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  • GRAVE

    de Julia Ducournau **

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    Avec Garance Marillier, Ella Rumpf, Rabah Naït Oufella, Laurent Lucas, Joanna Preiss, Bouli Lanners

    Synopsis : Dans la famille de Justine tout le monde est vétérinaire et végétarien. À 16 ans, elle est une adolescente surdouée sur le point d’intégrer l’école véto où sa sœur ainée est également élève.

    Mais, à peine installés, le bizutage commence pour les premières années. On force Justine à manger de la viande crue. C’est la première fois de sa vie. Les conséquences ne se font pas attendre. Justine découvre sa vraie nature.

    Précédé d'une excellente réputation, couvert de louanges, multiprimé dans les festivals, j'ai "raté ce film aux derniers festivals de Strasbourg et Annonay et mon impatience ne cessait d'augmenter tant je devais assister à un spectacle inédit et enthousiasmant. Mouais.

    Est-ce mon manque de références en matière de films d'horreur qui a fait que j'ai peu adhéré ? Peut-être. Ou pas. On ne sait pas toujours devant quel objet on se trouve et quels thèmes il aborde : passage à l'âge adulte, découverte de la sexualité, conquête de son corps et de l'indépendance ? Tout cela à la fois, pourquoi pas ? Ou simplement ne s'agit-il que d'un film trash avec du sang et du cannibalisme dedans. Mais j'en doute, je crois que la réalisatrice a vraiment voulu brasser les thèmes tout en les intégrant dans un film de genre. Ici donc l'épouvante-horreur-gore !

    La pauvre Justine est une élève un peu fade, sérieuse et docile qui ne demande qu'à passer inaperçue. Même au cours des épreuves dégradantes et complètement débiles de bizutage (je tiens à préciser que déjà lors de ma folle jeunesse et mon passage en fac', j'étais une vieille conne réac' qui n'approuvait pas ces "plaisanteries"...), elle la joue profil bas, jusqu'à ce que sa propre sœur l'oblige à avaler des reins de lapin crus, de la viande donc, comme l'un des rites d'apprentissage ! Rapidement elle développe une réaction allergique maousse sur tout le corps, se met à renifler de la viande dans le réfrigérateur et regarde avec un appétit gourmand le beau corps musculeux de son co-locataire Adrien (Rabah Naït Oufella, très beau et très bon). Elle sniffe la moindre goutte de sang comme un vampire par une nuit de pleine lune et se transforme peu à peu en bombasse hyper sexuée. Les rapports d'amour/haine qu'elle entretient avec sa sœur ne cessent de revenir au centre des débats. Quant aux parents, végétariens intégristes, ils semblent ne pas se douter de ce que vivent leurs enfants dans cette école vétérinaire qu'ils ont eux-mêmes fréquentée.

    Le film ne m'a ni captivée ni scandalisée. Je lui ai trouvé des qualités mais aussi de fâcheuses baisses de rythme notamment dès que la sœur aînée entre en scène. Malgré l'importance de son rôle, j'ai trouvé que le film perdait de son énergie et de son pouvoir horrifique (malgré tous ses efforts) dès qu'elle apparaissait. Est-ce que cela tient à l'actrice (pas terrible) ou à son rôle mal écrit ? J'ai parfois trouvé que tout cela manquait de "liant" et que les scènes s'empilaient pour remplir le cahier des charges et masquer le manque de fluidité d'une histoire qui aurait pu tenir en un court ou moyen métrage ou aussi pour accumuler les scènes destinées à choquer. J'ai également trouvé aberrant que les blessures auxquelles sont sujets les étudiants ne fassent pas l'objet de plus d'attention de la part des adultes !

    Bref, je ne suis pas convaincue par le pouvoir créatif de ce film. Mais à son crédit, je dois noter un twist final qu'il est de bon ton pour ne pas avoir l'air d'une idiote de dire qu'on le sentait arriver, auquel évidemment je ne m'attendais pas du tout et qui m'a époustouflée. Et surtout la présence, l'interprétation dingues de Garance Marillier qui se transforme, opère une métamorphose impressionnante au cours du film. Elle s'est offerte corps et âme avec intelligence ou inconscience à ce rôle dément vraiment pas facile ! J'ai eu l'impression de découvrir une actrice de la trempe d'une Adèle Haenel, la combattante. A suivre donc !

