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  • En attendant...

    la reprise de l'activité, un petit jeu (facile pour éviter les plaintes) où vous pouvez reconnaître de quelles affiches de films sont extraites ces images...

    I -

    http://img178.imageshack.us/img178/3050/img1bm1.png

    II -

    http://img140.imageshack.us/img140/855/img2we2.png

    III -

    http://img87.imageshack.us/img87/7352/sanstitre1copierru5.jpg

    IV -

    http://img130.imageshack.us/img130/125/affichepw1.jpg

    V -

    http://img123.imageshack.us/img123/483/omp63ir7.jpg

    VI -

    http://img50.imageshack.us/img50/6835/mmoo5.jpgLa Comtesse aux pieds nus

    En fait, c'est très dur, mais vous êtes très forts...

    VOUS ETES TROP FORTS ! QU EST CE QUE JE DISAIS ?

  • Le cœur des hommes 2 de Marc Esposito °

    Le Coeur des hommes 2 - Marc Lavoine, Gérard Darmon, Jean-Pierre Darroussin et Bernard Campan

    La suite des aventures d’Alex, Antoine, Jeff et Manu quatre ans plus tard et surtout leurs tribulations sentimentalo-sexuelles…

    Désolant. Je n’ai pas ri une seule fois, ni été émue d’ailleurs car ça pleure aussi dans ce film qui fait jaillir les joyeuses réparties : « ça me troue le fion », « un doigt dans le nez, un doigt dans le fion… » en feu d’artifice ! La seule préoccupation de ces quatre garçons est de savoir avec qui ils vont bien pouvoir tromper la femme qu’ils aiment. Quant aux femmes, ce sont de jolis pots de fleurs qui font office de pots de fleurs et semblent s’en réjouir tant elles sont attachées à leurs machos. Les palmes reviennent à Florence Thomassin cocue jusqu’à la moelle qui s’effondre parce qu’elle n’a pas réussi sa blanquette (le plat préféré de son volage époux) et à Catherine Wilkening qui, malgré une réjouissante résistance à son abruti de mari pendant les deux heures de film, finit dans son lit…

    Le seul moment vraiment plaisant étant (pour des raisons personelles) l'escapade à Etretat et au Grand Hôtel de Cabourg...

    Un film misogyne de cette envergure, j'en vois peu.

    Si c’est ça les rapports humains, je retourne au cinéma !

  • Stardust, le mystère de l’étoile de Matthew Vaughn *

    Stardust, le mystère de l'étoile - Michelle Pfeiffer
    Stardust, le mystère de l'étoile - Sarah Alexander, Michelle Pfeiffer et Joanna Scanlan

    Pour plaire à sa belle qui se moque de lui comme d’une guigne, Tristan veut aller lui chercher une étoile qui est tombée du ciel. Pour cela il doit franchir « le mur » derrière lequel se trouve le monde merveilleux de Stormhold peuplé de princesses prisonnières, de princes qui s’entretuent pour accéder aux trônes, de vilaines sorcières, de pirates volants etc… En chemin, il rencontrera l’amour, le vrai !

    Pas grand-chose de neuf au pays de l’heroïc fantasy mais vous pouvez emmener sans problème vos moutards (de moins de 12 ans) qui passeront un bon moment à suivre cette course poursuite effrénée contre le temps avec happy end à la clé entre deux tourtereaux qui sont les seuls à ne pas comprendre qu’ils sont faits l’un pour l’autre (les très fades Claire Danes et Charlie Cox). Le rythme est trépidant, le tout n’est pas d’une logique et d’une limpidité implacables (mais on est au pays des fées, ce doit être pour ça…), alors pourquoi pas ? Et les grands pourront de toute façon se régaler aux numéros de tarés proposés par Robert de Niro : pirate volant gay qui s’obstine à terroriser son équipage et se déguise en danseuse de French Cancan dès qu’il est seul dans sa cabine (il faut le voir pour le voir, non ?), et Michelle Pfeiffer dans un rôle (de composition ???) de vieille sorcière décrépite qui cherche la jeunesse éternelle.

