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bouli lanners

  • GRAVE

    de Julia Ducournau **

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    Avec Garance Marillier, Ella Rumpf, Rabah Naït Oufella, Laurent Lucas, Joanna Preiss, Bouli Lanners

    Synopsis : Dans la famille de Justine tout le monde est vétérinaire et végétarien. À 16 ans, elle est une adolescente surdouée sur le point d’intégrer l’école véto où sa sœur ainée est également élève.

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  • RÉPARER LES VIVANTS

     de Katell Quillévéré ***(*)

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    Avec : Tahar Rahim, Emmanuelle Seigner, Kool Shen, Anne Dorval, Alice Taglioni, Bouli Lanners, Monia Chokri, Karim Leklou, Dominique Blanc, Finnegan Oldfield, Gabin Verdet

     

    Au petit matin, Simon jeune homme de 17 ans, blond et beau comme un surfeur quitte la chambre de sa petite amie en loucedé. Il se rend au bord de la mer avec deux copains pour une séance de surf. Crevés à l'issue de cette escapade les trois amis reprennent la route...

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  • 11.6 de Philippe Godeau ***

    11.6 : affiche

    Elle n'est pas banale du tout l'histoire de Toni Musulin convoyeur de fonds modèle responsable en 2009 du détournement de 11.6 millions d'Euros dont 2.5 millions n'ont jamais été retrouvés et qu'il assure ne pas avoir cachés. "Quelqu'un s'est servi" dira t'il laconiquement aux enquêteurs. Toni Musulin n'a pas été capturé, il s'est livré lui-même au terme d'une dizaine de jours de cavale. Et lorqu'on sort de la salle, on a en tête bien plus de questions qu'en y entrant.

    A la question "comment ?", le réalisateur répond et nous montre effectivement comment Toni Musulin a organisé et réussi le casse parfait, sans la moindre violence physique et avec un souci pointilleux du détail. Il a la bonne idée de nous laisser découvrir au fur et à mesure chacun des agissements de ce non héros mutique et obstiné. Comment de collègue charmant, de conjoint vivable, il se transforme en être odieux, comment il fait le vide autour de lui pour agir seul et n'impliquer personne. Pour protéger son entourage en quelque sorte.

    La réponse à la question "pourquoi ?" reste confuse, obscure. L'opacité du personnage demeure de bout en bout. Il dira "j'aime la solitude et le silence". Et à peine verra t'on poindre un soupçon de ras le bol envers une hiérarchie qui lui refuse une journée de congé, qui le rend corvéable à merci au prétexte qu'il n'a pas de famille, qui l'escroque sur le paiement de ses heures de travail. Est-ce contre cette société qui ne connaît que la productivité au risque de ne pas respecter le règlement que Toni Musulin se rebelle finalement ?

    Toujours emprisonné pour l'instant et à l'isolement pour ne pas recevoir de pressions de la part des autres détenus sur la prétendue cachette des 2.5 millions, Toni Musulin n'a toujours pas révélé son secret.

    Philippe Godeau scrute et tente d'analyser la personnalité du personnage et c'est une réussite totale car il se repose sur la Ferrari des acteurs français, François Cluzet. Le visage de cet homme est un paysage qui s'anime à peine. Sa voix est un instrument aux modulations uniques. Et le sourire à peine perceptible lorsque le commissaire lui annonce le sort réservé à l'entreprise qui l'exploitait, du grand art !

  • DE ROUILLE ET D'OS de Jacques Audiard *****

    De rouille et d'os : photoDe rouille et d'os : photo Matthias SchoenaertsDe rouille et d'os : photoDe rouille et d'os : photo