  • ANT-MAN de Peyton Reed *

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    Synopsis : Scott Lang, cambrioleur de haut vol, va devoir apprendre à se comporter en héros et aider son mentor, le Dr Hank Pym, à protéger le secret de son spectaculaire costume d’Ant-Man, afin d’affronter une effroyable menace…

    Bon, je lis le synopsis officiel et je m'aperçois que je ne m'étais pas aperçue que Scott allias Ant-Man avait un mentor en la personne du Dr Hank Pym. C'est pas grave, ça n'empêche rien.

     

    Il y a un peu de nouveau du côté des super héros. Ce dernier né est minuscule, de la taille d'une fourmi mais il est aussi maousse costaud que les autres et peut faire bien du dégât.

     

    On... JE n'ai pas compris la façon dont Scott avait été choisi pour devenir l'Elu, mais ce n'est pas grave non plus. La façon dont il est recruté est assez marrante surtout quand Michael Pena, assez ridicule mais ce n'est pas grave du tout, explique à son copain Scott ce qu'il va devoir faire. Le plan quoi. Alors tous les intervenants se mettent à parler avec la voix de Michael Pena... mais il faut le voir pour comprendre.

     

    Ensuite, Scott a une longue période d'adaptation pour devenir Ant et faire ami/ami avec toutes les espèces de fourmis existantes dont certaines piquent fort. Il agace un peu le Doc et sa fille mais on sent bien que ça ne va pas durer.

     

    Et puis, le super méchant explique comment et pourquoi il est un super méchant et on... JE n'y ai rien compris. J'ai donc la confirmation que je ne suis pas une scientifique. En tout cas, ça a l'air sérieux. Et le super vilain est beau et il a l'air de mesurer 2 m 10 et j'aime bien les beaux mecs qui ont l'air de mesurer 2 m 10, mais juste à l'écran car IRL les mecs me débectent.

     

    Voilà voilà. Y'a des citations pour les fans : Stark, Avengers, Faucon, Captain America... Le film met une heure à démarrer. Ensuite ça pète de partout avec des explications scientifiques entre deux et Paul Rudd est aussi charismatique que Ryan Reynolds en moins pire quand même.

     

    Les bonnes choses sont : Michael Douglas, qui n'est pas une chose à proprement parler mais je me comprends et qui s'est fait une bien belle tête de papy. Plutôt sexy même. Quand je pense qu'il y a encore deux ou trois ans, il aurait été le fiancé d'Evangeline Lilly et tout le monde aurait trouvé ça normal. Ici, il est son père Luke. Et il faut attendre d'arriver vers la fin (les deux heures contractuelles) pour enfin savourer une scène époustouflante où l'on prend vraiment conscience des dimensions (les autres comme celle de l'évier, ne durent pas assez longtemps pour donner le vertige). Sur le circuit d'une petite fille, Ant et Super Vilain en sont réduits à affronter un train modèle réduit lancé à toute blinde dans des décors en plastique. Bluffant.

     

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  • THE RYAN INITIATIVE de Kenneth Branagh*

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    Synopsis : Ancien Marine, Jack Ryan est un brillant analyste financier.

    Ancien Marine, Jack Ryan est un brillant analyste financier. Thomas Harper le recrute au sein de la CIA pour enquêter sur une organisation financière terroriste. Cachant la nature de cette première mission à sa fiancée, Jack Ryan part à Moscou pour rencontrer l’homme d’affaires qu’il soupçonne d’être à la tête du complot. Sur place, trahi et livré à lui-même, Ryan réalise qu’il ne peut plus faire confiance à personne. Pas même à ses proches.

    Quand je lis le synopsis officiel j'ai l'impression de ne pas avoir vu le même film. En fait la fiancée de Jack est tellement jalouse qu'elle fonce à Moscou pour constater par elle-même s'il n'y a pas crapaud sous caillou. Du coup elle surprend son Jackou en pleine mission mais surtout en pleine panade. Mais c'est pas grave. Il lui annonce la bonne nouvelle : "j'suis dla CIA baby",

    et la chérie dit "ouf mon Jackou, j'ai bien cru qu'il y avait crapaud sous caillou avec une petite devotchka soviétique !" "Mais non ma pépète, euh l'autre. Tu veux m'épouser ?"