    Stardust, le mystère de l'étoile - Robert De Niro
  • Never, forever de Gina Kim ***

    Never Forever - Vera Farmiga et Jung-woo Ha

    Sophie et Andrew (d’origine coréenne) couple idéal et bourgeois, vivent et s’aiment à New-York. La seule ombre au tableau est qu’ils ne parviennent pas à avoir d’enfant malgré plusieurs tentatives d’insémination. Andrew déprime et fait une tentative de suicide. Bouleversée par cette épreuve et la détresse de son mari, Sophie prend une étrange décision. Elle propose à Jihah, émigré clandestin coréen rencontré par hasard de le « voir » régulièrement, moyennant 300 dollars, jusqu’à ce qu’elle tombe enceinte…

    Voilà le film le plus sentimental, le plus romantique vu depuis bien longtemps ! Malgré ce que la situation pourrait avoir d’obscène, elle ne l’est jamais, car la réalisatrice filme avec délicatesse l’évolution des gestes, des regards qui se transforment en sentiments. Les premières rencontres sont mécaniques : Sophie et Jihah se déshabillent et font l’amour sans se toucher pratiquement. La première scène de salle de bains est d'ailleurs édifiante car Sophie se frotte frénétiquement avec un savon, elle semble davantage se récurer que se doucher, comme si elle se sentait sale, comme pour se laver d'une faute. Petit à petit les regards se croisent, Jihah commence à parler, achète des fleurs, les gestes d'abord absents se font de plus en plus tendres, l’acte tarifé se transforme en attraction, puis en désir et inévitablement naissent les sentiments. La relation entre Sophie et Jihah est douce, tendre, belle, difficile et impossible. Lorsque Sophie tombe enceinte, elle quitte son amant, retrouve son mari qu’elle aime, mais reste hantée par le souvenir de Jihah…

    L’actrice Vera Farmiga (la psy des « Infiltrés ») est troublante et touchante, les deux acteurs coréens Jung-Woo Ha et David McInnis sont très beaux, justes et émouvants ; le film est une réussite toute en douceur, en finesse, en ambiance avec une fin à la fois ouverte et frustrante (pour les plus romantiques...) et toujours, l'amour !

  • Le Deuxième souffle d’Alain Corneau ***(*)

    Le Deuxième souffle - Daniel Auteuil

    Gustave Menda dit Gu, dangereux gangster s’évade après 10 années de prison. Il retrouve la femme qu’il aime et qui l’aime Manouche, certains anciens complices et avant de disparaître se laisse embarquer dans un dernier coup qui le mettra à l’abri du besoin. Ce dernier hold-up est une réussite mais les flics qui sont évidemment à ses trousses lui jouent un sale tour, le faisant passer pour une balance auprès de ses associés.

    Je commencerai par l’aspect le plus étrange du film… Le couple vedette n’est pas crédible. Non que Daniel Auteuil soit moins bon ou qu’il ne soutienne pas la comparaison avec Lino Ventura, il est même plutôt bon au contraire. Mais c’est insuffisant car il lui manque ce petit quelque chose inexplicable qui aurait fait de lui un bandit d’envergure, comme s’il n’avait pas le sacro-saint code de l’honneur du truand gravé dans l’ADN. Malgré toute l’application qu’il met à orchestrer devant nos yeux ébahis son suicide, qu’il tente de laver son honneur sali par la police et alors que dans ce genre de film on est sans hésitation du côté des truands, on n’arrive jamais à oublier quel salaud il est.

    Quant à Manouche interprétée par Monica Belluci, c’est vraiment la grosse erreur de casting. Dès qu’elle apparaît en caissière de restaurant, on n’y croit pas. Il aurait fallu une actrice qui ait ce mélange de gouaille, de classe et de fragilité que Monica n’a pas. Elle est trop forte, trop terrienne. Quant à son interprétation œil humide et diction approximative, on a souvent du mal à comprendre ce qu’elle dit. Pour finir, les voies de la décoloration m’étant impénétrables… je me demande quel est l’intérêt de se mettre un casque blond platine peroxydé sur la tête si c’est pour se laisser trois centimètres de racines noir corbeau. Jean-Louis David n’était pas libre ?

    Ces réserves qui auraient sans doute pu être rédhibitoires pour d’autres films n’empêchent pas celui-ci d’être une vraie réussite car il fait ressurgir toute cette époque du film noir et les silhouettes de ces héros perdus et magnifiques. Corneau la fait revivre en lui insufflant une étonnante modernité et en convoquant le savoir-faire, le lyrisme et l’emphase d’un John Woo (il ne manque que l’envolée de colombes…) lors de scènes admirables ; celle de l’évasion au ralenti, celle du casse millimétré, celle de fusillades où les personnages se jettent par terre, flingue tendu et meurent criblés de balles. La reconstitution d’un Paris de carton pâte aux rues pavées et humides, les éclairages aux néons vert, rouge ou jaune puis le ciel plombé et lourd de Marseille en hiver, les rendez-vous dans des endroits déserts, les planques sordides, les imperméables à ceinture et les feutres mous qu’on n’enlève que pour dormir achèvent de re-créer l’ambiance. La musique omniprésente colle aux images et mieux que des dialogues, les acteurs ont une véritable partition à se mettre en bouche et à nous restituer.