     De rouille et d'os : photo

    Ali et son fils de 5 ans Sam quittent le Nord ou peut-être la Belgique (j'ai vu des plaques d'immatriculation rouge moi). Ils se connaissent à peine pour n'avoir jamais vécu ensemble. Entre autres réjouissances, le petit garçon était utilisé comme « mule » par sa mère pour faire passer de la drogue aux Pays-Bas. Sans argent et sans logement, le père et l'enfant voyagent en stop, trouvent leur nourriture dans les poubelles de train. Ils traversent la France pour rejoindre la sœur d'Ali à Antibes. Elle les héberge dans son garage, s'occupe de Sam quand elle n'est pas au travail. Ali trouve des emplois de surveillant de nuit ou de videur dans une boîte. Et c'est une nuit qu'il fait la connaissance de Stéphanie belle et libre jeune femme légèrement blessée dans une bagarre. Il la ramène chez elle et c'est rien de dire que le courant ne passe pas entre les deux. Ali laisse néanmoins son numéro de téléphone à Stéphanie au cas où... Elle ne le rappelle que quelques mois plus tard. Amputée des deux jambes, la jeune femme désespérée vit désormais recluse dans un appartement sale et puant. Dresseuse d'orques au Marineland d'Antibes, elle a été victime d'un grave accident lors d'un spectacle. Sans poser de questions, sans s'apitoyer, avec fermeté et délicatesse, Ali emmène Stéphanie à la plage et va peu à peu lui redonner espoir et goût à la vie.

    Délicatesse, voilà bien le mot qui va être la clé des relations entre Stéphanie et Ali même si elles feront régulièrement l'objet de doutes et d'incompréhension. Entre ce garçon qui s'exprime peu, se pose peu de questions, mais a dû en baver, entre cette force de la nature et Stéphanie jadis sûre d'elle et aujourd'hui diminuée dans tous les sens du terme, naît progressivement, aux termes d'épreuves que la vie ne va cesser de leur imposer, un sentiment qui va les mener vers la lumière. Les événements, les hasards, les coïncidences et une mouise infernale qui leur colle aux basques vont constamment mettre des bâtons dans les roues de ces survivants. Comme s'il fallait toujours davantage d'épreuves pour s'en sortir quand déjà tout va mal.

    On se croirait chez Ken Loach ou chez les Dardenne tant la fatalité semble s'acharner sur des êtres déjà bien éprouvés mais aussi eu égard au contexte social qui s'impose régulièrement, notamment avec les personnages de Corinne Masiero (la Grande Louise Wimmer) et Bouli Lanners toujours justes. Cela pourrait être mélo, sombre et insupportable, vraiment too much si Jacques Audiard ne donnait à ces anti-héros pas immédiatement sympathiques et qui s'endurcissent au fil des calamités une obstination et un charisme insolents, époustouflants.

    Ali parle peu, ne s'explique pas, ne se justifie pas, il agit. Le handicap de Stéphanie n'est un obstacle à rien. Ali est disponible, généreux, « opé ». Jusqu'à proposer ses services au cas où Stéphanie souhaite vérifier sa libido. « Tu veux baiser ? »... et elle le voudra de plus en plus. Et puis Ali est drôle parfois, involontairement peut-être : « elle est où ta poussette ? », « il faut que tu arrêtes de parler maintenant », « ça va Robocop ?»... mais nature et sans tabou. Stéphanie ne veut pas qu'il la voit dans telle ou telle situation (elle doit ramper pour aller aux toilettes !), il la porte sans lui demander son avis. Il n'explique rien, il prouve. Il est là ! Et elle finira par véritablement exhiber ses prothèses comme un défi.

    Et Ali pour arrondir les fins de mois participe à des combats clandestins à mains nues dans lesquels tous les coups sont permis. Stéphanie assiste aux combats, se met à trembler et toujours sans un mot galvanise son champion.

    Audiard filme Stéphanie et Ali, meurtris dans leur chair. Les os se brisent, les corps s'empoignent, transpirent et souffrent. Et il va au-delà de tout ce qu'un mélo peut proposer. Même le petit Sam (adorable Armand Verdure) aura sa part d'horreurs. Et si vous retenez vos larmes lorsqu'Ali verse les siennes, ou lorsqu'il murmure les mots suprêmes... bravo !