    Et là Thomas Harper (Kevin Je t'aime d'amour Costner) s'agace un peu ; "et oh les mouflets, on n'est pas là pour une thérapie de couple. On a une mission avec un méchant russkof (Kenneth Je t'aime d'amour Brannagh) qui veut faire un attentat à New-York. Faut l'empêcher". Ni une ni deux, la fiancée (Keira Knightley et sa machoire) se transforme en super agent, à charge pour elle de séduire le vilain (un tueur psychopathe quand même) pour détourner son attention ! On y croit, la CIA ce sont des gens sérieux non ? C'est aussi elle qui découvre l'endroit où l'attentat terroriste va être commis. On y croit toujours. Donc, sans une podologue, la CIA serait grave dans le caca et New-York en cendres une fois de plus.

    Vous l'avez compris, inutile de chercher une once de crédibilité dans ce bousin qui ne sert qu'à mettre en valeur le joli physique de Chris Pine. C'est efficace, ça gigote bien mais Kenneth devrait revenir à Shakespeare non ?

  • DESIERTO de JONÁS CUARÓN ***

    festival international du film policier de beaune 2016 - le palm

    Avec : Gabriel Garcia Bernal, Jeffrey Dean Morgan

     

    Synopsis :  Désert de Sonora, sud de la Californie. Au cœur des étendues hostiles, emmené par un père de famille déterminé, un groupe de Mexicains progresse vers la liberté. La chaleur, les serpents et l’immensité les épuisent et les accablent… Soudain, des balles se mettent à siffler. On cherche à les abattre, un à un.

    Oui Jonas est le fils tout choupinou (il était à Beaune, à gauche) de son père Alfonso

    DESIERTO de JONÁS CUARÓN, cinéma, Gabriel Garcia Bernal, Jeffrey Dean Morgan

    et il est responsable avec papa de l'incroyable Gravity. Ici il redescend sur terre et pour son premier film décide hardiment de causer migration tout en confrontant le spectateur à un thriller haletant qui ne laisse aucun répit aux survivants.


    Evidemment au niveau des faiblesses on peut regretter que le groupe de mexicains du début se fasse dégommer trop rapidement par le sniper embusqué pour qu'on ait le temps de s'attacher et de les regretter (je ne dis pas qu'on est pas choqué de les voir se faire assassiner au milieu du désert...) et qu'il ne reste que le garçon et la fille, mais ce n'est pas grave car le sujet l'est, grave et le traitement efficace et angoissant.

     

    Accablés de chaleur, de plus en plus faibles les candidats au rêve américain sont poursuivis par un type raciste, bas du front (Jeffrey Dean Morgan courageusement raciste et bas du front) et son monstrueux chien, un tueur encore plus impitoyable. Effrayant.

     

    Aux dernières nouvelles je ne pense pas qu'on tire sur les migrants qui croient venir se mettre à l'abri et en sécurité chez nous, en Europe et en France, mais on ne peut ignorer le caractère hélas universel du thème : migrants de tous horizons, vous n'êtes pas les bienvenus !

     

    A noter, une scène exceptionnelle où Gabriel Garcia Bernal (parfait) et Jeffrey Dean Morgan tournent autour d'un rocher pour se trouver ou s'éviter... et nous dans notre fauteuil qui voyons tout de haut avons envie de crier : "non pas par là !" Très fort.

     

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  • BULLETIN N° 20 – DIMANCHE 31.10.2010

    6ème jour après chimio - 21ème jour d'hospitalisation.

    Sur le plan purement médical pas grand chose de neuf à vous apprendre. Les plaquettes chutent à 20 000, les rouges à 8.8... On n'est pas à l'abri de se refaire une petite transfusion dans pas bien longtemps ! Les globules blancs par contre ont décidé de stagner. Certains disent que c'est zarbi, d'autres que ça peut arriver. Nous avons décidé d'un commun accord d'attendre mardi (myélogramme) et les résultats pour savoir exactement où "nous" en sommes. Le moral est bon. J'ai cependant l'impression que d'"aucuns" n'ont pas compris à quel point ce qu'Hervé a, est grave. Ce n'est pas que ses défenses immunitaires ont baissé : IL N'EN A PLUS !!! Vous la sentez la grosse nuance ? Un rhume... une merde banale, peut être très très très dangereux.
    Aujourd'hui le pansement de la "voie centrale" était abîmé. Il a été refait pour ne pas risquer l'infection. Une égratignure qui s'infecte c'est grave...

