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vendredi, 30 novembre 2007
Festival International du Premier Film d'Annonay

Il ne vous reste que 15 jours (date limite 15 décembre 2007) pour tenter de devenir membre du jury du Festival International du Premier Film d'Annonay.
Cliquez ici pour les modalités.
A vos plumes !
12:09 Publié dans FESTIVALS | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Festival International du Premier Film d'Annonay - cinéma
Souffle de Kim Ki Duk ***



Yeon jeune femme délaissée, découvre l’infidélité de son mari. Dans le même temps elle apprend à la télévision qu’un condamné à mort Jang Jin vient pour la seconde fois de faire une tentative de suicide ce qui diffère l’exécution. Jang Jin, qui chaque fois se plante un objet tranchant dans la gorge devient muet. Yeon, de façon aussi extravagante que surprenante décide de rendre visite au condamné. Curieusement, ces visites lui sont accordées par un directeur voyeur qui observera chaque rencontre depuis un écran de contrôle.
Kim Ki Duk reprend les mêmes bases brillantes déjà explorées dans le chavirant « Locataires » : le mari ignoble, la prison, le suicide, les quatre saisons, l’ennui et l’imagination surdimensionnée des personnages. En effet, en acceptant les visites de Yeon, Jang Jin entre en hésitant à peine dans l’univers complètement déjanté de la jeune femme qui lui impose une relation passionnée et fantasque. L’humour ou plutôt le burlesque n’est pas absent de cette histoire d’un romantisme éperdu et échevelé… il suffit de voir comment Yeon transforme le parloir en le décorant de posters de plage, de forêt, de ruisseau suivant les saisons qui passent, et surtout de l’entendre chanter, très fort et très faux des chansons bien barrées avec une conviction déconcertante, pour voir le regard du condamné s’éclairer et un sourire naître.
Les regards, les gestes suivront jusqu’à l’étreinte tant attendue où le souffle est suspendu !
07:45 Publié dans - LES FILMS *** - Ne les ratez pas Aaah Oui ! | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : souffle - cinéma
jeudi, 29 novembre 2007
Les échos du passé

Parfois votre cinéphile préférée la cinéphile tombe en panne de nouveauté et je vous sens tout déconcertés en arrivant sur votre blog préféré ce blog, de ne rien trouver à vous mettre sous l’œil. Ça n’arrivera plus dorénavant car il se trouve qu’à mon dernier anniversaire l’une des deux personnes les plus merveilleuses de ma vie (…) m’a offert une sorte de bible : « Le Siècle du cinéma » de Vincent Pinel, que je décortique avidement et avec délices. Je vous en ferai donc dorénavant partager des extraits que j’intitulerai « Les échos du passé ». Ils pourront être récents ou très anciens et ils évoqueront plus d’un siècle de cinéma et plusieurs décennies de cinéphilie en ce qui me concerne. Cela réveillera chez vous je l’espère des souvenirs de films vus et aimés (ou pas !). Il y aura des potins, des critiques, des extraits de dialogues, des photos, des humeurs selon mon humeur à moi etc…
En résumé, lorsque la rubrique portera le titre « Les échos du passé », les textes seront extraits de cet ouvrage même s’il pourra m’arriver d’y mettre mon grain de sel, évidemment…

Je commencerai par un commentaire d’Orson Welles en 1950 à propos de « La femme du boulanger » de Marcel Pagnol :
« Qu’est-ce que vous avez là ? De la mauvaise photographie, un montage qui laisse à désirer et trop de choses qui sont dites au lieu d’être montrées. Mais il y a une histoire et un acteur, tous deux magnifiques, qui en font un film parfait ».
07:40 Publié dans Les échos du passé | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : cinéma -
mercredi, 28 novembre 2007
La France de Serge Bozon **

En 1917, Camille jeune mariée amoureuse attend François, parti à la guerre. Le jour où elle reçoit une lettre qu’elle juge incompréhensible : « Camille, ne m’écris plus. Je ne veux plus recevoir de nouvelles de toi. Tu ne me reverras plus. François », elle décide de se couper les cheveux pour ressembler à un garçon et rejoint le front. En chemin elle croise une troupe de soldats censée regagner un régiment. Elle va réussir à se faire accepter au sein du groupe…
Encore un film ovni dont le but, les tenants et aboutissants resteront obscurs. Un road movie pédestre par temps de guerre, mais de la guerre nous ne verrons rien. A quatre reprises, les militaires sortiront d’étranges instruments de musique bricolés dans des casseroles et chanteront des comptines tristes et absconses. C’est joli, c’est surprenant, la campagne est belle (ça se passe dans le Nord…), Pascal Greggory à la diction parfaite et aristocratique est à la fois déplacé et curieusement à sa place en lieutenant qui couve ses ouailles. Sylvie Testud boudeuse et obstinée ressemble à un garçon. L’arrivée de François, à la fin est une ‘apparition’ (oui, encore un acteur que j’aime…).
Ce film est comme égaré, surprenant, déroutant, anachronique et théâtral, on en sort déconcerté mais pas mécontent.
07:45 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : la France - cinéma
mardi, 27 novembre 2007
L'homme sans âge de Francis Ford Coppola ****