    Ce film mériterait le prix de la mise en scène à Cannes (je n'ose envisager la Palme d'Or) parce qu'Audiard est ici encore, une fois de plus virtuose et inspiré. Il va toujours plus loin et montre tout. Ses effets spéciaux sont sidérants. On se dit que non il ne va pas oser... et si, il ose ! Mais on peut imaginer sans les surestimer, un prix d'interprétation pour Marion Cotillard ou Matthias Schoenaerts (car je sais de source sûre qu'on ne peut attribuer qu'un seul prix à un film). Marion Cotillard est tout simplement plus que parfaite. Elle peut être princesse séductrice et finalement totalement « trash ». C'est lors de « La scène Robocop » au ralenti (pour qu'on en profite bien) que pour moi elle obtient sa Palme d'interprétation, son César... Elle traverse impériale et à nouveau debout une haie de malabars aux tronches patibulaires ! Mais elle est de bout en bout exceptionnelle avec son visage défait où s'inscrivent ses épreuves. A l'instar de Matthias Schoenaerts qui renouvelle avec subtilité, profondeur et intensité son rôle animal de boxeur déchirant et y ajoute une touchante dimension sentimentale. Cet acteur époustouflant peut être un ami, un amoureux, un amant, un père. Son regard s'embrume, s'illumine et nous bouleverse. La caméra est inconditionnellement amoureuse et pas seulement la caméra de son corps, de son visage, de son regard et de ses rares sourires !

  • MA SEMAINE AU CINEMA

    Pour retrouver mes avis, cliquez sur le titre des films.

    YOU WILL MEET A TALL DARK STRANGER de Woody Allen ****

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    LAISSE MOI ENTRER de Matt Reeves **

    (pas eu le temps et le courage de faire l'article mais c'est pas mal du tout...)

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    SANS QUEUE NI TÊTE de Jeanne Labrune **

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    TOUT VA BIEN, THE KIDS ARE ALL RIGHT de Lisa Chodolenko *

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    AO, LE DERNIER NEANDERTAL de Jacques Malaterre °°

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    MES COUPS DE COEUR

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  • SANS QUEUE NI TÊTE de Jeanne Labrune **

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    Xavier est psychanalyste, ses patients s’allongent, il les reçoit dans un temps limité, il se fait payer en liquide de préférence et se lave les mains entre chaque rendez-vous. Alice est prostituée, ses clients s’allongent, elle les reçoit chez elle dans un temps imparti, elle se fait payer en liquide exclusivement et prend une douche après chaque visite. Voilà le postulat de départ et tout ce qui commence par psy (chiatre, chologe et chanalyste) doit être ravi de voir son art comparer au « plus vieux métier du monde ». Mais je trouve que c’est davantage la pute qui fait office de psy que l’inverse. Cela dit, Alice et Xavier vont mal tous les deux et sont lassés de voir défiler chez eux une faune mal dans sa peau ou mal embouchée ! Lui quitte sa femme fatiguée de ne plus comprendre son mari jadis "si gentil" et elle souhaite entamer une analyse qui devrait selon elle lui permettre d’abandonner son métier.

    Bonne nouvelle, surtout pour moi, Isabelle Huppert en deux films est remontée dans mon estime car elle est formidable et une fois de plus c’est elle qui tient tout le film. L’excellent Bouli Lanners, certes déprimé comme son rôle l’exige est ici particulièrement éteint et laisse ainsi toute la place à sa partenaire, qu’elle occupe avec panache. Il faut le reconnaître, à Isabelle tout lui va et elle s’adapte avec assurance et conviction à chacun des styles que ses clients pervers ou un peu dérangés lui imposent. Qu’elle soit en fillette qui aime les sucettes (même si elle reconnaît elle-même en se regardant dans le miroir affublée de son costume d’écolière que « ça commence à être limite »), en ménagère des années cinquante à bigoudis, en chienne SM ou en bourgeoise élégante, elle est incontestable.

    C’est donc pour elle et rien qu’elle que ce film vaut le déplacement. Car il faut reconnaître que la réalisatrice n’exploite pas du tout sa bonne idée de départ et que la rencontre des deux n’a jamais vraiment lieu. Dans le cabinet du psy nous ne verrons que des caricatures de « malades », un dépressif mal rasé qui se réjouit que son psy aille mal et un travesti un rien provoc' ! Et puis de quel droit le psy se permet-il de juger la prostituée ?

    Quant à la résolution finale miraculeusement idyllique, elle laisse vraiment un arrière goût de bâclage.

    Pour Isabelle donc, de pratiquement tous les plans et à son meilleur !

  • MA SEMAINE AU CINEMA

    MAMMUTH de Gustave Kervern et Benoît Delépine ****

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    LA COMTESSE de Julie Delpy ****

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    KICK ASS de Matthew Vaughn***

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    NANNY McPHEE ET LE BIG BANG de Susanna White **

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    MES COUPS DE / AU COEUR DE LA SEMAINE
    Ewan Mc Gregor
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