    Bref !

    ça ne nous a pas empêchés de faire un Composio. Hervé prétend qu'il m'a mis une tôle !!! Moi, je dis qu'il y a eu triche.

    Là c'est sa trombine quand il réfléchit :

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    Là c'est celle quand il a gagné :

    il a gagné 31.10.jpg

    Comme vous pouvez le constater, il a le triomphe modeste...

    Là je ne sais plus ce qu'il faisait :

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    Ensuite, nous nous sommes mis à deviser par devers nous et comme je vous dis tout, je m'en vais vous narrer par le menu notre discussion philosophique. ça peut vous apprendre des trucs. 

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    - lui : "tu crois que les gens i comprennent que je suis très malade rapport aux vidéos et aux photos ?
    - moi : gné ???
    - ben oui quoi ! On a toujours l'air de bien rigouler dans le dedans de notre for de l'intérieur.
    - han ?
    - en fait, je parie que ce que j'ai c'est une petite leucémie, toute petite. Une leucémiette que j'ai. Faudrait peut-être qu'ils en prennent conscience à l'hôpital et qu'ils me laissent sortir !
    - yeapaaaaah !"
      
    Ensuite on était fatigués à cause de cette grosse discussion qu'on avait eue, alors on a refait des trucs interdits par la loi de la décontamination. On a fait touchtouche pied pied !  

    NOS PIEDS du 31.10.jpg

    Et après on a fait :

    ELOIGNEZ LES ENFANTS !

    cheek to cheek :

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     Heaven

     
    I'm in heaven
    And my heart beats so that I can hardly speak
    And I seem to find the happiness I seek
    When we're out together dancing cheek to cheek

    Et puis on avait fait un super film qui s'appelait "la Catapulte"... et paf, le chien, il a disparu de l'appareil. Mais Hervé vient de me promettre au téléphone qu'on pourrait se refaire une catapulte rapidement et m'a également annoncé que demain il n'est pas impossible que nous fassions "atelier coiffure" car il s'est mis à perdre ses cheveux par poignées... ça me rend triste ! Pas lui. 

  • Au bout de la nuit de David Ayer °°

    Au bout de la nuit - Keanu Reeves

    Machin est un flic qui dort tout habillé… ou alors Keanu Reeves a un pijama rayé et ça, je ne peux pas le croire. Il vomit toute sa vodka du petit déjeuner mais ça ne l’empêche pas d’être le meilleur flic de L’Os En Gelé… comprenez qu’il dégaine avant de discuter, tire sur tout ce qui remue sans sommation et que même pas il frappe à la porte avant d’entrer. Mais bon, comme il tue que des vilains, on pardonne. Un jour il se frite grave avec son ex co-équipier, un grand noir propre sur lui qui le traite de raciste et tout… ça l’énerve trop Machin. Le lendemain, il veut aller lui dire son fait en lui fichant son poing dans sa gueule de naze (Machin a un problème de communication ça saute aux yeux comme un coup de pied au cul), non mais pour qui tu te prends ! Et paf (le chien… oui je sais elle date pas d’hier mais bon…) vla ti pas que l’ex co-équipier (tu sais le joli noir) se fait buter en plein dans une supérette dis donc. Et devine qui vient dîner ce soir ? Oups, devine qui c’est qu’est accusé ? Gagné, c’est Machin ! Mais dis moi, tu l’as vu le film ou bien ? Parce que si tu l’as vu c’est peut-être pas la peine que je me casse le mirliton à te raconter l’affaire !

