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sylvie testud

  • ALBERTO GIACOMETTI : THE FINAL PORTRAIT

    de Stanley Tucci ***

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    Avec Geoffrey Rush, Armie Hammer, Sylvie Testud, Clémence Poesy

    Synopsis : Paris, 1964, Alberto Giacometti, un des plus grands maîtres de l'art du XXème siècle, invite son ami, l’écrivain américain James Lord, à poser pour un portrait. Flatté et intrigué, James accepte. Cela ne devait prendre que quelques jours mais c'était sans compter sur le perfectionnisme et l'exigence du processus artistique de Giacometti…

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  • 96 HEURES de Frédéric Schoendoerffer *

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    Synopsis : Carré est le patron de la BRB (Brigade de Répression du Banditisme). 3 ans plus tôt, il a fait tomber un grand truand, Kancel. Aujourd’hui, à la faveur d’une extraction, Kancel kidnappe le flic. Il a 96 heures pour lui soutirer une seule information : savoir qui l’a balancé.

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  • LOURDES de Jessica Hausner *(*)

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    Chaque jour de chaque année des pèlerins handicapés, catholiques, croyants... se rendent par milliers à Lourdes (Pyrénées, France), lieu de culte célèbre pour ses miracles. Parmi le groupe que nous suivons, se trouve une jeune femme, Christine, tétraplégique depuis de nombreuses années. Comme les autres, elle suit, aidée de son accompagnatrice bénévole le rythme des visites organisées à la grotte, aux différents offices, à la dégustation d'eau bénite etc, en attendant le miracle.

    Ne rien savoir des intentions de la réalisatrice est-il préjudiciable au film ? Je n'en sais rien. En tout cas, rarement je me suis sentie aussi mal à l'aise, avec une impression de claustrophobie quasi permanente pendant un film. Lourdes le film se passe bien à Lourdes avec de vrais pèlerins mais il y a aussi au moins trois acteurs connus. Du coup, j'ai eu du mal à situer les intentions : documentaire, observation, critique ? En tout cas, je suis sûre d'une chose, le sentiment de malaise était tenace, même si j'ai des difficultés à l'expliquer. L'impression que tout, au cours de ce voyage minuté est sinistre, que l'humanité présentée l'est encore davantage, que la foi n'est qu'un prétexte, que la charité chrétienne ou simplement humaine est hypocrite, que l'espoir est cafardeux et culpabilisant...

    Lourdes est donc ce grand cirque clinquant, une espèce de parc d'attractions avec la religion catholique pour thème. Et c'est d'une tristesse sans nom. On ressent une sorte d'exploitation de la détresse qui donne la gerbe. Les boutiques de bibelots pullulent : boulaneiges Marie (tiens, je ne l'ai pas celle là !), Jésus lumineux, cierges ou lampions... et ce grand commerce dévot/fétichiste semble s'étaler jusqu'au bout de la nuit. Il y a même un restaurant sur les hauteurs : Le Paradis !

    Christine, l'héroïne atteinte de sclérose en plaque du film participe donc régulièrement à des voyages organisés. Etant totalement immobilisée et dépendante, c'est pour elle le seul moyen de sortir de chez elle. Parmi les membres de l'ordre de Malte, il y a un jeune homme qu'elle reconnaît et qui participait déjà à un autre voyage, mais à Rome. D'ailleurs Christine trouve que ce dernier était beaucoup plus agréable car beaucoup plus culturel. Christine croit en Dieu certainement mais sa foi n'a pas la ferveur et la conviction que manifestent certains autres participants qui mettent en la Vierge Marie toute leur espérance. On suit avec effarement les différentes étapes d'un tel voyage : les repas pris en groupe dans une cantine déprimante décorée de fleurs en plastique, les interminables files d'attente pour passer devant la grotte miraculeuse, le "parcage" des pèlerins qui souhaitent  se baigner dans la piscine d'eau bénite (je suppose), les messes en plein air ou dans des salles immenses genre Zénith et j'en passe. Et le soir se coucher dans une chambre grise qu'on partage avec un autre pèlerin...

