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sara forestier

  • M

    de Sara Forestier **

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    Avec Sara Forestier, Redouanne Harjane, Jean-Pierre Léaud

    Synopsis : Mo est beau, charismatique, et a le goût de l'adrénaline. Il fait des courses clandestines. Lorsqu'il rencontre Lila, jeune fille bègue et timide, c'est le coup de foudre. Il va immédiatement la prendre sous son aile. Mais Lila est loin d'imaginer que Mo porte un secret : il ne sait pas lire.

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  • TÉLÉ GAUCHO de Michel Leclerc *

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    En 1996 une bande de doux dingues a créé une chaîne de télé locale qui se voulait anti-conformiste avec des programmes pris sur le vif de l'agitation sociale.Tout ce qui se faisait en matière de manifestations était filmé : les sans papiers, la lutte pour (ou contre) l'avortement... Le seul mot d'ordre pour proposer un sujet était qu'il ne soit pas de droite. Le grand ennemi était la télé privée et ses programmes puants de télé réalité déjà ! Victor provincial cinéphile rejoint la bande, tombe amoureux de Clara une fille instable et fragile, fait un stage chez l'ennemi juré, invente une rubrique "les objets qui nous emmerdent"...mais à peu près tout ce que produit cette équipe de bras cassés vire à la cata.

    Et ce film est fatigant. Fatigant d'énergie mal canalisée. Il part dans tous les sens, multiplie les scènes identiques, intègre deux historiettes d'amour sans grand intérêt et finit par être franchement ennuyeux et longuet... 1 h 52 mn quand même . Et surtout on ne sait jamais s'il faut s'attendrir ou se moquer de cette lose qui colle à la peau des personnages, hélas tous cantonnés dans un seul et unique trait de caractère.

    Il ressort néanmoins de ce grand bazar mal ficelé quelques gags qui peuvent tirer un sourire ou deux et l'interprétation d'Eric Elmosmino et Sara Forestier.

  • UNE NUIT de Philippe Lefèbvre **

    Une nuit : photo Jean-Pierre Martins, Philippe Lefebvre (II), Roschdy ZemUne nuit : photo Philippe Lefebvre (II), Roschdy ZemUne nuit : photo Philippe Lefebvre (II), Sara Forestier

    Chaque nuit Simon Weiss commandant à "La Mondaine" se voit attribuer un chauffeur qui doit le conduire au gré de sa volonté et des affaires en cours dans tous les endroits chauds de Paris. Cette nuit c'est la jeune sous-brigadier Laurence Deray qui l'accompagne. Elle suit docilement ce vieux routard que tout le monde connaît, appelle par son nom ou son prénom dans ce Paris noctambule. Il n'a peur de rien ni de personne et c'est sans doute sa proximité avec la faune parfois bien louche de ce monde interlope qui fait qu'il est également surveillé de près par l'I.G.S. qui flaire en l'homme un ripou. Effectivement, tout au long de cette nuit, de bars suspects en boîtes chics, de soirées privées en établissements sulfureux, Simon va faire découvrir à la jeune Laurence tout un monde où la drogue, l'argent, les affaires et les embrouilles s'imbriquent et se confondent.

    Comme dit l'un des personnages : "Passer une nuit avec Simon Weiss (et donc, Roschdy Zem, de plus en plus sexy) est passionnant, on ne s'ennuie pas". Sa haute stature, sa prestance et son flegme permettent à l'acteur très à l'aise de composer un très imposant flic pas comme les autres, suffisamment ambigu pour être crédible et qu'on s'y attache.

    Le réalisateur filme un Paris de nuit et sous la pluie (c'est plus romantique a dit Woody Allen) où il n'y a pas une voiture qui circule, où l'on peut se garer du soir à l'aube sans difficulté, et écume toutes les boîtes connues ou moins qui sous une apparente respectabilité cachent de sombres trafics ou magouilles. Tout n'est pas toujours très clair au niveau des intrigues mais cela permet en outre de voir défiler toute une série d'acteurs à trognes qui composent leur numéro de noceurs, truands qui se cherchent une respectabilité ou travestis bien réjouissante.

    Dommage que Philippe Lefèbvre ne se contente pas de filmer "Une nuit" dans la vie d'un flic et cherche à boucler une intrigue, voire plusieurs en quelques heures. Quant au twist final... il a été repéré bien avant la fin par mon voisin de droite !

    Cela dit il y a Roschy Zem, grand dans tous les sens du terme, et même il sourit deux fois (quel cascadeur !!!) et Sara Forestier vraiment très bien.

  • LE NOM DES GENS de Michel Leclerc ***

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    Bahia Benmahmoud (dire "BenmaRmoud") est aussi extravertie et fantasque qu'Arthur Martin est renfermé et réservé. Mais comme souvent au cinéma, les contraires peuvent s'attirer et faire des étincelles. C'est le cas ici évidemment. Bahia a été élevée par une mère française baba cool et un père algérien. Elle est fière de ses origines et rêvent que tous les êtres humains s'aiment d'amour. Pour elle, tout ce qui n'est pas à gauche est à droite et fondamentalement "facho". Elle ne fait pas beaucoup de nuances dans l'appellation et son combat consiste à séduire des hommes de droite pour les convertir à la cause. Pour un UMP il faut compter deux jours, c'est beaucoup plus long pour un mec du FN. Quant à Arthur, il n'en veut pas à ses parents traumatisés par leur passé de juifs persécutés qui ne veulent plus en parler, de l'avoir appelé Arthur, l'exposant ainsi aux moqueries diverses et variées... mais c'était Arthur ou Jacques...

    Donc Bahia et Arthur se rencontrent, s'aiment mais Arthur a un peu de difficulté à admettre le style de "travail" de Bahia. Il faut dire que militante sexuelle ce n'est pas courant comme job et il faut aimer partager sa fiancée, ce qui est rare.

    En tout cas, c'est une riche et formidable idée que d'avoir abordé le thème de l'identité nationale sur le ton de la comédie. Car sous ses airs de ne pas y toucher et en multipliant les pitreries parfois énormes, ce film réussit mine de rien et avec beaucoup de bon sens à évoquer des thèmes graves et bien dans l'air du temps. Je n'irai pas jusqu'à dire que le réalisateur réussit un pamphlet politique mais  tout en divertissant (on rit fort et beaucoup !), il parvient à faire passer un courant d'air salutaire sur certains clichés qui ont la vie dure. Non, tous les arabes ne sont pas musulmans et encore moins intégristes ! Il y en a même qui sont athés. Oui, on peut être fiers de ses origines mais on peut aussi s'en foutre. Et non, on n'est pas obligés de se trimballer toute sa vie durant les souffrances de nos aînés opprimés. Et j'en passe...

    Tout cela est traité sur le ton de la plaisanterie, mais comme c'est intelligent et drôle, c'est réjouissant. Une Cohen épouse un Martin pour ne pas se faire rattraper par les nazis. Quand les drames familiaux deviennent des priorités nationales. Quand une fille de gauche s'effondre en pleurant à la sortie de l'isoloir parce qu'elle a été obligée de voter Chirac en 2002. Quand la même, suffoque en 2007 de voir qui succède à Chirac... c'est à la fois drôle et grinçant.

    Jacques Gamblin prête son charme lunaire, sa désinvolture et sa fantaisie décalée à cet Arthur Martin fou amoureux. Sa timidité et sa gaucherie font merveille face à cet ovni qu'est Bahia Benahmoud. Sara Forestier qui n'avait fait que me décevoir depuis l'Esquive est ici époustouflante, complètement désinhibée, décomplexée, d'un naturel désarmant.