    Bon, je reprends. Donc, Machin est accusé d’être un tueur de flics Tu te rends pas compte ! Tuer des gens c’est que dalle, tuer des flics c’est hyper grave. Là-dessus, tu vas pas le croire, y’a le Docteur Maison qui déboule avec son front tout plissé et sa calvitie zarbi (en plein milieu du crâne mais derrière, j’avais jamais vu ça… Vous avez vraiment pas de bol vous les mecs avec vos cheveux qui foutent le camp… Et pendant qu’on est là à papoter chiffons, il faut vraiment que je comprenne comment il fait Keanu Reeves. Il a quand même 44 ans le cochon, et il a pas encore l’ombre de la moindre menace de ride, ça m’énerve !!!). Bon, le Docteur Mamour, c’est un vilain de l’IGS qui enquête sur les flics qui tuent des flics, autant dire que machin va avoir du fil à retordre. Et effectivement, ça va canarder sec, le plus souvent à tort à travers et sans raison apparente. Mais bon. Passons. On va avoir un défilé de flics ripoux de chez ripoux, puis des keufs zélés, des blacks-yo-man en jogging avec des chaînes en or, des qui dealent, des qui sniffent, quelques filles (pas très jolies j’ai trouvé) et vla, emballé c’est pesé. La grande révélation finale (qui c’est le grand vilain finalement hein je te le demande ?) est téléphonée dès la première bobine. C’est tellement con, tellement violent (bras arrachés, cervelle qui gicle…) et la plupart du temps de façon tout à fait injustifiée que je l’avoue sans peine, il y a bien longtemps que j’avais eu cette furieuse envie de sortir d’une salle. Mais je reste. Non pas qu’à ce degré de nullité j’imagine qu’il puisse y avoir un sursaut dans la dernière demi-heure. Non, c’est juste que je me demande toujours jusqu’où on peut descendre. Profond cette fois !

  • COGAN : KILLING THEM SOFTLY de Andrew Dominik **

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    Dans un moment d'euphorie alcoolisée, Markie raconte hilare comment il a braqué lui-même son propre tripot où des types à la mine patibulaire jouent au poker. Mais le jour où il est à nouveau dévalisé par une équipe de bras cassés, la mafia est persuadée qu'il est encore à l'origine du coup. Elle envoie donc son "nettoyeur" chargé de remettre de l'ordre dans tout le bazar. Corriger Markie, retrouver les coupables et tirer dans le tas. Sauf que Cogan est un tueur patraque, un exterminateur fatigué qui répugne à faire souffrir les gens. Tuer oui, y prendre du plaisir non et surtout le faire à distance. Mais le type a néanmoins plus de sensibilité que de morale.

    Dans ce polar languissant va donc se croiser toute une cohorte de personnages qui tentent d'échapper les uns aux autres. Ils vont surtout énormément parler sans qu'on comprenne forcément de quoi et de qui il s'agit. Impossible de nier qu'il y a du Coen et du Tarantino dans cette approche absurde et jacasseuse des agissements de petits truands pas reluisants. Tout est crado, poisseux et sombre. On visite les sous-sols, les arrière-cours, les rues désertées. Et cela se passe pendant la première campagne présidentielle d'Obama. Et alors que le futur Président, omniprésent en arrière plan dans les radios et télévisions rassure le monde sur l'espoir qu'il fait naître et martelle les ondes de ses "yes we can", on ne voit que misère et déliquescence.

    On est hélas bien loin du chef d'oeuvre que fut L'assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford et plutôt face à un film impeccablement filmé certes mais qui se la pète grave et qui tourne un tantinet en rond et dont on se demande fréquemment quand il va enfin commencer. Les conversations interminables et absconses parfois finissent même par avoir par instants un léger effet soporifique.
    En outre, James Gandolfini, adipeux, libidineux, alcoolique est absolument insupportable et cabotine à outrances. Toutes les filles sont des putes et n'ont d'autre objet que de faire courir ce joli monde à sa perte.
    Dommage pour Ray Liotta, encore une fois sous employé.

    Par contre, LA star Brad Pitt, très classe derrière ses lunettes et dans son cuir noir, une des excellentes raisons de voir ce film inabouti, est sobre, ironique, faussement doucereux, las et désenchanté. Il grave une nouvelle fois dans le marbre la qualité d'une interprétation irréprochable. Sa toute dernière réplique "le monde dont nous parle ce type (Obama) n'est pas une communauté, c'est du business" donne une idée de l'atmosphère de plus en plus irrespirable d'un monde définitivement régi par l'argent.

  • JEUDI 8 MAI 2014 - INDICATIONS PRÉCISES

    Hier Mouche a "fêté" un mois d'hospitalisation... S'il n'est pas sorti d'ici lundi, et il y a vraiment très peu de chance qu'il le soit, ce sera sa plus longue hospitalisation depuis octobre 2010...

    Ce matin, il a appris qu'il ne sortirait que lorsque sa peau serait redevenue nickel et lorsque les diarrhées (bon appétit) auront cessé. Depuis deux jours seulement... elles sont quantifiées et semblent diminuer mais on est encore loin d'une situation "normale".

