MA SEMAINE AU CINEMA
Sin Nombre de Cary Fukanaga ***(*)

Michaël Jackson's This is it de Kenny Ortega ***


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Sin Nombre de Cary Fukanaga ***(*)

Michaël Jackson's This is it de Kenny Ortega ***




Sayra doit émigrer du Honduras vers les Etats-Unis en compagnie de son père qu’elle vient de retrouver. Casper membre de la terrifiante Mara mexicaine (gang de bandits qui tuent et terrorisent d’autres bandes du même tonneau, sans cause, sans raison… juste pour terroriser et tuer !!!) y fait intégrer Smiley un jeune garçon d’une dizaine d’années. Pour entrer dans la Mara, c’est simple. Il suffit de se laisser tabasser de treize coups (pieds ou poings, ils sont par regardants) par plusieurs costauds. Puis, pour gagner ses premiers galons : un tatouage par fait d’armes, rien de plus simple également ! Tuer un membre d’une bande adverse ! Ces gens là existent vraiment. Ils n’ont aucune revendication, aucune lutte, leur point de ralliement est un cimetière.
Lorsque Sayra, son père et son oncle se retrouvent sur le toit d’un train rempli d’émigrés en route pour la terre promise américaine, ils sont attaqués par le chef de la Mara locale dont Casper et Smiley font partie. Pour venger l’assassinat de sa fiancée, Casper tue le chef de la bande qui s’apprêtait à violer Sayra. Dès lors, il doit fuir et choisit de rester sur (on ne peut dire « dans » puisque ces passagers clandestins voyagent sur le toit) le train. Il sait qu’il va mourir et le plus difficile pour lui est de ne pas savoir quand.
Il ne reste à Casper qui n’a plus rien et plus rien à perdre qu’à survivre quelque temps avec ces migrants qui se méfient de lui, essaient de s’en débarrasser pendant qu’il lutte pour ne pas dormir. Tous doivent également faire face à la police de l’immigration, à la police tout court et aux bandes de truands organisées, groupes qui vivent comme des misérables mais n’hésitent pas pour autant à s’en prendre à plus misérables qu’eux, sans parler des intempéries, du climat.
Terrifiant, saisissant, sacrément fort, terriblement pessimiste, le jeune réalisateur dont c’est le premier film nous donne des nouvelles d’une partie du monde qui ne va pas bien sans pour autant tomber dans le misérabilisme. Cela dit entre le désir de fuite de certains et leurs difficultés parsemées sur le chemin pour y parvenir en restant en vie ne sont pas sans rappeler les horreurs commises dans une certaine « jungle » française. Ce qui nous amène à repenser égoïstement à la chance de ne pas être né dans certains coins de la planète…
La partie où la jeune Sayra tombe assez brutalement amoureuse de son sauveur, le survivant en sursis qu’est Casper, est nettement moins convaincante et pas vraiment justifiée. Néanmoins on est face à une œuvre de fiction magnifiquement interprétée qui traite de thèmes réels très lourds pour un film qui ne l’est jamais.
P.S. :
Si j'avais une rubrique les ptits gars de la semaine, le très Tchoupinou réalisateur y aurait sa (bonne) place... Mais il ne suffit pas d'être joli, encore faut-il avoir du talent. C'est le cas. Alors : plaisir des yeux

Clint Eastwood tournait à Paris et en France avec Cécile de, quelques scènes de son prochain film "Hereafter" un thriller surnaturel avec aussi Matt Damon, Mylène Jampanoï, Thierry Neuvic, Marthe Keller...
Vous pouvez trouver quelques images du tournage en cliquant sur la vidéo ici.
Vidéo Pure People