    Lorsque le miracle survient, qu'un handicapé se lève et marche, ce n'est l'euphorie pour personne. Le miraculé s'interroge sur sa légitimité et les autres aussi, les délaissés qui n'ont pas été choisis se mettent à critiquer l'élu : pourquoi elle ou lui et pas un autre ? C'est très moche. C'est la nature humaine dans toute sa laideur qui envie, convoite et dénigre.

    En ce qui concerne les acteurs, je dirais que Bruno Todeschini (dont je n'ai rien compris au comportement) ne semble pas très à l'aise dans son costume de chasseur alpin, que Léa Seydoux est toujours aussi inexistante mais que Elina Löwensohn par contre, compose une religieuse accompagnatrice mielleuse qui peut d'une réplique être cinglante et qui cache parfaitement son secret.

    Mais il y a surtout ici une actrice prodigieuse qui ne peut s'exprimer que par son visage. Elle en fait un instrument tout à fait surprenant et ce qu'elle réalise dans les deux dernières minutes, absolument terrible, bouleversant est vraiment digne des plus grandes. Sylvie Testud a bien failli me faire pleurer... 

  • MA SEMAINE AU CINEMA

    LA RAFLE de Rose Bosch **

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    FLEUR DU DESERT de Sherry Hormann **

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    CHLOE de Atom Egoyan **

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    THELMA, LOUISE ET CHANTAL de Benoît Petré °°°

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    MES COUPS DE/AU COEUR

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  • Ma semaine au cinéma et Mes coups de coeur

    LE SOLISTE de Joe Wright ***

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    LES CHATS PERSANS DE Bahman Gohbadi ***
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    GAMINES de Eléonore Faucher **

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    Gamines
    19081116_jpg-r_760_x-f_jpg-q_x-20090327_103156.jpgFrancis Ford CoppolaFrancis Ford Coppola
  • Gamines de Eléonore Faucher **

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    Quand elle était petite, Sylvie Testud vivait à Lyon avec sa mère et ses deux sœurs, une plus grande et une plus petite. Aucune ne connaissait son père qui était pourtant le même homme. Ici, Sylvie s’appelle Sybille mais c’est de sa vie dont il est question et plus particulièrement de quelques mois de cette enfance entre une mère débordée sur-protectrice mais insatisfaite et un père absent dont l’ombre omniprésente plane et effraie.

    Dans la maison on l’appelle « lui » ou « il ». Le drame de Sybille dans cette famille italienne du côté de la mère, c’est qu’elle est blonde comme les blés, blonde comme « lui » alors qu’ils sont tous bruns. Sybille lui ressemble et elle dit « je n’ai pas de père, j’ai une photo ». Effectivement elle a une photo, subtilisée dans l’armoire de sa mère, qui ne la quitte pas. On y voit un bel homme avec un pull bleu. Elle partage cette photo avec ses sœurs  qui essaient avec elle de lui trouver une histoire, un endroit où il vit.

    C’est l’histoire de Sylvie Testud et de ses soeurs qui ont rencontré ce père fantasmé 30 ans plus tard.

    Avant de parvenir à cette rencontre qu’on attend et qu’on redoute, la réalisatrice égrène quelques scènes du quotidien de trois petites filles bien différentes mais d’une rare complicité et soudées comme il arrive parfois dans les fratries. Elles ont chacune leur particularité que manifestement elles garderont adultes, la sérieuse raisonnable, la « garçon manqué » qui fait des conneries et la petite plus effacée en admiration devant les deux grandes. Dans des décors kitsch et vintages (les nostalgiques vont se régaler), on retrouve ce qui fait que quels que soient les gros chagrins et les petites joies les enfants se dirigent inévitablement vers la vie d’adulte.

    Après avoir différé « la » rencontre, la réalisatrice conclut sur une scène d’une cruauté sans nom à des années lumière de celle de « Tout est pardonné » puisqu’on ne voit ici que jugement et déception…

    Assez juste dans la description du quotidien des gamines et de la mère seule… les apparitions fantomatiques de Sylvie-Sybille-Testud fumant clope sur clope n’apportent rien et alourdissent cette chronique. Par contre, ce film vaut pour le plaisir qu’on a à découvrir trois nouvelles petites actrices absolument étonnantes mais aussi un acteur renversant dans le rôle du parrain, Jean-Pierre Martins.