    Quant au reste du casting, c’est un sans faute et Alain Corneau a invité ici ce que le cinéma français a de « gueules » incontournables. Michel Blanc en flic obstiné et malin s’impose d’emblée dans sa première scène où il fait une présentation à la fois précise et hilarante des personnages en présence. Son admiration pour Gu, son attirance pour Manouche, ne l’empêcheront pas de mener à bien son enquête, imperturbablement. Eric Cantona, géant tout doux avec les amis, violent sans état d’âme avec les ennemis, parvient à être juste et touchant. Daniel Duval est évidemment plus que crédible en gangster à costume trois pièces. Philippe Nahon se régale une nouvelle fois en flic sadique aux méthodes de nazi. Nicolas Duvauchelle m’a fait penser au tout jeune Delon, chien fou parfois incontrôlable de « Mélodie en sous-sol ». Gilbert Melki semble savourer son rôle de trouillard et faux-cul. Quant à Jacques Dutronc, tout comme son personnage d’ex pointure du grand banditisme, il impose le respect malgré (ou grâce à) son jeu tout en retenue qu’il répercute avec grande classe, froideur et autorité. C’est lui qui, finalement, emporte le gros lot…

    Qu’on ne me dise pas que le cinéma français manque de souffle.

  • Paranoïd Park de Gus Van Sant ****

    Paranoid Park - Gabriel Nevins

    Alex ose s’aventurer dans Paranoïd Park, endroit malfamé où se réunissent les skaters quasi délinquants de Portland. En voulant échapper à un agent de sécurité qui le poursuit, il le frappe avec son skate board. L'homme tombe sur la voie ferrée et est littéralement coupé en deux par un train. Alex voudrait oublier, tout simplement, il ne se confie à personne mais il est rattrapé par l’enquête de police…

    Gus Van Sant est réellement un magicien du cinéma. Il le réinvente, bouscule le spectateur et propose toujours une vision unique, inédite et personnelle de ce qu’est un film. Et il réussit à chaque fois le tour de force de re-donner envie de re-voir tous ses films précédents (en ce qui me concerne surtout « Last days » puis « Gerry » puis « Elephant »). Ce Paranoïd Park est une nouvelle aventure fascinante, troublante où on retrouve la patte du maître (flash-backs, mêmes plans répétés, acteurs qui marchent filmés de dos…) et où on s’étonne encore et encore de cette virtuosité et de cette limpidité. Son héros, le jeune Alex est interprété par un ado (non professionnel comme souvent chez Van Sant), Gabe Nevins, qui offre son visage lisse et pourtant étonnamment expressif, ses grands yeux qui s’égarent vers ce qui le ronge de l’intérieur : à la fois la culpabilité et le désir que tout redevienne comme avant. Le réalisateur parvient à filmer l'introspection, l'intériorité et à révéler les sentiments d'un personnage quasi mutique...

    Alex n’est de toute façon pas un ado comme les autres car à la blonde Barbie obsédée par son (dé)pucelage, il préfèrera une autre fille, boutonneuse et beaucoup moins jolie, mais tellement plus intéressante, intuitive et lucide. Comme toujours les parents/adultes sont absents ou de vagues ombres lointaines qui tentent d’entrer en communication avec ces jeunes si seuls. Alex/Gabe est tout simplement extraordinaire et on ne le quitte pas des yeux une seconde, tant son imperturbable calme apparent est impressionnant et troublant.

    Quant à la bande son, comme d’habitude, elle est à tomber par terre.