Le vertige était encore là et bien là. Je le disais déjà ici, ce film est fantastique et c’est en y cherchant quelque chose de rationnel et donc de rassurant qu’on risque de se perdre. Pourquoi y’aurait-il besoin de tout comprendre au cinéma pour aimer, pour aimer passionnément, à la folie ? Car cette fois, je n’en doute plus, c’est un film d’amour que Coppola nous offre là. Et sa vie aussi, sa vie en pâture qu’il expose et déroule à nos pieds de fans alors que les critiques se déchaînent, souvent odieux et désenchantés, alors qu’ils s’extasient unanimement devant « Supergrave » (désolée je ne le verrai pas) tel Michel Simon au « Masque et la plume » parlant de « L’homme sans âge » qui achève sa critique d’un « il ne faut pas tirer la chasse sur ce film mais… » ! Qu’a-t-il fait de remarquable ou exemplaire qui lui permette… Passons.
Ici, c’est d’amour dont on nous parle, l’amour de la vie, du travail, celui qui obsède toute une vie durant et qu’on a peur de ne pas terminer alors qu’on lui a trop ou tout sacrifié, et l’amour d’une femme, la seule, douloureusement et éternellement réincarnée mais qui vieillit, elle... C’est quasiment testamentaire alors qu’on souhaite face à cette renaissance du cinéma de Coppola qu’il continue de nous surprendre ainsi.
Dans le film Tim Roth (il faut pouvoir et savoir susurrer « Dominic »…) sanglote seul dans son lit, (à moi ça fend le cœur) lorsqu’il sort de chez lui, vieillard boitillant il est foudroyé… oui, un coup de foudre, rien d’autre et rien de plus. Si ce n’est pas ça l’amour ? Son intelligence, sa soif de connaissances, ses facultés sont décuplées. Il engloutit le savoir, tous les savoirs à une vitesse phénoménale. Il lui suffit de regarder un livre pour en connaître le contenu. Son cerveau l’envahit et son cœur l’handicape. C’est donc sublime, forcément sublime car toujours « le cœur a ses raisons que la raison ignore », et fort heureusement. Un film a t'il pour vocation d'être raisonnable ? Pas pour moi. Et tant pis, et tant mieux si on se perd parfois dans le fond car la forme est là, les images, les sons, les lumières, admirables, magnifiques. Qu’est-ce donc d’autre que le cinéma sinon plonger, s’immerger et sombrer dans un flot de sensations ? Tim Roth/Dominic n’est pas un super héros, il est un homme aux capacités surhumaines mais au cœur d’artichaut condamné à tout perdre, à tout sacrifier. Dominic (Francis Ford Coppolas ?) a du cœur, et c’est ce cœur qui le submerge et nous enchante.
L’invention, le rêve, l’audace, l’imprudence et l’impertinence sont au cœur de ce film chavirant. Merci, merci, merci.
Avez-vous compris ce qu'il vous reste à faire ?
11:00 Publié dans - LES FILMS ***** - Incontournables Aaaaah Oui Oui | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : l'homme sans âge - cinéma
lundi, 26 novembre 2007
Les deux mondes de Daniel Cohen *(*)