Imaginons un peu que la technologie ait été poussée si loin que chacun d’entre nous ait la possibilité de s’offrir un clone. C’est la machine qui irait au travail, sortirait en s’exposant à tous les dangers de la vie alors qu’on resterait tranquillement chez soi à vieillir et à ne rien craindre. La criminalité aurait chuté de 99% et partout ne circuleraient que des tops models répondant à tous les critères de beauté, d’élégance et de séduction (mouarf) qui ont cours actuellement… car même si vous étiez au moment de l’achat un obèse vieillissant, vous pourriez choisir d’être connecté à un clone ayant l’apparence d’une blonde à forte poitrine (par exemple, c'est pas obligé).
Evidemment il resterait quelques « réfractaires » à la robotoisation parqués hors de la ville dans un no man’s land sous la coupe d’une pourriture autoproclamée « Le prophète ».
C’est dans ce meilleur des mondes choisis que vit Tom, agent du FBI qui n’a plus grand-chose à perdre (puisqu’il a perdu son fils et presque sa femme…) ni à faire à part envoyer des clones en réparation. Jusqu’au jour où un clone est abattu et… nouveauté, son propriétaire meurt aussi. L’agent Tom/Bruce Willis va remonter jusqu’à la source et découvrir qui en veut aux machines et surtout à leurs propriétaires.
D’abord tout en plastique version clonée rajeuni de 20 (ou 30 ?) ans avec mèche blonde rebelle sur le front (ridicule donc), Bruce est beaucoup plus Tchoupi quand il reprend son costume de sauveur du monde, avec ses charmantes rides au coin du regard, son crâne chauve et ses yeux humides de tristesse.
Et on se prend à rêver ou au moins à imaginer ce qu’aurait pu être ce film si un réalisateur d’envergure (Alfonso Cuaron ???) s’était attaqué aux thèmes passionnants qui ne sont ici qu’effleurer et en aurait fait un grand grand film d’anticipation !
Reste Bruce Willis qui semble être le seul à avoir compris de quoi il s’agissait et la joue humain plus qu’humain. Grâce lui en soit rendue.


Ce matin en me réveillant j’ai eu envie de moonwalker et j’ai pile poil trouvé le film le plus moonwalkant qui soit. Il s’agit donc du documentaire filmé lors des préparatifs et répétitions de la tournée de Michael Jackson : 50 concerts prévus à Londres de juillet 2009 à mars 2010. « This is it » (« on y est » ou « c’est fini » ?) étant les derniers mots prononcés par The King (of Pop, parce que The King Tout Seul c'est Elvis :-)) en personne lors de la conférence de presse où il affirmait que ces concerts seraient les derniers.
Ce film est évidemment fait pour faire pleurer les fans et à mon avis, il est impossible d’être déçu car il n’y est question que de musique et de danse sans que jamais il ne soit fait mention des sujets qui fâchent. Il est en outre le plus bel hommage dont aurait pu rêver la star, bien plus fort, enthousiasmant et émouvant que de suivre des yeux un corbillard peut-être vide !
On y retrouve Michael Jackson incroyablement fragile et enfantin quand il n’est pas sur scène et transcendé, miraculé, aérien dès qu’il chante et danse, bien qu’il assure à plusieurs reprises devoir se préserver avant le grand jour. Danseur incomparable, chanteur à la voix pure, il avait l’intention de combler ses fans en interprétant toutes les chansons qu’ils attendaient et qui ont fait sa gloire. A les réentendre, à voir la réaction énamourée des choristes, danseurs, musiciens, techniciens ravis qui absorbent en trépignant de bonheur chacun de ses gestes, chacune des paroles alors que le King leur affirme que « ce n’est qu’un aperçu », on imagine l’exaltation béate et la ferveur des fans qui auraient eu la chance d’assister aux concerts.
Plus qu’à un simple concert c’est à l’élaboration d’un show millimétré auquel on assiste, orchestré par un artiste toujours créatif, minutieux, perfectionniste, très musicien et curieusement très humble parfois malgré l’ambition voire la mégalomanie du projet. Très peace and love, toujours prêt à « godblesser » l’entourage, Michael Jackson délivre un message écolo car il pensait qu'il était urgent de changer notre façon de vivre pour sauver la terre. Il a en outre une façon unique de faire le signe de croix, mais aussi de se tripoter l’entre-jambes, un style inimitable pour se déplacer avec grâce et chorégraphie le moindre de ses mouvements. La voix aussi est intacte, cristalline et enchanteresse.
Ce film hommage et témoignage est à déguster sans modération. Il ne cherche pas à être triste mais il l’est un peu quand même. Les masterpieces incontournables, intemporelles, éternelles et revisitées sont étourdissantes : le clip de « Thriller » est encore perfectionné, les 10 danseurs de « Bad » grâce à l’illusion des effets spéciaux se transforment sur scène en 1 millier, « I just can’t stop loving you » est un sublime duo avec une choriste émerveillée, « Man in the mirror », « Human nature » et d’autres encore valent leur pesant d’émotion, mais c’est peut-être « Billie Jean » dont Michael Jackson fait un pur moment de magie et de partage avec les privilégiés présents qui risque d'emporter tous les suffrages ainsi qu'une scène magnifique où il devient le partenaire de Rita Hayworth dans "Gilda".
J’ai cru comprendre que ce film ne resterait en salles que deux semaines.
Et si vous y allez, restez jusqu’à l’ultime fin du générique.