    Ce qui est réjouissant également c’est de lire ce que le jeune Gabe Nevins dit depuis qu’il a tourné ce film :

    «J’ai répondu à une annonce dans le journal. Je voulais être figurant. Gus m’a proposé le premier rôle. J’hésitais, c’était trop de responsabilités. Ma mère, qui connaissait ses films, m’a fait comprendre que travailler avec lui était un privilège. Je voyais des gens qui mouraient d’envie de le rencontrer sans y parvenir. J’ai fini par accepter. J’ai loué « Elephant », « My own Private Idaho » et « Will Hunting » qui m’ont renversé. Moi qui regardais les blockbusters et les comédies de mon âge, j’ai compris que le cinéma pouvait être un art… Ma vie a changé. Avant j’attendais la fin du lycée pour aller faire du skate avec les potes dans ma banlieue de Portland. Depuis la fin du tournage, j’ai des super notes. Je veux réussir et réaliser des documentaires. Gus a donné une direction à ma vie ».

     

    Gus et le cinéma... sans doute !

  • Secret Sunshine de Lee Chang-Dong ***

    Secret Sunshine - Jeon Do-Yeon

    Shinae décidée à se construire une nouvelle vie, quitte Séoul avec son petit garçon de 7 ans Jun pour s’installer dans la ville où son mari (mort dans un accident de voiture) était né. Elle donne des cours de piano, sympathise avec Jong-Chan le patron du garage et commence à se faire de nouvelles amies. Très rapidement, son fils est enlevé et assassiné. Dévastée par ce nouveau deuil mais, incapable de verser la moindre larme le jour de l’enterrement, Shinae est rejetée par sa famille. Elle doit affronter seule cette nouvelle tragédie.

    Il est difficile de raconter autrement l’histoire de Shinae et j’imagine qu’au premier abord elle a vraiment de quoi faire fuir. Mais le réalisateur coréen évite le mélo tire larmes même s’il est évident qu’on a rarement été si loin dans l’autopsie du chagrin et que rarement un réalisateur aura creusé aussi profond la douleur, la souffrance et les tourments d’un personnage et d’une actrice. Récompensée d’un prix d’interprétation à Cannes, l’actrice Jeon Do-Yeon est étonnante, omniprésente à l’écran on n’imagine pas où elle est allée puiser ces ressources pour interpréter le désespoir et l’isolement.

    Shinae va rapidement trouver du réconfort auprès de religieux fanatiques qui exorcisent le chagrin par la prière. Une embellie de courte durée pour Shinae qui, lors d’une scène admirable, décide de rencontrer et pardonner l’assassin de son petit garçon. En prison, elle va trouver un homme apaisé (illuminé) qui lui aussi a rencontré Dieu et le pardon !!! Ecoeurée que Dieu ait pardonné le monstre avant elle, elle va rejeter sa nouvelle communauté pour sombrer encore plus profondément dans une sorte de lent suicide. Pourtant elle n’est pas seule, Jong-Chan la suit partout, la couve, la relève sans cesse. Il est son ange gardien qu’elle ne cessera d’ignorer et de rejeter. L’acteur Song Kang-Ho (star en son pays) est la véritable bouffée d’air pur infatigable, le secret ensoleillement parfois cocasse de ce film sombre qui pose cette question : y’a-t-il des chagrins dont on ne se console jamais ?

    La réponse est oui, évidemment.

  • Invasion d’Olivier Hirschbiegel *

     

    Invasion - Nicole Kidman et Daniel CraigInvasion - Nicole Kidman

    Un horrible virus qui rend les gens insensibles à toute émotion et qui se transmet par une giclée de vomi en plein figure se propage aux Etats-Unis. Carol, psychiatre divorcée et mère d’un petit garçon contaminé mais immunisé doit tout faire pour sauver son fils, kidnappé par son père. Pour y parvenir, seule contre la terre entière, elle ne doit surtout pas s’endormir. En effet, elle s’est pris une giclée de vomi dans la face mais le virus ne fait effet qu’après un gros dodo…

    Dans les années 50/60, il y eut la série des « Martine… », ici nous avons le festival Nicole (plus blonde, mince et juvénile que jamais !) : Nicole a peur, Nicole court, Nicole a l’œil humide, Nicole lutte pour ne pas dormir, Nicole a des cernes sous les yeux, Nicole a les cheveux raides, Nicole a les cheveux bouclés, Nicole porte (attention ça va faire mal…) des collants ventre plat et une culotte de mémère, Nicole fonce à toutes berzingues dans la ville dans une voiture en feu (et alors ?), Nicole embrasse Daniel James Bond Craig (ça, c’est pas juste), Nicole a des doutes, Nicole saute d’un métro en marche (et ben quoi ?), Nicole tue 7 personnes avec un pistolet 6 coups, Nicole est sauvée… Ouf !