Rémy est transparent aux yeux de tous. Chez lui, au travail, dans la rue, dans sa famille, tout le monde l’ignore. S’il se fait bousculer, c’est lui qui s’excuse. Il profite d’un dérapage, d’une faille dans l’espace spatio temporel qui l’engloutit, l’aspire et le propulse dans un monde où on le prend pour le sauveur pour reprendre confiance en lui et sa vie en mains… en même temps, il en profite pour sauver les Bégaminiens du joug du tyran cannibale Zotan !
Dire la moindre chose négative à propos de Benoît Poelvoorde est inconcevable en ce qui me concerne. Quoiqu’il fasse, quoiqu’il dise, il est excellent et c’est lui qui porte, emporte et soutient ce film très prometteur au début, qui s’essouffle dans la dernière demi-heure assez laborieuse et qui ne sait comment se conclure.
Benoît Poelvoorde est un grand acteur qui n’a pas encore eu les films qu’il mérite (attendons le très prochain « Cowboy » de Benoît Mariage) mais il est complet. Il est drôle, émouvant et même en dictateur très con (pléonasme) il excelle. Il est ici ce qu’on appelle « en roue libre » mais il est un des rares acteurs que je connaisse qui balance ses répliques comme s’il improvisait et à chaque fois ça fait mouche. Benoît Poelvoorde est incroyable, drôle, charmant, délirant, énergique.
J’aime Benoît Poelvoorde.
Ce film c’est lui, et c’est pour lui qu’on peut le voir.
08:40 Publié dans - LES FILMS * - BOF ! mais pourquoi pas | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : les deux mondes - cinéma
dimanche, 25 novembre 2007
Voleurs de chevaux de Micha Wald ***


Fin du XIXème siècle en Ukraine, Jakub et Vladimir, deux frères crève-la-faim, s’engagent chez les cosaques où Vladimir, très fragile et constamment défendu par son frère subit moult humiliations. Vladimir est tué par deux autres frères Elias et Roman, voleurs de chevaux. Jakub va les traquer et leur faire payer.
Comment un petit film bricolé dans une forêt et une prairie et dont les costumes semblent avoir été tricotés par la grand-mère du réalisateur peut-il être une réussite ? Parce qu’il est beau, parce que les évènements dramatiques qui se succèdent créent un suspense qui fonctionne, parce que c’est inédit, nouveau, audacieux, parce qu’il en émane une sincérité impressionnante. Et puis surtout parce qu’il est porté par quatre acteurs fougueux, fiévreux qui, impossible d’en douter, partagent la même folie furieuse que leur jeune réalisateur pour s’être embarqués dans cette histoire ! Grégoire Leprince-Ringuet est beau et vulnérable, François-René Dupont naïf et innocent, Grégoire Colin furieux et brutal… mais celui qui accroche l’attention, c’est Adrien Jolivet. Epais comme un sandwich SNCF, fin comme une fille, il absorbe, emplit et s’approprie l’écran par sa belle et bouillonnante présence, son charisme, son énergie.
Un film rare qui a la rage !


08:30 Publié dans - LES FILMS *** - Ne les ratez pas Aaah Oui ! | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : voleurs de chevaux - cinéma
samedi, 24 novembre 2007
La légende de Beowulf de Robert Zemeckis **


En 500 et des poussières au Danemark une créature monstrueuse, Grendel terrorise et décime la population du Royaume du Roi Hrothgar. Seul un héros pourrait en venir à bout. Il se présente en la personne du Viking Beowulf qui ouvre les bras et pousse des gueulantes en hurlant « BEEEEEEEEEEOOOOOOOOOOOOOOWUUUUUUUUUUUUUUULF !!! ». Il combat la bestiole tout seul et tout nu comme un ver et lui fiche une sacrée raclée surtout dans l’oreille, parce que le monstre est fragile de l’oreille ! Après, il s’empare du royaume, devient calife à la place du calife pour conquérir la reine qui chante des chansons tristes et fait plein de bêtises parce que s’il est héros, le héros n’en est pas moins homme…
Amateurs d’heroïc fantasy (j’en suis) ce film est pour vous. Evidemment tout le monde n’est pas Tolkien (même si cette œuvre l’a inspiré, paraît-il) et Zemeckis n’est pas Peter Jackson. Néanmoins ce film est vraiment plaisant, même s’il faut un temps d’adaptation à son étrange « design » qui le rend bizarrement hyper réaliste et franchement effrayant par moments. Et puis, on s’habitue. Il faut vous dire que le réalisateur a utilisé la technologie du performance capture qui permet de recréer à la perfection les expressions et les gestes des comédiens en infographie. Pour simplifier je dirai que les acteurs sont « dessins animéifiés » et ça surprend quand on n’est pas prévenu (comme moi). Sous les capteurs on peut donc s’amuser à re-découvrir Ray Winstone (comment ce géant de muscles de Beowulf peut être Ray Winstone ??? Demandez le au responsable de la « performance capture »), Anthony Hopkins (gras et libidineux), Robin Wright Penn (triste, comme d’hab’), John Malkovich (fourbe comme touj’), Angelina Jolie (sublime et nue pour une f’), Brendan Gleeson (spécialiste des films en costume).
Donc si vous voulez voir un film peuplé de monstres, de sortilèges et de magie, où le héros n’est qu’un homme faillible et imparfait qui ne jure que par les burnes d’Odin, cornebouc, direction les contrées lointaines et sauvages du nord de l’Europe.