Une fois encore, une fois de plus, une FOIS DE TROP, je me suis laissé berner influencer par le Robinou dont la note laissait sous-entendre la découverte d’un ersatz de western. Western qui est, comme chacun sait, ce dont mes biberons étaient remplis, ma madeleine de Proust étou étou.
Sauf que dans ersatz de western, il y a ici surtout ersatz.
Je ne peux crier au scandale car j’avoue que le cow-boy à la mèche, toujours à la poursuite des Dalton, qui avait un chien moche et dont « on » a retiré le clopot dans les années 80 ne m’a jamais intéressée. Sauf que là, les mecs en pyjama rayé ne sont pas là, pas plus que le ptit klébar. Avouez qu’il y a quand même de quoi crier « ôOOO scandale !!!! ».
Par contre, on apprend pourquoi John Luke est devenu Lucky Luke : suite à un gros traumas familial bien déprimant qui a fait de Lucky l’homme le plus triste de l’ouest mais aussi celui qui tire plus vite que son ombre et surtout qui ne tue jamais. Sauf qu’il est chargé par le Président des Etats-Unis en personne de remettre de l’ordre à Daisy Town (la ville natale et du traumas) abandonnée aux hors la loi et notamment à la terreur de Pat Poker et sa bande de marlous sans foi.
Ça commence comme un vrai western Sergio Leonien (que j’ai bien en tête, rapport à ce que je vous ai raconté…) avec une belle scène inaugurale qui expose comment un enfant heureux avec son papounet et sa maman squaw devient un poor lonesome cow-boy. Sauf que ça a beau être tourné en décors naturels (en Argentine où se trouve le grand Ouest méricain comme chacun sait), j’ai parfois eu un peu l’impression de voir une association d’accros au western qui jouaient aux cow-boys et aux indiens dans la forêt de Fontainebleau. Et puis les parents manquent considérablement un peu de personnalité et n’ont pas vraiment la trogne de l’emploi.
Ensuite les scènes s’enchaînent permettant à plein d’acteurs connus de venir faire un tour et de manifestement bien se régaler à le faire. Mais comme il n’y a aucun scénario, aucune suite dans la succession de sketches (pas drôles… tout au plus peut on se décrocher deux sourires, pas de quoi se faire une luxation des zygos), un ennui pesant et définitif s’installe rapidement.
Pourtant les acteurs ne déméritent pas (excepté Michaël Youn, exécrable en Billy The Kid et dont chaque apparition m’a filé une crise d’urticaire géant) et Jean Dujardin fait un Lucky plutôt pas mal (plus amoureux de son cheval que de sa Belle !). Daniel Prévost est un Pat Poker bien machiavélique, Jean-François Balmer un Cooper ambigu, Sylvie Testud une Calamity Jane tordante et secrètement amoureuse de Lucky, Alexandra Lamy ne sert à rien… mais la palme revient à Melvil Poupaud, absolument craquant en dandy intello qui a raté sa vocation.
L’une des dernières scènes dans un Casino bandit manchot géant ne sert à rien mais elle est très belle.
Cela dit, on s’ennuie copieux, et ça, au cinéma, j’pardonne pas !
Hé oui, une fois n'est pas coutume et cette semaine, grâce à Cinéfriends, je vais vous offrir deux fois deux places de cinéma.