    Fermez le ban !

  • Michaël Clayton de Tony Gilroy ***

    Michael Clayton - George Clooney
    Michael Clayton - George Clooney

    Michaël Clayton est une espèce de « nettoyeur » qui passe l’aspi là où les richissimes clients du célébrissime cabinet d'avocats new-yorkais où il travaille ont fait des cochonneries. Un jour, alerté par son ami Arthur (Tom Wilkinson, parfaitement touchant) qui passera un sale quart d’heure en essayant de se racheter une moralité, il prend conscience des pratiques douteuses puis honteuses d’une puissante industrie (cliente du cabinet) qui cherche à cacher les victimes d’une catastrophe écologique.

    En découvrant la nouvelle production du tandem Clooney/Soderbergh, champions du monde toute catégorie des histoires alambiquées (« Syriana », « Good Night, Good Luck », « The Good German »…) je craignais devoir me faire des nœuds au cerveau pour comprendre, et bien pas du tout. Tony Gilroy (dont c’est le premier film) scénariste de la trilogie Bourne, se sort comme un chef d’une histoire tordue. Le premier quart d’heure où tout se met en place est quelque peu tortueux, et puis tout devient limpide et s’enchaîne jusqu’à un final ni tout à fait noir, ni tout à fait blanc. Le réalisateur déroule sa mécanique parfaitement huilée sans chichi ni maniérisme. C’est sobre et implacable et le manichéisme est évité car, même si la « méchante » de l’histoire (Tilda Swinton, mortellement impassible malgré quelques auréoles sous les bras…) est une pourriture absolue et irrécupérable comme on en voit peu, le « héros » est loin d’être un ange. En effet, Michaël Clayton dont la vie personnelle frise le chaos (autant dire qu’il est dans une merde internationale (notons que notre George semble bien encombré d'un moutard de neuf ans... "que dois-je faire de cette chose ?" s'emble-t'il dire ???) est loin d’avoir une moralité irréprochable comme c’est souvent le cas dans ce genre d'histoire.

    Et puis pour l’interpréter, Tony Gilroy a l’atout number one, l’arme fatale absolue, l’anti-héros sobre et souverain, le demi-dieu délicieusement dépressif et fatigué, le chevalier blanc démocrate citoyen engagé, le géant magnétique… :

     G E O R G E   C L O O N E Y.

    Un film noir, solide, passionnant.

    Michael Clayton - George Clooney Michael Clayton - George Clooney

     

  • Un film c’est d’abord une histoire d’amour…

    Cary Grant and Deborah Kerr in 20th Century Fox's An Affair to Remember
            Deborah Kerr 30 septembre 1921 – 16 octobre 2007

    « Lorsqu’un film est réussi, le spectateur qui sort de la salle ne peut faire de choix. Il ne sait pas si ce sont les comédiens qui sont bons, si l’histoire l’a passionné, si la musique l’a transporté. L’image ne s’est pas imposée… Un film c’est d’abord une histoire d’amour ».

    Inutile de vous dire à quel point cette phrase m’a interpellée. C’est Raoul Coutard* qui l’a écrite dans ses Mémoires, et je décide, sans son accord tant pis, de la faire mienne. En effet, il arrive souvent quand je sors d’une salle que tout se confonde et s’entremêle et que je ne sache comment m’y prendre pour exposer ce que j’ai vécu et ressenti. Je me demande souvent : « comme vais-je réussir à « leur » donner envie ?», à faire passer ces émotions, cette ivresse et cette exaltation que me procurent nombre de films ! Quand je suis transportée, émerveillée voire hantée comme ce fut le cas récemment (devinez pour quel film ???), j’aimerais vous faire frémir et vous enfiévrer comme je le suis moi-même, mais ce n’est pas toujours simple de raconter une histoire d’amour…

    *Raoul Coutard dont le travail fut remarqué sur « A bout de souffle » de Godard, fut le chef opérateur le plus en vue de la « Nouvelle vague ». Jetez un œil au palmarès  de ce baroudeur discret et modeste qui dit « J’ai appris à filmer en filmant, comme d’autres deviennent fumeurs en fumant ».

    « Lola » de Jacques Demy, « Jules et Jim » de François Truffaut, « Le mépris » de Godard, « La peau douce » de Truffaut, « Pierrot le Fou » de Godard, « La 317ème section » de Schoendoerffer, « Z » et « L’aveu » de Costa Gavras etc, etc…