06:30 Publié dans - LES FILMS ** Ah Oui. | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : la légende de Beowulf - cinéma
vendredi, 23 novembre 2007
Donnez votre avis
Si vous avez regardé "Maman est folle" de Jean-Pierre Améris hier soir sur France 3, si vous avez aimé, si vous n'avez pas aimé, dites-le moi ici ou par mail, je transmettrai à Jean-Pierre Améris car ce qui lui importe c'est l'opinion des spectateurs. Merci.
07:15 Publié dans A la télévision | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
Lions et agneaux de Robert Redford **

Pour évoquer la guerre en Irak, Robert Redford explore trois pistes :
- à Washington, un sénateur accorde une interview à une journaliste de télévision pour lui exposer une stratégie militaire,
- sur la côté Ouest, un professeur essaie de convaincre un étudiant de choisir un engagement,
- en Afghanistan deux anciens élèves du même prof sont pris au piège…
Commençons par ce qui ne va pas, mais alors pas du tout, du tout :
I - Dans le bureau d’une université, un professeur idéaliste (Bob himself) convoque un élève et tente de le convaincre de son potentiel. Ce jeune homme nous est présenté comme un brillant sujet ce qu’à aucun moment nous ne découvrons car il semble équipé d’autant de réflexion qu’une huître. Que voyons-nous à l’écran ? Un petit branleur en short et chemise hawaïenne qui doit penser que la plus grande résistance est de poser ses pieds sur la table ! Quant à l’acteur, il est de cette espèce « tête à claques » qu’Hollywood nous sort régulièrement de son chapeau, et comme j’aime décerner des prix, je lui décerne sans hésitation l’Oscar de l’acteur le plus mauvais et le plus antipathique de sa génération. Retenez bien son nom… et puis non, oubliez.
C’est là que je me dis : Bob, cesse d’enlever, puis de remettre, puis d’enlever, puis de remettre tes lunettes, cet acteur est nul, ça se voit à l’œil nu, et il gâche cette partie du film.
II – A la suite d’un brillant exposé, deux étudiants du même prof. révèlent qu’ils se sont engagés dans l’armée : consternation du prof qui se sent responsable ! On retrouve les deux jeunes gens à 3 000 mètres d’altitude, seuls, blessés dans la neige, encerclés par des talibans. Cette partie spectaculaire et hautement dramatique… n’est pas mal ficelée et on ne peut que s’étonner et être consterné de découvrir que des jeunes gens (un afro et un latino américains… quand même !), intelligents, avec un avenir puissent s’engager volontairement pour aller combattre à 10 000 kms de chez eux.
C’est là que je me dis : Bob n’a jamais réalisé de film de guerre, contre la guerre et il le regrette.
III – Et voilà ce que Bob aurait dû faire et n’a pas osé : nous enfermer pendant une heure et demi dans un bureau avec Meryl Streep et Tom Cruise et les laisser débattre en un face à face clair, intelligent et efficace. Tom Cruise est parfait, effrayant en sénateur rongé d’ambition qui souhaite une fois encore « utiliser » les médias pour tenter de redorer le blason des politiciens aux yeux des citoyens et « vendre » une opération militaire censée régler le problème de la guerre. Il affronte Meryl Streep plus que parfaite en journaliste fatiguée à force de compromissions. Le rôle des médias et la manipulation politique sont traités sans manichéisme et renvoie dos à dos politiques et journalistes. « Mon objectif est de provoquer chez le spectateur une réflexion sur la démocratie » assure Redford. Une question, posée par la journaliste, reste néanmoins sans réponse : « Pourquoi a-t-on envoyé 150 000 soldats dans un pays qui ne nous a pas attaqués… et une poignée d'hommes dans un pays qui l’a fait ? ».
C’est là que je me dis que Bob, à 71 ans, est encore un réalisateur militant écolo et démocrate, mais au final, un film un peu raté, un peu réussi, c'est un peu décevant.
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En lisant un article à propos de Robert Redford, j’ai appris que le projet de film « A walk in the woods » qui retrace les voyages d’un homme avec un ami au travers d'une Amérique sauvage… était abandonné. Robert Redford qui était très attaché à ce projet a dû y renoncer car il devait y retrouver Paul Newman dont la santé se serait dégradée et que, vraisemblablement, ce dernier ne tournera plus… Certains savent que Paul Newman est un de mes amours de jeunesse et de toujours… alors, je suis triste (mais pas jalouse..).

06:55 Publié dans - LES FILMS ** Ah Oui. | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : lions et agneaux - cinéma



