Il s'agit du film "Away we go" qui, compte tenu du thème ("lorsque Burt et Verona découvrent qu'ils vont être parents, ils décident de partir à la recherche de l'endroit parfait où fonder leur famille"), de la bande-annonce et des antécédents de son réalisateur Sam Mendès ("Les noces rebelles", "Jarhead", "Les sentiers de la perdition", "American beauty") promet d'être drôle et rafraîchissant.
Pour gagner je vous demande deux choses :
1) Sur les photos suivantes (à peine déformées, n'est-ce pas ?), il s'agit de couples de cinéma dont le réalisateur (ou la -trice) a fait travailler son ou sa chéri(e). Vous devez donc me dire de quel couple il s'agit et me donner leurs noms (il y a le numéro ET en dessous la photo...). C'est tellement simple que j'ai presque honte de vous proposer ce jeu ! Pour le jeu, c'est bon tout a été trouvé. Il reste la rédaction.
2) Comme ce sont les vacances de la Toussaint, je vais vous demander de me faire une petite rédaction très courte (MAXIMUM 10 lignes sinon éliminé) dont voici le sujet :
Je ne vous demande évidemment pas de me faire une déclaration d'amour mais bien de me parler de ce que représente pour vous l'amour, le vrai, le seul, l'unique. Que vous le connaissiez déjà ou pas encore.
Les devoirs sont à rendre pour mardi au plus tard à minuit (pour les couche-tard). Ceux qui me feront le plus rire (et je ris facilement) ou qui m'émouvront le plus (et je m'émeus facilement) remporteront les places. Vous avez donc bien compris ce que ce jeu a de subjectif !
A vos claviers. Surprenez-moi !
Je ne peux pas dire que vous vous soyez précipités pour rendre vos rédacs. Néanmoins je suis obligée de constater que ce sont encore Zapette (pour la rédac' la plus touchante) et Frederique (pour la rédac' la plus marrante) qui ont gagné. Je leur enverrai donc deux entrées pour aller voir ce film.
"Quant à ta dissert, tu peux te brosser dans le sens de la largeur car J'ai horreur de l'amour et J'embrasse pas !
Ouaip parce que l'amour ça fait peur aussi :
http://www.youtube.com/watch?v=9Nw2KnIwiFI (ah ah ah ah ah) (NDLR, vous n'êtes pas obligés de cliquer sur ce lien, c'est vraiment, vraiment horrible)
Ah oui, et puis l'amour c'est sale !
L'amour à un ça passe...
L'amour à deux c'est pas mal...
L'amour à trois ça devient intéressant...
mais l'amour à... 300
à l'heure...
What a nirvana (au ralenti siouplait) !"
"L'Amour est d'abord passion, il s'enflamme sur le bucher des sentiments. Puis, au fil du temps, il se consume, mais ne s'éteint pas, il se transforme en un brasier dont le foyer ne cesse de réchauffer les êtres qui s'y pressent autour.
Puis il devient tendresse, synonyme de complicité, dans la continuité du feu de la passion. Gare à celui qui ne sait comment, ou qui oublie de l'alimenter car les flammes peuvent baisser, jusqu'à disparaître et laisser place aux glaces de Sibérie...
Le véritable Amour n'a qu'un visage, quiconque le croise le reconnait à coup sûr. Mais tout le monde n'a pas cette chance, ou la laisse passer, et ce ne sont alors que petites amourettes qui s'enchaînent.
La voie pour le trouver n'est pas ailleurs qu'à l'intérieur de soi-même..."
1

Zhang Yimou et Gong Li - Oui Frédérique

2

Agnès Jaoui - Jean-Pierre Bacri - Oui Yohan




