     

    C'est long c'est très long... Mais la GvH est une réaction de sérieuse à grave à ne pas prendre à la légère.

     

    Si les diarrhées ne cessent pas malgré le traitement (qui peut réveiller les récentes infections...), il faudra reposer une "voie centrale", qu'Hervé cesse de s'alimenter et se nourrisse artificiellement par perfusion...

     

    Je lui ai demandé si ces nouvelles nouvelles ne l'avaient pas démoralisé, et il a répondu :

    "Non. Je suis dans une phase où s'il faut le faire, je vais le faire".

     

    Je vais tenter de me mettre dans cet état d'esprit car depuis hier soir je suis à nouveau tristouille.

     

    Et ce matin, il est passé à la pesée... 78 kgs. C'est sûr que 93 c'était trop... enfin, je trouvais, mais là ça fait 15 kgs en un mois... Putain.

  • CHAMPS ÉLYSÉES FILM FESTIVAL - 6ème jour - I AM I de Jocelyn Town, ANY DAY NOW de Travis Fine, BEFORE MIDNIGTH de Richa

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    I AM I de Jocelyn Town **(*)

    Synopsis : Une jeune femme rencontre son père pour la première fois, lors des funérailles de sa mère. Apprenant quelques temps après, que celui-ci souffre du grave syndrome de Korsakoff, elle se décide à l’aider.

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    ANY DAY NOW de Travis Fine ***

    En présence du réalisateur

    Synopsis : Le combat d’un couple homosexuel contre la justice lorsque celle-ci refuse l’adoption d’un adolescent handicapé délaissé par ses parents.

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    champs élysées film festival 2013

    Histoire bouleversante avec un acteur EPOUSTOUFLANT : Alan Cumming. S'il y avait un prix d'interprétation dans ce Festival c'est à lui que je l'attribuerais.

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    Puis, avec ma Crotte

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    BEFORE MIDNIGTH de  Richard Linklater ****

    Synopsis : Une île grecque, une villa magnifique, en plein mois d’août. Céline, son mari Jesse et leurs deux filles passent leurs vacances chez des amis. On se promène, on partage des repas arrosés, on refait le monde. La veille du retour à Paris, surprise : les amis offrent au couple une nuit dans un hôtel de charme, sans les enfants. Les conditions sont idylliques mais les vieilles rancoeurs remontent à la surface et la soirée en amoureux tourne vite au règlement de comptes. Céline et Jesse seront-ils encore ensemble le matin de leur départ ?

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    En présence de Julie Delpy

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    Et enfin, l'arc triomphant côté tranche sur Wagram :

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  • Michou d’Auber de Thomas Gilou **

    Messaoud, petit parisien de 9 ans est « placé » par la DDASS chez Gisèle et Georges (qui n’ont pu avoir d’enfant) en plein cœur du Berry. Les parents « nourriciers » de Messaoud sont pleins de tendresse pour l’enfant mais cela se passe en 1960, à la campagne. Les parents de Messaoud sont algériens, Georges est un ancien militaire qui « a fait » l’Algérie et la récente télévision qui occupe les foyers ou les bistrots est envahie par les discours du Général... Gisèle décide de teindre Messaoud en blond et de l’appeler Michou !

    Au-delà des retrouvailles savoureuses de Nathalie Baye et de Gérard Depardieu et de la découverte d’un petit acteur incroyablement juste, Samy Seghir, ce gentil film qui marche sur des œufs pour parler d’une époque troublée se laisse voir avec beaucoup de plaisir. Même bourrée de clichés et de bons sentiments, l’entreprise semble sincère donc pleine de justesse et d’émotion. C’est à la fois drôle et grave sans jamais tomber dans la niaiserie. Par ailleurs, retrouver, comme des points de repères…, tous les détails qui faisaient l’ambiance des années soixante est un régal.

    Gérard Depardieu (plein de rage et de douceur) confirme, film après film, qu’il redevient le grand acteur sans fard et sans tic qu’il est. Quant à Nathalie Baye, comme toujours, elle continue de transformer le moindre rôle en pépite d’interprétation. Toute en grâce, en distinction et en élégance, elle peut dire à Mathieu Amalric (aaaaah !) « Me regardez pas comme ça, je suis une fille de la campagne moi ! » et être crédible. Belle femme et belle actrice !!!