomplir. Et là, l'intérêt ressurgit, l'émotion affleure et s'épaissit et on peut s'accrocher aux basques de ce couple charmant, solide qui relève la tête et s'oppose à la fois à la famille et à sa condition de perdants programmée. Mark Wharlberg et Amy Adams fragiles, soudés et volontaires dans ce monde de brutes sont tout à fait extraordinaires et trouvent l'un et l'autre le plus beau rôle qu'ils aient eu jusque là. Lorsque Christian Bale reparaît pour une amorce de rédemption, il s'est calmé mais je ne pense pas que ce soit pour sa prestation finale plus sobre qu'il ait reçu l'Oscar.

    Je vote pour le talent, la sobriété et la volonté de Mark Whalberg et Amy Adams qui m'ont énormément touchée !

  • VERY BAD COPS de Adam McKay***

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    Aux Etats-Unis les flics vont toujours par deux (en France, si je compte bien c'est plutôt 8 ou 10 (1 qui bosse 9 qui regardent)...) . Danson et Highsmith sont même LES deux super flics de New-york autant admirés des foules que de leurs collègues. Pourtant il n'hésitent pas à causer 12 milliards de dégâts matériels pour arrêter un petit dealer en possession de100 grammes de shit... Hé oui, ces deux-là ont leur cerveau dans leurs muscles et leurs braguettes (et Samuel L. Jackson prouve une fois encore si c'était nécessaire qu'il ne sert à rien !). Lorsqu'ils disparaissent (je ne vous dis pas comment, c'est une des premières et nombreuses originalités tordantes du film), le binôme Gamble et Hoitz pense pouvoir prendre la place vacante de super flics. Or le tandem est aussi mal assorti que possible. Gamble est un grand tout mou, très gentil qui ne demande qu'une chose : rester à l'abri derrière son ordinateur à taper des rapports. Qu'il soit la risée de tous, de ses collègues, de ses supérieurs et de son partenaire ne le dérange pas. Il veut la paix. Quant à Hoitz c'est un homme de terrain qui a été mis au placard administratif pour une raison que je vous laisse découvrir également, et qui réclame au contraire de repasser à l'action. Alors que Gamble (Will Ferrell, arme comique fatale que j'avais boudé jusque là pour cause de... oui je l'avoue d'allergie à son physique improbable et à ses cheveux du même métal !) est heureux en ménage avec une femme qu'il traite comme la dernière des mégères et que toutes les filles se jettent sur lui, Hoitz (Mark Whalberg à l'indéniable talent comique insoupçonnable jusque là !) cumule lose sentimentale et profesionnelle. L'enquête qui va les mener sur la piste de grands méchants financiers va évidemment les faire se découvrir, s'apprécier et enfermer les vilains au terme de péripéties et rebondissements qui s'enchaînent à la vitesse du grand 8.

    Evidemment l'enquête on s'en cogne grave. Ce qui compte ici c'est la cascade de gags en série qui ne s'interrompt même pas au générique. Le pastiche des "buddy movies" et films de flics style "Starsky et Hutch" avec voiture rouge ou "L'arme fatale" avec musique jazzy est un régal de tous les instants.

    J'ai ri, mais j'ai ri que même si je m'écoutais j'en redemanderais encore, mais il faut savoir raison garder ! Un gag et une réplique géniale à la minute, ça ne se boude pas. Bien sûr, c'est un peu caca prout bite couille vomis... et franchement ce film n'avait pas besoin de s'attarder parfois sous la ceinture pour être franchement drôle. La bonne surprise du moment. Courez-y pendant votre grand week-end !

     

    P.S. : ah oui, j'oubliais ! Quel plaisir de retrouver Julien Lepers Michael Keaton dans un rôle total barré comme il sait si bien faire.

  • LOVELY BONES de Peter Jackson **

    Lovely BonesLovely BonesLovely Bones

    Susie vit avec sa famille Ricorée (son fère, sa soeur, ses parents, parfois sa grand-mère) une vie d'ado de 14 ans qui va à l'école, au ciné-club et rêve de son premier amour en lorgnant un "grand" et beau garçon de terminale. Un soir elle est attirée  puis piégée par son voisin pédophile qui la viole, la tue et fait disparaître son corps. Dans un "entre deux" de l'au-delà elle continue à pouvoir observer sa famille anéantie et à semer des indices afin que l'enquête pour retrouver son assassin aboutisse.

    Peter Jackson mêle dans une même histoire enquête sur un serial-killer et le drame d'une famille, de parents confrontés à la plus grande douleur de leur vie. Il alterne la découverte d'une espèce de paradis idéal que les occupants peuvent imaginer à leur façon et le quotidien terrestre qui observe l'enquête et les diverses réactions des membres de la famille face à la tragédie. Autant le dire carrément, la partie enquête est pratiquement absente voire ratée. C'est dommage mais ce n'est sans doute pas le propos du film. La vision du paradis donne à Peter Jackson l'occasion d'explorer une nouvelle fois son... goût pour les décors gigantesques et fantastiques. C'est la plupart du temps extravagant mais il tombe parfois dans une surenchère de couleurs acidulés qui va de la meringue pastel à la boulaneige scintillante et c'est assez surprenant. Accordons au réalisateur le bénéfice du doute en précisant qu'avant d'aller vraiment au paradis la petite Susie "vit" dans un entre-deux qui est représenté tel qu'elle l'imagine... Comme il s'agit d'une fille encore petite, disons que son bon goût n'est pas encore affirmé.

    La partie la plus réussie est donc celle qui ausculte les effets de la mort du Susie sur ses parents et sa soeur. Evidemment Peter Jackson ayant déplacé son équipe aux Etats-Unis se plie aux diktats d'une fin hollywoodienne (je n'ai pas lu le roman dont est tiré le film) mais je pense que dans la vraie vie il y a deux façons de réagir pour des parents. Soit cette épreuve quasi insurmontable les soudent à tout jamais soit elle les éloigne l'un de l'autre. Ici, le père fou de sa fille et fou de douleur veut comprendre et trouver le coupable. La mère quant à elle s'isole et se sépare un temps de sa famille pour s'abrutir dans un travail de cueillette de quelque chose (je ne sais plus quoi).

    Finalement il semblerait que, contrairement à ce que nous disent d'habitude les films, ce n'est pas aux vivants de laisser symboliquement "partir" les morts pour un repos éternel mais aux morts de cesser de venir hanter les vivants pour leur permettre de continuer à vivre. Soit.